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ENTRETIENS AVEC PAUL VERHOEVEN - AU JARDIN DES DELICES
RERA NATHAN
ROUGE PROFOND
22,30 €
Épuisé
EAN :9782915083408
Paul Verhoeven est l'un des cinéastes européens majeurs à s'être distingué à Hollywood, après une carrière de plus de vingt ans aux Pays-Bas. Son nom est immédiatement associé à RoboCop, Total Recall, Basic Instinct et Starship Troopers. Ses films, depuis Turkish Delight, Spetters et Le Quatrième Homme, déchaînent les passions, bousculent les interdits, malmènent les bien-pensants. Fasciné par la peinture, la musique et la religion autant que par les sciences, la politique ou l'Histoire, Paul Verhoeven est un cinéaste toujours sur la brèche, au coeur des tensions. Se confiant à Nathan Réra au fil d'entretiens illustrés par des documents personnels inédits, il revient sur les derniers événements marquants de sa carrière, aborde des épisodes déterminants de son enfance, dans la Hollande occupée par les nazis. Il apporte des éclairages nouveaux sur ses films, notamment sur Black Book, revient sur la polémique autour de Starship Troopers, explicite son rapport au sexe, à la violence, au sacré - il a publié une biographie de Jésus. Ces pages livrent le témoignage exceptionnel d'un artiste dont l'un des plus grands plaisirs est "de dévier de la norme, de la dépasser".
Entré dans l'histoire en devenant, à trente-deux ans, le plus jeune cinéaste à obtenir l'Oscar du meilleur réalisateur, Damien Chazelle trace un sillon unique à Hollywood. Son oeuvre, riche à ce jour de cinq longs métrages (Guy and Madeline on a Park Bench, Whiplash, La La Land, First Man, Babylon) et d'une série (The Eddy, diffusée sur Netflix), explore les rapports entre jazz et cinéma et reconstitue quelques-unes des pages fascinantes de l'histoire de l'Amérique – l'avènement du parlant à Hollywood, les premiers pas de l'homme sur la lune. Avec Nathan Réra, Damien Chazelle s'engage dans un dialogue à bâtons rompus sur sa vie, ses films et ses sources d'inspiration. Il retrace la naissance de sa vocation, son enfance partagée entre l'Amérique et la France, ses années de batteur puis ses études de cinéma à Harvard, avant de dévoiler les coulisses de la création de ses films ainsi que les liens qu'il entretient avec ses proches collaborateurs (Justin Hurwitz, Linus Sandgren, Tom Cross, Mary Zophres...) et ses interprètes (Ryan Gosling, Emma Stone, Brad Pitt, Margot Robbie, J.K. Simmons, Miles Teller...). Il s'épanche également sur sa fascination pour la comédie musicale, un genre qu'il a contribué à remettre au goût du jour grâce au succès planétaire de La La Land. Richement illustré par des photogrammes et par des documents exceptionnels (photographies de tournage, partitions originales, archives personnelles, etc.), cet ouvrage offre la magistrale leçon de cinéma d'un cinéaste surdoué, érudit et passionné.
Depuis près de vingt ans, Christophe Calais narre la chronique photographique d'Angelo : un destin singulier qui épouse les contours sinueux du Rwanda, théâtre d'une guerre civile puis d'un génocide contre la minorité tutsi d'avril à juillet 1994. S'il est un survivant, Angelo n'est pourtant pas un rescapé du génocide. Réfugié au Zaïre, comme des centaines de milliers de Hutu fuyant dans le sillage du pouvoir génocidaire en déroute, le garçon fut découvert dans une fosse commune, recouvert par les morts de l'épidémie de choléra qui frappait la région de Goma. Après avoir photographié son retour dans le monde des vivants, Christophe Calais continua, aux confins du Zaïre et du Rwanda, de suivre les pérégrinations de l'enfant. Depuis 2009, Nathan Réra explore le travail de Christophe Calais sous la forme d'un dialogue ininterrompu. Transparaissent, au fil de leurs mots, les évolutions du quotidien d'Angelo : son entrée dans l'adolescence, l'apprentissage de l'âge adulte, les triviales difficultés du quotidien, le lourd fardeau légué par les siens. Son portrait, à l'aune d'une société partagée entre la mémoire et l'oubli, reste celui d'un Rwandais engagé dans une course perpétuelle pour la survie.
Fruit de séries d'entretiens menées par Nathan Réra entre 2007 et 2009, ce livre réunit neuf artistes issus d'horizons divers (cinéma, photographie, peinture, sculpture), dont les oeuvres interrogent les possibilités de l'Art face à la destruction des Juifs d'Europe.
