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Lamennais, le révolté
Richardt Aimé ; Poupard Paul ; Guillaume Paul-Mari
ARTEGE
21,20 €
Épuisé
EAN :9791033603023
Félicité Robert de La Mennais serait-il le précurseur de Karl Marx ? Voici la question originale que pose ici Aimé Richardt à propos d'une personnalité complexe, qui va consacrer sa vie à la défense des pauvres, des humbles, des ouvriers. Celui qui avait tout d'abord défendu avec ferveur l'autorité spirituelle absolue du pape dans son Essai sur l'indifférence en matière de religion, va, en quelques années, changer radicalement. Avec Montalembert et Lacordaire, il fonde le journal L'Avenir, lieu d'expression d'un christianisme libéral en gestation. Par leurs articles et leurs prises de position tranchées, ils s'attirent les foudres de Rome et du pouvoir. Condamnés par le pape Grégoire XVI, les trois hommes se séparent. Les premiers se soumettent, mais Lamennais, dans une dérive inéluctable, se révolte et rompt avec l'Eglise catholique. Il publie alors un ouvrage qui fera date : Paroles d'un croyant. Ce livre connaît un succès immédiat, en appelant à la révolte contre l'injustice au nom de l'Evangile. Il contient en germe, plus de trente ans avant Le Capital, la plupart des idées qui y seront développées. Après des aventures politiques contrastées et décevantes - député de gauche à l'Assemblée nationale de 1848 -, Lamennais meurt dans la pauvreté, à Paris, hors de l'Eglise. Replongeant dans les écrits et la correspondance de Lamennais, Aimé Richardt le suit pas à pas dans ses combats et ses révoltes, jusqu'à la fosse commune du Père-Lachaise, où fut déposé son corps le 1er mars 1854.
Richardt Aimé ; Poupard Paul ; Guillaume Paul-Mari
Aimé Richardt nous donne un tableau sans complaisance de la société française au lendemain de la Révolution qui, avec la trop fameuse loi Le Chapelier de juin 1791, avait aboli toute corporation et laissé l'ouvrier sans défense, selon la nouvelle jurisprudence du Code civil, art. 1781. La Révolution qui avait fièrement proclamé la devise gravée au fronton de tous les édifices républicains, Liberté Egalité Fraternité, avait été suivie d'une révolution industrielle génératrice d'une société où la bourgeoisie au pouvoir exploitait sans vergogne les ouvriers, les prolétaires comme on devait bientôt les dénommer. Au terme de son analyse, enrichie de nombreuses citations, l'auteur peut légitimement conclure que le premier catholicisme social a été l'oeuvre d'une minorité de laïcs et de quelques prêtres, ignorée des théologiens, négligée des journalistes catholiques les plus influents dont l'épigone est sans conteste Louis Veuillot et l'Univers, et méconnue de l'ensemble des évêques, à l'exception notable de Mgr Affre et de Mgr Sibour. Aimé Richardt a publié de nombreux ouvrages, dont un Fénélon couronné par un grand prix de l'Académie française. Parmi ses dernières biographies : Lacordaire, Lamennais, Ozanam, Montalembert.
Résumé : Ecrire sur Louis XIV a-t-il aujourd'hui encore du sens en dehors du champ de L'érudition ? Oui à condition d'adopter le parti d'Aimé Richardt, lequel, après avoir travaillé sur quelques grandes figures du XVIIe siècle - Louvois, Colbert, Bossuet, Fénelon, etc. -, s'est attaqué au Roi Soleil dont il retrace la vie avec le talent du portraitiste et la dextérité du conteur. Sa biographie, qui prend en compte tout le contexte foisonnant du Grand Siècle - sa vie à la Cour, l'absolutisme, les grands réformateurs de l'Etat, les plus brillants esprits du moment, les guerres continuelles -, s'attache autant à l'homme privé - de sa vie amoureuse à sa santé, de son caractère à sa terrible ambition -, qu'à la figure du grand souverain, le plus grand peut-être que le monde ait connu (on l'appela Louis Le Grand). Son long règne va de la Fronde au triomphe de l'Etat monarchique. S'entourant de brillants lieutenants, il gouverne seul, n'admet aucune ombre à son prestige (l'épisode de la disgrâce de Fouquet nous le rappelle), s'affirme dans la brutalité de sa politique étrangère (que l'on pense au terrible sac du Palatinat orchestré par Louvois), son intransigeance religieuse (souvenons nous des dragonnades ou de la révocation de L'Edit de Nantes), le faste de son pouvoir (Versailles encore et toujours), etc. Le volet économique (dominé par la figure de Colbert), les aspects culturels du Grand Siècle (de Le Nôtre à Lully) sont quant à eux revisités dans la perspective du rayonnement français incarné par le grand roi. Nous saurons gré à Aimé Richardt de nous faire comprendre, en s'appuyant notamment sur tes mémorialistes de l'époque, cette immense fracture historique où le Roi Soleil brille au zénith de la monarchie française.
