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CARNETS DES CEVENNES
RIBAULT NADINE
MOT ET LE RESTE
10,00 €
Épuisé
EAN :9782360540426
Le brouillard sur le mont Aigoual finit par se lever etapparurent enfin les séquoias géants, acclimatés. La vieenjambait ravins, gardons, villages et prairies. A la porte del'étable, là-bas, loin, la brebis passait la tête. Le sel l'attendaitdans la rigole creusée dans un long tronc suspendu entre deuxarbres au-dessus des callunes en fleurs. La brebis s'arrêtait, etbêlait. Dans les Carnets des Cévennes, Nadine Ribault nousraconte les drailles, les fleurs sauvages, le causse Méjean et ledéfilé des nuages. Chemin faisant, sa rêverie et sa réflexionouvrent la voie à des questionnements esthétiques, littéraires etphilosophiques, intimes parfois, et à une mise en perspectivede l'acte d'écriture dont elle a une parfaite maîtrise. CesCarnets font partie d'une série, les Points d'Appui, oùl'inspiration est insufflée par un lieu. Plus que la descriptiond'un espace singulier ou le journal d'un voyage, il s'agit de direson rapport au monde. Les Cévennes, décrites en tantqu'espace montagneux infini et lieu de mémoire, incarnent uncertain esprit de résistance plus que jamais nécessaireaujourd'hui.
Voici un écrivain prometteur dont le style se caractérise par l'économie narrative et une belle légèreté. Comme si Nadine Ribault, qui a longtemps vécu au Japon, s'était inspirée de l'estampe, de la calligraphie et de la révérence aux signes pour conter chacune de ses histoires. Ainsi la mer, qui souvent sert de décor, est-elle surtout présente par la magie des jeux de lumière et l'étrangeté des grains de sable. Ainsi les personnages apparaissent-ils comme des passagers de l'humaine destinée secrètement accompagnés de leur double. Ainsi les rires sont-ils si transparents que l'inquiétude y est visible. Ainsi ne s'étonne-t-on pas de voir les noms de Virginia Woolf et d'Anton Tchekhov parmi les auteurs de prédilection que nomme Nadine Ribault.
Résumé : S'ils m'avaient écouté ! Montagnes, lacs, ô vieilles vallées ennuyées, les miens m'ont quitté et voilà les autres, là, autour, qui m'observent. Je veux dormir, boire, sortir sans plus chercher à retenir, errer sans en souffrir comme une graine immergée dans la mer, au bout du voyage, est prête à revivre. Je désire... L'amour avec un être de lumière. Des seaux de semence.
Attention, les toutes premières pages de ce roman sont d'une violence sans nom, mais nécessaires pour accéder au sens de la vie. "Ce soir, je vais me suicider. Je viens juste de perdre ma femme et mes deux jeunes enfants. Je suis au bord de la falaise d'Etretat et je vais bientôt faire un dernier pas dans ma vie. Je regarde le ciel étoilé, les yeux me brûlent tellement mon esprit saigne. Je souffre trop et je dois le faire. Je dois sauter. Pourtant ce matin tout allait bien quand Sarah est partie pour l'école avec nos jumeaux, Lilian et Laura. Mais ils ont eu un terrible accident, un choc frontal contre un arbre. Apparemment Sarah téléphonait d'après les gendarmes. Je ne peux lui en vouloir car je passais moi-même souvent des coups de fil au volant. Cela aurait très bien pu m'arriver à moi aussi". Ce roman raconte une histoire touchante, elle vous montrera le sens de la vie.
