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Aux origines de l'odontologie médico-légale. Des "Sherlock Holmes" français
Riaud Xavier
L'HARMATTAN
16,00 €
Épuisé
EAN :9782343252667
Pendant longtemps, il a été dit et considéré que le Pr Oscar Amoëdo y Valdes, dentiste exerçant en France et de naissance cubaine, était le père de l'Odontologie médico-légale dans notre pays grâce à son livre monumental paru en 1898. Il a été également considéré que la première "affaire" ayant mis cette science en évidence au grand public était l'incendie du Bazar de la Charité (1897). Tout ceci est inexact. A travers les nombreuses affaires criminelles qui se sont multipliées à la fin du XIXe siècle, Xavier Riaud parvient à retracer la genèse précise de cette discipline et le rôle bâtisseur de tous ses acteurs. S'il réussit à déterminer qui est son vrai père fondateur, il démontre également quelle a été la première grande affaire citée par tous les auteurs. Ces "Sherlock Holmes" français sont à la base de la médecine légale contemporaine et ne déméritent en rien, par leur rigueur et leurs procédés, face aux experts actuels.
Les premiers préceptes médicaux connus remontent à l'Antiquité, bien que quelques actes aient été référencés à la Préhistoire. Les innovations, qu'elles soient diagnostiques, protocolaires, pharmaceutiques, thérapeutiques ou encore technologiques, se sont succédé à travers les siècles pour aboutir à la médecine que nous connaissons aujourd'hui. Rencontres. Des auteurs de la collection "Médecine à travers les siècles", aux éditions L'Harmattan, se sont réunis lors d'un colloque, le 8 novembre 2014, à Paris, afin d'échanger autour de communications scientifiques très abouties portant sur ce thème. Découverte. Si la médecine et ses acteurs ont contribué indiscutablement au bien-être de l'humanité, les dérives de quelques-uns ou les zones d'ombre qu'elle a connues amènent inévitablement à une réflexion et à une discussion à propos de l'éthique qui doit la régir. Forts de ce postulat, nos auteurs ont souhaité décrire les avancées et les évolutions des sciences médicales, mais aussi présenter leurs travers et leurs combats, depuis l'Antiquité jusqu'à nos jours, sans omettre de préciser les enjeux de la médecine pour les années à venir.
Découvert de façon fortuite et encore marqué par l'émotion ressentie au regard du film Au revoir là-haut mis en scène par Albert Dupontel en 2017, nous avons été immédiatement séduit par le journal La Greffe générale. Ce journal humoristique, voire satirique, comporte huit numéros de quatre pages chacun, publiés entre 1917 et 1918 par les blessés à la face pendant la Première Guerre mondiale, soignés à l'hôpital du Val-de-Grâce, les patients du fameux Pr Hippolyte Morestin, chirurgien maxillo-facial mondialement reconnu à cette époque. Nous avons donc aussitôt entrepris de racheter les droits pour en faire une réédition modestement commentée par nos soins. Les auteurs, meurtris dans tout ce qu'ils ont de plus visible et dans leur dignité la plus vive, ont choisi l'humour pour vivre, pour survivre, pour communiquer avec le monde extérieur et pour être solidaires entre eux. "Rire quand même ! ", sous-titre du journal, qui nous est apparu comme extraordinaire d'humanisme, est une véritable leçon de vie, voire un hymne à la vie, quand on sait que la société d'alors, souhaitant oublier les stigmates de la guerre et loin d'apprécier à leur juste valeur les sacrifices guerriers et patriotiques de ces soldats français, les rejettera avec pitié parfois et dégoût le plus souvent. Embryon de l'Union des Blessés de la Face foncée en 1921, c'est cette mémoire que nous avons souhaité restituer afin que personne n'oublie qui étaient ces hommes fabuleux et authentiques.
Tout le monde sait que les Allemands ont récupéré l'or dentaire à la sortie des chambres à gaz dans la bouche des Juifs qui y sont morts. Mais, sait-on que ce geste sordide a été légiféré par Heinrich Himmler, le chef de la SS, en 1940, au moment de la déclaration de guerre, puis une seconde fois, en 1942, au moment de la Solution finale ? Sait-on qu'une quittance était émise à chaque récupération pour chaque individu décédé ? Que chaque mois, cet or était envoyé à Berlin à la Reichsbank et qu'une quittance mensuelle était émise pour chaque camp ? Et qu'arrivé là, l'or dentaire était recoulé en lingots estampillés avec des cachets d'avant-guerre pour faire croire à une provenance d'avant-guerre justement, les stocks d'or de chaque pays étant connus de tous ? Et enfin que ces lingots étaient ensuite convoyés vers les banques suisses pour l'échanger contre de l'argent sonnant et trébuchant avec lequel les Nazis achetaient des matières premières pour fabriquer des armes ? Genèse de cette récupération chez les dentistes, puis chez les SS, récupération de l'or dentaire elle-même et exploitation jusque dans les échanges internationaux, Xavier Riaud aborde toutes les questions et n'élude absolument rien, jusque dans l'usage d'une partie de cet or pour faire des prothèses dentaires chez les officiers SS, sans oublier les vols au sein de la hiérarchie SS. Tout le cheminement de cet or est décrit dans le moindre détail, depuis les chambres à gaz jusque dans les malversations de pays qualifiés de neutres. A l'aide d'archives uniques issues des plus grands centres du monde sur la Shoah, de documents déclassifiés "secret" et des témoignages de survivants, Xavier Riaud réalise la toute première étude complète sur ce sujet au monde, le tout premier livre jamais écrit sur cette question.
Le 17 juin 1940, le maréchal Pétain diffuse un message radiophonique où il annonce son intention de demander un armistice aux Allemands qui sont entrés dans Paris le 14. Depuis Londres, le général de Gaulle appelle, le 18 juin, a contrario les Français à le rejoindre et à résister à l'oppresseur. Il sera bien entendu. Chez les dentistes également puisque, massivement, ils se sont engagés dans la lutte contre les nazis. La profession a payé un très lourd tribut à cette guerre. Beaucoup ont sacrifié leur vie sans hésiter pour défendre leurs convictions profondes et le drapeau français. Des noms célèbres comme Danielle Casanova, Georges Paulin ou encore Pierre Audigé sont entrés dans la légende par leur héroïsme et leur courage. Déportés ou exécutés sommairement, leurs actions ont sapé le moral des forces allemandes et ont favorisé indéniablement le débarquement des Alliés en Normandie. En voici l'histoire...
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.