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L'obélisque noir
Remarque Erich-Maria
MEMOIRE LIVRE
35,15 €
Épuisé
EAN :9782913867277
1923-1924: deux années folles en Allemagne, où une inflation démentielle (un objet bon marché coûte plusieurs millions de marks) ruine les salariés et enrichit les affairistes. Employé à la firme " Henry Kroll et fils, monuments funéraires ", Louis vend des pierres tombales et des sculptures commémoratives. Le moment est favorable à ceux qui vivent de la mort des autres. Les aventures faciles sont à portée de main et, quand la tristesse s'empare des hommes, la virée au bordel, où Fritzi la " jument de fer " propose des services très spéciaux, fait passer le vague-à-l'âme. Mais, peu à peu, Louis comprend ce que les facilités de la vie lui avaient masqué : l'amour est ailleurs, et pourquoi pas auprès de son amie internée dans un hôpital psychiatrique ? Ce récit de la transformation d'un homme dans une Allemagne gangrenée par la corruption et les débuts du nazisme se lit, comme tous les grands livres, à plusieurs niveaux. Pour le préfacier, Lionel Richard, " la technique romanesque de Remarque consiste à dégager sur un arrière-plan réaliste, d'une écriture souvent à la hache et au vitriol, un plan qui contrecarre ce réalisme : il poétise les insatisfactions, les rêves, les aspirations de certains de ses personnages. Et il y parvient efficacement parce qu'il s'identifie à eux. "
Au Nouvel Observateur et au " Masque et la Plume", sur France-Inter, Jean-Louis Bory fut un ardent défenseur du nouveau cinéma. On retrouve dans chacune de ses phrases sa voix et son enthousiasme. Alors que tant de critiques hésitent à regrouper leurs articles qu'ils jugent trop liés à des événements déjà passés, ce livre démontre de façon évidente que la critique peut ne pas vieillir. Ces textes, publiés dans Le Nouvel Observateur de 1977 à 1979 et inédits en volume, rejoignent, à juste titre, l'œuvre littéraire de Jean-Louis Bory. Même style, même jaillissement, même regard sur la société. De même que les critiques de François Truffaut, Jean-Luc Godard, Claude Chabrol sont déjà des créations, les articles de Jean-Louis Bory existent en eux-mêmes. Ils s'imposent à nous comme des " short stories ". Les " histoires " de Bory défient ainsi le temps en nous parlant de films majeurs: Providence de Resnais, Casanova de Fellini, L'Homme qui aimait les femmes de Truffaut, Padre Padrone des frères Taviani, Une journée particulière d'Ettore Scola, Un ami américain de Wim Wenders, Le Diable probablement de Bresson, L'Œuf du serpent de Bergman, La Petite de Malle, Le Goût du saké d'Ozu, Intérieurs d'Allen, Nosferatu de Herzog... " Une critique enthousiaste de Bory sur un film déclenchait automatiquement la venue dans les salles du Quartier latin d'un public qu'on pouvait évaluer à près de 50 000 personnes dans les années 70. Ce qui déterminait Bory, devant les films comme devant les gens, c'était la passion. La passion totale, incontrôlée ". YVES BOISSET
Résumé : " En mai 1822, au plus fort de sa passion pour Laure de Berny, Balzac, âgé de vingt-trois ans, conçoit l'idée d'un roman qui contiendra plus d'un souvenir de cette liaison. Sur fond de Première Restauration, Wann-Chlore raconte les amours contrariées d'Horace Landon, ancien officier de Napoléon, pour une Anglaise nommée Jane, à laquelle sa pâleur maladive a valu le surnom de Chlora. Une vraie héroïne romantique, à la fois irréelle, voluptueuse et jalouse. Malgré les constantes références au contexte historique - trait distinctif du Balzac de la maturité -, le but est avant tout d'atteindre au pathétique : " Au moins j'aurai ému ", se félicite Balzac, qui a mis beaucoup de lui-même dans le personnage d'Horace Landon, homme vif, spirituel et amoureux passionné. Le roman paraît en septembre 1825, sous le pseudonyme d'Horace de Saint-Aubin. Son insuccès, malgré quelques excellentes critiques, décide Balzac à se lancer dans les affaires : éditeur, il sera aussi imprimeur. Remaniée et republiée en 1836 sous le titre de Jane la Pâle, l'?uvre ne connaîtra jamais les honneurs de la postérité. Il faut relire ces pages : ce sont déjà celles d'un romancier en possession de son art, qui porte en lui les germes de " La Comédie humaine ". Je ne suis pas loin de penser que Wann-Chlore est le premier grand roman de Balzac. " Thierry Bodin Président de la Société des Amis de Balzac
Quand Beucler "racontait Fargue", j'étais toujours étonné par la façon dont celui-ci écoutait. Il ne se lassait pas d'entendre cette biographie facétieuse, ce roman d'aventures poétiques, artistiques, citadines, mondaines, dont il était le héros. Il faut dire que Beucler narrait divinement. Il n'était pas homme de lettres pour rien. Fargue, dans son lit, la cigarette éteinte aux lèvres, éparpillant de la cendre sur son ventre dont on voyait un morceau écartant la chemise et qui paraissait tout gris, ajoutait un détail au roman de sa voix graillonnante et mélodieuse. Ces interruptions faisaient plaisir à Beucler d'une façon touchante : on devinait qu'il les enregistrait scrupuleusement afin d'enrichir plus tard, à loisir, son grand monument à l'amitié. Beucler, qui n'admirait pas seulement Léon-Paul, mais encore l'aimait et lui ressemblait, soit par nature soit par mimétisme d'amitié, ne tombait jamais dans les caricatures. Fargue tel qu'on le voit dans les bouquins qu'il lui a consacrés a toute sa densité charnelle et spirituelle. On ne l'entend pas seulement parier, on le voit marcher, être gai, être mélancolique, être transparent, être mystérieux. Beucler peignant Fargue a l'oreille de Liszt transcrivant pour le piano des chants du terroir hongrois ou bohémien. " Jean Dutourd En octobre 1924, André Beucler, jeune écrivain monté à Paris, fait la connaissance du poète Léon-Paul Fargue, de vingt-deux ans son aîné. C'est le début d'une amitié sans ombre. Fargue entreprend d'initier le futur auteur de Gueule d'amour à la subtile géographie des cercles littéraires. En suivant les pas du " piéton de Paris ", André Beucler rencontre Gide, Valéry, Picasso, Ravel, Stravinsky, Giraudoux... A la mort de Fargue, en 1947, Beucler décide de lui consacrer l'hommage d'un livre - ce livre que nous rééditons aujourd'hui.
