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L'expérience de l'injustice. Reconnaissance et clinique de l'injustice
Renault Emmanuel
LA DECOUVERTE
32,00 €
Épuisé
EAN :9782707144386
Comment transformer les définitions communes de la justice sociale afin qu'elles puissent rendre compte des formes aujourd'hui les plus caractéristiques de l'injustice sociale ? Comment leur faire rendre compte des souffrances de " ceux qui ont trop à dire pour pouvoir le dire " ? Telles sont les questions auxquelles ce livre se propose de répondre. Dans une démarche originale, Emmanuel Renault reprend et élargit la théorie de la reconnaissance élaborée par le philosophe allemand Axel Honneth, afin de proposer une grammaire des luttes sociales mais aussi une grille d'analyse des injustices que ces luttes prennent rarement en charge. C'est par la reconnaissance que les autres et la société lui accordent que chacun peut bénéficier des conditions substantielles d'une vie digne d'être vécue. Inversement, les dénis de reconnaissance sont à l'origine de souffrances sociales et psychiques majeures. Dans cette perspective, l'auteur procède à un examen critique des théories contemporaines qui structurent notre pensée politique et sociale, proposées par J. Rawls, J. Habermas, M. Walzer et C. Taylor, P Bourdieu, T. Negri, etc. S'appuyant sur les travaux de la sociologie et la psychologie sociale qui analysent les mouvements sociaux, les restructurations du travail ou les souffrances engendrées par la précarisation ou par l'exclusion, il tente d'élaborer une théorie globale permettant d'éclairer la multiplicité des phénomènes étudiés. Ce livre soutient que la philosophie doit prendre l'injustice au sérieux, car c'est en elle que se déterminent les enjeux des discours sur la justice. Il propose ainsi une philosophie assumant sa dimension politique, reconnaissant qu'elle se meut à l'intérieur du monde réel et non simplement dans le ciel des idées. Il offre un argumentaire global au service de ceux qui font l'expérience quotidienne de l'injustice et sont en conséquence intéressés à la transformation de l'ordre social existant.
Nul plus que Hegel n'a insisté sur l'exigence de connaître le présent et de réfléchir historiquement aux rapports que nous entretenons avec ce qui nous est contemporain. Quelles sont les raisons qui ont ainsi conduit Hegel à défendre systématiquement l'idée d'un primat du présent ? Quels en sont les différents enjeux théoriques ? Quelles en sont les conséquences pratiques ? Comment les diagnostics historiques peuvent éclairer ou orienter nos efforts ? Telles sont les questions qui guident cette enquête sur le présentisme hégélien. Une première partie analyse les trois textes qui formulent explicitement le primat du présent : la préface de la Phénoménologie de l'esprit, celle des Principes de la philosophie du droit et les textes introductifs de l'Encyclopédie des sciences philosophiques. Le présent y apparaît comme l'objet de la réflexion philosophique, et l'analyse du présent comme un mode de justification et d'explicitation des présupposés historiques du projet systématique. Une deuxième partie analyse les textes qui peuvent au contraire conduire à l'idée d'un primat du passé ou de l'éternité. La question de la fin de l'histoire, notamment est examinée, et Hegel apparaît en fait comme le penseur de la spécificité de l'histoire présente plutôt que comme celui de la clôture ou du dépassement du processus historique. Une troisième partie réinscrit les thèses hégéliennes dans l'espace théorique de la philosophie de l'histoire et de l'Idéalisme allemand, en montrant que dans les différents conflits qui traversent l'un et l'autre, le primat du présent guide toujours les prises de position. La contextualisation éclaire alors la réception immédiate, comme lorsqu'elle confirme le bienfondé des interprétations hégéliennes de gauche, et elle ouvre également des perspectives pour l'actualisation, comme lorsqu'elle fait apparaître des rapprochements inattendus avec le présentisme de Dewey ou de Foucault.
