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HISTOIRE DE LA PHILOSOPHIE POLITIQUE. Tome 5, Les philosophies politiques contemporaines (depuis 194
Renaut Agnès
CALMANN-LEVY
35,80 €
Épuisé
EAN :9782702130346
Se convaincre qu'il fallait philosopher en un temps où Auschwitz avait prouvé l'échec de la philosophie comme une interrogation sur le meilleur régime: tel a été le préalable, après 1945, de ceux qui ont cherché à prendre en charge le nouvel impératif catégorique que n'advienne plus jamais rien de semblable.L'énigme du totalitarisme doit-elle conduire à instruire, comme l'a cru le post-modernisme français, le procès de l'humanisme? A la philosophie du sujet, qui a pu sembler si solidaire des valeurs démocratiques, faut-il substituer un autre paradigme axé sur les exigences de la communication, comme l'a tenté Habermas à partir de l'héritage de l'Ecole de Francfort? Ou convient-il, comme la philosophie nord-américaine à la faveur des débats ouverts par Rawls, de se demander si la défense des droits individuels peut encore, à elle seule, répondre aux exigences des sociétés contemporaines?Ce volume entreprend de désigner des points de passage, ou de croisement, entre ces interrogations apparemment si éclatées. Il montre comment elles convergent autour d'une réflexion sur l'avenir des principes libéraux, seul héritage non dilapidé de la modernité: est-ce possible d'y intégrer la part de vérité de ce qui, à l'époque de la décolonisation, s'est exprimé en Europe dans la critique de l'ethnocentrisme humaniste, et qui, aujourd'hui et de l'autre côté de l'Atlantique, se fait entendre dans les exigences du pluralisme culturel?Ont contribué à ce volume: Adela Cortina, Jean-Marc Ferry, Bertrand Guillarme, Malgorzata Kowalska, Charles Larmore, Mark Lilla, Koula Mellos, Sylvie Mesure, Alain Renaut, Patrick Savidan, Lukas K. Sosne, Daniel Weinstock.
Sans doute est-il bien des manières de s'interroger sur le droit, et celui-ci, fort heureusement, n'attend pas le philosophe pour offrir matière à réflexion. Ainsi l'historien ne saurait-il se borner à reconstituer le système juridique d'une époque donnée, ou même à en dégager la genèse : s'il n'entend pas seulement expliquer une législation comme, par exemple, le droit romain, mais aussi la comprendre (ce qui veut dire, non plus simplement chercher ses causes, mais cerner sa signification), force lui est d'en interroger l'esprit (au sens où Montesquieu parlait de l'" esprit des lois "). C'est la toute la tâche de la philosophie, et de Kant à Fichte, la philosophie du droit est même le foyer de la rationalité philosophique. Après une introduction sur la philosophie du droit, Alain Renaut fait un choix de textes parmi les oeuvres d'Aristote, de Wolff et de Fichte, textes qu'il commente longuement par la suite.
11 septembre 2001 : l'effondrement des tours jumelles du World Trade Center met fin aux espoirs de paix nés de la chute du communisme. Le monde est à nouveau déchiré. Mais les conflits d'aujourd'hui échappent au modèle de la guerre classique. Créant des lignes de fracture qui débordent les Etats et les territoires, ils s'immiscent dans l'intime de la sphère privée, au coeur des rapports sociaux, ou couvrent la planète d'attentats aveugles. Contre les idées reçues et les constructions spéculatives, l'ouvrage s'interroge sur ce que l'on peut apprendre de ces conflits eux-mêmes. Comment penser les violences qui déchirent les sociétés au XXIe siècle au point de faire douter de l'humanité ? Partant du génocide, forme extrême de la violence entre humains, pour en révéler les ressorts, les auteurs y trouvent des outils d'analyse pour comprendre la structure des nouvelles conflictualités. Exclure l'autre de la "vraie" humanité est le mécanisme fondamental. On le retrouve à l'oeuvre dans les autres formes de conflictualité étudiées ici : violences religieuses et djihadisme, violences liées au genre et aux comportements sexuels, violences sociales et populisme. Avec les ressources de la philosophie et une attention minutieuse aux faits, Alain Renaut et Geoffroy Lauvau s'efforcent d'identifier le péril et d'en tirer des enseignements pour penser l'humanisme à partir de son contraire.
Si Renaut a choisi, dans Galeran de Bretagne, de récrire le lai de Frêne, c'est que cette histoire de jumeaux lui permettait d'introduire le motif du double et convenait à sa volonté de mettre son oeuvre sous le signe de la dualité, qui semble être une obsession de notre auteur. Dans ce roman féminin par certains côtés et surtout binaire qui comporte, à égalité, deux protagonistes, Renaut a multiplié les jeux sur l'apparence et la réalité ; il a exploré toutes les formes du dédoublement et du redoublement pour exprimer sa vision du monde : c'est dans les muances et les contradictions de la société et des hommes que se trouve la merveille. Fondée sur une lutte des contraires qui se manifeste aussi bien dans la syntaxe, les formules et les images que dans l'intrigue et l'évolution des personnages, l'oeuvre de Renaut est structurée par un mouvement ascendant du paraître à l'être, de l'erreur à la vérité, de la division, de la séparation et des contradictions à l'unité de l'individu, du couple, de la famille et de la société. Cette unité tire sa force du romanesque qui donne son sens à la réalité. Si Renaut reprend, après Cligès et le Chevalier au lion, le motif de l'échange des coeurs, "le coeur et le corps n'entament pas un débat, comme souvent dans la littérature médiévale ; mais Renaut, à travers leur opposition, qui exprime une dualité de l'être, atteint, grâce au coeur, essence de la personne, une unité pour lui fondamentale" . Mais le romancier est assez lucide pour savoir que cette quête n'aboutit pas toujours et que la réussite dépend de la qualité des âmes.
