Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Le dépérissement de la politique. Généalogie d'un lieu commun
Revault d'Allonnes Myriam
FLAMMARION
9,20 €
Épuisé
EAN :9782080800329
La politique est atteinte d'une maladie de langueur : elle n'en finit pas d'en finir. Et au catalogue des idées reçues, son " dépérissement " occupe aujourd'hui une place très en vue : vidée de son contenu, vouée à l'impuissance, elle n'oriente plus les conduites, elle ne cristallise plus les passions, elle ne propose plus d'idéaux. D'où la kyrielle des termes, et l'on en passe, qui qualifient le rapport que nous entretenons avec elle : déception, désintérêt, désenchantement, méfiance, discrédit... A la chronique de cette mort annoncée, ce livre, à travers une double généalogie - celle du sens commun et celle de la tradition philosophique -, voudrait opposer l'acceptation d'une fragilité essentielle qui résiste à la sempiternelle prophétie de la fin. La politique, loin d'être frappée d'impuissance, se voit certes assigner des limites, et exerce une action sans garantie ultime ; mais, contre le lieu commun de la déshérence, elle choisit la tâche de la transmission. Car il s'agit d'assurer aux générations ultérieures un héritage qui n'est peut-être " précédé d'aucun testament ". Et c'est alors une autre intelligence de la politique qui permettrait d'en repenser aujourd'hui les représentations et les pratiques.
Résumé : Au XXesiècle, les "camps" où des Etats et des régimes politiques programmèrent l'anéantissement de l'homme ont révélé la "condition inhumaine". L'histoire a pris le visage non plus du destin mais de la terreur. D'où la question : avons-nous vu surgir la figure exceptionnelle du mal, du mal dans une violence et une horreur sans précédent ? Ou bien avons-nous affaire ici, comme l'affirme Hannah Arendt, à la banalité du mal, tout simplement ? C'est de cette expression, dont le sens a été usé avant même d'avoir été compris, que part Myriam Revault d'Allonnes pour tenter d'approcher ce que l'homme peut faire à l'homme, c'est-à-dire la virtualité toujours présente du mal politique. Pour comprendre le présent de ce mal, il faut rouvrir le passé, remonter au mal radical selon Kant, revenir aussi au lien entre le tragique et la capacité d'institution politique chez Aristote ; puis relire les Modernes, tels Hobbes et deux de ses grands commentateurs, Carl Schmitt et Leo Strauss. On trouvera dans cette lecture inédite, comme un fil conducteur, l'idée d'une humanité dénuée de toute prétention à l'innocence, d'une humanité rendue au mal de la liberté (de sa liberté) et donc à sa puissance d'agir.
Résumé : On ne parle plus aujourd'hui d'une crise succédant à d'autres crises - et préludant à d'autres encore -, mais de "la crise". Désormais globale, touchant aussi bien la finance que l'éducation, la culture, le couple ou l'environnement, elle est aussi devenue permanente. Nous n'en voyons pas l'issue : elle est la trame même de notre existence. La crise, plus qu'un concept, est une métaphore qui ne rend pas seulement compte d'une réalité objective mais aussi d'une expérience vécue. La modernité, dans sa volonté d'arrachement au passé et à la tradition, a dissous les anciens repères de la certitude qui balisaient la compréhension du monde : l'homme habite aujourd'hui un monde incertain qui a vu s'évanouir tour à tour l'idée de temps nouveaux, la croyance au progrès et l'esprit de conquête.
Platon, le premier, a rêvé d'une cité délivrée du mensonge politique, d'un corps social immuable où chacun de ses membres exercerait la fonction à laquelle la nature le destine. Marx, en son temps, a annoncé le dépérissement de la politique, activité par vocation conservatrice à laquelle se consacre la bourgeoisie pour masquer les contradictions de l'ordre social existant et pérenniser, avec l'appui de l'État, les structures d'un capitalisme en crise. La théorie néolibérale partage, aujourd'hui, l'idéal révolutionnaire d'une société régie par les seules lois du marché. Ainsi, le paradigme de l'autorégulation sociale a connu dans l'Histoire de nombreuses formes d'expression théorique dont Myriam Revault d'Alonne rend compte ici avec précision et clarté.Sans succomber aux vertiges de l'analogie, l'auteur établit entre les doctrines des rapprochements éclairants. Rédigé à la manière d'un cours, cet ouvrage constitue une bonne introduction à la philosophie politique. Très utile pour préparer une épreuve de culture générale. --Paul Klein
Nos sociétés sont saisies par la compassion. Un "zèle compatissant" à l'égard des démunis, des déshérités, des exclus ne cesse de se manifester dans le champ politique. A tel point que les dirigeants n'hésitent plus à faire de leur aptitude à compatir un argument décisif en faveur de leur droit à gouverner. Phénomène circonstanciel ou nouvelle figure du sentiment démocratique? Myriam Revault d'Allonnes interroge sans détour les rapports entre la dimension affective du vivre-ensemeble, al nature du lien social et l'exercice du pouvoir. Remontant aux sources de la modernité, elle montre que le rôle des passions et des émotions n'a cessé de nourrir la réflexion sur l'existence démocratique, de Rousseau à Arendt, en passant par Tocqueville. Où l'on verra que, si le déferlement compassionnel ne fait pas une politique, les liens entre sentiment d'humanité, reconnaissance d'autrui et capacité d'agir nécessitent pourtant d'être pensés à nouveaux frais.
L'ABCdaire de Matisse nous transporte dans l'univers d'un des peintres majeurs du XXe siècle. Il nous plonge dans l?oeuvre d'un artiste, pour qui la peinture est avant tout un plaisir visuel et mental. A travers trois grandes thématiques, on découvre sa famille (Émile, Amélie, Anna Matisse) et ses amis (Pierre Bonnard, Picasso, Moreau) on explore le contexte socio-culturel qui permit son épanouissement (fauvisme, impressionnisme, les salons, ses voyages); enfin, on ouvre les portes du langage plastique et des grandes thématiques qui parcourent son oeuvre Enfin, on nous apprend à regarder la beauté des couleurs de ses oeuvres, la pureté du trait et l'élégance de la ligne à travers les techniques et les thèmes récurrents du peintre (la musique, l'atelier rouge, la danse). Inventeur d?un langage pictural, Matisse se sert des couleurs pour traduire, non la matière des choses, mais l'émotion qu'elles suscitent C'est pourquoi ses oeuvres nous parlent et restent toujours aussi vivantes.