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Les coutumes dans la fabrique des droits africains. Négation, résistance et réinvention des coutumes
Eboué Félix ; Renucci Florence
DALLOZ
19,00 €
Épuisé
EAN :9782247211296
Le 8 novembre 1941, Félix Eboué, alors administrateur de l'AEF, établit un véritable programme politique pour l'Afrique équatoriale française. En amont de la conférence de Brazzaville, il énonce l'importance de conserver les coutumes, de les améliorer et non de les remplacer. "L'Afrique doit garder, en le perfectionnant, un droit africain" , elle doit rendre à la population des chefs légitimes ; cantonner l'administrateur colonial à un rôle de contrôle plutôt que de direction ; responsabiliser les élites ; donner aux Africains des débouchés - y compris dans les fonctions d'encadrement. L'approche d'Eboué qui ne voit pas la coutume comme une source inférieure du droit, tant sur la forme que sur le fond, tire son origine du respect que lui inspire les cultures africaines. Contrairement à ce qui est communément enseigné, la politique africaine de la France libre n'a donc pas débuté avec l'étude des futures réformes du Comité français de libération nationale ou avec la conférence de Brazzaville. Mais elle reste intrinsèquement liée à l'esprit résistant des personnalités politiques, comme Félix Eboué, qui l'incarnèrent.
Résumé : " ...J'ai donc voulu voir Souveraine Magnifique, cette rescapée des vastes massacres qui se sont abattus sur le Rwanda en 1994 avec la fureur de cyclones sanglants. C'est le pouls battant, mais la tête froide, que j'ai frappé à la porte de la jeune femme. On ne sait jamais qui vous scrute derrière des rideaux à peine frémissants. On ignore ensuite quel être, surgissant des fumerolles d'une épouvantable histoire, vous invitera à découvrir sur les marches du soir les fantômes qui peuplent et crucifient sa mémoire. Tout au long de nos conversations, ses souvenirs, ses confessions, sa colère moite, sa rage intacte portaient encore, vingt ans après la tragédie, la trace des cris, des râles et des chuchotements venus d'outre-tombe. Ma rencontre avec Souveraine Magnifique et la vache Doliba, qu'elle cogérait avec le bourreau de ses parents, m'a montré combien la sagesse des anciens a pu voler au secours des temps modernes englués dans leur morale et leurs procès. Des brumes bleutées des collines rwandaises jusqu'aux eaux rougeoyantes du Ruzizi, cette rivière qui sépare plusieurs pays de la région des Grands Lacs africains, j'ai entendu la voix de Souveraine Magnifique, son coeur, son âme. " E. É. Eugène Ebodé restitue avec verve et compassion la chronique d'une nation-phénix, après ce génocide apocalyptique d'une résonance universelle.
Résumé : A quatre-vingts ans passés, Mado, née d'un père suédois et d'une mère camerounaise, vit à Perpignan et se souvient : de son enfance à Edéa, au Cameroun, sur les bords de Rivière blanche et rouge, avant que n'éclate la deuxième guerre mondiale, ses horreurs et ses bouleversements. Elle revoit son départ inattendu vers la France où l'entraîne une mère adoptive aux nerfs fragiles. Les voici en escale à Témara, au Maroc, ovationnant le général de Gaulle venu stimuler la 2me DB du général Leclerc en route vers le débarquement en Normandie. Lui revient aussi son escale à Constantine, en Algérie, où la Victoire des Alliés s'achève dans des explosions de joie mais aussi de colère. Arrivée à Perpignan, Mado déplore et le froid et les regards de biais sur une Métisse chagrine qui, longtemps, a cru sa mère biologique morte. C'est à Céret que Mado deviendra l'amie et l'égérie secrète de plusieurs artistes de renom : Picasso, Matisse, Haviland, Soutine, Chagall, Masson, Dali...
Alors qu'il ne rêve que de jouer au football, un jeune homme assista à l'agonie de son père dont il recueille les dernières confidences. Charismatique acteur de la guerre d'indépendance du Pays des Crevettes, autrement dit un Cameron décortiqué jusqu'à da chair, le père assigne au fils la mission initiatique de régler la dot de sa mère, Magrita, ce dont lui n'a jamais voulu s'acquitter par mépris de coutumes et orgueil culturel. Dans sa quête de la dot, doublée d'une intime enquête involontaire qui bouleverse son existence, le jeune homme découvre les secrets enfouis de son père. Peut-il alors tenir son impossible pari ou renoncer à sa promesse, tant la voile qu'il soulève est lourd de révélations? Les multiples rencontres, amis de père, parents éloignés, permettront au narrateur de connaître, jusqu'à ses racines salvatrices ou empoisonnées.
