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La littérature malgré tout
Ricard François
BOREAL
19,00 €
Épuisé
EAN :9782764625484
Le lecteur idéal que j'imagine n'est pas un savant ni un " littératurologue ", mais un individu, homme ou femme, jeune ou vieux, pour qui les oeuvres littéraires ne sont pas un objet d'études mais un art de vivre, une manière de préserver et d'approfondir en nous le petit espace d'humanité et de liberté qui nous reste. Ce livre est composé d'essais que j'ai écrits au fil des ans, sans programme préétabli, avec pour seul guide le hasard des lectures, des rencontres et des sujets de réflexion que m'ont apportés les circonstances de mon travail ou de ma vie. Si je les réunis ici, après les avoir retouchés, parfois même remaniés considérablement, c'est qu'il me semble qu'une certaine unité s'en dégage, ne serait-ce que parce qu'il y est question de la seule chose, je crois, à laquelle je suis attaché par toutes les fibres de mon être : la littérature. Cette unité n'est pas tant celle d'une " pensée " (je n'ai aucune prétention de cet ordre) que d'une sensibilité, d'une certaine tournure d'esprit qui s'est façonnée peu à peu au long de ma vie dans et par la littérature. Il n'est pas impossible que ce livre intéresse quelques spécialistes, chercheurs ou autres professionnels de la littérature. Mais ce n'est pas à eux qu'il s'adresse d'abord. Le lecteur idéal que j'imagine - et dont il doit bien rester quelques spécimens ici et là - n'est pas un savant ni un " littératurologue ", mais un individu, homme ou femme, jeune ou vieux, pour qui les oeuvres littéraires ne sont pas un objet d'études mais un art de vivre, une manière de préserver et d'approfondir en nous le petit espace d'humanité et de liberté qui nous reste. C'est plus fort que lui : il ne peut pas, pour vivre comme il l'entend, ne pas se tourner encore et toujours vers elle, la littérature, ou du moins vers ce qu'il subsiste d'elle et qui lui est donc plus cher que jamais. Car il sait que, sous la forme d'un fantôme ou d'un vestige, la littérature, la voix irremplaçable de la littérature est toujours là. Malgré tout. François Ricard Médaille de l'Académie des lettres du Québec pour l'ensemble de son oeuvre 2011 Grande Médaille de la Francophonie de l'Académie française pour l'ensemble de ses travaux 2001 Prix André-Laurendeau de l'ACFAS 2005 Prix Killam de lettres et sciences humaines pour l'ensemble de ses travaux 2009 Doctorat honorifique de l'Université du Manitoba 2009
EssaiHors office Printemps 2014 Informations génériques Titre : Moeurs de provinceColl. : EssaiAuteur(s) : François Ricard Editeur : Editions du Boréal Date de MEV : 30 avril 2014Format : 14 x 21 cm Prix : 17, 00 eurosNombre de pages : 232ISBN : 978-2-7646-2291-9 Contenu du livre Le Québec est, jusqu'à nouvel ordre, une simple province, et les Québécois sont des provinciaux. Dans ce recueil de textes, qui fait suite à ses Chroniques d'un temps loufoque, François Ricard nous fait prendre conscience des avantages qu'il y a à vivre dans une province et à ne pas se trouver aux commandes du monde, ne serait-ce que la possibilité de voir celui-ci d'un peu loin, donc de le critiquer plus librement. Mettant à profit ce recul favorable à la réflexion, il nous invite à nous pencher sur des questions qu'on évite le plus souvent : Qu'est-ce qu'être moderne aujourd'hui ? L'anti-intellectualisme est-il le fléau que l'on dit dans notre société ? Le français est-il en voie de devenir une langue obsolète, même - et surtout - en France ? La littérature québécoise - pour peu qu'elle existe - serait-elle l'avenir de la littérature française ? Le salut peut-il passer par la poésie ? Mours de province, où l'essayiste ne manque pas également de rendre un hommage ému à quelques êtres qui l'ont marqué, est un livre qui n'a aucune vérité ni aucun salut à proposer, n'obéissant à rien d'autre qu'au besoin de ne jamais perdre de vue la complexité et la vanité de nos pensées et de nos existences, sans oublier, bien sûr, le plaisir d'écrire. L'auteur François Ricard est né à Shawinigan en 1947. Professeur titulaire de lettres françaises et