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Le Soleil du Grand Siècle. Louis XIV et son règne
Richardt Aimé
TALLANDIER
18,76 €
Épuisé
EAN :9782235022743
Ecrire sur Louis XIV a-t-il aujourd'hui encore du sens en dehors du champ de L'érudition ? Oui à condition d'adopter le parti d'Aimé Richardt, lequel, après avoir travaillé sur quelques grandes figures du XVIIe siècle - Louvois, Colbert, Bossuet, Fénelon, etc. -, s'est attaqué au Roi Soleil dont il retrace la vie avec le talent du portraitiste et la dextérité du conteur. Sa biographie, qui prend en compte tout le contexte foisonnant du Grand Siècle - sa vie à la Cour, l'absolutisme, les grands réformateurs de l'Etat, les plus brillants esprits du moment, les guerres continuelles -, s'attache autant à l'homme privé - de sa vie amoureuse à sa santé, de son caractère à sa terrible ambition -, qu'à la figure du grand souverain, le plus grand peut-être que le monde ait connu (on l'appela Louis Le Grand). Son long règne va de la Fronde au triomphe de l'Etat monarchique. S'entourant de brillants lieutenants, il gouverne seul, n'admet aucune ombre à son prestige (l'épisode de la disgrâce de Fouquet nous le rappelle), s'affirme dans la brutalité de sa politique étrangère (que l'on pense au terrible sac du Palatinat orchestré par Louvois), son intransigeance religieuse (souvenons nous des dragonnades ou de la révocation de L'Edit de Nantes), le faste de son pouvoir (Versailles encore et toujours), etc. Le volet économique (dominé par la figure de Colbert), les aspects culturels du Grand Siècle (de Le Nôtre à Lully) sont quant à eux revisités dans la perspective du rayonnement français incarné par le grand roi. Nous saurons gré à Aimé Richardt de nous faire comprendre, en s'appuyant notamment sur tes mémorialistes de l'époque, cette immense fracture historique où le Roi Soleil brille au zénith de la monarchie française.
Résumé : A une époque où chaque départ laisse peu d'espoir de retour, où la mort guette le voyageur, François Xavier prend le large en 1541 pour faire entendre le nom du Christ jusqu'aux extrémités de la terre. Missionnaire infatigable, il sillonne l'Inde, les Comores, le Sri Lanka, la Malaisie, l'Indonésie et enfin le Japon, parcourant ainsi plus de 100 000 kilomètres. Avec cette biographie, l'une des seules disponibles à ce jour, nous suivons l'itinéraire du saint à l'extraordinaire ténacité qui adopte les us et coutumes des peuples à qui il prêche l'Evangile. Sous son influence, beaucoup se convertissent et conforment leur vie à celle du Christ. Il meurt d'épuisement à 14 kilomètres seulement des côtes de la Chine continentale dont il espérait ardemment la conversion. Il est proclamé saint patron des missions et des missionnaires par Pie XI en 1927, puis de la Mongolie et du tourisme en 1952 par Pie XII. Aimé Richardt nous invite ici à découvrir une figure majeure des missionnaires du bout du monde à connaître et à prier pour que s'étende la foi chrétienne jusqu'aux plus lointaines contrées de l'Asie ! Spécialiste des XVIe et XVIIe siècles, Aimé Richardt a publié de nombreux ouvrages, dont un grand nombre de biographies, parmi lesquelles Bossuet, Lacordaire ainsi qu'un Fénelon couronné par l'Académie française.
