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Les adolescents face à la violence. Edition 2000
Rey Caroline
SYROS DECOUVERT
30,00 €
Épuisé
EAN :9782841468607
Les faits divers, relatant des épisodes violents impliquant des adolescents, ne cessent de remplir les colonnes des journaux, à tel point que, pour certains, la violence est devenue synonyme de " jeunesse " ; les jeunes seraient forcément violents ! L'adolescent a donc mauvaise réputation auprès du grand public. Cette image négative et déformée est même amplifiée par des études épidémiologiques se résumant souvent à un long catalogue de catastrophes (suicide, délinquance, toxicomanie...). On assiste ainsi, de manière préoccupante, à un glissement vers une interprétation dramatisée de l'adolescence, à laquelle la violence est systématiquement associée. Les auteurs réunis dans cet ouvrage - pédiatres, psychologues, psychiatres, psychanalystes, sociologues, juges, médecins de santé publique... - adoptent résolument un point de vue différent, et invitent à porter un autre regard sur cette période critique, en rappelant que les adolescents sont d'abord victimes de violences (violences intrafamiliales, violences institutionnelles, violences sexuelles pour n'en citer que certaines). Les passages à l'acte sont en fait une réponse à une violence initialement subie. L'approche interdisciplinaire privilégiée ici permet de rendre accessible une réflexion trop rarement conduite entre spécialistes, c'est le principal intérêt de l'ouvrage. Une mise au point indispensable pour tous les professionnels concernés. Cette deuxième édition actualisée donne une plus grande place à la prévention.
Résumé : La Russie est-elle européenne ? Qu'est-ce qu'être russe ? Depuis le XVIe siècle, la Russie entretient un lien complexe et ambigu avec l'Europe occidentale. A la tête d'un véritable Etat-continent s'étendant de l'Europe à l'Asie, les tsars de Russie puis les leaders soviétiques n'ont cessé de s'interroger sur l'identité de leur pays et les relations à nouer avec l'Europe, tour à tour perçue comme modèle de modernité et d'efficacité ou comme source de danger et de subversion. D'Ivan le Terrible à Vladimir Pontine, les décideurs russes ont été confrontés à ce "dilemme" : fallait-il imiter l'Europe pour mieux la dépasser, ou bien s'en protéger. D'une plume alerte, en s'appuyant sur un vaste ensemble documentaire, Marie-Pierre Rey explore les tourments de l'identité russe, à la croisée de l'histoire des relations internationales et de l'histoire des représentations.
Elgey Georgette ; Boussard Marie-Caroline ; Rey Ma
Résumé : Ce cinquième volume de l'Histoire de la IV République marque l'aboutissement sinon encore le dénouement ! - d'un travail sans égal entrepris il y a quarante-cinq ans (son premier tome, La République des Illusions, parut en 1965). Comme ses prédécesseurs, devenus ouvrages de référence, ce volume est le fruit d'une enquête exhaustive, de la confrontation de centaines de documents d'archives françaises et étrangères, très souvent de première importance, jamais encore consultés, avec les témoignages des principaux acteurs. C'est un livre hors normes qui nous conduit dans une société française à mille lieues de la France d'aujourd'hui. Les révélations y abondent, sur les sujets les plus variés : guerre d'Algérie, drame des populations, écartèlement de l'armée, scandales politicopoliciers, dysfonctionnements du régime, retour du général de Gaulle au pouvoir, etc. L'auteur a connu et souvent vu vivre les personnages qu'elle évoque. Sous sa plume, ils deviennent des êtres de chair et de sang avec leurs faiblesses, leurs erreurs, mais aussi, pour beaucoup, leur courage et leur dévouement à la chose publique. Voici des années que l'éditeur et l'auteur reçoivent des lettres de lecteurs réclamant la suite et fin de cette foisonnante Histoire de la IVe République. En ouvrant cet ouvrage qui a demandé une bonne décennie de travail, ils ne seront pas déçus.
Notre division était anéantie; ne pouvant avancer par la route, je passais par les champs où s'entassaient derrière moi des horreurs et des chevaux blessés et mutilés, clans un état des plus horribles. Décrire ces horreurs est au-dessus de ares firmes." Sous la plume du lieutenant Andreev, (lui eu 1812 combattait, tout jeune borine, dans les rangs (le l'armée russe, l'atroce bataille de la Moskova se dérobe. Comment saisir ce que tilt la campagne de Russie pour ceux qui la vécurent ? Proposer pour la première fois une histoire humaine de la guerre qui opposa l'Empire français à l'Empire russe, en s'appuyant sur des sources jusque-là négligées et des matériaux d'archives inexplorés: tel est l'objet de ce livre. Les sans-grade, civils ou simples soldats, y tiennent le même rang que les héros de guerre; la voix du peuple russe s'y mêle à celle des grognards de la Grande Armée, pour éclairer d'un jour nouveau l'affrontement des deux géants qui déchira l'Europe.