québécoises au Département de langue et littérature françaises de l'Université McGill, il est également critique littéraire. Outre les nombreux articles qu'il publie régulièrement dans des revues telles que Spirale, Liberté, L'Atelier du roman ou L'Inconvénient. Il est l'auteur de plusieurs livre dont, La Génération lyrique (1992), ainsi que des essais consacrés à Gabrielle Roy, dont il était proche : une étude de son ouvre d'abord, en 1975, puis en 1996 une volumineuse biographie intitulée Gabrielle Roy, une vie. Il est aussi connu des lecteurs de Milan Kundera pour être un des spécialistes de l'ouvre de celui-ci, l'auteur des postfaces de la plupart de ses romans dans la collection Folio, et d'un essai d'ensemble intitulé Le Dernier Après-midi d'Agnès. 1
Résumé : Alors qu'elle vient de passer deux jours seule en Suisse et doit rentrer à Paris, Agnès, l'héroïne de L'Immortalité, s'attarde encore quelques heures au milieu des montagnes, à jouir de leur beauté et de leur paix. Le soir même, elle se tuera dans un accident de voiture. Prenant pour modèle le dernier après-midi de la vie d'Agnès, ce livre propose une lecture nouvelle de l'ensemble des romans de Milan Kundera, depuis La Plaisanterie jusqu'à L'Ignorance. Il explique leur place dans l'histoire du roman moderne ; il examine la richesse de leurs contenus thématiques et l'audace de leurs inventions formelles ; et il éclaire leur découverte fondamentale : celle d'un territoire jusque-là inexploré de l'existence. Loin de la monographie universitaire, ce livre renoue avec la grande tradition française de l'art de l'essai comme méditation d'une oeuvre.
François Ricard enseigne la littérature française à l'université McGill de Montréal. Cet essai sur l'?uvre de Milan Kundera paraît également aux États-Unis, en Grande-Bretagne et en Chine.
Résumé : Pour marquer la conclusion de la prestigieuse "Edition du centenaire" des oeuvres de Gabrielle Roy, dont les deux derniers titres sont parus en octobre 2013, le Boréal est heureux de proposer cet album à tous les admirateurs de la grande romancière. Préparé par François Ricard, le biographe de Gabrielle Roy et l'âme dirigeante de l'"Edition du centenaire", il rassemble une magnifique collection de photos et de documents iconographiques, dont de nombreux inédits, qui rappellent les principales étapes de la carrière de l'auteur de Bonheur d'occasion. Près de 200 photos, dont de nombreux inédits Album tout en couleurs Reproductions d'oeuvres d'art et de documents reliés à la carrière de Gabrielle Roy. ?? ?? ?? ?? 2
Gabrielle Roy raconte ici l'aventure d'un peintre-trappeur du nom de Pierre Cadorai : ses années d'errance dans les paysages mythiques du Grand Nord canadien, ses rares rencontres, le lent apprentissage de son métier d'artiste appliqué à saisir le visage le plus nu de l'homme au milieu de la nature tantôt amicale et tantôt inhospitalière. S'inspirant en partie de la vie de René Richard, son ami et voisin de Charlevoix, et en partie de ses propres souvenirs, Gabrielle Roy raconte ici l'aventure d'un peintre-trappeur du nom de Pierre Cadorai : ses années d'errance dans les paysages mythiques du Grand Nord canadien, ses rares rencontres, le lent apprentissage de son métier d'artiste appliqué à saisir le visage le plus nu de l'homme au milieu de la nature tantôt amicale et tantôt inhospitalière qui l'entoure, puis sa découverte de Paris et de la Provence, et surtout la recherche patiente du sens de son art et de sa propre vie. La romancière, qui écrit ce livre au mitan de sa carrière, transforme l'existence de Pierre, ses misères et ses joies, sa soif de beauté et de plénitude, la vision à la fois exigeante et exaltée qu'il se fait de son travail de créateur, en une sorte de fable illustrant non seulement la condition de tout artiste, mais plus particulièrement de l'artiste qu'elle a voulu être elle-même, comme pour se rappeler - et raconter à ses lecteurs - ce qu'est la quête artistique à laquelle elle a voué sa vie. Ce roman a été publié pour la première fois à Montréal en 1961 et à Paris l'année suivante. Sa traduction anglaise a paru à New York et à Toronto en 1962.
