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Le graveur et le philosophe. Albert Flocon rencontre Gaston Bachelard
Rheinberger Hans-Jörg ; Lochmann Arthur
HERMANN
24,70 €
Épuisé
EAN :9782705694760
La rencontre entre le graveur sur cuivre Albert Flocon et le philosophe de la science Gaston Bachelard reste peu connue du public. Pourtant, elle semble tout à fait emblématique des influences réciproques entre la philosophie et l'art, le travail de l'esprit et celui de la main. Tous deux enracinés dans le surréalisme, mais chacun à sa manière, Bachelard et Flocon s'aventuraient régulièrement aux frontières de leur métier pour explorer des terres encore inconnues. Bachelard, se réclamant d'une "raison sauvage" et d'un principe expérimental radical, choisissait les objets de sa pensée selon leurs promesses insistantes. Il n'en reconnaissait pas moins dans les oeuvres du bricoleur Flocon sa propre "philosophie au travail" - un travail où sa raison pouvait toujours être remise en jeu. Sous la forme d'une double biographie, Hans-Jörg Rheinberger parvient à composer une histoire intellectuelle lucide tout en présentant une fascinante lecture illustrée des cuivres d'Albert Flocon.
De Gaston Bachelard et Ludwik Fleck en France et en Allemage à Thomas Kuhn aux Etats-Unis, en passant par Edmund Husserl et Martin Heidegger ou Alexandre Koyré, et jusqu'au tournant anthropologique des années 1980, un tour d'horizon des XIXe et XXe siècles et de la réflexion sur les sciences, toujours plus complexe et motivée par une approche sociohistorique. Si le XIXe siècle a connu, dans la philosophie des sciences, l'ascension du positivisme, le XXe siècle a commencé par une crise de la pensée positiviste sans qu'une solution ou même une alternative se soient dessinées à l'horizon. Cette crise a donné lieu à une réflexion complexe sur les sciences, motivée par une approche sociohistorique. Consistant initialement à historiciser la philosophie des sciences, elle a abouti au développement de diverses formes d'épistémologie historique. Ce mouvement, qui s'est déployé tout au long du XXe siècle, est à situer dans le contexte de la dynamique des sciences et des évolutions sociales et culturelles de cette période. Cette introduction présente les positions les plus notables qui ont marqué ce procès d'historicisation de l'épistémologie. Elle parcourt ce mouvement, de ses premiers développements, en France et en Allemagne au XIXe siècle, à ses plus récentes formulations. Ce tour d'horizon offre une synthèse précise et claire d'un espace de réflexion qui n'a cessé de se diversifier, et qui, par sa pluralité, continue de fournir des outils conceptuels essentiels pour penser la science et son histoire.
Entre la Moselle et la Catalogne s'étend une mosaïque de paysages, de langues et d'histoires. Dans ce texte, qui tient du récit comme de l'essai, Eugène Reinberger raconte son voyage à travers les régions de France, à la rencontre des hommes et des femmes qui les peuplent - ou les ont peuplées. Au cours de son périple, accompagné de son chien Wiko, il songe à la richesse linguistique des cultures locales, forgées par des milliers d'années d'Histoire, depuis les hommes préhistoriques jusqu'à nos jours, en passant par l'époque romaine. Ce texte mêlant récits de vies, analyses historiques et réflexions sur l'effondrement des civilisations nous invite à penser la préservation de nos identités et de nos territoires alors que de nouvelles menaces existentielles se profilent.
