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L'économie de la Chine
Renard Mary-Françoise
LA DECOUVERTE
11,00 €
Épuisé
EAN :9782707192127
Grâce aux réformes engagées à partir de 1978, la Chine a connu une croissance lui permettant de sortir de la grande pauvreté et de devenir l'un des acteurs majeurs de l'économie mondiale. Mais cette croissance s'est accompagnée de forts déséquilibres et d'inégalités croissantes. Devenue un pays à revenu intermédiaire, la Chine est maintenant confrontée à des enjeux d'autant plus stratégiques que la stabilité politique est liée au développement de l'économie. Cet ouvrage vise à expliquer les modalités de la croissance chinoise, l'évolution de la structure de l'économie du pays et les obstacles qu'il doit surmonter, notamment en matière d'environnement et de stabilité sociale. L'auteure souligne également le lien entre les contraintes économiques internes et la stratégie internationale de la Chine qui a bouleversé l'organisation mondiale de la production et a des visées très ambitieuses quant au rôle qu'elle peut jouer dans la mondialisation.
Poil de Carotte est menteur, hypocrite, malpropre, paresseux et têtu. C?est en tout cas ce que dit de lui sa mère, qui cherche à le corriger à coups de trique et de punitions. Or, si Poil de Carotte a la peau dure, il a aussi le c?ur tendre et la parole facile. Dans son récit éponyme, Jules Renard avait déjà fait de lui le porte-parole universel des enfants mal-aimés. Dans cette adaptation pour le théâtre, parue en 1900, il propose désormais un émouvant plaidoyer à l?usage des couples parentaux mal mariés.
Pauvre Poil de Carotte ! Surnommé ainsi à cause de sa chevelure rousse et de ses taches de rousseur, rien n'est épargné à ce petit garçon... Bien malgré lui, il devient le souffre-douleur d'une famille où il a bien du mal à trouver sa place. Sans cesse raillé ou humilié, tout à tour victime de la cruauté de sa mère, madame Lepic, de la lâcheté de son frère, Félix ou du caractère bourru de son père, il doit encore souffrir de sa maladresse ou de sa malchance. On ne peut s'empêcher d'être ému, révolté ou parfois effrayé devant toutes les épreuves qu'il doit supporter. Mais petit à petit, au fil des chapitres, on s'attache à ce petit garçon renfermé, secret, qui cache au fond de lui-même une tendresse et un coeur énormes et, par-dessus tout, une immense envie d'être aimé. Un grand classique de la littérature enfantine au style riche, illustrant le thème des enfances difficiles. --Xavier Marciniak
(...) J'aime parcourir doucement les poèmes du tableau Dans mon pays recouvert de brume où l'on est surpris tout à coup, au détour d'un vers, du sens accroupi (en petit bonhomme) dans les mots, les images. J'aime cet aspect " pur comme une aube " de la poésie de Thierry Renard. En lui donnant la main, on se rend compte rapidement que l'on peut allonger le pas et découvrir des feuillages inconnus. L'amitié en poésie - " le grondement des vagues intérieures " - existe, elle aussi. Le tout à l'ego n'est pas du tout son genre. Il aurait plutôt tendance - " Quelqu'un habite en moi/Quelqu'un d'autre que moi " - à s'imaginer dans un rêve ou à se prendre pour le silence qui, lui, le comprend. C'est son choix sur la terre, comme au ciel, qu'il habite si bellement de ses talents d'humain. Entier. Planétaire, quoi. Mais j'avais presque oublié qu'il est français, c'est-à-dire italien, juif, nègre et urbain - entre autres. Un Thierry Renard donc de toutes les conditions humaines, de tous les mots. Et c'est ce que j'aime chez lui : l'humain multiple. Il sait être de partout et de nulle part, de France et d'Italie, d'Europe et d'Amérique - du Québec, quand il est icitte. (...) Jean Charlebois
En tant que femmes, nous sommes tous les jours les cibles d'interpellations, de harcèlement, d'agressions verbales, physiques ou sexuelles plus ou moins graves, plus ou moins violentes, au travail, dans l'espace public et privé. Souvent nous ne savons pas comment réagir, comment dire non, et comment faire comprendre que, lorsque nous disons non, c'est non. L'autodéfense pour femmes - qui n'a rien à voir avec du kung-fu -, ce sont tous les petits et grands moyens de se sentir plus fortes, plus sûres de soi et plus aptes à se protéger et à se défendre dans toutes les situations de la vie quotidienne, que ce soit au niveau mental, émotionnel, verbal ou, en dernier recours, physique. Comment reconnaître et prévenir une situation d'agression ? Comment réagir efficacement, savoir se protéger et éviter la violence ? Ce guide pratique propose une série d'astuces simples et faciles pour poser ses limites et se sortir de situations difficiles : identifier le type d'agression et la psychologie de l'agresseur, utiliser et gérer ses émotions, prévenir la violence par la défense verbale et la désescalade du conflit, mobiliser des tactiques de diversion et de fuite, faire jouer la solidarité, savoir où frapper pour faire mal... Contre tous les stéréotypes qui interdisent habituellement aux femmes de prendre leur sécurité en main, il faut apprendre à dire non et oser se défendre.