Résumé : A une époque où chaque départ laisse peu d'espoir de retour, où la mort guette le voyageur, François Xavier prend le large en 1541 pour faire entendre le nom du Christ jusqu'aux extrémités de la terre. Missionnaire infatigable, il sillonne l'Inde, les Comores, le Sri Lanka, la Malaisie, l'Indonésie et enfin le Japon, parcourant ainsi plus de 100 000 kilomètres. Avec cette biographie, l'une des seules disponibles à ce jour, nous suivons l'itinéraire du saint à l'extraordinaire ténacité qui adopte les us et coutumes des peuples à qui il prêche l'Evangile. Sous son influence, beaucoup se convertissent et conforment leur vie à celle du Christ. Il meurt d'épuisement à 14 kilomètres seulement des côtes de la Chine continentale dont il espérait ardemment la conversion. Il est proclamé saint patron des missions et des missionnaires par Pie XI en 1927, puis de la Mongolie et du tourisme en 1952 par Pie XII. Aimé Richardt nous invite ici à découvrir une figure majeure des missionnaires du bout du monde à connaître et à prier pour que s'étende la foi chrétienne jusqu'aux plus lointaines contrées de l'Asie ! Spécialiste des XVIe et XVIIe siècles, Aimé Richardt a publié de nombreux ouvrages, dont un grand nombre de biographies, parmi lesquelles Bossuet, Lacordaire ainsi qu'un Fénelon couronné par l'Académie française.
Depuis l'ouvrage du Père James Brodrick, paru en 1963, c'est-à-dire depuis plus de quarante ans, je ne pense pas que nos bibliothèques aient été encombrées par de nouvelles biographies de saint Robert Bellarmin. Celle que vous allez lire est donc la bienvenue. Jeune homme intelligent et pieux, Robert Bellarmin eut l'occasion de développer l'une et l'autre qualité dans la Compagnie de Jésus. Son contemporain, saint Pierre Fourier, lui-même ancien élève des jésuites à l'Université de Pont-à-Mousson, portait ce jugement que l'on peut appliquer à notre saint : " Vous ne sauriez croire combien de force et d'énergie a la parole d'un Père de la Compagnie, chaque mot est une prédication ". Son influence intellectuelle et spirituelle fut profonde auprès de ses frères : ne fut-il pas le Père spirituel de saint Louis de Gonzague ? Il est impressionnant d'aller se recueillir près de leurs tombes, si proches l'une de l'autre, dans l'Église romaine de Saint Ignace. Professeur éminent, il eut à affronter les doctrines nouvelles de la réforme protestante : les quatre chapitres consacrés à son imposant ouvrage sur les Controverses vous permettront de pénétrer sans trop de difficultés dans les multiples sujets théologiques âprement discutés à cette époque de grande fermentation intellectuelle, où les perspectives ?cuméniques d'aujourd'hui n'étaient pas encore ouvertes ! Vous serez aussi intéressés par l'étude de la célèbre affaire Galilée. Aimé Richardt a l'excellente idée de publier intégralement en annexe le discours du Cardinal Poupard qui mit fin, en 1992, à l'enquête scientifique menée à la demande de Jean-Paul II, et le discours du Pape sur les relations entre la science et la foi, prononcé à cette occasion devant l'Académie pontificale des sciences. Grâce au travail minutieux d'Aimé Richardt, Bellarmin nous apparaît comme un grand serviteur de l'Église aux XVI-XVIIe siècles : l'Europe, alors, était bien tourmentée. Bellarmin s'impliqua dans les affaires d'Angleterre et de France. Il travailla jusqu'au bout à apaiser les différends entre les tendances théologiques du moment. A travers toutes les péripéties de sa longue existence, il sut garder l'amour des pauvres et le souci de la vie spirituelle de ses contemporains. En cette année où l'Église célèbre les cent cinquante ans du dogme de l'Immaculée Conception, il n'est pas sans intérêt de rappeler qu'il fut, aux côtés du Pape Paul V un partisan de la définition de ce privilège de la Vierge Marie. "
Ce livre est un parcours sur le christianisme pour ceux qui n'en connaissent pas grand-chose, qui viennent d'autres traditions ou qui sont simplement en recherche.
Le Père Matthieu Dauchez a tout quitté pour les enfants de Manille, les enfants de la rue et de la décharge publique. Avec une équipe d?éducateurs philippins, il arpente les rues pour leur offrir une vie d'enfants dans le cadre de la Fondation Tulay ng Kabataan: scolarisation, foyer d'insertion, programme de nutrition. Très vite, il constate que le vrai défi n?est pas de partir mais de demeurer fidèle au quotidien. Si les souffrances sont extrêmes, les fruits de cette fidélité et les grâces sont immenses. Le père Dauchez propose une relecture spirituelle à partir de ses rencontres quotidiennes et partage ici les leçons de dignité, de courage et d'amour que donnent les plus petits parmi les démunis.
Cet ouvrage présente des homélies nouvelles. Il aidera ceux qui ont pour mission d'annoncer la Parole dans ces occasions favorables à l'évangélisation.