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Où va la démocratie ? Une enquête internationale de la Fondation pour l'innovation politique
Reynié Dominique
PLON
24,99 €
Épuisé
EAN :9782259263634
Depuis plusieurs années déjà, on observe les signes d'une fragilisation du monde démocratique. La hausse de l'abstention, l'installation d'un puissant vote populiste et la crise des partis de gouvernement en sont les signes les plus remarquables. A des degrés divers, la défiance à l'égard des institutions et des acteurs politiques est commune à la plupart des démocraties et, presque partout, elle domine dans l'opinion, y compris là où le régime démocratique semblait plus solidement enraciné. Le discrédit affecte toutes les institutions de représentation. Le monde médiatique est jugé sévèrement. Dans le même temps, le renouvellement générationnel transforme profondément la culture civique. Il s'agit d'une révolution silencieuse mais dont les conséquences ne sont pas anticipées. Si, en Europe centrale et orientale, le retour à une pratique autoritaire du pouvoir est déjà parfois à l'oeuvre, cette forme de gouvernement rencontre aussi un succès croissant au sein des nouvelles générations de tous les pays étudiés. Les démocraties subissent les effets du grand changement historique. Le vieillissement démographique fragilise les politiques de solidarité, indispensables à la cohésion sociale. La globalisation fait douter de la capacité de régulation, voire de gouvernement, des Etats. Dans le monde démocratique, on ne met pas encore en doute massivement la valeur du vote mais on s'interroge de plus en plus sur son efficacité et son utilité. Le régime démocratique entre dans une nouvelle phase de son histoire. Son avenir est incertain. Voilà pourquoi il importe de mieux définir l'état présent de la démocratie. C'est dans ce but que l'enquête "Où va la démocratie ?" a été conçue par la Fondation pour l'innovation politique. Sa réalisation a été confiée à l'institut Ipsos, qui a administré un questionnaire en 23 langues différentes. Plus de 22 000 citoyens ont été interrogés dans 26 pays : l'Allemagne, l'Autriche, la Belgique, la Bulgarie, la Croatie, le Danemark, l'Espagne, les Etats-Unis, l'Estonie, la Finlande, la France, la Grèce, la Hongrie, l'Italie, la Lettonie, la Lituanie, la Norvège, les Pays-Bas, la Pologne, le Portugal, la République tchèque, la Roumanie, le Royaume-Uni, la Slovaquie, la Suède et la Suisse. L'enquête aborde de nombreuses questions, parmi lesquelles l'attachement au vote, la confiance dans les institutions, la montée de l'autoritarisme, la confiance dans les gouvernants mais aussi dans les médias, les jugements suscités par la police et l'armée, l'état de l'opinion sur la peine de mort, l'immigration, l'avortement, les réfugiés ou l'islam, etc. Cette enquête est le fruit d'un travail collectif. Outre les réflexions des membres de l'équipe de la Fondation pour l'innovation politique et de celle de l'institut Ipsos, elle comprend aussi les contributions des universitaires Oriol Bartomeus, Bruno Cautrès, Corinne Deloy, David Hanley, Aminata Kone, Marc Lazar, Anne Muxel, Pascal Perrineau, Dominique Reynié, Johan Rochel, Jacques Rupnik, Corentin Sellin, Christophe de Voogd et Mathieu Zagrodzki. Avec les données recueillies et présentées dans ce volume, nous souhaitons alimenter les réflexions sur l'avenir du régime démocratique à l'âge de la transition démographique et de la globalisation.
En 2007, le cinquantième anniversaire du Traité de Rome coïncide, en France, avec d'importantes échéances électorales. Pour réunir les deux événements, la huitième édition de L'Opinion européenne propose un tour d'horizon de ces enjeux qui, au-delà des campagnes politiques nationales, préoccupent tous les Européens : les retraites, la laïcité, l'état des finances publiques, les défis de la santé, la fiscalité, etc. Comme chaque année, cet ouvrage fournira par ailleurs l'occasion de découvrir les goûts et les comportements culturels des Européens : les films qu'ils ont vus et aimés ou encore l'audience enregistrée dans chacun des pays de l'Union lors de la Coupe du monde de football. Née en 2000, L'Opinion européenne est désormais l'ouvrage de référence pour connaître les opinions des Européens et comprendre les évolutions de l'Union.