Richardt Aimé ; Poupard Paul ; Guillaume Paul-Mari
Aimé Richardt nous donne un tableau sans complaisance de la société française au lendemain de la Révolution qui, avec la trop fameuse loi Le Chapelier de juin 1791, avait aboli toute corporation et laissé l'ouvrier sans défense, selon la nouvelle jurisprudence du Code civil, art. 1781. La Révolution qui avait fièrement proclamé la devise gravée au fronton de tous les édifices républicains, Liberté Egalité Fraternité, avait été suivie d'une révolution industrielle génératrice d'une société où la bourgeoisie au pouvoir exploitait sans vergogne les ouvriers, les prolétaires comme on devait bientôt les dénommer. Au terme de son analyse, enrichie de nombreuses citations, l'auteur peut légitimement conclure que le premier catholicisme social a été l'oeuvre d'une minorité de laïcs et de quelques prêtres, ignorée des théologiens, négligée des journalistes catholiques les plus influents dont l'épigone est sans conteste Louis Veuillot et l'Univers, et méconnue de l'ensemble des évêques, à l'exception notable de Mgr Affre et de Mgr Sibour. Aimé Richardt a publié de nombreux ouvrages, dont un Fénélon couronné par un grand prix de l'Académie française. Parmi ses dernières biographies : Lacordaire, Lamennais, Ozanam, Montalembert.
Aimé Richardt a, longuement et minutieusement, situé la médecine du Grand Siècle, par rapport à ses devancières, remontant au-delà d'Hippocrate et Galien, pour expliquer le raisonnement médical demeuré identique, pendant les dix siècles qui ont précédé le règne de Louis XIV Jusqu'à ce dernier, et compte tenu du respect entourant les anciens, la méthode déductive était restée ancrée dans les mentalités, malgré des anatomistes, chirurgiens ou médecins originaux, tels Ambroise Paré ou Paracelse. Appuyé sur cette mise en perspective historique, l'auteur fait une description exhaustive de l'exercice de la médecine et de ses auxiliaires (les apothicaires, les barbiers-chirurgiens...). Il dresse le portrait de quelques figures emblématiques de praticiens de la cour, de la ville ou de l'université, et analyse l'organisation sanitaire et universitaire. Il n'oublie pas de faire de fréquentes et judicieuses références à Molière, qui n'a exagéré ni la faiblesse du raisonnement médical de l'époque, ni la cupidité des hommes, ou le caractère théâtral et malsain de leur comportement déontologique. Cependant, Aimé Richardt, passionné par " son " siècle, mais aussi conscient des limites de la chimie de l'époque, en vient presqu'à défendre le corps médical et les galénistes, contre l'auteur du " Malade imaginaire "... Sa thèse est, qu'au-delà d'apparences cliniques très péjoratives, ce qui caractérise le XVIIe siècle, c'est un tournant médical décisif : primauté des faits sur le raisonnement théorique, promotion du français imposant la transparence du raisonnement médical, invention du microscope, découverte de la circulation et de la thérapeutique chimique... Quelques pages denses permettent à l'auteur de fonder son affirmation de la primauté du Grand Siècle, d'autant que Louis XIV, privilégiant l'enseignement de Dionis, par rapport à celui de la Faculté de médecine de Paris, s'avérait, comme dans le domaine des Arts, un souverain au jugement très sûr. La démonstration d'Aimé Richardt peut paraître vulnérable, si on se borne à mettre en parallèle la réalité praticienne médiocre et le haut niveau scientifique du XVIIe siècle. Mais c'est Aimé Richardt, qui a, en grande partie, raison. En effet, les innovations scientifiques sans conséquence tangible sur la vie quotidienne du grand public, bien qu'elles fassent partie du " capital " du siècle, sont lentes à être acceptées. Les idées du XVIIe siècle, effectivement très novatrices, ont préparé la médecine praticienne... du XVIIIe. "
Lorsque Philippe le Bel fit arrêter les Templiers en 1307, l?Histoire tournait une page: les tempsmodernes, illustrant le triomphe du temporel sur le spirituel, commençaient. L?ordre militaire leplus prestigieux de la chrétienté, qui avait défendu le royaume de Jérusalem pendant près de deuxsiècles au prix de très lourds sacrifices, était sur le point d?être définitivement abattu par le roi deFrance. Leur arrestation massive, minutieusement préparée, fut une gigantesque opération policière: elle stupéfia l?opinion, pris de court le pape Clément V, accabla l?honnête grand Maître de l?Ordre, Jacques de Molay. S?ensuivit une parodie de justice orchestrée par l?inquisition: accusations mensongères, lavages de cerveaux, séances de tortures savamment graduées. Lâchetés et actes d?héroïsme, trahisons et coups de théâtre se succédèrent jusqu?à la suppression du Temple et la mort sur le bûcher de Jacques de Molay en 1314. C?est ce mécanisme diabolique que GeorgesBordonove a mis à plat avec son talent de narrateur. Démontrant l?indigne falsification des chargespesant sur les inculpés, il laisse la vérité s?imposer d?elle-même qui plaide en faveur des victimesde la tragédie.
