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LE DEPERISSEMENT DE LA POLITIQUE. Généalogie d'un lieu commun
Revault d'Allonnes Myriam
AUBIER
16,90 €
Épuisé
EAN :9782700736748
Platon, le premier, a rêvé d'une cité délivrée du mensonge politique, d'un corps social immuable où chacun de ses membres exercerait la fonction à laquelle la nature le destine. Marx, en son temps, a annoncé le dépérissement de la politique, activité par vocation conservatrice à laquelle se consacre la bourgeoisie pour masquer les contradictions de l'ordre social existant et pérenniser, avec l'appui de l'État, les structures d'un capitalisme en crise. La théorie néolibérale partage, aujourd'hui, l'idéal révolutionnaire d'une société régie par les seules lois du marché. Ainsi, le paradigme de l'autorégulation sociale a connu dans l'Histoire de nombreuses formes d'expression théorique dont Myriam Revault d'Alonne rend compte ici avec précision et clarté.Sans succomber aux vertiges de l'analogie, l'auteur établit entre les doctrines des rapprochements éclairants. Rédigé à la manière d'un cours, cet ouvrage constitue une bonne introduction à la philosophie politique. Très utile pour préparer une épreuve de culture générale. --Paul Klein
Résumé : On ne parle plus aujourd'hui d'une crise succédant à d'autres crises - et préludant à d'autres encore -, mais de "la crise". Désormais globale, touchant aussi bien la finance que l'éducation, la culture, le couple ou l'environnement, elle est aussi devenue permanente. Nous n'en voyons pas l'issue : elle est la trame même de notre existence. La crise, plus qu'un concept, est une métaphore qui ne rend pas seulement compte d'une réalité objective mais aussi d'une expérience vécue. La modernité, dans sa volonté d'arrachement au passé et à la tradition, a dissous les anciens repères de la certitude qui balisaient la compréhension du monde : l'homme habite aujourd'hui un monde incertain qui a vu s'évanouir tour à tour l'idée de temps nouveaux, la croyance au progrès et l'esprit de conquête.
Résumé : Au XXesiècle, les "camps" où des Etats et des régimes politiques programmèrent l'anéantissement de l'homme ont révélé la "condition inhumaine". L'histoire a pris le visage non plus du destin mais de la terreur. D'où la question : avons-nous vu surgir la figure exceptionnelle du mal, du mal dans une violence et une horreur sans précédent ? Ou bien avons-nous affaire ici, comme l'affirme Hannah Arendt, à la banalité du mal, tout simplement ? C'est de cette expression, dont le sens a été usé avant même d'avoir été compris, que part Myriam Revault d'Allonnes pour tenter d'approcher ce que l'homme peut faire à l'homme, c'est-à-dire la virtualité toujours présente du mal politique. Pour comprendre le présent de ce mal, il faut rouvrir le passé, remonter au mal radical selon Kant, revenir aussi au lien entre le tragique et la capacité d'institution politique chez Aristote ; puis relire les Modernes, tels Hobbes et deux de ses grands commentateurs, Carl Schmitt et Leo Strauss. On trouvera dans cette lecture inédite, comme un fil conducteur, l'idée d'une humanité dénuée de toute prétention à l'innocence, d'une humanité rendue au mal de la liberté (de sa liberté) et donc à sa puissance d'agir.
Résumé : Emmanuel Macron avait invité les chômeurs à " traverser la rue " pour trouver un travail. Comme si l'individu était un acteur rationnel, calculateur, seul responsable de ses actes et de leurs conséquences. Or, cet individu n'existe pas, personne n'est le coach de soi-même, et la nation n'est pas une " start up ", sinon dans un certain discours managérial et comptable qui est au coeur de la rationalité politique d'Emmanuel Macron et qui induit au mirage d'un " nouveau monde ". Car le sujet-citoyen n'est pas l'individu performant. Il n'est pas un bloc d'intérêts et de concurrence mais celui qui, sachant ce qui le relie aux autres, oeuvre au sein d'institutions justes à rendre possible telle ou telle option. L'autonomie, la responsabilité ou la capacité n'ont de sens que comprises comme porteuses d'une tension entre l'indépendance des individus et leur intégration dans la communauté. Il existe un endettement réciproque entre l'homme et le social. C'est pourquoi, loin d'être anodins, ces propos sur les chômeurs ou le " pognon de dingue " engendrent des lectures simplifiantes et univoques du lien social. Devant un tel dévoiement, Myriam Revault d'Allonnes reprend à nouveaux frais ces notions fondamentales pour en montrer la profondeur, les paradoxes et la puissance ; une leçon de clarté et de rigueur, alors que, plus que jamais, dans la crise que nous vivons, le besoin d'un monde commun s'impose. Myriam Revault d'Allonnes est philosophe, professeure émérite des universités à l'Ecole pratique des hautes études et chercheuse associée au cevipof. Elle a publié de nombreux essais au Seuil, et notamment L'Homme compassionnel (2008), Pourquoi nous n'aimons pas la démocratie (2010) et La Faiblesse du vrai (2018).
