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Pont-l'Evêque et ses campagnes au XVIIIe et XIXe siècles. Des veaux et des hommes, un exemple d'olig
Renard Jacques ; Bardet Jean-Pierre
SPM LETTRAGE
32,50 €
Épuisé
EAN :9782901952794
Pierre Chaunu, dans ses réflexions sur la démographie normande, constatait " l'extrême maturité de cette province" qui dès la seconde moitié du XVIIIe siècle adopte des comportements contraceptifs efficaces. Les effets sont très sensibles dans certaines sous-régions, et particulièrement dans le Pays d'Auge, où, de Deauville à Honfleur, de Pont l'Evêque à Lisieux, la population stagne. et parfois baisse, au cours du XVIIIe siècle. Le Pays d'Auge fut le champ d'expérience d'une mutation agricole d'un type particulier : Le couchage en herbe. Il s'agissait pour les paysans de permettre ainsi le développement de l'élevage bovin pour alimenter le marché parisien en viande. Ces transformations agricoles ont bouleversé le paysage du Pays d'Auge. La généralisation de la mise en herbe au détriment des labours représente assurément une des clés explicatives des mutations démographiques observées. Il est clair qu'elle réduit l'optimum de peuplement car elle requiert une main-d'oeuvre beaucoup moins nombreuse. L'élevage aurait, en somme, chassé la main-d'œuvre. Les paysans ont alors tout tenté pour rétablir l'équilibre : hausse de l'âge moyen au mariage, émigration, mais cela n'était pas suffisant. La réponse la plus significative fut la limitation volontaire des naissances. Les motivations étaient essentiellement économiques mais on ne peut méconnaître d'autres facteurs comme par exemple les turbulences religieuses qui ont conduit à une déchristianisation progressive des campagnes augeronnes, favorisant ainsi la diffusion des funestes secrets. La propagation des pratiques contraceptives prit une telle ampleur que la génération née à la charnière des XVIIIe et XIXe siècles, déjà amoindrie par les saignées de la Révolution et de l'Empire, ne fut plus en mesure d'assurer son renouvellement. D'une contraception de nécessité liée aux nouvelles données économiques. on serait passé à une contraception de " confort ". Il s'agirait alors de limiter la descendance pour éviter la dispersion d'un patrimoine qui augmentait dans ce " pays " en pleine croissance économique. L'enrichissement incontestable des Augerons et leur éloignement progressif de l'Eglise représentent sans doute les principaux facteurs explicatifs des changements intervenus dans cette région.
Faut-il accueillir dans le patrimoine exceptionnel de notre pays la création d'aujourd'hui et ses audaces, ouvrir ses lieux à la modernité tout en préservant leur intégrité, et respecter ces monuments légués par l'histoire tout en leur insufflant une nouvelle vie ? Tels sont les objectifs mobilisateurs d'une politique innovante animée par la volonté de réforme d'un service public culturel : un patrimoine " vivant ", et pour tous les publics. La controverse de MONUM - Le Centre des Monuments Nationaux - a déclenché un cyclone médiatique au premier semestre 2002. Ce projet a en effet fait l'objet d'une campagne de déstabilisation dans un contexte électoral, jusqu'à provoquer le départ des dirigeants de l'institution. En toile de fond : les résistances au changement, la crispation des corporatismes, les pesanteurs politiques, la paralysie de l'Etat... La politique culturelle initiée par André Malraux et renouvelée par Jack Lang a longtemps été un modèle, mais ce cycle est aujourd'hui épuisé. En ce début du XXIe siècle, les modes de pensées traditionnels sont inadaptés aux mutations accélérées du monde, et l'urgence d'un autre cours est à présent patente. Au-delà de la pusillanimité de l'appareil politico-administratif et du trouble de la société française, il faut définir un nouveau et ambitieux projet culturel. C'est une volonté politique sans faille qui doit déclencher un nouvel élan et soutenir de nouvelles priorités l'avenir se prépare dès maintenant. Ce livre, résolument prospectif, en esquisse les contours.
