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La Régence (1715-1723)
Richardt Aimé
TALLANDIER
24,99 €
Épuisé
EAN :9782847340075
1er septembre 1715. Après soixante-douze années de règne sans partage, Louis XIV s'éteint en laissant le trône à un héritier encore tout jeune enfant, le futur Louis XV. Le Roi-Soleil, qui a surtout consacré ses dernières années à affirmer la suprématie de la France sur ses voisins, lui transmet en héritage un royaume affaibli, aux prises avec une profonde crise économique, politique et sociale. C'est dans ce contexte particulier que s'inscrit la Régence, à savoir le gouvernement de Philippe II, duc d'Orléans et neveu du feu roi, durant la minorité de Louis XV. Bien au-delà de la simple fresque historique, Aimé Richardt, qui s'affirme ici par le sérieux de ses recherches et la qualité de sa plume, nous plonge dans l'univers fascinant du début du XVIIIe siècle. Il dévoile les intrigues politiques du temps, nous précipite au c?ur des tractations diplomatiques visant à établir la paix en Europe, rend visage et volume aux acteurs de la Régence - Philippe d'Orléans, l'abbé Dubois, le financier Law, Saint-Simon, etc. -, et par là même nous invite à réviser nos a priori sur une époque souvent négligée par les historiens.
Résumé : Après le débat sur la grâce et le libre-arbitre à l'origine des sanglantes guerres de religion du XVIe siècle, le mouvement janséniste, à la fin du XVIIe siècle, ouvrit à nouveau la querelle ébranlant, de manière plus " feutrée ", le monde des théologiens. Le sujet fondamental de ce conflit fut, comme le souligne Mgr Guillaume, " le grave et difficile problème des relations entre la grâce de Dieu et la liberté de l'homme : comment Dieu peut-il respecter cette liberté s'il donne à l'homme une grâce efficace pour agir selon le bien ? Si Dieu fait tout, qu'ai-je encore à faire ? Si j'ai tout à faire, à quoi sert Dieu ? Comment comprendre que la grâce, loin de détruire ou de diminuer la liberté de l'homme, en est, au contraire, la source permanente ? ". Le jansénisme révélera aussi de profonds conflits de pouvoir religieux et politiques qui s'avéreront décisifs pour l'avenir à maints égards. La crise révolutionnaire est en effet déjà en germe : certains jansénistes ne se révaient-ils pas " républicains " sous Louis XIV ? De sa plume simple et déliée, Aimé Richardt décrit pas à pas la naissance, le développement et le paroxysme, jusqu'au dénouement apparent, de ce grand débat, en même temps qu'il met en situation de manière très vivante les principaux protagonistes.
Richardt Aimé ; Poupard Paul ; Guillaume Paul-Mari
Aimé Richardt nous donne un tableau sans complaisance de la société française au lendemain de la Révolution qui, avec la trop fameuse loi Le Chapelier de juin 1791, avait aboli toute corporation et laissé l'ouvrier sans défense, selon la nouvelle jurisprudence du Code civil, art. 1781. La Révolution qui avait fièrement proclamé la devise gravée au fronton de tous les édifices républicains, Liberté Egalité Fraternité, avait été suivie d'une révolution industrielle génératrice d'une société où la bourgeoisie au pouvoir exploitait sans vergogne les ouvriers, les prolétaires comme on devait bientôt les dénommer. Au terme de son analyse, enrichie de nombreuses citations, l'auteur peut légitimement conclure que le premier catholicisme social a été l'oeuvre d'une minorité de laïcs et de quelques prêtres, ignorée des théologiens, négligée des journalistes catholiques les plus influents dont l'épigone est sans conteste Louis Veuillot et l'Univers, et méconnue de l'ensemble des évêques, à l'exception notable de Mgr Affre et de Mgr Sibour. Aimé Richardt a publié de nombreux ouvrages, dont un Fénélon couronné par un grand prix de l'Académie française. Parmi ses dernières biographies : Lacordaire, Lamennais, Ozanam, Montalembert.
Richardt Aimé ; Huot-Pleuroux Paul ; France Jean d
Dans des pages destinées à un large public, voici l'étonnante personnalité du philosophe de Rotterdam, éminent représentant du mouvement humaniste chrétien qui se développa à la charnière des XIVe et XVe siècles. Alors que l'Europe est en feu, l'homme est curieux de tout et toujours prêt à prendre la plume: intellectuel ouvert aux idées nouvelles, moine qui souffre de voir son Eglise dans un état exigeant d'urgentes réformes - L'Eloge de la folie lui permet, avec habileté, de "dire leur fait aux papes, prêtres, théologiens, moines, princes, et autres puissants..." sans se dévoiler ---; pacifiste qui se demande où s'arrêteront les Turcs parvenus aux portes de Vienne; philosophe qui croit aux valeurs de l'homme et de la liberté; Européens qui, par ses voyages de Rotterdam à Paris, de Londres à Fribourg en passant par l'Italie, appelle la chrétienté déchirée à la concorde... Surtout, le plus fondamental à ses yeux est la réflexion sur les rapports entre la raison et la foi: la liberté humaine tient-elle une place dans l'acte de foi? Et si oui, que devient la grâce de Dieu "? Ses débats avec Luther vinrent enrichir une question de fond qui a tant marqué les théologiens et l'Eglise de saint Augustin au concile Vatican II, et qui réapparaît sans cesse aujourd'hui. Avec bonheur, l'auteur nous peint la richesse et les multiples facettes d'un homme étonnament moderne."
