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La France. Un pays sous influences ?
Revel Claude
VUIBERT
22,00 €
Épuisé
EAN :9782311006322
Normes mondiales de la bonne université, du bon pays où investir, louanges puis critiques portées sur les biocarburants, États sous contrôle d agences privées, rôles de Facebook et Twitter dans les révolutions arabes, succès mondial du concept de développement durable... Ces quelques exemples parmi d autres, illustrent les jeux de ce pouvoir invisible qu est l influence. Les technologies de l information facilitent désormais la manipulation individuelle ou collective. L influence a déjà complètement redistribué les cartes de la puissance depuis une trentaine d années. Certains États, certaines entreprises ont anticipé voire formaté ce nouvel environnement. D autres non. Où se situe la France? Soft power, advocacy, lobbying, think tank, storytelling... Pour exercer l influence,point n est besoin d aller chercher des man uvres occultes, illégales et dissimulées, les moyens sont nombreux, et la gouvernance qui s est mise en place au niveau mondial facilite et légitime un nombre incroyablement élevé d influences de toutes sortes, qui agissent directement sur nos règles de vie et la formation de nos opinions.Cet ouvrage à la rigueur implacable met au jour, décrit et analyse toutes les influences qui nous façonnent. Au-delà, il plaide pour la recherche d un monde à la pensée non standardisée et donne des pistes et des instruments pour réagir.« L influence est une relation consciente ou inconsciente qui permet de faire agir ou penser autrui selon ce que veut l émetteur de l influence. Il est d usage d ajouter: sans exercice de la force ni paiement. » Extrait du chapitre 1
Passeron Jean-Claude ; Boutier Jean ; Revel Jacque
Quelle est la signification des frontières tracées par l'histoire entre les "disciplines" scientifiques ? Quelle est l'utilité de leur classification au sein d'un système unifié ? Sûrement pas les mêmes selon que l'on veut décrire l'identité sociale, l'identité professionnelle ou l'identité épistémologique des savoirs spécialisés qui sont aujourd'hui enseignés dans les universités ou catalogués dans les institutions de recherche. Le tableau d'un "système" des disciplines, qui composait harmonieusement aux 19e et 20e siècles la diversité des pratiques avec l'unité épistémologique de la rationalité scientifique, a été bouleversé dans toutes ses dimensions par les développements internes de l'histoire des sciences comme par la multiplication de leurs fonctions symboliques et économiques. Le débat politique où s'affrontent aujourd'hui des intérêts disciplinaires divergents gagne à être éclairé par un examen, à la fois épistémologique et sociologique, des liens entre "paradigmes", institutions et innovations scientifiques, méthodes de recherche et structures d'objets. Au sommaire : Au sommaire : J.-L. Fabiani, «À quoi sert la notion de discipline ?» ; A. Abbott, «Le chaos des disciplines» ; G. Lenclud, «L'anthropologie et sa discipline» ; D. R. Kelley, «Le problème du savoir et le concept de discipline» ; C. Blanckaert, «La discipline en perspective. Le système des sciences à l'heure du spécialisme (XIXe-XXe siècles)» ; A. Laks, «L'émergence d'une discipline. Le cas de la philosophie présocratique» ; M. Werner, «Le moment philologique des sciences historiques allemandes» ; F. Locher, «Configurations disciplinaires et sciences de l'Observatoire. Le cas des approches scientifiques de l'atmosphère (XIXe-XXe siècles)» ; A. Boureau, «De l'enquête au soupçon. La fondation de la discipline théologique à l'université de Paris (1200-1350)» ; E. Sibeud, «Ethnographie, ethnologie et africanisme. La "disciplinarisation" de l'ethnologie française dans le premier tiers du XXe siècle».
Elle se préparait dans l'ombre depuis trente ans. Elle a fini par arriver. Elle s'est invitée, en France, prenant de court les dirigeants de tous bords. La mondialisation, car c'est d'elle qu'il s'agit, n'est pas seulement économique et financière. Elle provoque une compétition très nouvelle, celle des systèmes de pensée, des visions politiques et des cultures. La France est-elle encore dans la course ? Aujourd'hui, le modèle français est grippé. Au-delà des discours et des postures, il est temps que nos dirigeants prennent leurs responsabilités et la pleine mesure de la mondialisation pour renforcer l'influence de notre pays. Car la France, qui possède de nombreux atouts mondialement reconnus, peut affirmer ses différences sans pour autant se mettre à l'écart du monde. A une triple condition : Que les Français soient informés de l'état réel du monde, des règles qui le gouvernent et des nouveaux acteurs de la société mondialisée. Que nos élites passent de l'autocritique à l'autorévolution, c'est-à-dire à un véritable changement de comportement et d'état d'esprit face à la compétition internationale qui règne tant dans les milieux économiques que dans le monde des idées. Que la France apprenne à convaincre ses partenaires au lieu de décréter la supériorité de son modèle sans jamais la démontrer. . . Claude Revel est énarque, diplômée de l'Institut d'études politiques de Paris et de Droit des affaires, conseillère du Commerce extérieur de la France. Elle a fondé un cabinet spécialisé dans la diplomatie d'entreprise et les stratégies internationales d'influence, dont elle est un expert reconnu internationalement. Elle est l'auteur de plusieurs ouvrages, parmi lesquels La Gouvernance mondiale a commencé (Ellipses, juin 2006) et, comme coauteur, L'Autre Guerre des Etats-Unis (Robert Laffont, mars 2005)
Le comte de Bastard est un oublié de l'Histoire. Pourtant, durant la Restauration et la monarchie de Juillet, il a contribué à la construction de l'histoire politique et sociale de la France. Il a oeuvré comme haut magistrat et pair de France pendant une période agitée et turbulente, héritière des soubresauts du plus formidable emballement de l'Histoire que la Révolution et l'Empire ont provoqué. Ses décisions comme juge et ses prises de position comme législateur permettent de découvrir des événements méconnus ou mal connus telles les conspirations bonapartistes en Lyonnais et en Dauphiné, de connaître autrement des événements célèbres, tels l'assassinat du duc de Berry, héritier du trône en 1820, ou le procès des ministres de Charles X en 1830, de décrypter les enjeux et débats sociétaux et politiques autour de la presse, de la justice, de la religion et aussi du duel, de percevoir des fractures territoriales notamment entre Paris et la province et de mesurer les évolutions de la société sur les questions des agressions sexuelles et de l'esclavage. Parce que sa carrière dévoile un large éventail d'aff aires judiciaires et de débats politiques, le comte de Bastard nous présente le panorama de la société française sur un quart de siècle et il nous fait assister à la naissance de la France moderne. Il off re aussi une autre manière de raconter l'Histoire de France, entre grande histoire et petite histoire, entre histoire nationale et micro-histoire.