L'historiographie de la Grande Guerre s'est envolée à l'occasion des commémorations du 90e anniversaire de l'armistice. Mais les analyses de ce conflit divergent, les débats sont intenses, notamment autour de la notion de sacrifice. Pour certains historiens, les combattants sont présentés comme des victimes qui accomplissaient leur devoir sous la menace, pour d'autres les soldats étaient animés d'une grande ferveur patriotique ; prises de position trop radicales et en fait complémentaires sur la durée de la guerre. Notre ambition est de construire, à l'échelon d'un département, une histoire quantitative fine qui permette de révéler le fonctionnement des institutions militaires et de suivre le destin des individus qui vont laisser leur vie. Ce type d'analyse est rendu possible par la mise en ligne des fiches nominatives de tous les soldats (dites fiches MPLF) décédés durant le premier conflit mondial, et qui ont obtenu la mention «Mort pour la France». Les soldats de la Manche concernés sont au nombre de 17 228. Les informations, même succinctes, permettent des mesures originales. Elles éclairent les règles du recrutement. Les conscrits étaient traditionnellement affectés dans les régiments de leur région militaire, mais avec les saignées des premiers mois de la guerre, le recrutement va prendre une dimension nationale, lorsqu'il s'agira de combler rapidement les vides dans une unité, et dans un domaine spécialisé, notamment dans le génie et dans l'artillerie. L'analyse de ces fiches permet également de porter un regard neuf sur les conditions du décès des combattants - ainsi, la proportion de ceux qui décèdent de maladie n'est pas de 14 % comme l'indiquent certains auteurs, mais plutôt de 18 à 19 % - et sur l'importance du tribut payé par chaque région ou département. Un autre point fort réside dans l'utilisation d'un fichier, jusqu'alors demeuré fermé à la consultation, celui des soldats refusés pour la mention MPLF. Ils sont presque 900 dans le département de la Manche. La plupart, si l'on exclut les fusillés, les suicidés et les accidentés, sont des malades auxquels on a refusé tout droit car ils avaient contracté leur maladie avant le 2 août 1914. Mémoriser, c'est constituer des modèles pour tirer des leçons du passé, mais c'est aussi rendre justice à des combattants qui attendent depuis plus de 90 ans. Aussi, il ne s'agit pas de constituer un dictionnaire des glorieux soldats morts pour la patrie, mais plutôt, par l'aspect linéaire et répétitif des situations, de comprendre les mécanismes d'une tuerie, et de montrer l'absurdité de toutes ces disparitions.
Réconcilier la culture et l'économie, conférer aux industries culturelles un rôle primordial, corriger les inégalités d'accès à la culture : voici le bilan d'une politique mais aussi une réflexion prospective.
Résumé : Un manuel d'apprentissage pour les étudiants et auditeurs débutants. Un guide méthodologique pour les auditeurs et contrôleurs internes en activité. Un vade-mecum pour les responsables opérationnels en charge des risques et du contrôle interne. Une sensibilisation à l'audit interne pour les dirigeants, administrateurs et membres de comités d'audit. Pour tous, une mise à jour des connaissances en gestion et gouvernement d'entreprise. La fonction d'audit interne ne cesse d'innover et de s'adapter à un monde en constante évolution. Cette huitième édition prend en compte ces innovations, en particulier : l'adaptation à l'édition 2013 des Normes professionnelles ; l'intégration de la complexité croissante du fonctionnement des organisations ; la mise à jour des statistiques nationales et internationales sur la fonction au vu des enquêtes les plus récentes ; l'évolution et l'incidence des réglementations française et communautaire, singulièrement concernant le secteur public ; les nouveaux équilibres entre consultants internes en entreprise et les problèmes posés ; l'attention croissante portée au management des risques et ses conséquences ; le développement des outils informatiques.
