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LES CHAMBRES NOIRES DE DAVID FINCHER
RERA NATHAN
ROUGE PROFOND
16,00 €
Épuisé
EAN :9782915083699
Cet essai sous forme de notes ne prétend pas analyser de manière exhaustive l'oeuvre de David Fincher, dont l'évocation de quelques titres (Seven, Fight Club, Zodiac, The Social Network, Panic Room, Millenium, House of Cards...) suffit à faire frémir les consciences cinéphiles. Il s'agit plutôt d'une tentative d'approche de ses films à travers des fragments d'images fixes. Cliché médico-légal, amateur voire érotique, images d'archives, albums de famille : la photographie se décline, dans le cinéma de Fincher, sous sa forme la plus évidente, appelant implicitement la mémoire des grands photographes contemporains (Witkin, Hido, Arbus...). Largement tournée vers les images de synthèse, l'oeuvre du réalisateur américain est travaillée en profondeur par une fascination aiguë pour l'image argentique. Que nous disent ces lambeaux de photographies, convoqués d'un film à l'autre, de sa conception du monde et de la représentation ? A la manière de l'archéologue, Nathan Réra sonde ces strates d'images immobiles en pénétrant leur chair ardente, en essayant d'en dénouer les secrets et les ombres. Car si "la photo elle-même n'est en rien animée" comme l'écrit Roland Barthes, "elle [nous] anime : c'est ce que fait toute aventure".
Entré dans l'histoire en devenant, à trente-deux ans, le plus jeune cinéaste à obtenir l'Oscar du meilleur réalisateur, Damien Chazelle trace un sillon unique à Hollywood. Son oeuvre, riche à ce jour de cinq longs métrages (Guy and Madeline on a Park Bench, Whiplash, La La Land, First Man, Babylon) et d'une série (The Eddy, diffusée sur Netflix), explore les rapports entre jazz et cinéma et reconstitue quelques-unes des pages fascinantes de l'histoire de l'Amérique – l'avènement du parlant à Hollywood, les premiers pas de l'homme sur la lune. Avec Nathan Réra, Damien Chazelle s'engage dans un dialogue à bâtons rompus sur sa vie, ses films et ses sources d'inspiration. Il retrace la naissance de sa vocation, son enfance partagée entre l'Amérique et la France, ses années de batteur puis ses études de cinéma à Harvard, avant de dévoiler les coulisses de la création de ses films ainsi que les liens qu'il entretient avec ses proches collaborateurs (Justin Hurwitz, Linus Sandgren, Tom Cross, Mary Zophres...) et ses interprètes (Ryan Gosling, Emma Stone, Brad Pitt, Margot Robbie, J.K. Simmons, Miles Teller...). Il s'épanche également sur sa fascination pour la comédie musicale, un genre qu'il a contribué à remettre au goût du jour grâce au succès planétaire de La La Land. Richement illustré par des photogrammes et par des documents exceptionnels (photographies de tournage, partitions originales, archives personnelles, etc.), cet ouvrage offre la magistrale leçon de cinéma d'un cinéaste surdoué, érudit et passionné.
Fruit de séries d'entretiens menées par Nathan Réra entre 2007 et 2009, ce livre réunit neuf artistes issus d'horizons divers (cinéma, photographie, peinture, sculpture), dont les oeuvres interrogent les possibilités de l'Art face à la destruction des Juifs d'Europe.
Depuis près de vingt ans, Christophe Calais narre la chronique photographique d'Angelo : un destin singulier qui épouse les contours sinueux du Rwanda, théâtre d'une guerre civile puis d'un génocide contre la minorité tutsi d'avril à juillet 1994. S'il est un survivant, Angelo n'est pourtant pas un rescapé du génocide. Réfugié au Zaïre, comme des centaines de milliers de Hutu fuyant dans le sillage du pouvoir génocidaire en déroute, le garçon fut découvert dans une fosse commune, recouvert par les morts de l'épidémie de choléra qui frappait la région de Goma. Après avoir photographié son retour dans le monde des vivants, Christophe Calais continua, aux confins du Zaïre et du Rwanda, de suivre les pérégrinations de l'enfant. Depuis 2009, Nathan Réra explore le travail de Christophe Calais sous la forme d'un dialogue ininterrompu. Transparaissent, au fil de leurs mots, les évolutions du quotidien d'Angelo : son entrée dans l'adolescence, l'apprentissage de l'âge adulte, les triviales difficultés du quotidien, le lourd fardeau légué par les siens. Son portrait, à l'aune d'une société partagée entre la mémoire et l'oubli, reste celui d'un Rwandais engagé dans une course perpétuelle pour la survie.
