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TET'VID UN AUTRE REGARD SUR LA DEPRESSION. Volume 2, Malaise dans l'océan indien
Reverzy Jean-François
L'HARMATTAN
26,00 €
Épuisé
EAN :9782738431424
L'Océan Indien "zone des tempêtes" ? A l'instabilité politique d'une zone qui n'est pas encore sortie des turbulences géopolitiques de la décolonisation, répondent l'accroissement des symptômes psychosociaux que constituent les addictions — alcoolisme et toxicomanie —, le suicide et la criminalité, et plus récemment les effets de la pandémie du SIDA : malade d'une dépendance non résolue, malade d'une dette, malade d'une altération profonde du lien social et d'une impossible solidarité, cette zone géographique porte pourtant d'immenses potentialités humaines, culturelles et spirituelles. Ce en quoi il faut considérer autrement des symptômes quelquefois dramatiques comme l'inflation du suicide à La Réunion, les émeutes ou les rotaka tels que ceux qui ravagèrent à La Réunion, le quartier du Chaudron en 1991. On pourra reprocher aux interventions qui sont présentées ici leur caractère syncrétique, sinon disparate : elles ont du moins l'intérêt de poser autrement les problèmes de la dépression dans l'environnement historique de la fin du XXe siècle. Si la dépression naît souvent d'un objet perdu, c'est bien qu'il est question d'une dépression des origines et que la question des origines n'a' cessé de hanter l'espèce humaine depuis que le monde est monde. Certains, rêveurs, fous, poètes ou visionnaires, ont essayé dy apporter une réponse dans les Mascareignes, comme Jules Hermann ou Malcolm de Chazal, sur un mode que nous pourrons qualifier globalement de poétique : c'est à leur témoignage singulier qu'est consacrée la dernière partie de cet ouvrage — la création est une forme nouvelle de la métanoïa laïque.
Sait-on que la Réunion, département français, dispose aujourd'hui de structures institutionnelles de secteur qui feraient souvent pâlir par leurs équipements et quelquefois leurs pratiques bien des zones métropolitaines ? Que Madagascar possède un corps de praticiens de formation française pour les uns, formé dans la grande île pour les autres, et qui malgré des moyens dérisoires et des conditions de travail difficiles peut cependant développer des modes de prise en charge adaptés, quelquefois innovateurs, et une réflexion connexe sur les pratiques ? Sait-on enfin qu'à Maurice subsiste toujours une législation archaïque datant de l'époque coloniale britannique et que les addictions à l'héroïne sont l'un des problèmes majeurs du gouvernement mauricien actuel ? Les informations préalables sont nécessaires, ne serait-ce que pour déblayer le terrain ; de même que de pouvoir situer dans un champ d'anthropologie médicale les itinéraires de la souffrance psychique et leurs aliénations anciennes et contemporaines : multicommunautaires et métissés, marqués par des inégalités héritées d'un passé d'oppression dont l'esclavage et les colonisations ne furent pas des moindres, les territoires des Mascareignes ont développé des réponses originales aux symptômes psychosociaux : guérissage et sorcellerie en premier lieu qui connaissent à la Réunion de singuliers syncrétismes, pratiques thérapeutiques collectives encore enracinées dans une tradition vivace à Madagascar et aux Comores de même que dans toutes les communautés religieuses " fortes " où demeurent vivants l'Islam et/ou les indianités. Cet héritage, de même que celui des institutions législatives et réglementaires transmises par la colonisation, conduit à cette étrange rencontre d'un appareil de santé mentale, tributaire aujourd'hui des progrès scientifiques et théorico-pratiques contemporains, avec des acteurs et des populations enracinés dans un " être au monde " radicalement différent quant à ses croyances, ses communications et ses aspirations. Pour complexifier le débat s'y greffent les inégalités et les conflits au sein des organisations locales et régionales, avec en filigrane l'asymétrie totale à cet égard des zones Nord et Sud. " Illustration en couverture de Déborah Roubane 23,15E isss : 2-85598 420-3 Couv. : N. Robin 2-7984-0594-0 Ilglllllllll II I IIIIII
Loin des clichés coutumiers, la vie quotidienne des habitants des îles de la zone sud-ouest de l'océan Indien s'est de toujours affrontée à des contradictions majeures et à des traumatismes, sources de souffrance individuelle et collective. Terres d'exil, hier comme aujourd'hui, elles ont constitué leur soubassement humain de nappes de peuplement à caractère multi-ethnique ; leur histoire se trouve aussi directement liée aux colonisations et à l'esclavage. La précarité des conditions d'existence de la majorité de leurs populations les a confrontées à une mortalité importante liée aux catastrophes naturelles, au sous-développement alimentaire, aux maladies épidémiques et à l'insuffisance des équipements sanitaires mais aussi aux violences de l'histoire. Aujourd'hui, la modernité de l'ère industrielle y a fait surgir de nouvelles sources de symptômes psycho-sociaux comme le traduit l'inflation du phénomène suicide à la Réunion. Entre le tombeau et l'exil, les cultures de ces îles ont aussi cherché des solutions à "l'éternel jamais" de ce retour de la fatalité insulaire : croyances, représentations et rites de la mort, pratiques de guérissage et de sorcellerie ont à leur manière constitué la recherche de solutions porteuses d'un espoir à vivre. Celles-ci seront présentées ici et confrontées aux problématiques analogues des territoires de la zone caraïbe. Ce troisième volume à vocation anthropologique complète et conclut la publication des actes du colloque international "l'espoir transculturel" organisé en juillet 1988 dans l'île de la Réunion.
