Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Frontières. Littératures francophones postcoloniales du XXIe siècle
Rey Mimoso-Ruiz Bernadette
ICT
27,50 €
Épuisé
EAN :9791094360965
Frontières et Francophonie sont intrinsèquement liées l'une à l'autre, ne serait-ce que par le biais de l'Histoire et posent depuis les indépendances le problème d'une créativité autonome pour les pays libérés de la tutelle française. Ce qui a été nommé "postcolonial" reflète, d'une part, une appropriation de la langue française par les écrivains qui la déclinent dans leur propre culture, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives linguistiques et imaginatives et, d'autre part, une adaptation des textes juridiques sur lesquels s'appuient les jeunes nations. Le colloque qui s'est tenu du 29 au 31 mars 2017 au sein de l'Institut catholique de Toulouse, dans le cadre de l'équipe Cultures, Ethique, Religions et Sociétés s'est donné pour objectif d'examiner cette évolution. Pour cela, une trentaine de chercheurs venus d'Europe, d'Afrique et des îles Mascareignes ont été réunis et leurs études trouvent place dans ce volume. Le Maroc, s'y inscrit de manière principale par la présence de trois écrivains marocains (Fouad Laroui, Mohamed Nedali et Habib Mazini) et le soutien du Consulat Général du Royaume du Maroc.
Interroger l'histoire de l'écriture et l'écriture et l'Histoire équivaut à poser la problématique du pourquoi et du comment de la naissance de l'écriture et de l'apparition de l'Histoire autour des liens qu'elles ont tissés depuis les origines. Dans cette perspective, le colloque organisé par l'équipe Cultures, Herméneutique et Transmission (U. E. Cultures, Ethique, Religions Et Sociétés) de l'Institut catholique de Toulouse, s'est voulu international et interdisciplinaire, accueillant plus de trente chercheurs, historiens et littéraires, venus d'Europe et d'Afrique. Le présent volume rassemble les études qui ont jalonné les trois journées d'échange dans les domaines de l'histoire, de la littérature et des arts. Les lectures scientifiques demeurent exigeantes et de plus en plus précises pour écrire l'Histoire ; la littérature poursuit sa quête du sensible, du ressenti quand elle raconte l'Histoire, tandis que les arts témoignent d'une époque, et, finalement, les uns et les autres apportent leur part de lumière à la difficile reconstitution du passé qui n'est autre que l'approche du long cheminement de la condition humaine.
L'oeuvre d'Henri Maldiney (1912-2013) s'inscrit et se distingue au sein de la phénoménologie de langue française, se tenant toujours à la croisée de l'anthropologie et de l'esthétique. Philosophe formé à l'école de Husserl et de Heidegger, il a beaucoup appris et collaboré avec les grands psychiatres du courant de l'anthropologie psychiatrique (Ludwig Binswanger, Roland Kuhn, Jacques Schotte). Si son travail le plus connu est sans doute l'esthétique des rythmes, la vie des formes et leur apparition dans l'Ouvert, il est toujours resté un philosophe de l'existence appréhendée par ses crises et ses créations. Au centre de son oeuvre se tient le présent originaire qui ouvre l'avenir : je suis toujours en projet, au-devant de moi-même. Mais l'existence ne se réduit pas à cette anticipation. Plus profondément que le projet qui connote toujours une certaine maîtrise, Maldiney situe le "pathique" . Etre passible d'une rencontre, accepter de se laisser surprendre par une oeuvre d'art comme par une personne, c'est cela que Maldiney appelle "transpassibilité" . L'événement d'une rencontre est toujours simultanément un avènement à soi. Dès lors toute la recherche est orientée par la mise à jour de l'Ouvert, son accessibilité comme son obturation dans la psychose. Cette introduction à la philosophie d'Henri Maldiney insiste sur l'unité d'un travail qui ne cesse de penser ensemble l'art et la folie, ce qu'ils ont à se dire, ce qu'ils ont à nous dire.