Innovation politique 2013 regroupe et actualise les notes publiées par la Fondation pour l'innovation politique (www.fondapol.org) entre septembre 2011 et décembre 2012.Les contributions ont été écrites par des auteurs aux parcours très divers (économistes, juristes, sociologues, per-sonnalités de la vie associative, conseillers financiers...) qui espèrent éclairer le débat public et contribuer à l'émergence de solutions concrètes et innovantes.Cet ouvrage est une invitation à la réflexion et à l'échange à propos d'enjeux qui dessinent notre avenir commun, notamment la crise financière, les problèmes du logement, les politiques de santé, l'école, les choix énergétiques ou la situation des classes moyennes.Think tank libéral, progressiste et européen, la Fondation pour l'innovation politique adresse ce recueil d'idées aux étudiants, chercheurs, décideurs politiques, ainsi qu'à tous les citoyens désireux de comprendre les enjeux du monde actuel et de prendre une part active à la vie des idées et au débat démocratique.
Le commentaire public ne paraît retenir de l'Europe que l'atonie institutionnelle et la morosité de ses élites politiques. Or, après quatre référendums, le double " oui " espagnol et luxembourgeois et le double " non " français et néerlandais reflètent une situation à l'évidence plus contrastée. Dans ce contexte, l'édition 2006 de L'Opinion européenne revêt un caractère exceptionnel. Pour apprécier plus justement la situation, pour mieux saisir les mouvements politiques, économiques, culturels ou sociaux qui traversent l'Union, il faut apprendre à concentrer l'attention sur les Européens eux-mêmes. C'est ce que propose cet ouvrage qui permet d'appréhender la société européenne grâce à un ensemble d'études portant sur les classes populaires, les choix électoraux des Européens, leur vision de la guerre, la compétition avec la Chine, les médias, la circulation des travailleurs, l'action syndicale, etc. Depuis sept ans, avec le soutien de la Fondation Robert Schuman, L'Opinion européenne s'est imposé comme la nouvelle référence pour qui veut comprendre les évolutions de l'Union et connaître les opinions et les comportements des Européens.
Résumé : L'extrême gauche française est une énigme. Marginale, elle est pourtant jugée influente. De fait, depuis l'effondrement du communisme d'Etat, qu'elle a farouchement combattu, elle paraît revenir sur le devant de notre scène politique. Le déclin du Parti communiste, son frère ennemi, constitue pour elle une sorte de triomphe historique ; l'apparition d'un mouvement altermondialiste lui offre des opportunités inédites, donnant un nouveau souffle à quelques-uns des thèmes qui lui sont chers ; de plus, cette gauche radicale a su prendre part à des combats couronnés de succès, depuis les mobilisations collectives de l'hiver 1995 contre la réforme des retraites jusqu'aux manifestations hostiles au CPE du printemps 2006, en passant par l'opposition au traité européen, rejeté par référendum le 29 mai 2005. Et enfin, des résultats électoraux exceptionnels ont donné à l'extrême gauche une visibilité spectaculaire, comme en témoigne le 21 avril 2002. La question se pose donc de savoir si l'extrême gauche française est moribonde ou renaissante.
Pour chaque « entrée », les auteurs ont également pris le parti de ne pas revenir sur les aspects classiques du proustisme (il existe de nombreux dictionnaires qui s acquittent déjà, et admirablement, de cette mission), mais de pointer des bizarreries, des « angles », des « curiosa » inédites: de « A » comme Agonie, à « Z » comme « Zinedine de Guermantes », de « Datura » à « Rhinogoménol », de « Kabbale » à « Asperge », de « Plotin » à « Schopenhauer » ou « Walter Benjamin », ils se sont ainsi amusés à parler du Proust qu'ils vénèrent depuis toujours, de sa biographie autant que de son génie d'écrivain, veillant chaque fois à apporter de la « valeur ajoutée » à leur texte. Les proustiens de c ur y trouveront leur compte, ainsi que les proustologues de tête. De nombreux extraits de correspondance et de l"uvre elle-même sont reproduits dans ce « D.A » volontairement facétieux, érudit et, espérons-le, aussi savant que divertissant."