Résumé : La question de la souffrance est d'une actualité politique paradoxale. Si nos responsables politiques ne cessent de parler de la " souffrance des gens " ou de la " France qui souffre ", on continue de toutes parts à contester que le terme de souffrance puisse désigner de véritables problèmes sociaux et faire l'objet d'un usage politique pertinent. Certains dénoncent dans la problématique de la souffrance la vision d'individus réduits à des victimes impuissantes. D'autres dénoncent le paternalisme d'un Etat qui prétendrait s'occuper du bonheur des individus. D'autres encore y voient une nouvelle figure du biopouvoir et une psychologisation, voire une médicalisation du social. Enfin, nombreux sont ceux pour qui la problématique de la souffrance fait écran à la perception juste du poids des structures de la domination et de l'exploitation. A travers un examen critique des modèles théoriques par lesquels la sociologie et la psychologie, mais aussi l'économie politique, la médecine sociale et l'anthropologie médicale ont tenté de décrire la souffrance, Emmanuel Renault montre que la souffrance sociale est un objet susceptible d'être défini rigoureusement. A l'époque du capitalisme néolibéral, une conception générale de la souffrance permet ainsi d'éclairer un certain nombre de débats théoriques brûlants (en psychologie et en sociologie du travail et de l'exclusion notamment) tout en contribuant à une relance de la critique adaptée à la forme actuelle de la question sociale. Décrire la souffrance vécue, la constituer en objet de récit et de connaissance contribue à sortir des pans entiers de la société de l'invisibilisation, à rendre aux individus une capacité de revendiquer et d'agir collectivement pour transformer les conditions de leur existence.
Recherches sur Nicolas Poussin et sur sa famille Date de l'édition originale : 1902 Sujet de l'ouvrage : Poussin, Nicolas Le présent ouvrage s'inscrit dans une politique de conservation patrimoniale des ouvrages de la littérature Française mise en place avec la BNF. HACHETTE LIVRE et la BNF proposent ainsi un catalogue de titres indisponibles, la BNF ayant numérisé ces oeuvres et HACHETTE LIVRE les imprimant à la demande. Certains de ces ouvrages reflètent des courants de pensée caractéristiques de leur époque, mais qui seraient aujourd'hui jugés condamnables. Ils n'en appartiennent pas moins à l'histoire des idées en France et sont susceptibles de présenter un intérêt scientifique ou historique. Le sens de notre démarche éditoriale consiste ainsi à permettre l'accès à ces oeuvres sans pour autant que nous en cautionnions en aucune façon le contenu.
La "Madre", comme on l'appelle couramment, fut, au XVIe siècle, la plus grande mystique espagnole, et elle reste une des grandes figures de l'expérience mystique dans l'histoire européenne. D'une famille de "conversos" (juifs espagnols convertis de force, sauf à quitter l'Espagne), réformatrice du Carmel, Thérèse d'Avila (1515-1582), appelée aussi la "grande Thérèse" par opposition à la "petite", celle de Lisieux, a même été proclamée, au XXe siècle, "docteur de l'Église" en raison de la riche doctrine spirituelle apportée par ses textes. Thérèse représente enfin, dans la constellation des "femmes mystiques", celle qui a les pieds sur terre, qui vit l'extase, mais qui est également capable de "gouverner" avec sagesse et de réformer avec vigueur.Ce livre décrit de façon alerte sa vie et éclaire le sens de ses écrits, dont il donne de nombreux extraits.
La drogue est la continuation de la politique par d'autres moyens : telle est sans doute l'une des leçons les plus méconnues du IIIe Reich... Découverte au milieu des années 1930 et commercialisée sous le nom de pervitine, la méthamphétamine s'est bientôt imposée à toute la société allemande. Des étudiants aux ouvriers, des intellectuels aux dirigeants politiques et aux femmes au foyer, les petites pilules ont rapidement fait partie du quotidien, pour le plus grand bénéfice du régime : tout allait plus vite, on travaillait mieux, l'enthousiasme était de retour, un nouvel élan s'emparait de l'Allemagne. Quand la guerre a éclaté, trente-cinq millions de doses de pervitine ont été commandées pour la Wehrmacht : le Blitzkrieg fut littéralement une guerre du "speed". Mais si la drogue peut expliquer les premières victoires allemandes, elle a aussi accompagné les désastres militaires. La témérité de Rommel, l'aveuglement d'un Göring morphinomane et surtout l'entêtement de l'état-major sur le front de l'Est ont des causes moins idéologiques que chimiques. Se fondant sur des documents inédits, Norman Ohler explore cette intoxication aux conséquences mondiales. Il met notamment en lumière la relation de dépendance réciproque qui a lié le Dr Morell à son fameux "Patient A", Adolf Hitler, qu'il a artificiellement maintenu dans ses rêves de grandeur par des injections quotidiennes de stéroïdes, d'opiacés et de cocaïne. Au-delà de cette histoire, c'est toute celle du IIIe Reich que Ohler invite à relire à la lumière de ses découvertes.
