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Les situations de plurilinguisme en Europe comme objet de l'histoire
Renaud Patrick
L'HARMATTAN
20,50 €
Épuisé
EAN :9782296118751
C'est afin de promouvoir un tel dialogue interdisciplinaire sur la problématique du plurilinguisme que le Centre Intertuniversitaire d'Etudes Hongroises a organisé le colloque "Les situations de plurilinguisme en Europe comme objet de l'histoire", qui s'est tenu à Paris, les 2-3 juin 2008 dans les locaux de l'Institut Hongrois. Comme en témoignent les onze communications ici publiées, l'un des résultats non négligeables de la rencontre a été d'élargir et d'enrichir la réflexion sur les conditions qui favorisent ou freinent une pratique bilingue de problématiser aussi l'appartenance d'une pratique intermédiaire entre deux langues répertoriées comme différentes. Le lecteur pourra constater la richesse des matériaux apportés à une réflexion, à poursuivre bien sûr, sur le flux incessant qui anime et agite l'institutionnalisation des langues et leur invitation à la table des élues: leur nom dans les répertoires et les annuaires des organismes internationaux ou des logiciels de traitement de texte. Il est clair que si leur nature ne leur permet pas, dans leur forme, n'importe quelle errance, leur histoire, l'histoire de leur rang dans l'organisation sociale et politique des situations plurilingues, est étroitement liée à des enjeux où le langagier et la spécificité de ses formes deviennent ressource pour l'affirmation identitaire - locale, nationale, régionale - mais en même temps marquent ses limites, les limites de "ma" langue, de "notre" langue, devant l'omniprésente nécessité des pratiques bilingues qui seules garantissent, dans un bricolage de la langue de l'autre, le faire-ensemble auquel prétend le projet européen. (Préface de Patrick Renaud)
Renaud Patrick ; Sandu Traian ; Maar Judit ; Kiefe
C'est sous l'égide de l'interdisciplinarité et de l'interculturalité qu'a été organisé le colloque Temps, Espaces, Langages - La Hongrie à la croisée des disciplines, à l'occasion du 21e anniversaire de la fondation du Centre avec pour dessein de parler de la Hongrie dans un contexte multidimensionnel, de t'ai] du même objet différentes disciplines, chacune dans son langage propre. Cette tentative en effet n'a pas manqué de faire surgir les différences entre les disciplines sollicitées, comme on pourra le constater à travers les communications réunies dans le présent ouvrage : différences aussi bien dans leur langage que dans leur r dans leur méthodologie. La réflexion en revanche sur un objet principal commun a permis à chaque discipline un retour sur elle-même et une réinterprétation de ses objectifs, de ses perspectives, de ses objets propres. Et finalement, quai pratique du dialogue entre les disciplines, une forme possible en est précisément la présente publication, cet ensemble de textes comme espace d'entrecroisement et de diversité offert aux parcours que voudra bien y tracer le lecteur. Les actes du colloque sont regroupés en deux tomes. Dans le premier, lire les interventions qui ont été présentées dans les sections Sciences du langage, Littérature, Géographie culturelle et Vie économique ; dans le deuxième, se trouvent les communications prononcées dans les sections Sociologie, Histoire et sciences politiques, suivies de l'atelier de Clôture et d'une conclusion Chaque section est structurée selon le même principe qui était également l'organisation du colloque : une conférence invitée en constitue l'ouverture, pour laisser ensuite place aux ateliers, suivis de communications individuelles. Cette; structure invite à une lecture transversale : les lecteurs pourront mesurer les rencontres, les correspondances et les spécificités des six disciplines au: selon une problématique plus vaste, que selon des questions et des sujets plus concrets élaborés par les groupes de travail des ateliers et par les communications individuelles
Près d'un demi-siècle après la fin des "événements", les cicatrices ne sont pas encore refermées. Le mutisme et la méfiance prévalent toujours lorsqu'il s'agit de solliciter les acteurs de la Guerre d'Algérie. Ce livre, richement documenté, aide à comprendre ce que fut réellement ce conflit: ses origines, son déroulement et son dénouement. Grâce aux archives officielles et à de nombreux témoignages authentiques publiés sans censure ni fioriture, l'auteur en évoque ses différents aspects. Au fil des mois, ce conflit prit une telle ampleur que des jeunes gens de métropole furent envoyés de l'autre côté de la Méditerranée par paquebots entiers pour être plongés, malgré eux, dans une détresse physique et psychologique sans équivalents. Malgré ces conditions difficiles, ils ont assuré le maintien de l'ordre à la demande de leur pays, pour une cause perdue. Peut-on parler de "guerre amnésique"? Sans aucun doute, car plus que les autres, l'Algérie suscite chez ceux qui l'ont connue et aimée des sanglots de douleur muette. L'auteur a mis dans ce livre le fruit de plus de vingt-cinq années de recherches au cours desquelles il a contacté de nombreux anciens, du soldat de deuxième classe au ministre des Armées. Chapitre après chapitre, sa plume s'est tellement chargée d'émotions qu'elle vous noue parfois la gorge ou vous révolte, jusqu'à l'amertume.