Avec cette histoire du Québec devenu pays, Benoît Côté, prend un malin plaisir à nous inventer une existence parallèle. Mais si ce n'était qu'un prétexte pour examiner en profondeur notre fidélité à nos idéaux, à nos projets de vie, à nos engagements ? Le protagoniste de ce roman se nomme Benoît Côté. Il est banquier, coordonnateur des clients en Europe de l'Est, surtout en Russie, à la HSBCQ. Il est l'exemple parfait de ces Québécois quarantenaires, affairistes, ambitieux, hédonistes, comme il y en a tant depuis que la nouvelle république est devenue un paradis fiscal. C'est entre deux red-eyes Montréal-Saint-Pétersbourg qu'il croise par hasard Mathieu Rancourt, ancien compagnon d'études qu'il n'a pas revu depuis ses vingt ans. Mathieu est président d'une organisation confidentielle, la Société d'histoire du Québec, et il fait à Benoît une proposition étonnante. Ecrirait-il, pour la feuille de chou de la société, un texte autour de la question suivante : que serait devenu le Québec si, par un accident de l'histoire tout à fait improbable, le Non l'avait emporté en 1995 ? Benoît osera-t-il accepter ? Une telle entreprise ne risque-t-elle pas de faire ressurgir des souvenirs qu'il préfère oublier ? Avec cette histoire du Québec devenu pays, Benoît Côté, le vrai, prend un malin plaisir à nous inventer une existence parallèle. Mais si ce n'était qu'un prétexte pour examiner en profondeur notre fidélité à nos idéaux, à nos projets de vie, à nos engagements ? L'héritage reçu des générations passées a-t-il fait de nous ce que nous sommes ? Qui serions-nous si la vie avait été différente ?
Jean Morisset Nous invite à redécouvrir ce Canada enfoui sous les aveuglements de l'histoire et les traductions approximatives des cartes géographiques. Il montre comment la British North America s'est fabriqué une identité à partir des cultures autochtones, canadienne et métis, tout en leur niant tout véritable pouvoir politique. En 1867, quand l'Acte de l'Amérique du Nord britannique a donné officiellement naissance au pays qui se situe au nord du 45e parallèle, les " pères de la Confédération", après moult délibérations, ont décidé de l'appeler "Canada", reprenant le nom, vocable autochtone francisé, d'une des composantes de la nouvelles entité. Le Canada serait désormais, from coast to coast, un pays arpenté, découpé et gouverné selon les principes politiques britanniques. L'anglais y serait, sinon la seule langue, du moins l'idiome nettement majoritaire. Mais le Canada d'origine, celui qui existait déjà depuis le XVIIe siècle, était un pays fort différent. Les Canadiens poussaient leurs canots et traçaient leurs sentiers sur un territoire qui allait de l'Alaska jusqu'à la Nouvelle-Espagne, de l'embouchure du Saint-Laurent jusqu'aux Rocheuses, nommant au passage rivières, lacs et montagnes, se mêlant aux nations premières, adoptant leur mode de vie, donnant naissance à une véritable culture créole, métisse, essentiellement amériquaine, comme on en retrouve aux Antilles ou au Brésil, par exemple. Que sont donc devenus ces Canadiens d'origine, dépouillés de leur nom ? Réduits majoritairement à la vallée du Saint-Laurent, ils se sont désignés, au XXe siècle, par l'expression "Canadiens français", qui est un calque de l'anglais French Canadian. Au début des années 1970, ils se sont donné le nom de "Québécois", reprenant encore une fois, paradoxalement et à leur insu semble-t-il, un terme forgé à Londres, car la Province of Quebec n'est rien d'autre que l'appellation donnée au Canada d'origine par les Anglais, avec la Proclamation royale de 1763, au lendemain de la conquête. Jean Morisset Nous invite à redécouvrir ce Canada enfoui sous les aveuglements de l'histoire et les traductions approximatives des cartes géographiques. Il montre comment la British North America s'est fabriqué une identité à partir des cultures autochtones, canadienne et métis, tout en leur niant tout véritable pouvoir politique. Il montre enfin comment les Canadiens-faits-Québécois ont participé à cette appropriation du territoire en servant d'entremetteurs pour la Convention de la Baie James, le dernier de la série des traités historiques confirmant l'"extinction" des droits autochtones au profit du Dominion of Canada. Iconoclaste, provocateur, ce livre nous invite à une réflexion en profondeur sur nos origine, sur notre identité.