Confrérie de notables, club de pensée, école de réflexion, ersatz laïque de la religion... que n'a-t-on écrit sur la Franc-maçonnerie? En fait, l'originalité de la Franc-maçonnerie tient à sa nature même de société initiatique et à ses méthodes. Elle n'est ni une secte car elle n'a pas de doctrine à imposer aux autres hommes, ni un parti car elle ne cherche pas à conquérir le pouvoir, ni une église car si elle se veut universelle, son prosélytisme est limité et surtout n'exclut aucune croyance. D'Abd El-Kader à Jean Zay, le choix des entrées consacrées à l'histoire, aux mots, à la symbolique mais aussi aux figures emblématiques de la Franc-maçonnerie est significatif de l'écriture de ce DictionnaireAmoureux. Il est tout à la fois didactique et personnel.
Présentation de l'éditeur Conflits, affrontements polémiques... Notre quotidien se noie sous les informations de ce qui nous divise, sous les constats de nos désunions. Au point de faire parfois oublier l'autre versant, tout aussi immense, celui de nos attachements, de nos retrouvailles, de nos solidarités. De quelle nature est donc ce lien humain, qui se tient à l'arrière-plan des déchirures ? Est-il inné ? Pluriel ? Spontané ? Sans cesse à construire ? Pour répondre à ces questions, Roger-Pol Droit explore ces " nous " auxquels nous participons et qui nous constituent : le " nous " de la famille, celui des amis et des amants, de ceux qui parlent une même langue, le " nous " des citoyens, le " nous " de l'humanité – sans oublier le " nous " des vivants, toutes espèces rassemblées. Dis-moi de quel " nous " tu parles, je te dirai ce qui le tisse et nous relie aux autres – telle est la maxime de cet essai incisif, qui éclaire cette question urgente d'une lumière inattendue.
Si je suis amoureux de Paris ? Et comment ! Amoureux partial, amoureux nostalgique, amoureux terroriste. Mais amoureux sincère, amoureux gourmand, amoureux frénétique. Choisir c'est renoncer : j'ai donc tranché dans le vif, au gré de mes passions, de ma curiosité et de mes souvenirs. C'est pourquoi ce dictionnaire n'est ni un guide touristique, ni un précis d'histoire parisienne, ni un recueil de bonnes adresses. D'Accordéon à Zucca, des Catacombes à André Hardellet, de la Bièvre au Palais-Royal, il est l'herbier subjectif d'une ville qui n'appartient qu'à moi et que je ne troquerais pour rien au monde. Bienvenue dans mon Paris" !
Quand, le 8 mai 1945, le Troisième Reich s'effondre enfin, on veut croire à la mort du nazisme. C'est pourtant loin d'être le cas : organisations, militants, théories, ils sont nombreux à avoir survécu à la victoire des Alliés. Très vite émerge la crainte de voir se constituer une "Internationale noire" , laquelle va devenir un thème récurrent de l'industrie pop-culturelle - l'organisation Hydra de l'univers Marvel en est aujourd'hui le cas le plus fameux. Le contexte de guerre froide favorise bientôt la construction d'organisations internationales prônant le "nationalisme européen" , voire le "nazisme universel" . Ces mouvements se réfèrent généralement à l'Europe (le Mouvement social européen, le Nouvel Ordre européen, Jeune Europe étant les plus connus), mais il faut encore y ajouter leurs homologues américains, africains, parfois australiens. Le racisme nazi évolue donc vers une idéologie de préservation de la spécificité du "monde blanc" , hélas encore à l'oeuvre aujourd'hui. Grâce à des archives (surtout françaises et américaines) jamais exploitées, le présent ouvrage se propose de suivre ce ballet incessant et halluciné où se mêlent anciens nazis, collabos et jeunes convertis, pour lesquels le "Reich de mille ans" n'en est qu'à ses débuts. Spécialiste de l'extrême droite, Nicolas Lebourg est historien, chercheur associé au CEPEL (CNRS-Université de Montpellier). Cet ouvrage prolonge les travaux qu'il mène depuis 2015 dans le cadre du programme sur l'histoire des fascismes de l'Université George Washington. Il a notamment publié au Seuil avec Jean-Yves Camus Les Droites extrêmes en Europe (2015).
