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Tour Granite
Reinhardt Eric ; Gaumy Jean ; Gruyaert Harry
XAVIER BARRAL
50,50 €
Épuisé
EAN :9782915173345
La tour Granite La construction d'un édifice aussi ambitieux que la tour Granite relève d'un travail collectif où chaque rouage est essentiel. C'est avant tout une aventure humaine où tous ceux qu'elle mobilise, quels que soient leur rôle et l'importance de leur mission, peuvent être fiers d'avoir contribué au succès de l'entreprise. Les regards croisés de Jean Gaumy et Harry Gruyaert, mettent en évidence cette dimension humaine. Les textes d'Eric Reinhardt amplifient cet aspect en donnant à entendre la parole, les pensées et les sensations de tous ceux qui ont ouvré à l'édification du bâtiment depuis l'ouvrier qui a coulé la dalle de béton jusqu'au président de Vinci. C'est toujours émouvant quand une ouvre architecturale, signe visible dans la ville, suscite chez ceux qui l'ont conçue ou qui y travaillent un sentiment d'appropriation personnelle. Le bâtiment devient le lieu d'une cristallisation identitaire. Photographies Jean Gaumy Harry Gruyaert Textes Eric Reinhardt Fiche technique livre relié format : 230x330 pages : 176 120 photographies
Diplômé d'une école prestigieuse, obsédé de logique et fanatique de l'oeuvre de Wittgenstein, Jean-Jacques Carton-Mercier est devenu à près de quarante ans un cadre supérieur détestable qui méprise ses contemporains. Egocentrique et conformiste, il se comporte en véritable tyran domestique avec son épouse et ses deux enfants. Mais un fait anodin - l'achat d'un Bounty dans une boulangerie - va déclencher dans sa vie une série de catastrophes. Ce misanthrope sûr de ses valeurs et de sa supériorité va rencontrer l'hostilité de ses semblables, découvrir ses faiblesses et ses doutes quant à l'existence qu'il s'est construite. Il perdra sa femme et son travail, sans comprendre ce qui lui arrive. La folle journée de Carton-Mercier, d'humiliations en désastres, est un vrai régal pour l'esprit. Epousant la pensée chaotique du narrateur, souvenirs, hypothèses et inventions diverses bousculent le récit. L'enchaînement inattendu des dialogues et des situations, l'apparition de personnages burlesques font de cette satire sociale le roman le plus drôle et le plus surprenant qui soit.
A l'origine, Bénédicte Ombredanne avait voulu le rencontrer pour lui dire combien son dernier livre avait changé sa vie. Une vie sur laquelle elle fit bientôt des confidences à l'écrivain, l'entraînant dans sa détresse, lui racontant une folle journée de rébellion vécue deux ans plus tôt, en réaction au harcèlement continuel de son mari. La plus belle journée de toute son existence, mais aussi le début de sa perte. Récit poignant d'une tentative d'émancipation féminine, L'amour et les forêts est un texte fascinant, où la volonté d'être libre se dresse contre l'avilissement.
Résumé : Nicolas, une quarantaine d'années, est compositeur de musique. Un jour, sa femme Mathilde apprend qu'elle est atteinte d'un grave cancer du sein qui nécessite une intense chimiothérapie. Alors que Nicolas s'apprête à laisser son travail en plan pour s'occuper d'elle, Mathilde l'exhorte à terminer la symphonie qu'il a commencée. Elle lui dit qu'elle a besoin d'inscrire ses forces dans un combat conjoint. Nicolas, transfiguré par cet enjeu vital, joue chaque soir à Mathilde, au piano, dans leur chambre à coucher, la chambre des époux, la symphonie qu'il écrit pour l'aider à guérir. S'inspirant de ce qu'il a lui-même vécu avec son épouse pendant qu'il écrivait son roman Cendrillon voilà dix ans, Eric Reinhardt livre ici une saisissante méditation sur la puissance de la beauté, de l'art et de l'amour, qui peuvent littéralement sauver des vies.
Manuel Carsen n'a pas été à la hauteur de ses rêves. Diplômé d'une école de commerce, il a rapidement quitté son métier de représentant dans une centrale d'achats pour faire de la chanson. A quarante ans, il est chanteur-auteur-compositeur inconnu. En racontant son enfance et son adolescence, il dresse le portrait d'une France frileuse dont il rejette les valeurs, celles de la classe moyenne. Mais aujourd'hui, Manuel comprend qu'il est un raté, comme son père, et que sa fille le méprise. Au discours plein de rage et de fureur qu'il débitait adolescent, répond, vingt ans après, la diatribe aussi cruelle de sa fille qui le traite de nul, d'égoïste et d'imposteur. Du même auteur : Demi-sommeil.