Résumé : La faiblesse du vrai L'irruption de la notion de " post-vérité " a suscité d'innombrables commentaires médiatiques, mais peu de réflexions de fond. Or cette notion brouille la distinction essentielle du vrai et du faux, portant atteinte à notre capacité à vivre ensemble dans un monde commun. L'auteure montre que le problème majeur de la politique n'est pas celui de sa conformité à la vérité mais qu'il est lié à l'exercice du jugement, notamment dans la sphère publique. L'analyse du " régime de vérité " de la politique éclaire ce qui distingue les systèmes démocratiques, exposés en permanence à la dissolution des repères de la certitude, à la tentation du relativisme et du règne de l'opinion, des systèmes totalitaires, où la toute-puissance de l'idéologie fabrique un monde entièrement fictif. Loin d'enrichir le monde, la " post-vérité " appauvrit l'imaginaire social et altère les jugements et les expériences sensibles que nous pouvons partager. Myriam Revault d'Allonnes Philosophe. Elle a publié de nombreux essais au Seuil et notamment La Crise sans fin. Essai sur l'expérience moderne du temps (2012).
Petits dialogues familiers, naturels, presque à bâtons rompus - on les dirait parfois tenus au coin du feu : ces entretiens d'hier et d'aujourd'hui sont ceux de Gitta avec son Ange. Pour la première fois, celle qui fut le scribe des quatre Messagers avoue une intimité qu'elle n'avait jamais révélée jusqu'ici ; après avoir voulu, pendant des années, transmettre l'Enseignement d'une façon aussi rigoureuse et structurée que possible, elle nous raconte enfin à visage découvert comment elle vit, quotidiennement, la présence de son Maître intérieur. Ici se joue une pièce à deux personnages, où il n'est question que de l'essentiel ; tragique par moment, mais avec des pauses, des moments de repos souriant, des face à face tranquilles : " Je lis justement un article scientifique, et je te sens prêt à entamer une petite conversation à ce sujet... " Les grands thèmes des Entretiens s'y retrouvent, bien sûr : l'amour et la joie, la culpabilité et la peur, la naissance de l'homme de demain, la nécessité vitale du don de soi ; mais sous un éclairage différent, qui nous permet d'aller plus loin, d'y découvrir une autre nourriture. Gitta n'a jamais prétendu avoir tout saisi consciemment des paroles de vie qu'elle avait entendues : même si elle sait les Dialogues par c?ur, elle n'en comprend, comme tous les lecteurs, que ce qu'elle est capable d'intégrer, de faire sien. Avec ce nouveau livre, elle vient aujourd'hui nous faire partager ses dernières découvertes.
Biographie de l'auteur Vannina Micheli / Rechtman est psychanalyste, psychiatre de formation et docteur en philosophie. Elle est membre de Espace Analytique et chercheur associée à l'université Paris 7.
Van Orman Quine Willard ; Bonnay Denis ; Laugier S
L a logique, pour Quine comme pour les membres du Cercle de Vienne dont il a repris et critiqué l'héritage, est un outil qui permet d'éclairer les débats philosophiques ; elle est le langage de la science, le langage dans lequel la science peut être exprimée avec la clarté maximale et dans lequel les discussions concernant l'existence de tel ou tel type d'objet ou la meilleure explication de tel ou tel concept peuvent être tranchées. Mais, à la différence des philosophes du Cercle de Vienne, et en particulier de son maître Rudolf Carnap, Quine n'attribue pas pour autant à la logique un statut épistémologique d'exception. La logique est une partie du grand tout de la science, et, à ce titre, elle est sur un pied d'égalité avec les mathématiques, la physique et les autres sciences. C'est là la conséquence de la critique par Quine du mythe de l'analyticité, selon lequel il y aurait des vérités - celles de la logique et, par réduction, des mathématiques - qui ne dépendraient pas du monde mais seulement du langage. Philosophie de la logique est commandé par cette double perspective : d'un côté, il s'agit de proposer une reconstruction de la logique classique qui soit en harmonie avec le rôle d'arbitre accordé au " point de vue logique ", et d'un autre, Quine doit préciser le statut qu'il accorde à cette partie de la science, pour expliquer en quel sens les vérités logiques, tout en étant des vérités " comme les autres " s'imposent à nous par leur évidence. C'est ainsi qu'on retrouve dans ce livre les grands thèmes de la philosophie quinienne, qu'il s'agisse du rejet des concepts intensionnels ou de l'utilisation philosophique de la situation de traduction.