Ce tome 2 présente les auteurs majeurs de l'après-guerre dans les domaines de l'économie et de la sociologie : François Perroux, Milton Friedman, Friedrich Hayek, Pierre Bourdieu, John K. Galbraith, Albert Hirschman, Joan Robinson, Gunnar Myrdal ou Nicholas Kaldor. Connaître les travaux des économistes et des sociologues qui, par le passé, ont marqué l'histoire de leur discipline est un exercice imposé pour tous les étudiants ou lycéens en sciences sociales. Mais c'est aussi, pour les non initiés, un excellent moyen de comprendre la logique des débats actuels d'experts sur l'emploi, la croissance, les inégalités... Le parti de ce livre n'est donc pas celui de l'exhaustivité, mais de la clarté : après le tome 1 de Déchiffrer les grands auteurs de l'économie et de la sociologie (des mercantilistes à Schumpeter et Keynes), ce tome 2 présente les auteurs majeurs de l'après-guerre (François Perroux, Milton Friedman, Friedrich Hayek, Pierre Bourdieu, John K. Galbraith, Albert Hirschman, Joan Robinson, Gunnar Myrdal ou Nicholas Kaldor). Avec cette qualité de style qu'on lui connaît pour rendre vivantes et accessibles les analyses de spécialistes, Denis Clerc expose de façon remarquablement limpide l'originalité scientifique de chacun des auteurs sélectionnés, et leur polémiques - parfois vives - sur des débats toujours d'actualité : l'aggravation des inégalités nuit-elle à la croissance économique, comme le pense N. Kaldor ? Pourquoi J. Robinson, F. Hayek, M. Friedman ou J. Hicks plaident-ils pour, ou contre, l'intervention économique de l'Etat ? Peut-on relancer la croissance et l'emploi en créant de la monnaie ? Comment le prix Nobel A. Hirschman explique-t-il le rôle des idées et des mouvements sociaux dans l'évolution économique ? ... Des débats académiques qui n'ont rien d'académique !
La rue, jadis espace positif de socialisation pour les enfants des villes, est aujourd'hui le lieu de tous les dangers. La marginalisation puis l'exclusion des enfants et des jeunes dans les grandes villes, leur dérive au sein de l'espace public, leur perte d'espoir que semble confirmer l'absence d'avenir sont des problèmes largement partagés au niveau international. Face à cette réalité, quelles sont les options proposées ? La remise en question de l'Etat providence a rejeté sur la famille une grande partie des responsabilités auparavant collectivisées, mais que l'Etat ne peut (ou ne veut) plus assumer. Les familles, déjà fragilisées, n'ont d'autres ressources que de reléguer leur enfant dans un espace public vague et sans contrôle. Intermédiaire entre l'Etat et les familles, un réseau de soutien s'est historiquement constitué, dépassant l'ancienne conception "publique" de l'aide à l'enfance. Son extrême complexité fait apparaître l'enfant comme un enjeu au centre d'une multitude d'initiatives très localisées, d'organisations officielles, non gouvernementales, religieuses, toutes revendiquant la légitimité de sa prise en charge. Il était nécessaire de faire un état des lieux de cette mosaïque dans une perspective internationale, et d'illustrer à la fois les différentes réalités auxquelles sont confrontés les enfants marginalisés et certaines solutions proposées pour leur venir en aide. C'est le but de cet ouvrage.
Résumé : Ce livre est devenu un classique depuis sa première édition en 1989, non seulement pour les acteurs publics du développement et les étudiants, mais aussi pour les associations et les économistes d'entreprises : en effet, le développement local, c'est tout à la fois des politiques publiques (aides aux entreprises, aux créateurs d'activités, construction et entretien des réseaux de transport, de télécommunication, etc.), des décisions stratégiques (s'implanter dans une nouvelle région, investir dans la formation professionnelle, développer des recherches en partenariat avec une université, etc.) et un travail de mise en réseaux. La première force de ce livre est de proposer, de façon extrêmement claire et convaincante, une analyse des facteurs qui permettent la réussite de projets de développement local (il ne suffit pas, par exemple, d'exonérer les entreprises de taxe professionnelle pour qu'elles se précipitent). Le second atout de ce livre est son pragmatisme : Bernard Pecqueur est aussi un homme d'action qui s'est frotté aux réalités du terrain. Cette nouvelle édition actualisée fait notamment le point sur l'évolution des régions " exemplaires " (le Choletais, la vallée de l'Arve, le Mezzogiorno italien, etc.), sur les dispositifs publics et notamment les récentes lois-cadres sur l'aménagement du territoire.
Résumé : Avec le développement du chômage et de la pauvreté, la délinquance a trouvé en France, comme dans d'autres pays d'Europe, pendant le dernier quart de siècle, un aliment substantiel et pas seulement des motifs conjoncturels. Mais la forme de l'affrontement entre l'Etat, la police, et les jeunes est particulière à la France : les violences collectives singularisent, en effet, jusqu'à une date récente notre situation. Les explosions des années 1993-1998 sont l'effet d'un enfermement dans l'espace des cités d'une jeunesse qui se trouve au c?ur du processus de métissage culturel, mais se voit reléguée sur le plan social et politique. D'où l'intérêt majeur de ce livre qui met au jour cette tension et en analyse les conséquences. Hugues Lagrange, s'appuyant sur les résultats d'enquêtes menées dans plusieurs villes françaises (principalement Mantes, Les Mureaux, Amiens, mais aussi Nantes, Nîmes, Bordeaux), montre que les inconduites des jeunes échappent à une grille d'interprétation simple. Certaines peuvent être comprises comme l'expression d'une révolte devant les obstacles à l'accomplissement de soi, mais d'autres échappent à cette interprétation : les violences à caractère sexuel, les usages problématiques de drogues et les tentatives de suicide paraissent indiquer une direction opposée. A la rébellion des jeunes des cités ferait face un repli sur la sphère privée. En réalité, l'excitation et l'ennui, la frustration et le désir de reconnaissance sont des deux côtés. Nous sommes en présence d'un nouveau mixte de retrait et de conflictualité suscités par une société compétitive. Non seulement les deux attitudes ne s'excluent pas, mais elles se superposent et se nourrissent mutuellement. Hugues Lagrange, loin de minorer la part existentielle que ces phénomènes contiennent, suggère de donner toute son importance à l'exigence de reconnaissance et à ses contradictions. Une analyse précieuse pour les professionnels concernés (magistrats, policiers, éducateurs et acteurs des politiques de la ville).