Pibrac Pierre-Elie de ; Valdés Zoé ; Rollet Aymeri
Desmemoria constitue un témoignage à la fois photographique, anthropologique et social sur la communauté des azucareros de Cuba ? les travailleurs de l'industrie du sucre et révolutionnaires de la première heure.Entre 2016 et 2017, Pierre-Élie de Pibrac a sillonné l'île et a vécu chez diverses familles de cette communauté. À travers cette expérience, le photographe interroge la fin des utopies chez un peuple qui a cru et oeuvré pour que s'incarne le rêve castriste. Durant des décennies, l'industrie du sucre devait être le faire-valoir de l'économie cubaine et était à cette fin célébrée par Castro et ses troupes : " Le sucre est notre histoire, sans lui, il est impossible de comprendre l'essence et l'âme de Cuba ", souligne l'historien cubain Eusebio Leal Spengler. Plus d'un demi-siècle plus tard, cette économie sucrière n'a pas tenu ses promesses d'émancipation, à l'image de l'idéologie castriste. En immersion dans les zones rurales, Pierre-Élie de Pibrac est parti à la rencontre des habitants des bateyes (villages) des centrales sucrières. Toujours en activité ou désaffectées ces cités du sucre et ses travailleurs témoignent de vies sacrifiées à l'aune d'une doxa utopiste. Les bateyes sont les théâtres du désenchantement de la société cubaine. Il y règne une ambiance pesante qui souligne la solitude, la pauvreté, l'isolement et la précarité. Si la canne à sucre a construit Cuba et a représenté la fierté nationale, aujourd'hui, elle est le symbole de son naufrage entraînant avec elle une nouvelle génération sans repère. Dans cette période de transition de l'histoire cubaine, les images de Pierre-Élie de Pibrac donnent à voir un monde qui se délite. Elles racontent comment le peuple cubain appréhende désormais son quotidien, quel regard il portesur son histoire récente. La démarche à la fois documentaire et artistique du photographe permet une lecture autre de l'après-castrisme qui se met aujourd'hui en place. À travers le prisme de divers registres d'images ? photographies réalisées lors de ce long séjour et images extraites de l'iconographie vernaculaire, Pierre-Élie de Pibrac donne à voir une société désenchantée mais aussi profondément attachée à la singularité de son histoire.Ce travail photographique a été récompensé par le prix Levallois en 2018.Texte inédit de Zoé Valdès
L'univers poétique du duo de photographes espagnols Anna Cabrera et Angel Albarrán est ici présenté au fil d'un voyage onirique au pays des oiseaux. 7e titre de la collection "Des Oiseaux" Le temps, la mémoire, la beauté sont des thèmes qui traversent toute l'oeuvre des photographes. " Nous cherchons à expérimenter la beauté de la découverte ", précisent-ils. Entre réel et illusion, l'image interroge notre rapport au monde tangible. " La photographie nous aide à comprendre la réalité, les images sont comme des notes visuelles dans un carnet. " Chaque image est comme une histoire arrêtée. Ses nuances chromatiques, nous immergent dans la couleur. Cabrera et Albarrán utilisent de nombreux procédés : tirage platine, au palladium, cyanotype, gélatine argentique, impression pigmentée... L'image se fait vibration sensible. Pour la collection Des oiseaux, le duo a réalisé des photographies spécialement pour le livre. La beauté de l'éphémère, une certaine mélancolie mais aussi la fragilité de l'instant saisi par l'objectif se révèlent au fil d'images en couleurs mordorées ou en monochrome. Les oiseaux semblent tout droit sortis de contes fantastiques ; ils prennent leur envol sur des surfaces miroitantes, se dispersent parmi de sombres frondaisons. Les cadrages serrés soulignent leur présence physique. Les oiseaux deviennent presque abstraits. Cou souple bicolore d'un couple de cygnes, bec immaculé d'une poule d'eau d'un noir lustré, ailes de palombes déployées aux pennes argentées, plumes de paon au somptueux tombé : le jeu formel des formes sert de contrepoint à la saturation des couleurs. Cabrera et Albarrán laissent l'interprétation de leurs images à la mémoire du spectateur, s'inscrivant dans la démarche de Joan Miró, qui dans son tableau Bird in Space, donne une représentation minimale de l'oiseau, à travers des points ou des ombres, pour laisser voler notre imagination.
Artistes pluridisciplinaires travaillant en duo depuis toujours, Pierre et Gilles allient la photographie à la peinture dans un processus bien particulier. Leur sujet, toujours une personne, est d'abord photographié dans une mise en scène assemblée d'objets et de vêtements symboliques sur plusieurs plans. Dans un second temps, l'image est retouchée et chaque détail, de la lumière au cadre, fait l'objet d'une intervention peinte. Le résultat de leur travail est donc une oeuvre au statut ambivalent et unique. La Fabrique des idoles questionne la place du portrait dans la représentation des célébrités, et notamment la construction du mythe de l'icône populaire. Reconnus pour leurs images de célébrités (Stromae, Sylvie Vartan, Arielle Dombasle, Kylie Minogue, etc.) et leur présence dans le milieu de la nuit des années 1980, Pierre et Gilles font ici le lien entre icones musicales et photographie. Dans le livre, on découvre le processus de création de l'idole, et comment la musique et le milieu de la nuit ont influencé la vision du public face aux célébrités. Des photos inédites de l'atelier des artistes enrichissent le livre et complètent les 80 oeuvres reproduites pour comprendre l'inspiration et l'univers de Pierre et Gilles.
Le Prix HSBC pour la Photographie accompagne chaque année 2 photographes lauréats, n'ayant jamais publié d'ouvrage monographique, dans la production d'une exposition itinérante accompagnée d'une aide à la production. Créé en 1995, le prix vient de célébrer sa 25e édition en mettant à l'honneur Louise Honée et Charlotte Mano qui ont rejoint Antoine Bruy, Petros Efsthadiadis, Dominic Teufen et Nuno Andrade, précédemment publiés dans la collection, respectivement en 2018 et 2019. Ce soutien rare et exceptionnel à la jeune création, sans critère d'âge ni de nationalité, rejoint les valeurs que défend l'Atelier EXB dans l'envie de découvrir et faire découvrir le travail de jeunes artistes au public. Le choix des lauréats est assuré par un jury de professionnels au côté de Christian Caujolle, directeur artistique du prix, et d'un conseiller artistique. Ce conseiller, différent chaque année, assure également le commissariat des expositions. Texte bilingue Sylvie Hugues, Conseillère artistique du prix HSBC