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FEMME HOMME MARIAGE ADULTERE DIVORCE 1872 REPONSE D'UNE FEMME A M. ALEXANDRE DUMAS FILS
REPONSE D'UNE FEMME
INDIGO
11,43 €
Épuisé
EAN :9782911571480
Monsieur, On vient de dire et de prouver, hélas ! que la force prime le droit. Je crains bien que vous réussissiez à prouver que le talent prime le sens moral. Voulez-vous me permettre de répondre aujourd'hui à vos longs réquisitoires contre le féminin. J'aurai peut-être quelques vérités désagréables à vous dire, mais vous êtes homme d'esprit s'il en fut ; du reste, je ne fats que relever le gant que vous avez jeté à la femme, et, comme vous vous êtes vanté de l'avoir déshabillée et de lui avoir administré le fouet en public, vous voudrez bien me permettre, non pas d'user d'un procédé d'aussi mauvais goût, mais de vous dire en toute franchise ma façon de penser. Croyez bien que je ne me dissimule nullement que dans cette lutte, tous les désavantages seront de mon côté, car je n'ai pour moi que le vrai, le Juste, et vous, monsieur, vous avez une chose attractive au plus haut degré : le talent ; si bien que la victoire, souvent plus capricieuse qu'équitable, ira vers vous. Mais Je suis trop Française pour que la haute valeur de mon adversaire me fasse reculer et j'entre résolument en lice. Je vais commencer par vous dire des choses que vous savez aussi bien que moi, à savoir que vous avez le don de manier la langue française avec autant d'art que d'habileté ; que votre style est travaillé, correct et académique, et que vous possédez un esprit incisif et brillant. Mais, oh ! Il y a plus d'un mais, vous êtes plus idéologue que penseur, et le charme de la phraséologie vous entraîne au point de vous faire négliger le fond pour la forme ; de plus, la pensée ne se dégage pas assez nettement du milieu de dette éblouissante phraséologie. Vous abusez du trait caractéristique et particulier à la langue française, qui est de permettre à ceux qui savent la manier d'écrire des pages charmantes pour ne rien dire... Fac-similé
Sous le titre Robert Desnos, le poète libre, une journée d'étude a réuni huit intervenants à l'Université d'Amiens en mars 2006. Toute liberté dans le choix des sujets leur avait été laissée. Des affinités se sont dessinées entre certaines communications, ce dont ce volume témoigne.Il s'ouvre par trois réflexions consacrées à l'art poétique de Desnos avec Jacques barras, Robert Desnos dans le matin le plus matinal de la langue française, Pierre Lartigue, Robert Desnos et l'équation poétique, Jean-Luc Steinmetz Lanterne des "Veilleurs", sur les rapports de Desnos et Rimbaud.Il se poursuit par trois analyses sur des thèmes récurrents dans l'?uvre du poète, avec Mary Ann Caws, Desnos dans le noir (le noir intérieur et celui du cinéma), Marie-Claire Dumas, Robert Desnos ou la part de l'ombre (l'ombre portée et la hantise du double), Étienne-Alain Hubert, Robert Desnos ou "face à l'éternité".Il se clôt par deux études d'histoire littéraire, celle de Michel Murat, Le Phénomène futur, qui analyse l'inscription de la figure du poète dans le surréalisme, l'autre de Carmen Vâsquez Robert Desnos et la voix du grand large, qui le situe dans le milieu latino-américain de Montparnasse.En annexe figure la reprise, commentée par Pierre Lartigue, des articles des Lettres françaises consacrés au Dernier poème de Desnos.
