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Le MuCEM, Musée des Civilisations de l'Europe et de la Méditerranée
Ricciotti Rudy ; Carta Roland ; Ricciotti Lisa
ANDRE FRERE
24,99 €
Épuisé
EAN :9791092265026
Le musée des Civilisations de l?Europe et de la Méditerranée est le seul musée national implanté par l?Etat en région. " C?est un projet qui parle à la terre, à la mer, au ciel et au vent ", déclarait Rudy Ricciotti, associé à Roland Carta, lors du concours lancé en 2002 et jugé lauréat en 2004 par le ministère de la Culture pour ce seul musée national décentralisé en région. En perspective directe du fort Saint-Jean, il dessine un bâtiment nu sans vêture ni parure, ceint d?une résille développée en façade sud, ouest, et en partie sur sa toiture à débords qui le fixe dans le paysage. Pas de capotage brillant, ni parement collé ni pierre agrafée. Le bâtiment est pierre lui-même, une pierre fragile soumise aux quatre vents. Un projet éminemment discret et raffiné qui s?efface devant le fort Saint-Jean et le Vieux-Port. L?ouvrage est volontairement dénudé et livré au regard. Simple, juste, nécessaire, brute, la matière est minimale, du verre et du béton. Lisa Ricciotti nous convie avec ses photographies dans les secrets du bâti, la récurrence des sillons, la volupté des portants, à un parcours vertigineux de la silhouette habitée par la lumière, aux pores fermés et mats de la matière.
Résumé : "La Légion étrangère incarne aujourd'hui une avant-garde que personne n'avait vu venir. Le combattant légionnaire, ayant souvent éprouvé une jeunesse d'humilité avant de devenir soldat, est une figure radicalement contemporaine, réponse criante à l'indifférence égoïste" écrit Rudy Ricciotti. Avec plus de 150 nationalités servant dans ses rangs, et autant de cultures diverses, ce corps d'armée est exemplaire en matière d'assimilation, de concorde et d'efficacité. Ce Manifeste légionnaire est un hommage aux valeurs de la République française et aux hommes qui la défendent.
Dans cet entretien, l'architecte Rudy Ricciotti, animé par un goût des mots et des formules qui saisissent les conventions à la gorge, bouscule les idées reçues. Il n'hésite pas à sabrer le "salafisme architectural" ambiant - ce minimalisme désincarné qui règne sur la création contemporaine -, la "pornographie réglementaire" d'une administration omnipotente, sans oublier la "fourrure verte", nouvelle doxa environnementale. Ce virtuose du béton, grand défenseur des savoir-faire locaux, tient à expliciter ses combats armé de ses principales oeuvres : le Stadium de Vitrolles, le Centre chorégraphique national d'Aix-en-Provence, le pont du Diable à Gignac, le musée Cocteau à Menton, le Mucem à Marseille... Il dresse ici un portrait sans concession de sa profession et de son enseignement. Un manifeste provocant et salutaire.
Résumé : Le combat de Rudy Ricciotti contre la " beauté pasteurisée ". Fidèle à sa réputation de pamphlétaire, le célèbre architecte défend ici les beautés singulières qui s'adressent à la vision critique du spectateur. "Une charge troussée avec la virulence qu'on lui connait contre les diktats de la pensée dominante." Le Moniteur
10 ans après son pamphlet best-seller L'architecture est un sport de combat,Rudy Ricciotti remonte sur le ring pour montrer que le combat est loin d'être terminé : au contraire, il s'agit aujourd'hui de survie. Sans langue de bois et rendant coup pour coup, il monte au front pour défendre la créativité, la territorialité, le bon sens, la transmission des savoir-faire ou encore les circuits courts. Il fustige ce mal français ou européen incarné par la bureaucratie, la multiplication des normes et des corpus règlementaires, la vision courtermiste, l'anti-béton borné, le jacobinisme, l'uniformisation et le diktat du minimalisme...Une seule réponse : l'insoumission !Le combat de l'un des plus grands architectes français pour une architecture incarnée et de bon sens.