Dès novembre 1954, une guerre que l'Histoire parviendra difficilement à nommer débutait en Algérie. Pour les fantassins français opérant au sol dans un pays immense et par des conditions climatiques extrêmes, l'appui de l'aviation s'est vite révélé indispensable. Durant huit ans, les pilotes et les équipages se sont efforcés d'épauler leurs frères d'armes arpentant les djebels, leur conférant ainsi une supériorité qui compensait l'avantage du terrain dont bénéficiaient parfois les moudjahidin. À bord d'hélicoptères dont l'utilisation opérationnelle est née durant la Guerre d'Algérie, d'avions à réaction ou de vétérans de la Seconde Guerre mondiale comme le P-47 Thunderbolt et le North American T-6 de l'Armée de l'Air, le Corsair bleu de l'Aéronavale ou les Piper d'observation de l'Armée de Terre qui n'hésitaient pas à piquer pour baliser les objectifs, les aviateurs français ont été engagés dans tous les combats au cours desquels les mitrailleuses ennemies ne les ont pas ménagés. La surveillance de l'espace aérien d'Afrique du Nord incombait également à l'aviation qui devait intercepter les appareils étrangers livrant des armes à la rébellion, ou qui tentaient de survoler le théâtre des opérations. Outre les nombreuses actions au profit des troupes au sol, le livre relate dans les détails quelques missions singulières comme l'interception de l'avion de Ben Bella le 22 octobre 1956, la préparation et le déroulement du bombardement de Sakiet le 8 février 1958, la poursuite puis l'escorte avec tirs de semonce d'avions russes, notamment celui à bord duquel se trouvait Leonid Brejnev, Président de l'Union Soviétique, le 9 février 1961. Ce livre richement documenté a nécessité plusieurs années de recherche. L'auteur a retrouvé de nombreux pilotes et navigants dont les récits permettent, pour la première fois, de retracer l'action de l'aviation française en Afrique du Nord et au Sahara de 1954 à 1962.
Au-dessus de la vallée de Diên Biên Phu, le 20 novembre 1953, à 10 h 30. Une armada de Dakota largue les parachutistes du Bataillon Bigeard. Le spectacle est grandiose. Baptisée "Castor", la plus grande opération aéroportée de toute la guerre d'Indochine n'aurait pas été déclenchée si, ce jour-là, la météo n'avait pas été favorable... La décision d'installer une base aéro-terrestre en pleine brousse, à 300 kilomètres d'Hanoi dans une région contrôlée par le viêt-minh, incombe au général Navarre, Commandant le Corps Expéditionnaire Français en Extrême-Orient. Le 1er janvier 1954, alors que ses services de renseignements l'alertent sur les moyens considérables que l'ennemi achemine depuis la Chine, il prédit: Diên Biên Phu sera avant tout une bataille d'aviation. Du 20 novembre 1953 au 7 mai 1954, les Aviateurs allaient devoir pousser progressivement leur action au-delà des limites de la résistance humaine. Sans les équipages de l'Armée de l'Air, de l'Aéronavale, de l'Aviation Légère d'Observation d'Artillerie, des Compagnies Aériennes civiles réquisitionnées mais aussi de pilotes Américains héritiers des Tigres Volants, le camp retranché - n'aurait jamais vu le jour et la garnison n'aurait pu survivre et combattre. Outre les conditions météorologiques le plus souvent médiocres, les équipages ont dû affronter une DCA ennemie agressive et meurtrière, comparable à la Flak allemande au-dessus de la Ruhr durant la Seconde Guerre mondiale. La piste, neutralisée dès les premiers jours de l'attaque par l'artillerie viêt-minh, obligea les Dakota et les Flying Boxcar à faire du ravitaillement d'assaut dans des conditions plus difficiles qu'à Stalingrad, tandis que les chasseurs et les bombardiers piquaient sur les nombreux canons et mitrailleuses. Plusieurs années de recherches ont été nécessaires à l'auteur pour recueillir les témoignages et consulter de nombreuses archives souvent inédites, militaires et civiles, officielles et privées, françaises et étrangères, lui permettant ainsi de relater dans le détail le rôle joué par les Aviateurs du 30 novembre 1952, jour où le poste a été enlevé une première fois par le viêt-minh, à la récupération des blessés et des évadés après les combats, en mai et juin 1954. Cinquante ans après, Aviateurs en Indochine constitue le premier livre qui traite, dans son ensemble, de l'action de l'aviation durant La Bataille de Diên Biên Phu, qui, en fait, fut La Bataille de la guerre d'Indochine.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.