Résumé : Réfléchir sur les rapports entre parole et musique dans les mondes hispaniques signifie se pencher sur cette histoire que nous connaissons encore peu et mal. Mais c'est également une invitation à penser et à repenser les modalités d'échange et de métissage à l'intérieur de la culture ibérique et hispano-américaine, et les relations d'opposition et complémentarité entre les formes poétiques savantes et populaires. Conçues à partir d'une idée de Gustavo Guerrero, les journées d'études internationales organisées par le Centre d'Etudes Hispaniques d'Amiens (CEHA) de l'Université de Picardie Jules Verne et consacrées à Paroles et Musique dans le Monde Hispanique ont permis à des hispanistes de quatre pays latino-américains de se joindre à des enseignants-chercheurs de trois universités françaises. Dans l'harmonie qu'un tel thème impose, ils ont développé des points de vue très divers, explorant tantôt des aspects formels du sujet, tantôt ses reflets sociaux, politiques, historiques ou littéraires.
Equatoriale comme son jumeau Hallali fut écrit dans le Paris de 1917 et publié à Madrid le 18 dans le contexte de la Grand-Guerre et de la Révolution russe, toutes deux contemporaines de la révolution esthétique des avants-gardes ; scénario tragique, mort de l'homme anonyme dans la boue récitant une tirade qui ne signifient rien. L'artiste, et Huidobro l'est au suprême degré, synthétise l'époque dans ces poèmes splendides : à la cinétique du texte correspond la commotion du contexte. Les critiques appellent devenir historique (topos académique) cette genèse du Mal. Le texte comme transfiguration témoigne du paradoxe de l'Etre-pour-la mort heideggerien qui manifeste, pathétique, la passion de fin-de-monde ; vorace tourbillon, carrefour et abyme. Dans la boue des tranchées le nihilisme de la technique et l'industrialisation de la mort confirment la sombre prédiction de Spengler. Occident entre dans le crépuscule. Equatoriale prend donc sa perspective contextuelle comme drame. Ecoutons Cedomil Goic pionnier de la critique huidobrienne : "A l'intérieur de ce merveilleux déploiement des images cinétiques, double et multiple de la variété des motifs enchaînés autour du thème central du temps, reste néanmoins dans ces livres un certain désespoir et angoisse évidents chez Huidobro du premier conflit mondial de la culture européenne. Ce sentiment obscur de décadence annoncé par Spengler devenu évident sujet de polémique primordial dans la culture occidentale deviendra manifeste profond et désespéré dans ces livres suivants, porteurs de la crise de notre époque selon Pitrim Sorokin ; expérience vitale tragique, agonique que Huidobro vit au coeur de lui-même"
E scritura y oralidad en América latina son los temas de las actas del coloquio "Vida y obra de escritores latinoamericanos en Paris" y "Tradiciôn oral indigena y mestiza de América latina" que tuvieron lugar en mayo 2006. Los veinte articulos aqui reunidos, muestran la influencia de Francia y la importancia de su capital para los creadores que desde mediados del siglo XIX, llegan de las naciones latinas de América. Paris se vuelve un lugar de encuentro, de inspiracion y de consagracion de la escritura. Esta ciudad mitica es la cuna de los movimientos literarios en lengua espanola que surgen a lo largo del siglo XX : el "Modernismo" con poetas como el nicaragüense Rubén Dario (1867-1916), la peruana Zoila Aurora Càceres (1872-1958), entre otros ; la "Nueva narrativa" con la novelista venezolana Teresa de la Parra (Paris, 1889-Madrid, 1936), el "Creacionismo" con el poeta chileno Vicente Huidobro (1893-1948) ; el "Realismo magico" de mediados de los 30 con los escritores Miguel Angel Asturias (Guatemala, 1899-Madrid, 1974), la cubana Lydia Cabrera (La Habana, 1899-Miami, 1999) ; el "Boom" de los 70 con el colombiano Gabriel Garcia Màrquez (1923), los argentinos Julio Cortàzar (Bruselas, 1914-Paris, 1984) y Marta Traba (Buenos Aires 1930-Madrid 1984), el peruano Mario Vargas Llosa (Perù 1936), el mexicano Octavio Paz (México, 1914-1998) ; la "Escritura del género femenino" de las décadas 80 y 90 con la mexicana Elena Garro (1917-1998) y la colombiana Mârvel Moreno (Barranquila, 1939-Paris, 1995).