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CARNETS DE LA MER D'OKHOTSK
RIBAULT NADINE
MOT ET LE RESTE
13,00 €
Épuisé
EAN :9782360545612
Des étendues de glace et de neige, des touffes de végétation brûlées, un sable noir. Le silence, le seul véritable silence, et la mer. Noire, calme, profonde, forte, une mer de marbre, immense et dure, la mer d'Okhotsk. Un bâtiment public sur la côte hivernale du nord de l'île de Hokkaidô comme point de départ aux déambulations poétiques de Nadine Ribault. Apprivoiser cet espace infini, s'y lier, embrasser le tragique du lieu. Puis, marcher sur la glace du lac Saroma, traverser la mer des glaces, surplomber l'abîme depuis le cap Notoro, arpenter la forêt de bouleaux de la péninsule de Shiretoko en sa compagnie. Observer et non pas conquérir, ressentir et non pas appréhender, Nadine Ribault laisse au lecteur le loisir de trouver son souffle, dans une réelle expérience de partage.
Le brouillard sur le mont Aigoual finit par se lever etapparurent enfin les séquoias géants, acclimatés. La vieenjambait ravins, gardons, villages et prairies. A la porte del'étable, là-bas, loin, la brebis passait la tête. Le sel l'attendaitdans la rigole creusée dans un long tronc suspendu entre deuxarbres au-dessus des callunes en fleurs. La brebis s'arrêtait, etbêlait. Dans les Carnets des Cévennes, Nadine Ribault nousraconte les drailles, les fleurs sauvages, le causse Méjean et ledéfilé des nuages. Chemin faisant, sa rêverie et sa réflexionouvrent la voie à des questionnements esthétiques, littéraires etphilosophiques, intimes parfois, et à une mise en perspectivede l'acte d'écriture dont elle a une parfaite maîtrise. CesCarnets font partie d'une série, les Points d'Appui, oùl'inspiration est insufflée par un lieu. Plus que la descriptiond'un espace singulier ou le journal d'un voyage, il s'agit de direson rapport au monde. Les Cévennes, décrites en tantqu'espace montagneux infini et lieu de mémoire, incarnent uncertain esprit de résistance plus que jamais nécessaireaujourd'hui.
Attention, les toutes premières pages de ce roman sont d'une violence sans nom, mais nécessaires pour accéder au sens de la vie. "Ce soir, je vais me suicider. Je viens juste de perdre ma femme et mes deux jeunes enfants. Je suis au bord de la falaise d'Etretat et je vais bientôt faire un dernier pas dans ma vie. Je regarde le ciel étoilé, les yeux me brûlent tellement mon esprit saigne. Je souffre trop et je dois le faire. Je dois sauter. Pourtant ce matin tout allait bien quand Sarah est partie pour l'école avec nos jumeaux, Lilian et Laura. Mais ils ont eu un terrible accident, un choc frontal contre un arbre. Apparemment Sarah téléphonait d'après les gendarmes. Je ne peux lui en vouloir car je passais moi-même souvent des coups de fil au volant. Cela aurait très bien pu m'arriver à moi aussi". Ce roman raconte une histoire touchante, elle vous montrera le sens de la vie.
Elle ne lisait plus ni Dostoïevski ni Tolstoï, elle n'écoutait plus le Festina lente et n'ouvrait plus son c?ur à qui que ce fut. N'avait-elle pas baissé les bras ? Ne regardait-elle pas les siens de loin, persuadée que ce qu'ils et elles pourraient faire ou dire ne changerait plus rien ? Elle se fit l'effet d'être, parmi les étoiles, l'une de celles dont on voit la lumière mais qui n'existent déjà plus. Parce que Florentin était loin, elle s'était éloignée du reste. N. R.