Résumé : Une femme quitte la chambre où son amant continue à dormir et descend à la cuisine. Elle commence à préparer un gâteau, au milieu de la nuit, et ses pensées s'évadent, la ramènent à sa rencontre avec Ton, quelques années plus tôt, et à cette attraction immédiate entre eux. Les images d'une sortie en patins à glace sur les canaux gelés lui reviennent en mémoire, sans doute le moment qui avait scellé leur histoire d'amour ; elle repense aussi à sa décision de s'installer à la campagne avec lui, dans cette maison où elle vit encore à présent. Car Ton, malgré de brillantes études de droit, croit qu'il sera plus heureux en reprenant la pépinière de ses parents. Deux ans plus tard, il se suicide dans une des serres... La narratrice décide de rester, devient l'institutrice du village. Elle se met à rencontrer d'autres hommes, grâce à des petites annonces. Elle les fait venir chez elle, mais après avoir fait l'amour, elle ne parvient pas à dormir avec eux... Au premier regard est le récit d'une épiphanie, ou d'une acceptation. La voix d'une femme qui assume sa sexualité, et qui essaie de faire la paix avec son passé, afin de faire cohabiter le souvenir d'un grand amour et le besoin d'avancer. Le charme du livre de Margriet de Moor tient à cette alliance entre sensualité et réflexion, ainsi qu'à une langue musicale d'une grande beauté qui explore les méandres de l'âme humaine avec une clairvoyance rare.
Par envie de se divertir, Irene Wagner, épouse d'un riche avocat, entretient une liaison avec un musicien, jusqu'au jour où, en sortant de chez son amant, elle est bousculée par une femme qui la reconnaît. Dès lors, Irene vit dans la peur. Victime d'un odieux chantage, elle paie des sommes de plus en plus folles, sans savoir comment expliquer ces dépenses inconsidérées à son mari, et perd tout ce qui fait son existence. Par souci à la fois de modernisation et de fidélité à la version originale, la collection " Pavillons Poche " publie ce chef-d'oeuvre de Stefan Zweig dans une traduction inédite en poche.
Résumé : Une belle nuit de pleine lune, quelque part en Norvège, dans les années 1970. Un couple dort. Soudain, madame se réveille, se transforme en loup-garou, trucide son époux - puis se rendort paisiblement. Au matin, les jumeaux Iselin et Edvard découvrent avec consternation la scène de carnage conjugal. Ils comprennent alors qu'ils sont les héritiers d'une très ancienne malédiction lycanthropique, et décident de fuir. Ils trouveront refuge, l'une auprès de terroristes passablement niais, l'autre dans une communauté de hippies ahuris. Mais rien ne sert de courir : on ne renie pas sa propre bestialité - pas plus qu'on n'échappe à celle d'un monde où l'homme est littéralement devenu un loup pour l'homme. Fable anarcho-animalière ? Satire politique ? Thriller nihiliste ? Délire surréaliste ? Les Violences est un OLNI (objet littéraire non identifié) qui, sous des abords baroques, se lit comme une allégorie terriblement actuelle et lucide, réglant son compte, dans un éclat de rire sauvage, à toutes les utopies de notre siècle barbare.
Cherchons étudiant(e) pour donner des cours de soutien scolaire à quatre enfants (de huit à seize ans) tous les jours." Dans les années 1990, afin de financer ses études, la jeune Margot Vanderstraeten répond à une petite annonce. En se rendant à l'entretien d'embauche, elle ignore qu'elle s'apprête à entrer dans un monde à des années-lumière du sien : celui d'une famille juive orthodoxe de la ville d'Anvers. Dans Mazel tov ! , elle revient sur cette expérience et offre aux lecteurs une immersion unique dans cette communauté. Elle qui vivait à l'époque avec un Iranien, réfugié politique, s'est peu à peu vu accepter dans un environnement très religieux, respectueux de traditions séculaires. Mazel tov ! , c'est le récit du choc des cultures, le portrait d'une famille qui peine à concilier coutumes et modernité, mais a pourtant su nouer avec l'auteure des rapports privilégiés. Dans un contexte politique alors particulièrement tendu, marqué par la guerre du Golfe et les intifadas, Margot Vanderstraeten nous parle de respect, de curiosité, d'humour, et interroge avec brio le thème, plus brûlant que jamais, du vivre-ensemble.