Homme et écrivain libre, Mokhtar Chaoui vogue entre plusieurs genres, du récit réaliste au merveilleux, du caustique au philosophique, de la chronique au fantastique... Héritier d'une tradition littéraire et d'une profonde culture marocaine, il les module, les renouvelle dans les espaces, comme dans les hybridations qui accordent originalité et pertinence à son oeuvre, bien qu'encore en devenir. Ses romans parus à ce jour dévoilent non seulement un portrait du Maroc contemporain, mais aussi posent un regard sur la complexité humaine, ses contradictions, sa grandeur et ses failles, interrogent sur la nature de l'art, tout en décryptant l'alchimie de l'écriture comme cheminement vers une rédemption espérée. Il trace ainsi un véritable projet littéraire qu'il met au service de l'humanisme qui rayonne dans ses oeuvres.
Les oeuvres de saint Jean de la Croix ont été abondamment étudiées. Parmi celles-ci, la Vive Flamme d'Amour est peu référencée, sans doute parce que le texte restait obscur. Mais, lisait-on la bonne version ? La Vive Flamme nous est parvenue en deux versions A et B. La version A a été considérée de moindre importance par rapport à la version B dite "son testament spirituel". La synopse des deux oeuvres met en lumière les profondes modifications qui ont été apportées à la version A. Cet outil de recherche inséré dans ce volume invite les chercheurs à décrypter les orientations théologiques divergentes des deux textes. L'étude présente met au jour l'expérience de la Trinité que le saint Carme dévoile dans la version A de la Vive Flamme, avec cohérence et clarté. Dans un retournement de perspective, véritable révolution copernicienne pour le lecteur, Jean de la Croix présente comment l'homme peut rencontrer Dieu dans son mystère trinitaire. La communication qui s'établit alors, dans l'ombre de la Trinité, laisse une place prépondérante à l'Esprit Saint comme garant de la liberté divine et humaine, pour conduire à un véritable échange entre Dieu et l'homme sauvé. "Donner Dieu à Dieu", telle est la vocation du chrétien que le saint Docteur du Carmel expose dans le feu de l'Amour qui l'habite.
Jacob resta seul et quelqu'un lutta avec lui jusqu'au lever de l'aurore". Pierrette Fuzat propose une analyse fouillée du passage biblique ainsi qu'une exploration de l'histoire de l'interprétation de ce mystérieux combat dont l'adversaire refuse de dévoiler son nom, notamment dans la tradition juive ou dans l'iconographie. Un véritable midrash. Pierrette Fuzat est théologienne.
Interroger l'histoire de l'écriture et l'écriture et l'Histoire équivaut à poser la problématique du pourquoi et du comment de la naissance de l'écriture et de l'apparition de l'Histoire autour des liens qu'elles ont tissés depuis les origines. Dans cette perspective, le colloque organisé par l'équipe Cultures, Herméneutique et Transmission (U. E. Cultures, Ethique, Religions Et Sociétés) de l'Institut catholique de Toulouse, s'est voulu international et interdisciplinaire, accueillant plus de trente chercheurs, historiens et littéraires, venus d'Europe et d'Afrique. Le présent volume rassemble les études qui ont jalonné les trois journées d'échange dans les domaines de l'histoire, de la littérature et des arts. Les lectures scientifiques demeurent exigeantes et de plus en plus précises pour écrire l'Histoire ; la littérature poursuit sa quête du sensible, du ressenti quand elle raconte l'Histoire, tandis que les arts témoignent d'une époque, et, finalement, les uns et les autres apportent leur part de lumière à la difficile reconstitution du passé qui n'est autre que l'approche du long cheminement de la condition humaine.
La filiation est au coeur des débats sociétaux contemporains. Elle est aussi la clef du message biblique, qui annonce aux hommes qu'ils sont fils d'un Père céleste. Etonnante modernité des Ecritures : on ne naît pas fils, on le devient à force de récits : Adam et Eve, Abraham et Isaac, Marie et Jésus... autant d'ébauches, de tentatives, de préfigurations de notre filiation dans le Fils unique de Dieu. Comment devient-on couple ? Comment devient-on mère ? Comment devient-on père ? Comment devient-on fils ? La Bible nous le raconte. Préface de Philippe Lefebvre. Sabine Ginalhac est théologienne.