Ce jour-là, sur une plage du Nord, les choses avaient commencé dans le vent et s'étaient achevées dans la lumière. Ce jour-là, Eugénie quitte l'atelier où elle sculpte, chez elle, à l'Hurtebise, et rejoint sur une barque Cyril. Elle se noie et l'atelier s'éteint. Geste délibéré ou mauvaise appréciation des éléments? C'est ainsi que commence ce roman, un jour funeste, sur la terre des contraires et des débordements. C'est ainsi qu'Eugènie ouvre la voie à sa fille afin qu'elle se libère et révèle enfin son juste statut d'héroïne dans l'histoire, elle qui aura longtemps l'air de tout sauf d'une héroïne. Cyril, le fondeur, l'homme sombre et brûlant, l'exceptionnel chasseur à l'arc, ne s'y trompera pas et lui apportera son aide. L'atelier resté des années fermé, un jour, enfin, reprendra vie. Masculin et féminin, temps et paysage se lient, se choquent, se mêlent, se froissent. Un réel mystère autour des protagonistes, hypnotique, sensuel et fascinant.
Thoreau Henry-David ; Granger Michel ; Mallet Nico
Ironiquement intitulé Le Paradis à reconquérir, ce texte est une recension du livre de John A Etzler The Paradise within the Reach of all Men dans laquelle Thoreau critique l'utopie technique de l'auteur en y déplorant l'extravagance et l'antihumanisme. Selon Etzler, les machines dompteront bientôt les forces de la nature pour rendre possible le bonheur de tous ; or, rien n'est plus éloigné de l'idéal de vie naturelle du jeune Thoreau. Cet article anticipateur au ton acerbe n'est pas sans rapport avec les critiques actuelles de la technoscience et de l'ingénierie du climat et propose une réflexion pertinente pour notre temps.
Lorsqu'en 1994, Miossec est révélé par Les Inrocks et J.-D. Beauvallet avec sa chanson " Non, non, non, non (Je ne suis plus saoul) ", le trentenaire a déjà écumé les bars brestois pour s'essayer à la guitare, usé sa plume jusqu'au-delà les mers comme journaliste ou pour une respectable maison d'édition parisienne, sans compter quantité d'autres emplois comme autant d'expériences nouvelles. A l'écoute des premiers albums Baiser ou Boire, toute une génération est saisie par une langue neuve et crue qui bouscule la chanson française et se reconnaît dans l'universalisme d'un quotidien livré à découvert par les paroles. Avec ce même talent d'écriture, Miossec écrira pour d'autres : Juliette Gréco, Johnny Hallyday, Dani, Jane Birkin ou Alain Bashung. Le regard clair et l'expression riche du Brestois ou le titre de son onzième opus Les Rescapés en disent long sur le chemin parcouru par cette " bonne carcasse "
Thoreau Henry-David ; Granger Michel ; Mallet Nico
Dans la continuité du passage de Walden en poche, nous mettons à portée de tous les lecteurs les écrits de cet auteur incontournable. Par un travail de réhabilitation de ses textes d'abord, par la déclinaison de chacun de ses essais en format de poche ensuite. A l'image du recueil Essais chaque volume sera rehaussé d'un appareillage critique assuré par le spécialiste Michel Granger. Cinquième d'une série de douze ouvrages, La Désobéissance civile est un essai à charge contre le gouvernement et sa politique esclavagiste. A partir de 1842, Thoreau fait le geste symbolique de ne plus payer ses impôts locaux en signe de protestation et sera brièvement emprisonné en réponse à cet acte de résistance. Un ouvrage qui exhorte les citoyens à une résistance réfléchie face au gouvernement.
Thoreau Henry-David ; Granger Michel ; Mallet Nico
La succession des arbres en forêt est le texte d'une conférence donnée en 1860 à l'attention de fermiers, dans lequel Thoreau apparaît comme un précurseur de l'écologie. A la fin de sa vie, l'auteur de Walden met son insatiable curiosité au profit de la science et établit le lien entre le déplacement des graines par divers agents et l'ensemencement des forêts. Il apporte ainsi une explication naturelle à un phénomène jusqu'alors perçu comme surnaturel, en discréditant les théories créationnistes encore dominantes.