Au XIXe siècle, Paris avait encore des aspects bucoliques. Jusqu'au milieu du siècle, des maraîchers cultivaient dans l'enceinte de la capitale et la ville était cernée par deux "arrondissements ruraux", celui de Saint-Denis au nord, et de Sceaux au sud. Hors les murs, c'était la campagne, en relation constante avec le marché parisien, hautement valorisant et intensément fréquenté. On produisait de tout autour de Paris : des fruits et légumes de toutes sortes, des plus simples (les légumes pour la soupe de la Plaine des Vertus), aux asperges fines, même en plein hiver, fraises délicates et pêches renommées (la pêche de Montreuil). Cette abondance faisait penser à un "jardin d'Eden". Mais la base de culture était céréalière car la capitale ne devait jamais manquer de pain afin d'éviter les disettes et prévenir les émeutes qui avaient tant marqué les temps révolutionnaires. Les gouvernements successifs étaient donc très soucieux de faire une politique économique qui assure l'approvisionnement de Paris dans les meilleures conditions, celle de "l'échelle mobile", entre protectionnisme et libéralisme. Les cultivateurs de la Seine étaient très majoritairement de petits propriétaires-récoltants. Avec des trésors de savoir-faire et une main- d'oeuvre industrieuse, ils tiraient de quelques arpents de quoi garnir les tables des Parisiens de toutes conditions sociales. Ils ont su résister longtemps à la pression foncière et à l'appel de l'industrie. Cette symbiose ville-campagne peut apparaître comme un modèle de gestion raisonnée de l'environnement, à l'heure où se pose la question des circuits courts de distribution et où les jardins urbains renaissent de façon à remettre le producteur tout près du consommateur.
Le premier objectif de la réalisation de ce Dictionnaire a été pour l'auteur de mieux connaître les grandes lignes de ce conflit qui a duré neuf mois et dix jours. Son deuxième objectif est de transmettre à ses compatriotes ce qu'a été cette guerre franco-prussienne méconnue en France, et mal aimée par les Français, et pour cause... Si l'origine de ce conflit découle en partie des guerres du Ier Empire - "Sans Iéna pas de Versailles" déclara Bismarck -, la guerre de 1870 a, quant à elle, engendré la Première Guerre mondiale, elle-même à l'origine de la Seconde Guerre mondiale. Pendant précisément 75 ans, du 6 août 1870 - la charge de Reichshoffen -, au 6 août 1945 - l'explosion atomique sur Hiroshima -, c'est d'une certaine manière, la même guerre dont les batailles s'enchaînent... L'ouvrage s'inscrit dans les commémorations, en 2020 et 2021, des 150 ans des évènements de ce conflit franco-allemand. Ce Dictionnaire, introduit par une préface du Professeur Jean Tulard, comporte 350 notices conçues dans un esprit pratique et pédagogique. Dans son préambule se déroule la chronologie des événements entre le 19 juillet 1870 et le traité de Francfort du 10 mai 1871 : 98 dates, qui toutes reportent à une des notices. Leur lecture permettra de connaître et comprendre cette guerre, et de savoir pourquoi la France l'a tragiquement perdue.
Deux cent vingt ans après son lancement, l'expédition d'Egypte continue à fasciner. Vraie découverte scientifique, elle a aussi été une conquête coloniale, pensée comme telle, qui s'est du reste prolongée après le départ de Bonaparte. Ce volume propose des regards neufs sur l'expédition, depuis le rêve oriental de Bonaparte et son approche de l'islam jusqu'aux codes utilisés par l'armée sur place, en passant par le rôle de la flottille organisée sur le Nil pour conquérir la haute Egypte, l'action de Berthier et de Marmont, le spleen de l'armée, l'administration du pays, pour finir par une réflexion sur la question d'Orient et la mémoire de l'expédition telle que Napoléon a voulu la construire en dictant sa vision des événements passés.
Alors que les événements révolutionnaires de 1917 sont largement connus et commentés pour la ville de Petrograd, la capitale de l'Empire russe, ceux qui se déroulent à Moscou restent encore méconnus. Les Archives du ministère des Affaires étrangères du Royaume de Belgique recèlent, pour l'année 1917, les rapports réguliers d'Albert Remes, consul général du Royaume de Belgique à Moscou qui décrivent à la fois la vie quotidienne des Moscovites, les principaux développements politiques, et les événements sanglants qui accompagnent la prise du pouvoir par les Bolcheviks dans la capitale économique de l'Empire. Composé de 57 rapports et traductions, ce corpus inédit constitue une nouveauté apportant un éclairage différent sur les événements révolutionnaires russes.