Résumé : Sur quoi repose la puissance économique des États-Unis dans le monde ? Comment expliquer leur présence sur la plupart des marchés ? Derrière une telle efficacité, il y a une volonté : depuis les bouleversements de l'après-guerre froide, les États-Unis ont fait de la conquête des marchés extérieurs le premier objectif de leur politique étrangère. Et, au service de cet objectif, il y a une redoutable machine, originale, forgée autant pour gagner des marchés que pour les défendre. Le secret de son action ? Une stratégie à la fois multiforme et globale. Multiforme par la quantité de moyens mis en ?uvre, y compris déloyaux : soutien aux entreprises, conditionnement des marchés futurs, utilisation du droit, renseignement... ; globale du fait de la remarquable coordination de ses acteurs, des ONG aux départements ministériels en passant par les organismes financiers et de développement. En révélant les raisons de la créativité et de la réactivité d'un tel système, cette étude passionnante a le mérite de délaisser le débat pro- ou antiaméricanisme pour ouvrir une réflexion sur l'avenir économique de l'Europe, souvent perturbée par les initiatives astucieuses et man?uvrières des États-Unis.
L'histoire de Vichy ne s'arrêtera jamais. Trop de dissimulations et de mensonges ont fini par engloutir les mémoires. Yves Pourcher a fouillé au cœur de cet entrelacs. Il a traqué des personnages et reconstitué leurs parcours. Les flashs claquent sans cesse tout au long de son enquête : - Pétain a-t-il voulu faire assassiner Laval le 13 décembre 1940 ? - Combien gagne Simone Signoret quand elle travaille au journal collabo Les Nouveaux Temps ? - Que fait Paul Morand au cabinet Laval ? - À quoi joue Gaston Bergery à Ankara ? - Qui est Wladimir Sokolowsky, cet agent double à la solde des nazis et des Soviétiques ? - Comment, après sa condamnation à mort, Laval a-t-il pu obtenir une ampoule de cyanure pour mettre fin à ses jours ? - Et pourquoi sa fille est-elle reçue, après la guerre, à l'ambassade d'Israël ? Toutes ces révélations nous intriguent ou nous bouleversent. Comme si, dans ce théâtre crépusculaire, les ombres s'étaient soudain mises à parler.
Résumé : Novembre 1918 : la Grande Guerre laisse derrière elle un monde en ruines. Tout est à reconstruire. Les femmes et les hommes bien décidés à écrire l'avenir voient enfin leurs rêves à portée de main. La Cosaque Marina Yurlova s'efforce d'échapper à la Russie bolchevique. Virginia Woolf bouleverse les codes de la littérature. Arthur Little, officier des Harlem Hellfighters, s'engage dans la lutte pour la reconnaissance des soldats noirs américains, tandis que T. E. Lawrence soutient la cause arabe. A Paris, la journaliste Louise Weiss milite ardemment pour une Europe unie et Nguyen Tat Thanh (futur Hô Chi Minh) se familiarise avec les idées révolutionnaires. Au même moment, Mohandas Gandhi entame, en Inde, son combat contre le colonialisme. Daniel Schönpflug raconte avec virtuosité cette période unique de l'après-guerre en faisant entendre la voix de celles et ceux qui l'ont façonnée. Il éclaire d'un jour inédit ce moment fondateur de notre histoire, entre enthousiasme et déception, euphorie et dévastation.
Résumé : Amis des mots, phobiques de l'orthographe et amateurs de la langue de Molière vont se frotter les mains : Muriel Gilbert est de retour avec un livre malin, ludique et désopilant pour tous les amoureux du français. En une centaine de chroniques, la plus célèbre des correctrices distille ses petits conseils et déchiffre les excentricités de notre langue. Elle tente par exemple de nous réconcilier avec la ponctuation, fait le point sur ce qu'on appelle les signes diacritiques, ou lève le voile sur les mystères de l'impératif. Le tout en répondant à un tas de questions que l'on n'oserait jamais se poser : comment accorder le pronom "on" ? Faut-il dire "c'est les vacances" ou "ce sont les vacances" ? Pourquoi écrit-on "finiS ta soupe", mais "mangE ta soupe" ? Des textes aussi courts qu'éclairants qui mettent la langue française et ses mystères à la portée de tous.