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Le pays dont je me souviens
Révah Anne
MERCURE DE FRAN
17,80 €
Épuisé
EAN :9782715244627
C'était de l'eau salée, c'était certain, il y avait six montagnes, de cela aussi Myor était sûr, c'était un lac de mer, il ne savait pas comment il en était parti, il lui restait des images, il les avait notées pour ne pas les perdre, et un jour retrouver son chemin. II avait beaucoup marché, il n'était pas seul, il y avait une fillette avec lui, il était alors un tout jeune homme, il ne savait plus quand tout cela avait eu lieu, il avait les visions du lac, de sa terrasse en hauteur, de son père Getra, du maître de la lumière Lucirus, tout cela il l'avait gardé, mais il ne connaissait pas le chemin pour y retourner... Lorsque Philippe rencontre Myor, il est intrigué par ce personnage singulier, mi-SDF, mi-sage, qui vit en ermite dans la forêt. Myor raconte qu'il vient d'un énigmatique territoire du lac, un lieu qui le hante, mais qu'il est incapable de situer sur une carte. A quarante-cinq ans, Philippe est à un tournant de sa vie, et n'a rien à perdre : touché par l'histoire de Myor, il lui propose de l'aider à retrouver ce pays rêvé de son enfance. Voilà ce couple insolite parti pour une étrange odyssée...
Résumé : " Je hais les mensonges qui vous ont fait tant de mal... La terre, elle, ne ment pas... " : cette sentence lapidaire qu'Emmanuel Berl (1892-1976) cisela pour le compte du maréchal Pétain, en juin 1940, est inscrite dans l'Histoire. Et elle se dresse, comme un emblème infamant, au-dessus de l'existence d'un écrivain qui, pourtant, reste le symbole de l'intelligence et de la liberté de l'esprit. Comment, en effet, un brillant intellectuel juif, parent et disciple de Bergson, interlocuteur privilégié de Proust, ami de Barbusse, confident d'Edouard Herriot, intime de Malraux autant que de Drieu La Rochelle, en vint-il à accompagner le pétainisme et à lui donner ses lettres de noblesse ? Ce même Berl avait pourtant étonné Paris avec un pamphlet " révolutionnaire ", Mort de la pensée bourgeoise, puis dirigé Marianne, hebdomadaire iconoclaste de centre gauche. Et n'était-il pas, avant guerre, de toutes les provocations, de tous les modernismes ? Ce sont donc la genèse et l'histoire de cette " dérive " - dont il est d'autres exemples - qui sont revisitées dans cette biographie. Louis-Albert Revah s'y est efforcé de saisir, d'un même mouvement, l'homme charnel - amoureux de " Sylvia ", mari de la chanteuse Mireille - et l'idéologue mêlé aux grands débats de son temps. Et il suit, pas à pas, ce " juif de France " qui, instruit par les épreuves, céda, sur le tard, la place à un sage voltairien et à un écrivain aussi audacieux que classique.
Résumé : Maleverne, ville figée entre son motel presque américain et sa zone commerciale, est le théâtre de la relation trouble entre Sam et Claire. La relation fusionnelle de ces jumeaux inséparables depuis leur enfance fait parler. Au fil des années, Jean a pourtant appris à attendre Claire, à accepter ses silences et ses retours, à s'effacer devant son lien indéfectible avec ce frère mutique qu'elle protège envers et contre tout. Entre les souvenirs d'adolescence, les instants suspendus et l'ombre persistante d'un passé familial délabré se tisse une histoire de dépendances et de désirs inavoués. Mais bientôt, dans cette petite ville de province sans histoires, plusieurs jeunes femmes sont assassinées. La peur d'un tueur en série se propage, les rumeurs s'emballent. Qui est vraiment Sam ? Que cache Claire ? Jusqu'où ira Jean, prisonnier de son amour silencieux et de sa patience sans limites ? Entre fascination et malaise, Anne Révah compose ici un roman noir explorant l'ambiguïté des liens, la force des obsessions et la frontière mouvante entre l'attachement et l'enfermement.
Je ne suis qu'un petit garçon qui s'amuse - doublé d'un pasteur protestant qui l'ennuie (André Gide). Remplacez pasteur par rabbin, rajoutez une pincée de tragique et vous obtenez la tonalité de ce récit autobiographique, dont le héros a longtemps été partagé entre la quête du plaisir et la nostalgie de la vérité. Une condition juive subie, sans être expliquée, qui complique les difficultés familiales, favorise un violent refoulement sexuel et affectif. S'ensuivent des études brillantes mais déconnectées de la réalité. Au coeur du microcosme intellectuel parisien des années 60, ni Deleuze, ni Althusser, ni Barthes, ni Foucault, approchés de près, ne répondent à l'angoisse existentielle du jeune homme, indifférent, quoique le coeur à gauche, aux problématiques marxisantes. Autre particularité, la rue d'Ulm fut pour lui le terrain de son éducation sentimentale. Sa solitude resta entière au milieu du tumulte de l'Assemblée Nationale, où il fit carrière de fonctionnaire. Spectateur de la vie politique, il se montra surtout préoccupé de culture, notamment musicale, et de satisfaire ses passions. Seul le long, austère et douloureux travail dans un cabinet de psychanalyste - dont nos contemporains n'ont guère idée - permit de séparer les espoirs légitimes des illusions névrotiques. Ainsi, progressivement réconcilié avec lui-même, l'auteur-personnage peut entrevoir une sagesse qui concilie les acquis de la révolution des moeurs et le respect d'une morale consubstantielle à l'idée même d'humanité.Ancien élève de l'École normale supérieure, Louis-Albert REVAH a fait une carrière de fonctionnaire parlementaire. S'intéressant depuis longtemps à la condition existentielle des intellectuels juifs français, il a écrit les biographies de Julien BENDA (1867-1956) et d'Emmanuel BERL (1892-1976).