Cassirer Ernst ; Hendel Charles W ; Vergely Bertra
Résumé : Avril 1945. Ernst Cassirer achève peu avant de mourir Le mythe de l'Etat : un ouvrage réalisé à la demande de ses amis afin de tenter de comprendre les origines et les causes du nazisme. Sans jamais prétendre réduire le tragique de l'Histoire, mais sans renoncer non plus à toute explication, il invite la modernité à repenser son rapport au mythe. Les déformations qu'il fait subir à la pensée ne sont-elles pas la préfiguration, voire la caution, des violences politiques qui viennent ensanglanter les sociétés ? L'obscur besoin d'ordre qu'il véhicule et qui hante les fondements de la culture n'est-il pas responsable de la transformation de celle-ci en cauchemar, lorsqu'elle s'avise de ne plus lui résister mais de se confondre avec lui ? Le XXe siècle n'a-t-il pas basculé dans le tragique parce que subitement la culture s'est mise à célébrer le culte du héros, de la race et de l'Etat tout en versant dans un pessimisme dénigrant la Raison ? Ce livre peut être considéré, à bien des égards, comme le testament philosophique de l'un des plus grands penseurs de ce siècle, et en tout cas du plus digne héritier des Lumières. Livre savant attaché à reconstituer la mémoire de la Raison en refaisant l'histoire de toute la pensée politique, c'est aussi un livre de philosophe plaidant, à travers une critique du mythe, pour que la raison politique ne déroge pas à la plus haute de ses fonctions : réaffirmer la culture contre les tentations d'ériger l'idéologie, et donc la violence, en raison. Pour Cassirer, trois cultes particuliers ont propagé la déraison en politique : 1/ le culte du héros qui défend la nécessité de dirigeants politiques forts, voire d'hommes providentiels ; 2/ le culte de la race, véhiculé par Gobineau ; 3/ la conception hégélienne de l'Etat, dans laquelle l'institution étatique n'a pas à être limitée par les droits individuels, car elle est une réalité suprême, transcendante, divine, qui n'a sa finalité qu'en elle-même. Cassirer reproche à cette théorie de fournir une justification à la toute-puissance de l'Etat totalitaire.
Résumé : Résumons en quelques mots la vulgate, hyperdominante, à laquelle David Graeber s'en prend dans ce livre avec allégresse : la démocratie est une invention occidentale, due aux Grecs de l'Antiquité, puis ravivée aux XVIIE et XVIIIe siècles en Europe et aux Etats-Unis, qui en sont à la fois le berceau et la terre d'accueil par excellence. Non, ce n'est pas la "culture occidentale" qui a fait apparaître et prospérer la démocratie. Bien plus : si l'on entend le mot "culture" au sens anthropologique, il apparaît que la culture occidentale est introuvable. Et si l'on entend par ce mot la culture des lettrés, alors il n'est pas difficile de vérifier que ces derniers, en Occident comme en Orient, se sont constamment opposés à la démocratie. Celle-ci, défend Graeber, ne naît et ne vit en réalité que dans les marges des systèmes de pouvoir : elle est indissociable de l'anarchie. Une réflexion puissante, qui invite à mettre en question de façon radicale nos systèmes politiques contemporains et leur histoire.
Résumé : Le problème, c'est l'obéissance. Ce monde va de travers, à tel point que lui désobéir devrait être une urgence partagée et brillante : d'où vient donc notre docilité ? Conformisme social, soumission économique, respect des autorités, consentement républicain ? Pour Frédéric Gros, c'est en repérant les styles d'obéissance qu'on se donne les moyens d'inventer de nouvelles formes de désobéissance. Sous sa plume, la pensée philosophique, en même temps qu'elle nous enjoint de ne jamais céder aux évidences, nous fait retrouver le sens de la responsabilité politique. A l'heure où les décisions des experts se présentent comme le résultat de statistiques glacées et de calculs anonymes, désobéir devient une affirmation d'humanité.