Quelle peut être la part du cinéma, en tant qu'il est une puis- sance agissante et non pas seulement un observateur du présent, concerné, souvent consterné, plus rarement enthousiaste, pas seulement un témoin, donc, et moins encore un miroir ou un reflet du moment (ou de l'époque), quelle part le cinéma peut-il prendre à la reconfiguration d'un peuple et à sa relance ? " Jean-Gabriel Périot le souligne dans la préface de cet ouvrage : Alain Brossat répond aux questions qu'il pose en proposant une traversée inédite de l'histoire du cinéma. Pour lui, il n'y a politique dans un film qu'à la condition que ce film soit lieu de l'inscription d'un peuple. Il ne s'agit pas tant de discerner ce qu'est le peuple, voire un peuple, que de dessiner les nom- breuses figures au fil desquelles se produisent le surgissement ou le délitement, la composition ou l'émiettement, l'apparition ou la disparition d'un peuple. Le cinéma doit tenir une position, ce qui est bien plus qu'adopter un point de vue et, davantage encore, que défendre une opinion. Tenir une position, c'est ce qui permet à un film de réintensifier un événement en associant cette capacité à la présence d'un peuple. Par contraste avec le cinéma du roman national destiné à relancer le peuple de l'Etat, le cinéma du peuple n'enseigne rien, n'exalte ni n'exhorte. Il transmet de l'expérience collective et il le fait à hauteur de l'homme ordinaire ; une expérience qui a certes l'histoire et la vie politique comme milieux, mais aussi les relations sociales, le travail, les épreuves subies en commun, les routines et l'inattendu... L'histoire de ce cinéma du peuple que raconte Alain Brossat n'est pas une histoire achevée. Rejetant la litanie du "c'était mieux avant", il ne voit aucun motif à désespérer du cinéma et de ses capacités agissantes. Comme les peuples se rappelleront toujours au bon souvenir de leurs gouvernants, le cinéma ne sera jamais totalement soumis.
Biographie de l'auteur Codirecteur des éditions Rouge Profond et co-rédacteur en chef de Simulacres (1999-2003), Guy Astic consacre ses écrits au cinéma et au roman européen contemporains ainsi qu'au fantastique sous toutes ses formes. Il a publié, aux éditions Kimé, La Tambour littérature. Günder Grass romancier (2004), réalisé un guide " Librio " sur le fantastique (1999) et un autre sur le roman (2002), dirigé deux ouvrages collectifs sur Stephen King, conçu plusieurs anthologies pour la collection " Points-Virgule " des Editions Seuil, notamment Suite fantastique (2002). Il a fait paraître, dans la même collection " Raccords ", Le Purgatoire des sens. Lost Highway de David Lynch (2004).
Résumé : Aux confins du monde humain, en Antarctique, un organisme mystérieux est découvert dans la glace par une équipe de scientifiques. Exhumée et réanimée, la Créature de The Thing de John Carpenter constitue une énigme pour le regard. Chacune de ses manifestations à l'écran la présente sous un jour différent : un malamute de l'Alaska, des restes humains bicéphales calcinés, un chien dont le faciès explose en déhiscences florales, une tête humaine mobile dotée de cornes d'escargot et de pattes d'araignée. L'impossibilité de saisir une forme stable de cette Chose porte le doute sur la nature de tout corps représenté à l'image. Il faut, en de telles circonstances, délaisser la question du monstre au cinéma pour envisager celle du monstre de cinéma. Que signifie, au-delà du simple ressort fictif, la nature métamorphique de la Créature ? Que peut-elle nous donner à penser sur la nature des figures filmiques ? En endossant une perspective attentive à la question du matériau, cet ouvrage propose, à partir du film de John Carpenter, une réflexion traversant l'histoire de l'art, la littérature fantastique, l'esthétique et la philosophie de l'art, se renouvelant au contact d'opérateurs empruntés à la biologie et à la physique.
Attachée à ses racines hispaniques, Charlotte Largeron a suivi un enseignement universitaire consacré à l'art espagnol tout en portant son attention sur le cinéma de Guillermo del Toro, Alfonso Cuaron, Alejandro Gonzalez Inarritu. L'un de ses mémoires de recherches a ainsi été consacré au Labyrinthe de Pan. C'est en l'envoyant à Guillermo del Toro qu'elle a pris contact avec le cinéaste qui, sensible à son approche, a accepté d'apporter sa contribution au livre que l'auteure lui consacre.