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Niccolo Paganini. Le romantique italien
Rey Xavier ; Poulet Gérard
L'HARMATTAN
31,50 €
Épuisé
EAN :9782738475541
Niccolò Paganini, le plus extraordinaire, le plus spectaculaire violoniste de tous les temps, a payé, durant toute sa vie — et même à titre posthume —, le tribut de la gloire : les médisances, les calomnies, les légendes les plus sordides ou les plus sulfureuses ont été abondamment répandues sur son compte. Aucune accusation ne lui aura été épargnée. "Bras droit" de Satan, ladre, cupide, ne pensant qu'à amasser une fortune colossale — mais, dans le même temps, accusé d'abandonner sa famille à la plus extrême misère —, séducteur invétéré sans aucun scrupule, ambitieux et assez vaniteux pour vouloir inscrire en lettres d'or son nom au fronton d'un casino à Paris, illettré, inculte, colérique, infréquentable, aucun qualificatif avilissant, aucune épithète déshonorante ne lui auront été épargnés. Pourtant, ce génie musical, qui a marqué l'histoire du violon de son indélébile empreinte, était en réalité un artiste complet et d'une phénoménale puissance de travail — une rapide étude de la liste de ses concerts jointe en annexe ne peut que laisser le lecteur admiratif —, un homme timide, pudique même, amoureux de la vie, d'un courage exceptionnel et d'une force de caractère peu commune face à l'adversité et à la maladie, qui cultivait l'amour des siens et l'amitié comme des vertus premières, qui savait être affable, bon, généreux, pour tout dire, sans aucun rapport avec l'homme que l'on nous a trop souvent décrit. Ce livre est donc destiné, en premier lieu, à tous ceux que les biographies romancées n'intéressent qu'assez peu et qui veulent — grâce aux nombreux documents d'époque cités — avoir une idée plus juste de ce grand homme, dont la vie et les tribulations posthumes constituent, à elles seules, un véritable roman. Dès son premier violon et sa première méthode du "Petit Paganini", Xavier Rey s'est pris de passion pour cet artiste exceptionnel, à la fois si célèbre et si méconnu. Cette passion l'a poussé à rechercher dans les propres écrits du musicien, ceux de ses contemporains et de ses différents biographes, une nouvelle approche de cet être complexe et contradictoire. Sa culture musicale, et surtout violonistique, l'a amené à collaborer à la revue CLASSICA. Il prépare actuellement un second ouvrage consacré à un autre grand violoniste-compositeur du XIXe siècle, injustement oublié, Henri VIEUXTEMPS.
En 1940-1941, un groupe d'artistes surréalistes réunis autour d'André Breton trouve refuge à Marseille puis, quittant l'Europe en guerre, arrive à New York. On considère généralement que ce " passage de Marseille n a été l'élément déclencheur d'une autonomie complète de l'art américain, qui, une fois fécondé par les artistes européens en exil, aurait pris son indépendance avec l'expressionnisme abstrait. Ce catalogue propose, d'une manière largement inédite, une histoire plus complexe et moins nationaliste, en montrant d'abord que l'introduction du surréalisme aux Etats-Unis dès le début des années 1930 a suscité très tôt des interprétations originales et encore mal connues. 11 intègre ensuite l'expressionnisme abstrait, qui triomphe dans les années 1940, au sein d'un surréalisme transatlantique plus large, avec ses versants figuratifs et abstraits. 11 montre enfin l'existence d'une " autre tradition ", où, malgré le silence et le déni des critiques et des historiens de l'art, le surréalisme a continué à constituer un courant souterrain de l'art américain pendant les trois décennies qui ont suivi la Seconde Guerre mondiale, non seulement en peinture et en sculpture, mais aussi dans la culture visuelle populaire ou le cinéma expérimental. Quatre décennies durant, les artistes, entre attirance et répulsion, n'ont cessé de réactiver le potentiel créatif et déstabilisant du surréalisme. Prendre en compte ce potentiel conduit à abandonner les regroupements figés par l'histoire de l'art traditionnelle et à mettre en valeur de nouvelles constellations, qui mêlent artistes très connus et artistes injustement ignorés : Marcel Duchamp y côtoie Joseph Cornell, Jasper Johns, Robert Morris et H. C. Westermann ; Max Ernst etJoan Miró voisinent avec Dorothea Tanning, Jackson Pollock, Mark Rothko, Helen Frankenthaler et Wes Wilson ; Salvador Dali et René Magritte fraient avec Pavel Tchelitchew, Kenneth Anger,James Rosenquist et Paul Thek ; Yves Tanguy et Alberto Giacometti résonnent avec Louise Bourgeois, Eva Hesse et Claes Oldenburg.
