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Textes d'auteurs grecs et romains relatifs au judaïsme
Reinach Théodore
BELLES LETTRES
35,00 €
Épuisé
EAN :9782251780146
Théodore Reinach (1860-1928), homme de la Renaissance dans une époque où les nationalismes commencent à fermer les esprits a, comme ses frères, Joseph (1856-1921) et Salomon (1858-1932), cumulé tous les talents. Mathématicien, juriste, philologue, historien, professeur au Collège de France, homme politique, ce brillant fils de banquier juif francfortois - ayant choisi la France pour sa langue, sa culture et sa défense des Droits de l'homme -, était aussi un partisan convaincu de l'Assimilation. Militant de la cause israélite, il demandait aux Juifs de renoncer à leur particularisme et d'embrasser pleinement la patrie de la Liberté, à son exemple, tout en revendiquant pour les siens l'ensemble des droits que la République accordait à ses citoyens, insistant sur l'apport de son peuple à la Civilisation. C'est dans ce contexte fortement chargé - La France juive de Drumont est de 1886 - qu'il verse au dossier ces Textes d'auteurs grecs et romains relatifs au judaïsme, achèvement impressionnant pour un auteur d'à peine trente ans: sont rassemblées, traduites et annotées (presque) toutes les allusions des Anciens aux Juifs, à leurs m?urs et à leur religion. Le présent ouvrage reproduit l'édition de 1895 qui classe par ordre chronologique d'abord les auteurs grecs, puis les auteurs latins. Claude Aziza ajoute en ouverture un tableau général des relations entre les Juifs et le monde antique, des Macchabées (IIe siècle av. J.-C.) à la fin de l'Empire romain (Ve siècle), en clôture, 26 textes complémentaires tirés de 20 auteurs (dont certains non cités par Reinach) et une bibliographie à jour: le document le plus complet sur les rapports complexes - ignorance, incompréhension, curiosité, rejets haineux - que le monde antique a entretenu avec les Juifs.
Reinach Salomon ; Lee Childe Blanche ; Duchêne Her
Un grand amour platonique et romanesque dans l'Orient du XIXe siècle. L'historien des religions et érudit passionné que fut Salomon Reinach (1858-1932) est aujourd'hui méconnu et quelque peu oublié. Or il fut une figure fondatrice de l'archéologie et de l'anthropologie. Son livre de 1912, Culte, Mythes et Religions (republié en Bouquins-Robert Laffont en 2009), dévoile l'étendue étonnante de son savoir et de ses centres d'intérêt. Ces correspondances inédites ont été adressées entre le début du mois d'octobre 1883 (date de la première rencontre entre Salomon et Blanche Lee Childe, alors que Reinach fouille Carthage et que Blanche Lee Childe et son mari voyagent en Tunisie) et la mort de Blanche, en février 1886. En effet, par le hasard presque miraculeux de la conservation d'une correspondance croisée, les courriers du savant et de la voyageuse - ; dont la publication devait attendre l'an 2000 selon les voeux de Reinach - ; offrent le reflet d'une double aventure partagée. L'une est scientifique ; l'autre, amoureuse. Un archéologue de 25 ans, pionnier de l'exploration de Carthage, tombe sous le charme d'une femme mariée de 46 ans et l'instruit de son métier. Celle-ci, venue en touriste avec son époux sur le sol tunisien pour se divertir et se soigner, s'éprend d'un jeune célibataire et le console de ses déboires professionnels. Ce lien, noué dans l'hiver 1883, se renforce de jour en jour jusqu'à la mort, en février 1886, de cette " chère et inoubliable amie ", victime de phtisie. L'ensemble de cette correspondance constitue une véritable initiation à l'amour idéal. Dans le secret de l'échange épistolaire s'exprime un sentiment amoureux interdit mais cette affection reste pure car elle unit deux âmes soeurs. Elle réalise la perfection d'Eros selon le Banquet de Platon. Ces 176 lettres offrent ainsi le récit d'une passion impossible entre un jeune homme de 25 ans et une femme de 47 ans, fille du sculpteur Henry de Triqueti, épouse d'Edward Lee Childe - ; le neveu du général sudiste - ; mais elles constituent aussi un précieux témoignage, au travers d'une série d'impressions d'Afrique, celles d'un archéologue fouillant en Tunisie au début du protectorat et rencontrant bien des difficultés à Carthage, mais aussi celles d'un couple de touristes visitant l'Algérie après la Tunisie à la fin du XIXe siècle. A Paris, Blanche tient salon, joue en virtuose du Chopin et inspire de nombreux intellectuels, de Gustave Schlumberger à Pierre Loti, dont elle est l'égérie. C'est donc tout un milieu littéraire et artistique que fait renaître cette correspondance. La fin est terrible : aussi poignante - ; mutatis mutandis - ; que la mort pathétique de la Dame aux camélias. La vaste introduction d'Hervé Duchêne (" Une initiation à l'amour idéal ") est très éclairante.