Clerc-Renaud Agnès ; Méchin Colette ; Da Silva Cam
A l'interface entre sciences de la nature et sciences sociales, cet ouvrage est le fruit d'une recherche menée dans la région du Litoral Norte de l'Etat de Bahia (Brésil), où subsistent des vestiges secondaires de Forêt atlantique. Il éclaire l'organisation sociale des communautés rurales en faisant une large place à l'artisanat lié à la collecte et à l'extractivisme forestier mais aussi à bien d'autres activités : agriculture, pêche, salariat dans le bâtiment, agroforesterie. Appuyé sur des enquêtes de terrain, ce livre questionne les enjeux environnementaux de l'industrie touristique et intéressera tout lecteur concerné par le développement durable et une meilleure conservation des ressources.
Dissuasion, subversion, persuasion : quelles stratégies pour sauver la paix ? Raymond Aron propose ici l'une des analyses les plus pertinentes des rapports de force de la Guerre froide, et qui, au-delà de la chute du mur de Berlin, sont perpétués par la possession de l'arme nucléaire par quelques puissances militaires.Tout est là : si une seule bombe nucléaire dégage la même puissance que l'ensemble des bombardements sur l'Allemagne nazie en 1944, "le changement quantitatif entraîne une évolution qualitative". La guerre n'a plus le même aspect : l'analyse théorique montre des puissances qui définissent leurs tactiques politiques dans la sécurité précaire des rapports de force ; les conflits s'inscrivent dans un monde fini, où ceux qui ne peuvent dissuader doivent s'abriter derrière un "grand frère".Pour lecteurs motivés, cette géopolitique de la guerre est une réflexion sur le devenir de l'humanité dans des États souverains qui se définissent avant tout par un jeu de rapports de force. --Mattieu Reno
Le grand retour romanesque de l'auteure de Mange, prie, aime. 1940. Vivian Morris, 19 ans, fille de bonne famille, est en échec scolaire. Elle est envoyée à New York vivre avec sa tante Peg, propriétaire d'un théâtre grand public à Times Square. Là, Vivian découvre ébahie le monde du spectacle, fantasque et trépident. Elle observe la vie des artistes, danseuses, musiciens et stars du cinéma. Très douée pour la couture, Vivian se met alors à créer tous leurs costumes. Mais aussi à se libérer du carcan familial, en enchaînant les rencontres avec sa nouvelle amie Celia, une sublime showgirl aux moeurs très légères. Cependant, Vivian commet le faux-pas lors d'une nuit arrosée qui devient un scandale et qui la force à retourner chez ses parents. Mais après des fiançailles rompues, elle décide de retourner à New York pour reconstruire son existence en montant une boutique de robes de mariées, alors que la guerre éclate.
Au coeur des paysages magiques de l'Emilie Romagne, un roman lumineux sur le réinvention de soi et le pouvoir malicieux de l'amour. Eddie, 35 ans, vit seule à Montmartre, dans un minuscule appartement où il lui faut grimper sur une chaise pour tenter d'admirer le dôme du Sacré Coeur Orpheline à seize ans, elle s'est construit une vie de détachement et d'invisibilité, pour tenir le malheur (et le bonheur) à distance. Un jour, un notaire au charmant profil d'aigle ébouriffé, lui annonce qu'elle est l'unique légataire d'un très vieil italien et l'héritière d'une ferme en ruines dans la région de Parme, en Emilie Romagne. Alors qu'elle n'y a jamais songé, Eddie ressent soudain l'envie de fuir Paris, sa vie monotone, de découvrir ses racines. Et coup de tête ou coup de poker pour séduire le charmant notaire, elle décide de s'envoler pour l'Italie. En partant à la découverte de ce mystérieux héritage et en plongeant dans cette merveilleuse région italienne, elle n'imagine pas combien le cours de son existence va se trouver chamboulé. Dans les paysages magiques de l'Emilie Romagne, un roman lumineux et réjouissant sur la réinvention d'une vie et la puissance de l'amour
Début du xxe siècle, dans le pays nantais. A l'ombre des arbres centenaires du parc du château de Malavielle, Cécile grandit entourée de femmes : sa grand-mère, qui tient les rênes du domaine, sa mère, une douce bourgeoise effacée, sa grande soeur, qui se destine à la vie monacale. Protégée, trop peut-être, la jeune fille a tout pour être heureuse, jusqu'au jour où elle se décide à poser des questions sur les hommes de la famille. De son père, on lui dit qu'il est mort dans un incendie à Paris, de son grand-père, qu'il était inconséquent et qu'il aurait disparu après avoir honteusement ruiné Malavielle. Mais Cécile ne trouve aucune photo, aucune trace tangible de leur existence. Quand elle s'entête, sa grand-mère l'expédie dans un internat accueillant la jeunesse dorée nantaise, où elle subit quotidiennement rebuffades et humiliations. Révoltée, Cécile fugue et débarque seule à Paris, bien décidée à éclaircir le mystère de ses origines. Avec sensibilité et réalisme, Eric Le Nabour brosse le portrait bouleversant d'une jeune femme forte et fragile aux prises avec sa famille pour conquérir son droit au bonheur.