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L'oeuvre et le concept
Revault d'Allonnes Olivier
KLINCKSIECK
70,00 €
Épuisé
EAN :9782252028148
L'oeuvre et le concept ! Tels sont bien les deux objets, par excellence, de la philosophie de l'art. L'oeuvre d'art sur laquelle "philosophe" Olivier Revault d'Allonnes n'est pas l'oeuvre achevée, célébrée, sacralisée, sanctifiée, mais au contraire l'oeuvre qui, de tout temps, déroute, irrite, scandalise, déjoue le discours apprêté et conciliant de l'esthétique traditionnelle. Le concept est l'autre nom de la critique, parole enfin donnée aux oeuvres, passées et présentes, afin qu'elles puissent dire non aux ordres établis... Leur interprétation se joue donc à l'infini, mais non pas dans l'indétermination, car ce qu'elles expriment, qu'il s'agisse d'un tableau de Rembrandt, d'un quatuor de Beethoven, ou d'une pièce pour piano de Schönberg, est chaque fois identique, à savoir l'irréductible et "irrespectueuse" liberté de la création artistique. Cette esthétique, à l'écart des dogmatismes, des systèmes et des modes, est ici prétexte aux réflexions et aux témoignages qui composent cet ouvrage.
Résumé : Emmanuel Macron avait invité les chômeurs à " traverser la rue " pour trouver un travail. Comme si l'individu était un acteur rationnel, calculateur, seul responsable de ses actes et de leurs conséquences. Or, cet individu n'existe pas, personne n'est le coach de soi-même, et la nation n'est pas une " start up ", sinon dans un certain discours managérial et comptable qui est au coeur de la rationalité politique d'Emmanuel Macron et qui induit au mirage d'un " nouveau monde ". Car le sujet-citoyen n'est pas l'individu performant. Il n'est pas un bloc d'intérêts et de concurrence mais celui qui, sachant ce qui le relie aux autres, oeuvre au sein d'institutions justes à rendre possible telle ou telle option. L'autonomie, la responsabilité ou la capacité n'ont de sens que comprises comme porteuses d'une tension entre l'indépendance des individus et leur intégration dans la communauté. Il existe un endettement réciproque entre l'homme et le social. C'est pourquoi, loin d'être anodins, ces propos sur les chômeurs ou le " pognon de dingue " engendrent des lectures simplifiantes et univoques du lien social. Devant un tel dévoiement, Myriam Revault d'Allonnes reprend à nouveaux frais ces notions fondamentales pour en montrer la profondeur, les paradoxes et la puissance ; une leçon de clarté et de rigueur, alors que, plus que jamais, dans la crise que nous vivons, le besoin d'un monde commun s'impose. Myriam Revault d'Allonnes est philosophe, professeure émérite des universités à l'Ecole pratique des hautes études et chercheuse associée au cevipof. Elle a publié de nombreux essais au Seuil, et notamment L'Homme compassionnel (2008), Pourquoi nous n'aimons pas la démocratie (2010) et La Faiblesse du vrai (2018).
Etonnement d'un amoureux de la musique découvrant en la Bible un texte musical. Recherche sur une sensibilité biblique ouverte au temps, mais aveugle à l'espace. Essai sur la mentalité nomade. Rêveries pour retrouver dans la pensée juive, même contemporaine, les fécondités de la Torah. Tentative de définition du judaïsme intellectuel et moral. Arguments, références. Réconciliation avec Abraham: il n'est pas le modèle de l'obéissance servile. Il est grâce, don de Dieu, surgissement du sujet et de la liberté. La Bible délivre des idoles, c'est-à-dire des relations d'autorité et de la fascination par les objets. Elle est révélation du temps. Retour vers la musique, autrement dit vers Beethoven. Biographie: Né en 1923 à Paris, Olivier Revault d'Allonnes est agrégé de philosophie. Après avoir soutenu, en 1972, sa thèse de doctorat d'Etat sur la création artistique, il a été professeur émérite de philosophie à l'université Paris-I Panthéon-Sorbonne jusqu'en 1989. Il a publié chez Christian Bourgois Musiques, variations sur la pensée juive, ainsi que Plaisir à Beethoven et Aimer Schoenberg. Olivier Revault d'Allonnes a longtemps dirigé la Revue d'esthétique et codirigé avec Mikael Dufrenne chez 10 / 18 la collection "Esthétique" dans les années 1970. Il est aussi l'auteur de La Création artistique et les promesses de la liberté (Klincksieck, 1973) et de Xenakis. Les Polytopes (Balland, 1975). B a établi des éditions critiques des écrits de Maurice Denis et de Francis Picabia.
Rien de plus simple, en apparence, que de raconter des histoires. Innombrables sont les récits du monde et on en trouve dans toutes les sociétés, à toutes les époques. S'il rapportent des histoires inventées et qui ne sont pas vraiment arrivées, ils relèvent de la fiction, contrairement au récit historique qui prétend à la vérité. Mais ce qu'ils ont en commun, c'est l'acte de raconter qui, quelles que soient ses formes, se déroule dans le temps. Et, réciproquement, ce qui se déroule dans le temps peut-être raconté. Nos expériences se déroulent dans le temps, mais, pour qu'on le comprenne bien et qu'on le reconnaisse, il faut en faire le récit.Raconter, c'est mettre en ordre, agencer un ensemble d'éléments : c'est alors que les événements font sens. De même, c'est en se racontant qu'on peut se comprendre individuellement (quand on raconte son histoire) et collectivement (quand les historiens écrivent l'Histoire). Car l'existence humaine est celle d'un être enchevêtré dans des histoires.
Résumé : "Il faut parler d'une tendance historiquement repérable à l'élimination de la créativité dans l'évolution globale de nos sociétés depuis un certain nombre de décennies. Toutes les sociétés souvent définies comme sociétés industrielles s'orientent vers des types d'organisation et des modes de gestion qui réduisent sans cesse la marge de l'imprévisible ou du spontané aussi bien pour la gestion politique et économique que dans la pratique pédagogique, artistique, culturelle [...]. Dans la mesure où la création n'est pas un jardin réservé à l'autonomie dans un monde d'hétéronomie, il n'y a plus à la considérer comme ce qu'il faut ajouter ou sauver dans un monde de contraintes et à côté d'elles, mais comme ce qui, dans le système, joue contre lui. Il ne s'agit pas de surimposer un "supplément d'âme" à un monde inhumain pour le faire survivre, mais d'identifier dans la création ce qui peut le détruire".