En ce coin du monde, au début de l'après-midi, il n'était que souffle et bruissements. J'avais encore atteint souverainement à la solitude. Et l'air déchaîné en sa substance lumineuse et puissamment soulevée m'isolait de la déception et de la menace que j'avais voulu fuir. J'éprouvais une soudaine ivresse à forcer l'immense brise marine dont je crus saluer enfin la défaite à l'extrémité du boulevard, devant l'Océan libre. Le souffle et moi nous sommes restés tous deux debout. " Le narrateur arrive "en ce coin du monde" afin de retrouver les traces de son ami Dag venu se suicider là un an auparavant. C'est son itinéraire chaotique et accidenté depuis la gare jusqu'à l'hôtel de la Baie, s'ouvrant sur la plage où est mort Dag, que met en scène ce récit inédit de jean Reverzy. Première version du Corridor (paru en 1958), le Souffle s'impose non seulement comme un document littéraire - ce qu'il est - mais surtout comme le récit halluciné d'une folie, comme une plongée dans la paranoïa d'un homme oubliant l'objet premier de sa quête pour se recentrer sur ses propres illuminations.
La déprime ? Qui donc ne l'a pas connu... Nul n'est aujourd'hui à l'abri terne un jour plongé dam un état de fatigue, de désespoir, de délire... Mal dans sa peau... Envie de changer de vie, de peau, de décor, de partir à l'autre bout du monde ? Qui n'a pas ressenti tour cela d'un moment ou à un autre de sa vie ? ... La dépression est devenue un véritable mythe de la fin du XXe siècle. D'innombrables colloques, des milliers de publications scientifiques internationales ont été consacrés à cet état psychique et ont été quelquefois largement médiatisés. Le discours dominant sur ce sujet est demeuré cependant étroitement médical dans les deux versants de la clinique et de la thérapeutique en référence à la neurobiologie et à la psychopharmacologie : la recherche avancée et la découverte de médicaments-miracles ont ainsi prétendu dévoiler les arcanes du fonctionnement psychique voire du désordre social et leur apporter des remèdes salvateurs. N'y aurait-il pas la une imposture dans ce trop plein du discours de la science ? Ne serait-il pas temps de jeter enfin un autre regard sur la dépression ? Souffance psychique ou douleur morale constituent en effet un état transitoire et fondamental de l'existence humaine. La dépression s'exprime en langues. Elle a ses rites. Elle fonde des croyances : elle constitue un fait culturel. Par là, elle est aussi polymorphe que les cultures du monde Cette évidence plénière est méconnue parla psychiatrie qui prétend apporter une réponse pseudo-scientifique aporie universelle : les impostures et les impasses des neurosciences répondent au marketing mondial des médicaments et à leur abus médiatiques grâce à la compromission de spécialistes qui n'hésitent pas d encourager le deal des psychotropes et à faire ressurgir l'usage barbare des traitements de choc. Pourtant il existe d'autres voies d'évolution et de transformation de la personne : se changer, se métamorphoser, devenir un homme nouveau... Renaître à soi-même et aux autres. A cette aspiration ont tenté de répondre hier à aujourd'hui religions, philosophies, mystiques et thérapeutiques traditionnelles : elles sont la forme la plus ordinaire des traitements de la "douleur morale" et de la dépression à l'échelle mondiale. Etat transitoire, étape obligée de deuils nécessaires et de la transformation psychique, la dépression est aussi la porte de la créativité artistique, littéraire, poétique ou plastique. Aristote, Platon et Hippocrate ne faisaient-ils pas de la mania ou de la melancolia, des états inspirés par les dieux ou une "maladie de la métaphore". Pour apporter ce regard nouveau, une centaine de spécialistes se sont retrouvés en Octobre 1992 à l'île de La Réunion dans l'Océan Indien : psychanalystes, philosophes, psychiatres, anthropologues, représentants religieux. Ils surjeté les bases d'une réflexion nouvelle sur les états dépressifs qui est présentée aujourd'hui en deux volumes.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.