Ce n'est pas un entretien ; à bâtons rompus, c'est un échange, une longue discussion sur la photographie, sur la vie, les valeurs, les influences, celles de Christer Strömholm, de Daydo Moriyama... L'essentiel dans le cas d'Anders Petersen est de restituer sa parole, avec ses hésitations, ses magnifiques doutes, ses convictions, son authenticité, sa détermination. Il se met généreusement à nu, sans esquive, butte sur un mot, éclate de rire, avale une gorgée de bière, puis affirme : "je suis chaotique. Mais c'est sans doute ce qu'il faut". L'ancien élève et ami de Christer Stromhölm reste comme toujours attaché à l'humain, à son énigme, à sa solitude et à la profondeur des sentiments complexes qu'il a su mettre en évidence aussi bien à l'hôpital psychiatrique qu'en prison. Pour aboutir à cette profonde "vérité", il vit avec ceux qu'il photographie. Il résume parfaitement le dilemme qui est le sien : "Je sais que pour faire de bonnes photographies, pour être à la distance juste, il faut que j'aie un pied dedans et un pied dehors. Mon problème, c'est que je finis toujours par avoir les deux pieds dedans !" Cela date du tout début, quand, en 1967, il s'installe pour trois ans dans un bistrot du port de Hambourg, le café Lehmnitz, hanté par les marins en goguette, les prostituées, les paumés et les alcooliques du quartier. Là, on boit, on danse, on s'aime, on pleure, on chante. Anders vit là, prend des photos au vol et dresse un portrait bouleversant d'une humanité en dérive qu'il aime profondément. Et il révèle, dans des situations de marginalisation, une intensité et une vérité rares des sentiments. Poète d'un monde souvent noir, raisonnable à sa manière parce qu'excessif, Anders Petersen est en constante prise de risque.
Wack Patrick ; Castets Rémi ; Gladney Dru.c ; Pedr
Dust de Patrick Wack est un travail documentaire sur la région autonome ouïghour de Chine, le Xinjiang - ou "Nouvelle Frontière" en mandarin. C'est pour partir à la rencontre de cette nouvelle frontière chinoise et de ses paysages spectraux que Patrick Wack y entreprit son premier voyage en 2016, animé par le désir de documenter une Chine des confins, une terre d'Islam emprunte de dialectes turcs, désormais pivot essentiel du développement vers l'ouest voulu par Pékin. En 2019, le photographe y fit son dernier voyage sous haute surveillance, dans l'espoir de ramener quelques images du crépuscule qui s'était abattu sur la région. Le Xinjiang avait connu un tournant et ce projet de livre tente d'en être le récit. Cette région désertique du far-west chinois, patrie en péril des ouïghours, est depuis quelques années sous les feux de l'actualité internationale du fait de son statut de première marche de cette nouvelle route de la soie du président Xi Jinping
SINE DIE (sans en voir la fin) Une chronique photographique, conçue comme une ligne, pour documenter ce moment historique. Une réponse artistique, plurielle et collective pour faire mémoire du temps commun de la pandémie et du confinement. Chaque jour, depuis l'annonce du confinement, le 15 mars 2020, les photographes de l'agence MYOP mettent en commun leurs images de la veille. Chaque jour, 6 à 10 images sont sélectionnées et séquencées ensemble sous la forme d'une ligne valorisant la richesse des situations, des propos et des écritures photographiques. Chaque jour la "ligne" que forment ces images est postée sur instagram, dessinant ainsi, à l'instar d'un leporello, une vaste fresque temporelle. Chaque jour... sine die. L'ouvrage prend la fome d'un leporello de 120 pages avec d'un côté une image par page et par jour soit 55 images et au verso l'on retrouve la sélection complète des images dans leur chronologie de J+1 à J+55.
Depardon Mathias ; Perrier Guillaume ; Bozarslan H
TRANSANATOLIA est une pérégrination aux confins de l'Anatolie. Pendant 5 ans, Mathias Depardon photographie la nouvelle Turquie, jusqu'aux confins du Caucase. Des zones urbaines récemment installées dans l'ouest d'Istanbul, au Kurdistan turc où couve la révolution civile et sévit une véritable guerre de l'eau : il questionne la notion de périphéries et de frontières. Ces lieux reculés aident à comprendre les grandes mutations qui agitent la région. A travers des portraits, des paysages, Mathias Depardon sonde un pays tiraillé entre modernisation à tout crin et réminiscence ottomanes. Dans ce livre le photographe tente d'imager les frontières du cur évoqué par le Président turc. Pour sonder "l'âme turque" et percevoir toute la complexité de sa construction identitaire, il faut se projeter à ses frontières et même au-delà. En Azerbaïdjan ou en Crimée, la Turquie reste la "mère patrie" . Elle rayonne, diffuse son "soft power" des Balkans à l'Asie, de la mer Noire à la mer Rouge.