Bref, je plaidais pour la vie contre la mort et je conseillais au général de lire un des plus beaux livres de guerre qui soient, Le Dernier ennemi, de Richard Hillary, qui raconte comment la bataille d'Angleterre fut gagnée par les pilotes de Spitfire de la Royal Air Force, jeunes hommes de vingt ans, frais émoulus d'Oxford, de Cambridge, après Shrewsbury College ou Eton, entrés à jamais dans l'histoire des héros sous le nom de"garçons aux cheveux longs". [...] Extrait du Lièvre de Patagonie de Claude LANZMANN (Gallimard, 2009)."
Résumé : Pendant près de vingt ans, un " petit caporal " corse devenu empereur des Français écrit avec sa Grande Armée les plus glorieuses pages de l'histoire de France et porte aux confins de l'Europe les idées de la Révolution. D'Austerlitz à Wagram, de Rivoli à la Moskova, d'Arcole aux Pyramides, Napoléon entre dans la légende d'une épopée qui transforma l'art de faire la guerre et de gouverner les peuples. C'est le récit d'une trentaine des plus grandes batailles de cette épopée - les plus célèbres ou celles, moins connues, qui font magistralement ressortir sa " manière " - que nous raconte, au jour le jour et parfois heure par heure, Jean Tranié. A l'aide de cartes précises et à la faveur d'une iconographie souvent inédite, toujours superbe, chacune de ces batailles est explorée de l'intérieur, décrite par la voix de ceux qui s'y trouvèrent, expliquée du point de vue du stratège, racontée dans le détail, parfois à l'aide d'anecdotes savoureuses. Mais l'Epopée napoléonienne c'est aussi l'image du grognard, les brillants officiers, la Grande Armée cosmopolite, les batailles " modèles ". Ce sont encore les stratégies fulgurantes, les uniformes étincelants, les actes héroïques et les visions d'horreur. Ce sont les grandes victoires ou les sombres défaites dont la dernière, Waterloo, emportera l'Empire. A côté des batailles, l'auteur s'est attaché à décrire l'armée napoléonienne, son organisation, ses services d'intendance ou de santé, les problèmes qu'elle rencontra sur les rives du Nil ou aux portes de Moscou. Enfin, un dictionnaire très vivant des maréchaux d'Empire nous montre à quel point l'épopée fut d'abord une affaire de personnalités exceptionnelles emportées dans les fureurs de la très grande histoire.
Le 29 mai 1453, Constantinople, capitale de l'Empire romain d'Orient depuis sa fondation en 330, tombe aux mains des Turcs. Le choc est terrible pour l'Occident chrétien, qui a pourtant négligé de secourir la ville. L'année 1453 a longtemps symbolisé, peut-être de manière excessive, la fin du Moyen Âge et le début des Temps modernes aux yeux des historiens. Elle fut, de fait, décisive pour deux peuples : les Turcs, qui y gagnèrent une capitale et s'établirent durablement sur le sol européen: les Grecs, qui virent se clore le long chapitre byzantin et dont les humanistes vinrent nourrir l'élan de la Renaissance occidentale. 1453 : année heureuse pour les uns, funeste pour les autres, que raconte Steven Runciman à travers les fiévreux préparatifs du siège, la violence de l'assaut, la résistance dramatique d'une poignée de héros et l'effondrement sans surprise d'une cité depuis longtemps moribonde.Sir Steven Runciman (1903-2000), professeur à Cambridge, a été l'un des plus grands médiévistes du XXe siècle. Il est l'auteur de nombreux ouvrages de référence sur le monde méditerranéen, dont Le Grand Schisme d'Orient (Les Belles Lettres, 2005) et l'Histoire des croisades (Tallandier, 2006).