Biographie de l'auteur Codirecteur des éditions Rouge Profond et co-rédacteur en chef de Simulacres (1999-2003), Guy Astic consacre ses écrits au cinéma et au roman européen contemporains ainsi qu'au fantastique sous toutes ses formes. Il a publié, aux éditions Kimé, La Tambour littérature. Günder Grass romancier (2004), réalisé un guide " Librio " sur le fantastique (1999) et un autre sur le roman (2002), dirigé deux ouvrages collectifs sur Stephen King, conçu plusieurs anthologies pour la collection " Points-Virgule " des Editions Seuil, notamment Suite fantastique (2002). Il a fait paraître, dans la même collection " Raccords ", Le Purgatoire des sens. Lost Highway de David Lynch (2004).
Quelle peut être la part du cinéma, en tant qu'il est une puis- sance agissante et non pas seulement un observateur du présent, concerné, souvent consterné, plus rarement enthousiaste, pas seulement un témoin, donc, et moins encore un miroir ou un reflet du moment (ou de l'époque), quelle part le cinéma peut-il prendre à la reconfiguration d'un peuple et à sa relance ? " Jean-Gabriel Périot le souligne dans la préface de cet ouvrage : Alain Brossat répond aux questions qu'il pose en proposant une traversée inédite de l'histoire du cinéma. Pour lui, il n'y a politique dans un film qu'à la condition que ce film soit lieu de l'inscription d'un peuple. Il ne s'agit pas tant de discerner ce qu'est le peuple, voire un peuple, que de dessiner les nom- breuses figures au fil desquelles se produisent le surgissement ou le délitement, la composition ou l'émiettement, l'apparition ou la disparition d'un peuple. Le cinéma doit tenir une position, ce qui est bien plus qu'adopter un point de vue et, davantage encore, que défendre une opinion. Tenir une position, c'est ce qui permet à un film de réintensifier un événement en associant cette capacité à la présence d'un peuple. Par contraste avec le cinéma du roman national destiné à relancer le peuple de l'Etat, le cinéma du peuple n'enseigne rien, n'exalte ni n'exhorte. Il transmet de l'expérience collective et il le fait à hauteur de l'homme ordinaire ; une expérience qui a certes l'histoire et la vie politique comme milieux, mais aussi les relations sociales, le travail, les épreuves subies en commun, les routines et l'inattendu... L'histoire de ce cinéma du peuple que raconte Alain Brossat n'est pas une histoire achevée. Rejetant la litanie du "c'était mieux avant", il ne voit aucun motif à désespérer du cinéma et de ses capacités agissantes. Comme les peuples se rappelleront toujours au bon souvenir de leurs gouvernants, le cinéma ne sera jamais totalement soumis.
Attachée à ses racines hispaniques, Charlotte Largeron a suivi un enseignement universitaire consacré à l'art espagnol tout en portant son attention sur le cinéma de Guillermo del Toro, Alfonso Cuaron, Alejandro Gonzalez Inarritu. L'un de ses mémoires de recherches a ainsi été consacré au Labyrinthe de Pan. C'est en l'envoyant à Guillermo del Toro qu'elle a pris contact avec le cinéaste qui, sensible à son approche, a accepté d'apporter sa contribution au livre que l'auteure lui consacre.
Sorcellerie, horreur, thriller. J'ai passé ma vie à raconter des histoires nourries de ces trois thèmes. Mais toujours parle cinéma, par les images. Plus tard m'est venue l'idée de coucher sur le papier des histoires d'horreur, de thriller, de sorcellerie, et de faire en sorte que les lecteurs puissent créer leurs propres visions en conjuguant lecture et imaginaire. Voici donc ce livre que je dédie à tous ceux qui ont suivi et apprécié mes films, ainsi qu'à un nouveau public, celui des lecteurs de romans et de récits. Bon voyage au plus profond de moi-même". Dans ces six nouvelles, Dario Argento arpente les territoires du thriller, du gothique, de l'ésotérisme, du monstrueux et de l'onirique. Son style est vif, précis et rend les ambiances perturbantes. La plongée dans les noirceurs de l'âme humaine y est vertigineuse ; le macabre règne, l'inattendu surgit, l'au-delà soupire, le mystère insiste, entre visions chocs, violences sourdes ou soudaines et suggestions terrifiantes. Sensations fortes garanties : les mots images du maestro de l'épouvante et du giallo frappent fort, résonnent avec persistance. C'est le Colisée des histoires d'horreur, un monument, un jalon. Dario Argento est un dieu, le mien... (Guillermo del Toro à propos de Horror).