Salomon Reinach, philologue et archéologue français, a contribué à la fondation du Musée des Antiquités Nationales de Saint-Germain-en-Laye ; sa vie durant, il écrivit des ouvrages sur la sculpture, la peinture grecque et romaine, ainsi que de nombreux essais relatifs aux cultes, aux mythes et aux religions. Orpheus (1909) est le résultat d'une commande ministérielle. L'Éducation Nationale devait refuser cet ouvrage, considérant que la présentation des religions comme un phénomène naturel allait à l'encontre de la morale commune : paradoxe significatif d'une école se réclamant de la laïcité. Sigmund Freud, dans Totem et Tabou, se réfère constamment à cette œuvre qui s'est efforcée de mettre en évidence la communauté des rites sacrés chez les anciens peuples d'Europe. Jacques Lacan est amené, au cours de son séminaire, à utiliser les hypothèses de Reinach sur l'écriture et le caractère archaïque de la civilisation occidentale. Orpheus ne cesse donc d'entretenir la curiosité, peut-être moins dans l'idée d'une exactitude historique, que dans une perspective anthropologique.
- Après avoir été condamné injustement en 1894, dégradé et déporté sur l'île du Diable, le capitaine Dreyfus était réhabilité en 1906, il y a tout juste cent ans. Entre ces deux dates, plusieurs tentatives de révision de son procès ont échoué. - Parmi les intellectuels qui se mobilisèrent massivement, Joseph Reinach (1856 - 1921), homme politique proche de Gambetta, entreprit ce qui allait devenir avec les années, la première grande histoire de l'Affaire. - Oeuvre militante, oeuvre d'un témoin, oeuvre d'un historien qui a pu interroger presque tous les acteurs du drame, le travail de Reinach reste irremplaçable et se lit comme une histoire policière.
Adolf Reinach (1883-1917) fut l'un des disciples les plus remarquables de Husserl, dont il fut le collègue à Gôttingen, et l'un des plusnotables représentants de la phénoménologie munichoise avec Johannes Dauber'. A l'encontre de la phénoménologie idéaliste de la constitution transcendantale élaborée puis exposée par Husserl dans les Idées directrices de 1913, il suivit la voie frayée par les Recherches logiques pour développer et fixer les principes d'une phénoménologie réaliste. Le foyer principal en est le concept d'état de choses (Sachverhalt), corrélat objectuel du jugement dont il tente de caractériser le statut ontologique et d'élucider le mode de donation à la conscience - à savoir l'acte de visée et l'évidence. La méthode en est exclusivement l'intuition des essences - considérée comme un passage de la réalité effective à la pure possibilité -, à l'exclusion de toute réduction conduisant à la sphère transcendantale. Enfin, il procède à une désubjectivation de la notion kantienne d'a priori, qu'il arrache aux structures de la subjectivité pour l'ancrer dans les états de choses eidétiques. Il contribue ainsi à situer la phénoménologie vis-à-vis de la philosophie médiévale et des prémices de la philosophie analytique, lui assignant une place dans une lignée qui part de Grégoire de Rimini pour aboutir à Meinong, Frege et Russell. Le présent volume, Phénoménologie réaliste, est un recueil visant à rendre accessible aux lecteurs français le versant théorétique de sa pensée, et se compose à la fois de textes publiés et posthumes - présentés ici dans un ordre thématique, et non chronologique.