Becker Howard S. ; Merllié-Young Christine ; Merll
Après de nombreuses années de pratique du métier, Howard S. Becker livre, avec le style qui a fait son succès, les leçons tirées de son expérience de sociologue. Empiriques au même titre que les sciences de la nature, les sciences sociales ne progressent que par la qualité de l'articulation entre des " idées " (ou théories) et des " données ", toujours produites par des procédés de fabrication à analyser. La distinction, qui structure la profession, entre recherches " qualitatives " et " quantitatives " ne change rien à l'exigence de fournir des " preuves " solides, capables de résister au doute pour convaincre collègues et adversaires. La nécessité d'une analyse critique des données est ici démontrée à la lumière d'une gamme étendue de recherches, des plus collectives et objectivantes, comme les recensements de la population, aux plus personnelles, comme les observations ethnologiques, en passant par toutes les formes intermédiaires de la division du travail entre concepteurs des recherches et personnes chargées de la collecte des données. Cette ré? exion sur les conditions pratiques de l'observation s'adresse aussi bien aux professionnels des enquêtes, aux chercheurs en sciences sociales qu'à l'étudiant devant réaliser son premier mémoire de recherche.
Que signifie "protéger la nature" ? Répondre à cette question concrète, urgente, suppose d'affronter une question proprement philosophique. Car la notion même de "nature" ne va plus de soi. On a pris l'habitude d'aborder l'environnement à partir des oppositions entre nature et culture, naturel et artificiel, sauvage et domestique, que la globalisation de la crise environnementale a effacées : le changement climatique remet en cause la distinction traditionnelle entre histoire de la nature et histoire humaine. Ces oppositions tranchées n'ont plus lieu d'être, mais leur effacement ne signifie pas pour autant le triomphe de l'artifice. On peut continuer à parler de "nature" et même en parler mieux, parce qu'il n'y a plus à choisir entre l'homme et la nature, mais plutôt à se-soucier des relations entre les hommes, dans leur diversité, et la diversité des formes de vie. Que l'on s'intéresse à la protection de l'environnement, aux techniques ou à la justice environnementale, cet ouvrage montre qu'il est possible de concilier le souci de la nature, la diversité des cultures et l'équité entre les hommes ; et qu'il existe aussi des manières d'agir avec la nature et pas contre elle.
Le Grand Remplacement est à nos portes ! ", "La civilisation européenne est menacée ! ", "Le féminisme a proclamé la fin des hommes ! ", "Les valeurs de la nation sont bafouées ! "... Ce bref florilège serait risible par son absurdité s'il ne cachait pas des croyances bien réelles et une percée idéologique virulente, appelant à un nécessaire retour aux sources du "roman national". C'est donc à déjouer les pièges de cette fiction que s'emploie Elise Thiébaut. Elle s'interroge d'abord sur sa propre "identité" : qu'est-ce que l'histoire de cette Française dite "de souche" a-t-elle à nous dire de l'histoire de France ? En se livrant à des tests ADN, à des recherches généalogiques et archivistiques, elle pose des questions qui révèlent des tabous et impensés de la mémoire collective. Que nous apprend la génétique ? Quels sont les liens entre généalogie et patriarcat ? Quel impact la traite négrière et la colonisation ont-elles eu sur sa famille et plus largement sur son pays ? Quel rôle les cocottes et courtisanes du XIXe siècle ont-elles joué dans le mythe de la séduction à la française ? Avec un plaisir aigu et une vivacité pugnace, l'autrice livre une autobiographie de la France singulière comme antidote au roman national.