Depuis une dizaine d'années, les caméras de vidéosurveillance ont envahi notre paysage urbain. Une frénésie sécuritaire qui fait déjà l'objet d'abondantes critiques mais qui dissimule encore ses véritables failles, systémiques, techniques, juridiques, tout en banalisant chaque jour un peu plus une idéologie d'autosurveillance généralisée. Depuis les années 2000, les caméras de vidéosurveillance et de vidéoprotection ont envahi notre paysage urbain. Cette nouvelle manière de protéger la population fait couler beaucoup d'encre. Or les prismes dominants (sécurité versus liberté) et les images mobilisées (du Panoptique à Big Brother, en passant par Minority Report), en disent plus sur les fantasmes collectifs que sur les réalités concrètes de ce dispositif. Dans ce récit d'enquête, au plus près des expériences et des représentations des acteurs publics et privés qui utilisent la vidéosurveillance au quotidien, Elodie Lemaire passe au crible les idées reçues sur cet oeil sécuritaire, pour mieux en identifier les vrais dangers. En nous faisant pénétrer dans les salles de contrôle et les coulisses des tribunaux, l'auteure montre que les usages de la vidéosurveillance sont loin d'être conformes à sa réputation de " couteau suisse de la sécurité " ou de " reine des preuves ". Mais ces limites cachent d'autres dérives bien réelles, comme la banalisation d'une idéologie qui construit progressivement notre vision sécuritaire du monde social.
Becker Howard S. ; Merllié-Young Christine ; Merll
Après de nombreuses années de pratique du métier, Howard S. Becker livre, avec le style qui a fait son succès, les leçons tirées de son expérience de sociologue. Empiriques au même titre que les sciences de la nature, les sciences sociales ne progressent que par la qualité de l'articulation entre des " idées " (ou théories) et des " données ", toujours produites par des procédés de fabrication à analyser. La distinction, qui structure la profession, entre recherches " qualitatives " et " quantitatives " ne change rien à l'exigence de fournir des " preuves " solides, capables de résister au doute pour convaincre collègues et adversaires. La nécessité d'une analyse critique des données est ici démontrée à la lumière d'une gamme étendue de recherches, des plus collectives et objectivantes, comme les recensements de la population, aux plus personnelles, comme les observations ethnologiques, en passant par toutes les formes intermédiaires de la division du travail entre concepteurs des recherches et personnes chargées de la collecte des données. Cette ré? exion sur les conditions pratiques de l'observation s'adresse aussi bien aux professionnels des enquêtes, aux chercheurs en sciences sociales qu'à l'étudiant devant réaliser son premier mémoire de recherche.
Que signifie "protéger la nature" ? Répondre à cette question concrète, urgente, suppose d'affronter une question proprement philosophique. Car la notion même de "nature" ne va plus de soi. On a pris l'habitude d'aborder l'environnement à partir des oppositions entre nature et culture, naturel et artificiel, sauvage et domestique, que la globalisation de la crise environnementale a effacées : le changement climatique remet en cause la distinction traditionnelle entre histoire de la nature et histoire humaine. Ces oppositions tranchées n'ont plus lieu d'être, mais leur effacement ne signifie pas pour autant le triomphe de l'artifice. On peut continuer à parler de "nature" et même en parler mieux, parce qu'il n'y a plus à choisir entre l'homme et la nature, mais plutôt à se-soucier des relations entre les hommes, dans leur diversité, et la diversité des formes de vie. Que l'on s'intéresse à la protection de l'environnement, aux techniques ou à la justice environnementale, cet ouvrage montre qu'il est possible de concilier le souci de la nature, la diversité des cultures et l'équité entre les hommes ; et qu'il existe aussi des manières d'agir avec la nature et pas contre elle.