Mobiles, interactifs, capables de communiquer, les robots peuvent-ils pour autant "penser" ou prendre des décisions à la place des humains ? Faut-il les considérer comme des agents moraux ayant une "autonomie" ou leur donner un statut juridique particulier ? Qui est alors responsable de leurs actions - le concepteur informaticien, le fabricant industriel, l'usager consommateur ? Pour quelles finalités tous ces robots sont-ils conçus ? Depuis peu, le public a découvert comment des robots pouvaient remplacer l'être humain dans un nombre croissant d'activités économiques, sociales et politiques. Les robots-drones sont utilisés dans les conflits armés ou encore dans des contextes non armés pour la surveillance ou l'assassinat ciblé. Des robots aux formes androïdes ont fait leur apparition dans le domaine de la santé et du bien-être. Dans les hôpitaux, des robots opèrent sous la direction du chirurgien, d'autres robots aux formes animales deviennent des "compagnons" pour les personnes âgées. Dans des écoles, des robots sont utilisés par des enseignants pour l'apprentissage des langues ou des matières scientifiques. Dans des maisons, des robots de service aspirent la poussière des tapis tandis que des jouets-robots s'occupent des enfants. Dans le domaine de l'agriculture, des robots traient les vaches et nettoient l'étable. Dans les usines, les robots accélèrent la productivité et l'efficacité de la production industrielle. Tous ces robots qui remplacent les êtres humains dans des tâches devenues "robotisables" font-ils de notre société "une société robotisée" ? Tant par la réflexion théorique qu'à l'aide d'exemples précis, cet ouvrage multidisciplinaire examine comment les robots modifient la qualité de nos relations humaines, en quoi ils transforment certaines valeurs fondamentales comme la liberté et l'égalité, ou encore de quelle façon ils entraînent des changements sociaux et culturels, par exemple dans nos relations aux animaux ou à l'environnement.
Dans son livre L'âme désarmée, essai sur le déclin de la culture générale, le philosophe Allan Bloom écrivait : "La question qui se pose à tout jeune être humain : "Qui suis-je ? " et le besoin puissant de se conformer à l'impératif de l'oracle de Delphes : "Connais-toi toi-même" qui est congénital en chacun de nous, signifient en premier lieu : "Qu'est-ce que l'homme ? "... La culture générale donne accès à ces réponses, dont plusieurs vont à l'encontre de notre nature et de notre époque. L'homme pourvu de culture générale est capable de ne pas s'en tenir aux réponses faciles... Il est certes ridicule de croire que ce qu'on apprend dans les livres représente l'alpha et l'oméga de l'éducation, mais la lecture est toujours nécessaire, en particulier à une époque où les exemples vivants de valeurs élevées sont rares". Inscrits dans la foulée de cette réflexion, Thomas De Koninck, Joseph Facal, Mathieu Bock-Côté et Louis-André Richard, professeurs engagés au service de l'éducation libérale, tentent de comprendre les chemins menant à une culture générale signifiante. Nous proposons, en songeant à la course effrénée des penseurs de l'école pour adapter celle-ci aux besoins immédiats du monde du travail ou aux tendances sociétales du moment, d'interroger les modalités de l'éducation supérieure : Remplit-elle son mandat ? Favorise-t-elle un milieu privilégié d'éducation libérale ? Qu'en est-il aujourd'hui de l'idée d'université ?
Résumé : " Une peinture est un tout organisé, un ensemble de formes (lignes, surfaces colorées...) sur lequel viennent se faire ou se défaire les sens qu'on lui prête. Le contenu de cet ensemble n'est pas un équivalent d'émotion, de sensation, il vit de lui-même. Ces relations entre les formes sont un transfert de relations de l'univers à une autre signification. Dans ce qu'elle a d'essentiel la peinture est une humanisation du monde. " Pierre Soulages (1948) Voici réunis, dans leur variété, leur constante et exemplaire rigueur, quelques-uns des textes et entretiens de Pierre Soulages. Ils explicitent pour nous son oeuvre immense.
Cénat Jude Mary ; Cyrulnik Boris ; Dérivois Daniel
Même si, avec plus de 200 000 morts et des dizaines de milliers de blessés, le séisme du 12 janvier 2010 a déjà suscité nombre de réflexions sur l'histoire et la population haïtiennes, on a rarement l'occasion de lire des témoignages aussi poignants ainsi qu'une fine analyse des traumatismes et de la résilience des survivants. Tout le monde s'en souvient : isolés, sans abri, sans nourriture, débordés par la dévastation et dans l'attente des secours, les insulaires ont vécu parmi les morts et avec les morts pendant de nombreuses semaines. Ces témoignages de survivants nous font précisément entrer dans cet enfer, dans le récit d'une souffrance insupportable, mais qui refuse toute attitude condescendante. Par-delà blessures et amputations, le dialogue avec l'auteur laisse lentement apparaître les voies salutaires de la résilience, une sortie proprement humaine vers la vie, comme une renaissance que donne en partage le peuple haïtien à l'humanité entière. Cela nous donne un ouvrage touchant, rigoureux et engagé. Un ouvrage édifiant.