Résumé : Ecrire sur Louis XIV a-t-il aujourd'hui encore du sens en dehors du champ de L'érudition ? Oui à condition d'adopter le parti d'Aimé Richardt, lequel, après avoir travaillé sur quelques grandes figures du XVIIe siècle - Louvois, Colbert, Bossuet, Fénelon, etc. -, s'est attaqué au Roi Soleil dont il retrace la vie avec le talent du portraitiste et la dextérité du conteur. Sa biographie, qui prend en compte tout le contexte foisonnant du Grand Siècle - sa vie à la Cour, l'absolutisme, les grands réformateurs de l'Etat, les plus brillants esprits du moment, les guerres continuelles -, s'attache autant à l'homme privé - de sa vie amoureuse à sa santé, de son caractère à sa terrible ambition -, qu'à la figure du grand souverain, le plus grand peut-être que le monde ait connu (on l'appela Louis Le Grand). Son long règne va de la Fronde au triomphe de l'Etat monarchique. S'entourant de brillants lieutenants, il gouverne seul, n'admet aucune ombre à son prestige (l'épisode de la disgrâce de Fouquet nous le rappelle), s'affirme dans la brutalité de sa politique étrangère (que l'on pense au terrible sac du Palatinat orchestré par Louvois), son intransigeance religieuse (souvenons nous des dragonnades ou de la révocation de L'Edit de Nantes), le faste de son pouvoir (Versailles encore et toujours), etc. Le volet économique (dominé par la figure de Colbert), les aspects culturels du Grand Siècle (de Le Nôtre à Lully) sont quant à eux revisités dans la perspective du rayonnement français incarné par le grand roi. Nous saurons gré à Aimé Richardt de nous faire comprendre, en s'appuyant notamment sur tes mémorialistes de l'époque, cette immense fracture historique où le Roi Soleil brille au zénith de la monarchie française.
Tout jeune sous-secrétaire d'État aux Colonies, Winston Churchill accomplit, à l'automne 1907, une tournée en Afrique de l'Est. Au cours de son voyage, il combine travail et plaisir: aux parties de chasse au gros gibier et expéditions touristiques, succèdent les rencontres avec des officiels, colons et chefs de tribus. Dans ce récit de voyage, il conte ses journées africaines, décrivant du point de vue d'un Européen du début du XXe siècle l'innocence et le charme des tribus qu'il rencontre tout en dénonçant les abus du colonialisme. Alternant considérations politiques et descriptions des paysages qui l'émerveillent, Churchill mène son lecteur le long du Nil, en Ouganda et au Kenya. Véritable oeuvre littéraire, ce texte n'avait jamais été traduit en français.
Vendredi 13 octobre 1307. Partout dans le royaume de France, les agents du roi Philippe le Bel s'emparent de la personne des chevaliers du Temple. Les Templiers, naguère membres respectés d'un ordre modèle et défenseurs par excellence de la Terre sainte, sont emprisonnés par centaines, sous l'accusation d'apostasie, d'idolâtrie, de sacrilège et de sodomie. L'opération, spectaculaire, est sans précédent dans l'histoire médiévale. Elle connaîtra une fin aussi célèbre que tragique avec la mort sur le bûcher du grand maître Jacques de Molay et du commandeur Geoffroy de Charney le 18 mars 1314. Malcolm Barber revient avec une maîtrise et une érudition inégalée sur cette affaire complexe : les interrogatoires, la torture, l'exécution des plus courageux, le silence inexplicable des grands dignitaires, le mutisme du pape Clément V, enfin l'interminable processus de liquidation qui vit disparaître le plus puissant des ordres militaires.Malcolm Barber est professeur d'histoire médiévale à l'université de Reading. Ses ouvrages sur les ordres militaires médiévaux, l'hérésie cathare et les croisades font aujourd'hui référence dans le monde entier.
Paris, août 1945 : le maréchal Pétain, ex-chef de l'État français, assiste, muré dans le silence, à son procès. Nuremberg, novembre 1945 : vingt et un dignitaires du IIIe Reich prennent place sur le banc des accusés. Jérusalem, avril 1961 : Adolf Eichmann répond devant un tribunal israélien de sa participation à la Solution finale. Envoyé spécial de France-Soir, Joseph Kessel met ici son talent exceptionnel d'homme de lettres au service d'un récit dramatique où la justice rencontre l'histoire.
La croisade contre les Albigeois au XIIIe siècle a profondément modifié le cours de notre histoire. De son issue découle le rattachement du Languedoc à la France. C'est dire l'importance extrême de cette guerre "sainte" prêchée pour la première fois par l'Eglise de Rome à l'encontre d'un peuple chrétien! Menée à l'origine pour extirper du Midi de la France l'hérésie cathare, elle dégénéra vite en guerre dévastatrice de conquête, opposant inexorablement défenseurs de la civilisation occitane et assaillants venus du Nord, c'est-à-dire les "Français". Dans le tumulte des combats, l'atmosphère fiévreuse des chevauchées, des massacres, des incendies où culmine la tragique vision de l'holocauste de Montségur, s'affrontèrent donc pendant un demi-siècle croisés, inquisiteurs, légats du pape et peuple occitan sporadiquement rassemblé sous l'étendard des comtes de Toulouse. C'est l'histoire de ce long et terrible conflit jalonné de bûchers, d'actes d'héroïsme, de dévouements insignes, de duplicité, d'odieux excès, que raconte avec force et sagacité Georges Bordonove.