Il y avait eu un processus psychologique, un état difficile à décrire où le corps n'avait pas entendu ce qui se passait en lui. Mais voilà qu'à la seconde où la gynécologue lui confirmait d'une voix ferme et chaleureuse qu'elle était enceinte, Bénédicte ouvrait ses yeux sur ce qui venait de se passer en elle pendant des semaines. Bénédicte en était là, enceinte pour de vrai. Il était temps de reprendre le fil de cette grossesse, au début. Bénédicte et Guillaume, déjà parents d'une petite Emilie de deux ans, forment un couple heureux. Bénédicte achève ses études de médecine, pourtant ce n'est qu'au bout de quatre mois de grossesse qu'elle comprend et accepte, devant l'évidence des tests médicaux, qu'elle est de nouveau enceinte. Très vite, on diagnostique chez elle des complications. Le corps médical inquiète les parents qui se sentent démunis et en colère... Avec beaucoup de pudeur et de sensibilité, Anne Révah a composé une histoire brève et poignante. Elle est déjà l'auteur de trois romans, dont Quitter Venise.
4e de couverture : Avec l'ère Meiji (1868), après deux siècles de clôture, le Japon s'ouvre au monde. En octobre 1867, à l'âge de 22 ans, Maurice Dubard s'engage dans la Marine française. La mission militaire à laquelle il participe a pour but de contribuer à doter le Japon d'une armée moderne. Avec l'un de ses collègues, Marcel, le jeune homme sillonne donc les principales villes de l'archipel. Mais son projet d'écriture est loin des armes et des uniformes, loin des bureaux administratifs et des fabriques. À l'instar du célèbre Japoneries d'automne de Pierre Loti, Maurice Dubard s'emploie à peindre en une série de tableaux et de saynètes ce Japon des années 1870. Sa passion se porte aussi bien sur la culture matérielle ancestrale de l'Empire que sur l'énergie débordante de la jeunesse nippone. Conteur formidable, Dubard ne cesse d'osciller entre ce passé et le présent. Son récit de voyage est absolument contemporain du rapprochement entre l'Europe et le Japon.
Nos manuels d'histoire ne nous en citaient qu'une réplique, de loin en loin. On brûlait alors d'en savoir davantage, d'entendre toute la séance, d'y être. Nous y sommes : voici les procès-verbaux authentiques, officiels et intégraux des grandes audiences du Tribunal révolutionnaire. Documents inestimables, ils restituent toute une époque, dans son tragique presque quotidien, dans ses peurs et ses faiblesses, dans sa grandeur aussi. Ils redonnent également vie aux hommes et aux femmes de premier plan de ce temps : Robespierre et Danton, les Girondins et Madame Roland, Marie-Antoinette, Charlotte Corday et d'autres encore. Rien de plus pathétique ici que la froideur sèche du compte rendu : elle nous installe, si l'on peut dire, en direct avec les accusés, comme à la lecture du reportage d'un envoyé spécial sous la Terreur.
Les écrivains aiment les chats. Certains ont même été inspirés par leurs chats au point de leur donner, parfois, la parole. A lire l'abondante littérature consacrée au chat, on perçoit bien vite que celui-ci, qu'il soit mâle ou femelle, est, par essence, défini comme exclusivement féminin - le principe masculin étant plutôt dévolu au chien. Le chat apparaît comme la quintessence de la féminité et le mythe du chat métamorphosé en femme le plus récurrent des fantasmes de nos écrivains ! Muse idéale, beauté androgyne troublante, premier lecteur indulgent ou critique sévère, le chat s'impose comme un auxiliaire indispensable de l'oeuvre et de la vie de l'écrivain. Alors, chats écrivains ou écrivains chats ? Entre caresses et ronronnements, voici quelques éléments de réponse en compagnie de Charles Baudelaire, Paul Morand, Charles Perrault, Alexandre Dumas, Edgar Poe, Lewis Carroll, Stephen King, Marcel Aymé, Anne Duperey, Paul Léautaud, Colette, Tennessee Williams et bien d'autres...
Résumé : Le jour baisse déjà lorsqu'ils franchissent un mur de pierres sèches pour se frayer un chemin en direction d'une petite baie. "Ferme les yeux, Martha, et attends que je te dise de les rouvrir". Puis au détour d'un rivage, il dit : "Maintenant". Devant eux, le ciel est en feu, rouge sang et or. Peu à peu il s'assombrit, devenant violet, puis noir, avant que la grande boule de feu ne tombe dans la mer. C'est sur la côte ouest de l'Irlande, au sein d'une nature sauvage, âpre et magnifique à la fois, que Martha, qui vit et enseigne à Londres, est venue faire le point sur sa vie. Son mari, irlandais, brutalement décédé, possédait là-bas un cottage, dans son village natal, face à l'océan et aux inquiétantes îles Skellig. Il y allait souvent - seul ? - et elle plus rarement. Il y a la pluie, les embruns, les feux de tourbe, d'incroyables couchers de soleil, les pubs enfumés où tout le monde chante de vieilles balades. Et des rencontres, souvent inattendues.