La désunion entre mon père et ma mère m'a longtemps paru impossible à raconter. Le premier gisait plus qu'il ne vivait parmi nous entre Aix-en-Provence et Gardanne. La seconde évitait plus qu'elle n'invitait ta lointaine Afrique à la table de nos conversations. Sous le couvercle familial, crépitait le feu des silences, bouillonnait la marmite des désaccords. Entrez donc, amis promeneurs, dans ces pages qui diront comment j'ai secoué mes pleurs et affronté l'épreuve du souvenir. Tous les couples sont mixtes, me suis-je laissé convaincre, mais il y en a qui le sont davantage que d'autres... Métisse palissade est ce mur de verdure, à la fois protecteur et sombre, construit sur une terre de bruyère et de garrigue où les ronces, grimpant entre pieux et planches, côtoyaient tilleuls, saules, hêtres, platanes et pins embroussaillés. Il m'a fallu l'enjamber, pour rechercher l'absent, ce père dont les affrontements avec un voisin nostalgique de l'Algérie m'ont marqué. J'ai rallumé la lampe de la mémoire et taillé, grâce à sa lueur tamisée, la haie qui danse sous les étoiles pour repousser la cohorte de fantômes.
Résumé : Georges Picquart (1854-1914), officier brillant, chef de l'espionnage militaire, refuse, contre toutes les pressions, d'ignorer la preuve de l'innocence d'Alfred Dreyfus qu'il a découverte en 1896 du fait de ses fonctions à la tête du service secret. Ses chefs, l'état-major, les ministres,jusqu'au président de la République, s'irritent de ce qu'ils prennent pour de l'entêtement orgueilleux. Picquart, lui, sait d'instinct que l'exactitude des faits et le professionnalisme sont le premier rempart contre les renoncements, les injustices qui mènent à l'indignité. Dans cette vie de roman, l'officier supérieur est exilé puis banni de l'armée pendant dix ans. Il subit un an de prison sans jugement, affronte deux duels, lutte sans répit pour sa propre réintégration dans l'armée et la réhabilitation de Dreyfus. Ce symbole de la Grande muette qui prend la parole pour faire prévaloir la vérité, vilipendé pour sa détermination, devient en 1906, par un retournement saisissant qui soulève l'indignation des anti dreyfusards, ministre de la Guerre de Clemenceau. Sans se montrer un grand réformateur à ce poste, il concourt à ancrer fermement l'armée dans la République. Ambitieux, déterminé, stratège, laïc, distancié, secret, mélomane, polyglotte, curieux de tout, ironique, rejetant les réflexes antisémites que son milieu lui avait légués, mais aussi hautain, égocentrique et rancunier, Picquart reste une figure significative de celles que la IIIe République a su produire pour construire un Etat de droit. Son itinéraire, entre guerre et paix, culture et polémiques, administration et politique, Clemenceau et Jaurès, Mirbeau et Mahler, est marqué par son indépendance d'esprit et son courage. Il témoigne de l'attitude que peut choisir un fonctionnaire face à la déraison d'Etat.
Le texte intégral de la Convention européenne des droits de l'Homme Signée le 4 novembre 1950, entrée en vigueur le 3 septembre 1953, la Convention européenne des droits de l'Homme, inspirée par la Déclaration universelle des droit de l'Homme de 1948, est aujourd'hui le modèle le plus perfectionné de garantie effective des droits de l'Homme, par le contrôle judiciaire du respect de leurs droits. Il s'agissait d'établir un ordre public des démocraties d'Europe . L'originalité du système résidait dans son caractère évolutif et souple, qui a été progressivement renforcé à travers les réformes successives. La Convention a eu un indéniable effet d'entraînement de l'ensemble des pays européens pour une meilleure défense des droits de l'Homme.
Silem Ahmed ; Gentier Antoine ; Albertini Jean-Mar
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A quoi sert le droit ? Quelles problématiques émergent, dès lors que l’on tente de régir la vie humaine au travers de lois ? C’est au travers de récits – de la fable à la science fiction, en passant par la dystopie – que l’auteur veut susciter le débat et enrichir la réflexion. Parfait pour les amoureux du droit !