Dalon Laure ; Rey Xavier ; Alsdorf Bridget ; Salom
Célèbre dans l'histoire de l'art pour ses somptueuses natures mortes et pour les portraits de figures illustres de son temps (Manet, Baudelaire, Rimbaud, Verlaine...), Henri Fantin-Latour est un artiste complexe, profondément indépendant dans un siècle marqué par les aventures collectives. Son oeuvre multiple, qui s'articule durant un demi-siècle entre portraits, natures mortes et compositions d'imagination, reste à la fois synonyme de classicisme et de modernité. Guidé par une conception très élevée de sa mission d'artiste, Fantin se dérobe à toutes les étiquettes : venu à la peinture sous la bannière réaliste, il apparaît comme le dernier des romantiques pour les uns, le premier des symbolistes pour les autres. Dans tous les cas, un artiste intense et délicat cachant sous les glacis d'une peinture austère une sensibilité à fleur de peau.
En 2003 est entré au Musée national d'art moderne un ensemble unique au monde : un pan de la collection d'André Breton exposé sur l'un des murs de son atelier du 42 rue Fontaine à Paris, ce lieu où le poète et fondateur du surréalisme vécut et anima ce mouvement artistique et littéraire décisif du XXe siècle durant plus de quarante années. Les objets du "Mur Breton" sont issus de cultures et d'aires géographiques variées : Océanie, Amériques, art populaire et art moderne européens (parmi lesquels des oeuvres remarquables du Douanier Rousseau, Joan Miró, Pablo Picasso, Francis Picabia, Valentine Hugo ou Jean Degottex). Le "Mur Breton" a fait l'objet en 1960 d'une célèbre campagne photographique par Sabine Weiss. Cet ouvrage, publié pour coïncider avec le Centenaire du surréalisme en 2024, donne toute sa mesure à cet objet-monde exceptionnel, véritable musée au sein du musée. Par des contributions scientifiques internationales et la mobilisation d'expertises aussi nombreuses que les domaines convoqués par la collection d'André Breton, l'enjeu est bien ici d'étudier pour la première fois, sous forme de catalogue raisonné, l'intégralité des objets qui composent ce Mur et le bureau du poète. Un versant plus spéculatif vise enfin à penser des questions à la fois historiques, anthropologiques et muséales proprement contemporaines, tout en contribuant de manière décisive à ce pan inédit du surréalisme.
Rey Xavier ; Shackelford George-T-M ; Freud Lucian
Première grande exposition monographique consacrée à Edgar Degas (1834-1917) à Paris depuis la rétrospective de 1988 au Grand Palais, Degas et le nu participe de l'ambition du musée d'Orsay de donner à voir l'avancée des connaissances sur les grands maîtres de la deuxième moitié du XIXe siècle, après les hommages à Claude Monet (1840-1926) et Edouard Manet (1832-1883).Cette exposition explore l'évolution de Degas dans la pratique du nu, de l'approche académique et historique de ses débuts à l'inscription du corps dans la modernité au cours de sa longue carrière. Occupant avec les danseuses et les chevaux une place prédominante dans l‘oeuvre de l'artiste, les nus sont présentés à travers toutes les techniques pratiquées par Degas, la peinture, la sculpture, le dessin, l'estampe et surtout le pastel qu'il porte à son plus haut degré d'achèvement. Organisée avec le Museum of Fine Arts, Boston, l'exposition bénéficie du très riche fonds d‘oeuvres graphiques du musée d'Orsay, rarement montré pour des raisons de conservation, auxquels s'adjoignent des prêts exceptionnels des plus grandes collections, comme celles du Metropolitan Museum of Art de New York ou de l'Art Institute de Chicago.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.