Ordine Nuccio ; Flexner Abraham ; Hersant Luc ; He
Biographie de l'auteur Abraham Flexner (1866 - 1959) a enseigné à Harvard puis à l'Université de Berlin avant de rejoindre la Fondation Carnegie pour la recherche éducative. Il a étudié la question de l'enseignement médical et rédigé en 1910 le fameux « Rapport Flexner ». Nuccio Ordine (né en Italie, à Diamante, en 1958) enseigne la littérature italienne à l'Université de Calabre. Visiting professor dans diverses universités européennes (l'ENS, l'EHESS et l'Université Paris-IV-Sorbonne à Paris; le Warburg Institute à Londres; le Max-Planck Institut à Berlin) et américaines (Yale, NYU), il a publié plusieurs ouvrages sur Giordano Bruno et sur la Renaissance: Le mystère de l'âne (2005, 2e tirage), Le seuil de l'ombre (2003), Giordano Bruno, Ronsard et la Renaissance (2004), Le rendez-vous des savoirs (2009, 2e tirage), Trois couronnes pour un roi (2011). Avec Yves Hersant, il dirige trois collections d'ouvrages classiques aux Belles Lettres.
Résumé : Maurice Garçon (1889-1967) fut l'un des plus grands avocats de son temps. De 1912 à sa mort, il a consigné presque chaque soir les événements, petits et grands, dont il était le témoin ou l'acteur. Ce premier volume de son journal inédit couvre, parfois heure par heure, la guerre, la défaite, l'Occupation et la Libération. A cinquante ans, l'avocat est alors au sommet de son art. Dans ces chroniques, il révèle aussi des qualités d'observation et un talent d'écriture enviables. Il y a du Albert Londres chez Maurice Garçon. Curieux de tout, il sillonne Paris et la province, furète, recoupe, rédige, avec le mérite constant, et rare, de s'interdire toute réécriture : c'est un premier jet qu'on lit sur le vif. Maréchaliste de la première heure, il fait volte-face à l'armistice et, après le vote des pleins pouvoirs à Pétain, ne cessera plus de fustiger "le Vieux". Fureur patriote, chagrin sans pitié, colère, espoir, désespoir. Honte de la collaboration. Virulence contre les nouvelles lois de Vichy. Son journal déborde. Portraits, anecdotes, détails méconnus foisonnent. Croisées au Palais de justice, les figures du barreau, souvent têtes d'affiche de la politique, deviennent familières. Maurice Garçon connaît tout le monde, est de tous les grands procès, des dossiers criminels aux affaires politiques. Ses plaidoiries érudites ont fait de lui, dès avant guerre, un avocat littéraire, voire mondain, futur académicien. Toute une galerie de personnalités en vue défile dans ses pages, écrivains, peintres, comédiens, éditeurs. Nous voici conviés à une ahurissante traversée des années noires, histoire immédiate haletante.
Résumé : Ispahan, Boukhara, Samarcande... Un rêve d'Orient. La Perse médiévale de l'islamisation à l'invasion mongole, du VIIe au XIIIe siècle. Un territoire beaucoup plus vaste que l'Iran actuel, une civilisation déjà millénaire entre monde méditerranéen et Asie. Rapidement, la Perse fut bien plus qu'une simple province de l'Empire musulman : elle aussi conquit son farouche vainqueur. Ce guide culturel met en lumière ce que lui doit la civilisation musulmane, des institutions aux productions intellectuelles et artistiques. Ce qui ne fut pas sans conséquences, y compris sur la géopolitique contemporaine.
Sacrifices humains, siège de Tenochtitlan, serpent à plumes: la civilisation aztèque a ses images d'Épinal, qui tendent à masquer des réussites plus subtiles. À la tête d'un grand empire politique et économique, mais aussi héritiers des cultures antérieures à la leur dont ils ont brillament fait la synthèse et parfois même amélioré les apports, les Aztèques ont su développer une pensée et une vision du monde profondément originales, qui trouvent des échos jusque dans la culture du Mexique contemporain.