A marée basse l'eau est aspirée à l'intérieur du port et il n'y a pas de lagon, seulement une étendue de sable gris sale criblée de mares sombres d'eau de mer où l'on peut trouver une petite pieuvre si on a de la chance, ou bien la vieille maison d'un crabe mouchetée d'orangé ou bien l'épave engloutie d'un bateau d'enfant. Il y a un pont qui traverse le lagon d'où l'on peut observer les petites mares et voir sa propre image mêlée d'eau de mer et de joncs et de bouts de nuage. Et la nuit parfois il y a une lune sous l'eau, trouble et secrète. "
Tout commence, tout peut commencer à recommencer, dans la salle des pas perdus, à la gare de Paris-Saint-Lazare. Je m'y retrouvais l'autre soir, avec du temps devant moi, en attendant le train pour Rouen. Au tout début des années soixante-dix, on pouvait voir dans ces parages un homme d'une trentaine d'années habillé d'un caban et d'une casquette de marin. Il n'était ni matelot, ni pêcheur, ni armateur. Interrogé par les Renseignements Généraux, il aurait dit (du moins à voix basse) qu'il était "l'esprit en dérive de l'Europe erratique". "Territoire" est sans doute un mot-clé dans le paysage mental d'aujourd'hui. Kenneth White a traversé beaucoup de territoires, physiques et culturels, en Europe, en Afrique, en Amérique et en Asie, toujours en quête d'un espace de l'esprit, auquel il donne substance, formes et couleurs. Il se concentre ici sur la France, sa terre d'élection, depuis le Pas-de-Calais et la côte normande jusqu'à son installation sur le littoral breton, en passant par les hauteurs du Morvan et des Pyrénées, les fins fonds du Périgord, les lumineuses terres provençales, faisant de longues marches dans les Cévennes, la Narbonnaise, l'Aquitaine, avec une incursion vers les territoires d'outre-mer.
Etienne Daho investit les ondes au début des années quatre-vingt, dans le giron du mouvement rock rennais. Incontournable, il s'inscrit parfaitement dans son époque avec des titres comme "Week-end à Rome" ou "Sortir ce soir". Le succès propulse ainsi le jeune chanteur comme l'essentiel représentant d'une pop à la française naviguant entre chanson, new wave et synth pop - qu'il parviendra à réinventer au fil de ses treize albums. L'auteur s'attache à remonter le parcours de l'artiste en s'appuyant sur ses propres recherches, mais aussi sur les témoignages de ceux qui l'ont accompagné Brigitte Fontaine, Françoise Hardy, Serge Gainsbourg, Jacques Dutronc, Jeanne Moreau, Marquis de Sade, Jacno et Elli Medeiros, Dominique A , afin de brosser le riche portrait d'un artiste global, indifférent aux frontières entre les formes d'art.
Lorsqu'en 1994, Miossec est révélé par Les Inrocks et J.-D. Beauvallet avec sa chanson " Non, non, non, non (Je ne suis plus saoul) ", le trentenaire a déjà écumé les bars brestois pour s'essayer à la guitare, usé sa plume jusqu'au-delà les mers comme journaliste ou pour une respectable maison d'édition parisienne, sans compter quantité d'autres emplois comme autant d'expériences nouvelles. A l'écoute des premiers albums Baiser ou Boire, toute une génération est saisie par une langue neuve et crue qui bouscule la chanson française et se reconnaît dans l'universalisme d'un quotidien livré à découvert par les paroles. Avec ce même talent d'écriture, Miossec écrira pour d'autres : Juliette Gréco, Johnny Hallyday, Dani, Jane Birkin ou Alain Bashung. Le regard clair et l'expression riche du Brestois ou le titre de son onzième opus Les Rescapés en disent long sur le chemin parcouru par cette " bonne carcasse "
Dans les années soixante-dix, le sud des Etats-Unis voit émerger une vague de groupes talentueux, fédérés sous la bannière du southern rock. Si chacun cultive sa propre identité, The Allman Brothers Band, Lynyrd Skynyrd, ZZ Top, Molly Hatchet ou encore Blackfoot, tous partagent des caractéristiques communes : un ancrage dans les musiques du Deep South (blues, soul, country) et un esprit rebelle qui les voit adopter un son chaud, râblé, ardent. Avec plusieurs guitaristes solistes ? particularité du genre ?, ils multiplient les possibilités harmoniques et favorisent les longs soli à la manière des improvisations que l'on retrouve dans le jazz. Une fois posé le vernaculaire de cet élan spontané, Arnaud Choutes présente les différents protagonistes du rock sudiste, de 1969 à nos jours.