Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
PHENOMENOLOGIE REALISTE
REINACH
VRIN
35,00 €
Épuisé
EAN :9782711624522
Adolf Reinach (1883-1917) fut l'un des disciples les plus remarquables de Husserl, dont il fut le collègue à Gôttingen, et l'un des plusnotables représentants de la phénoménologie munichoise avec Johannes Dauber'. A l'encontre de la phénoménologie idéaliste de la constitution transcendantale élaborée puis exposée par Husserl dans les Idées directrices de 1913, il suivit la voie frayée par les Recherches logiques pour développer et fixer les principes d'une phénoménologie réaliste. Le foyer principal en est le concept d'état de choses (Sachverhalt), corrélat objectuel du jugement dont il tente de caractériser le statut ontologique et d'élucider le mode de donation à la conscience - à savoir l'acte de visée et l'évidence. La méthode en est exclusivement l'intuition des essences - considérée comme un passage de la réalité effective à la pure possibilité -, à l'exclusion de toute réduction conduisant à la sphère transcendantale. Enfin, il procède à une désubjectivation de la notion kantienne d'a priori, qu'il arrache aux structures de la subjectivité pour l'ancrer dans les états de choses eidétiques. Il contribue ainsi à situer la phénoménologie vis-à-vis de la philosophie médiévale et des prémices de la philosophie analytique, lui assignant une place dans une lignée qui part de Grégoire de Rimini pour aboutir à Meinong, Frege et Russell. Le présent volume, Phénoménologie réaliste, est un recueil visant à rendre accessible aux lecteurs français le versant théorétique de sa pensée, et se compose à la fois de textes publiés et posthumes - présentés ici dans un ordre thématique, et non chronologique.
Salomon le savant écrit à la jeune Sidonie. Correspondance, la forme ne pouvait être mieux trouvée car elle s'appuie sur des lettres, composantes de toutes les langues: elle fait référence à une relation privilégiée aussi bien qu'à une harmonie : tel est le propos de la grammaire. En douze missives, nous sommes promenés dans tous les coins et recoins de ce corps vivant qu'est le français. Si bien que le plus pur des esprits ne peut s'empêcher de songer à une éducation amoureuse. Usez ainsi et ainsi de votre belle langue française, chère Sidonie, et, non contente de vous montrer fidèle aux règles, vous y trouverez les plaisirs les plus délicats. Lisant et relisant ces pages, j'ai cherché longtemps le secret de cette troublante réussite. Par chance, on ne découvre jamais complètement de tels secrets : le talent serait une pauvre chose s'il était seule affaire de recette. Erik Orsenna.Cadet d'une illustre fratrie, Salomon Reinach (1858-1932) fut directeur du musée des Antiquités nationales, membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres, codirecteur de la Revue archéologique. Il est l'auteur d'une oeuvre considérable, dont Cultes, mythes et religions (1905-1923) et Orpheus (1909). On lui doit, dans la veine de Sidonie, Eulalie ou le Grec sans larmes et Cornélie ou le Latin sans pleurs.
Glozel : la découverte, la controverse, les enseignements : avec vingt-trois modèles d'alphabets / Salomon Reinach Date de l'édition originale : 1928 Le présent ouvrage s'inscrit dans une politique de conservation patrimoniale des ouvrages de la littérature Française mise en place avec la BNF. HACHETTE LIVRE et la BNF proposent ainsi un catalogue de titres indisponibles, la BNF ayant numérisé ces oeuvres et HACHETTE LIVRE les imprimant à la demande. Certains de ces ouvrages reflètent des courants de pensée caractéristiques de leur époque, mais qui seraient aujourd'hui jugés condamnables. Ils n'en appartiennent pas moins à l'histoire des idées en France et sont susceptibles de présenter un intérêt scientifique ou historique. Le sens de notre démarche éditoriale consiste ainsi à permettre l'accès à ces oeuvres sans pour autant que nous en cautionnions en aucune façon le contenu.
Reinach Joseph ; Duchêne Hervé ; Vidal-Naquet Pier
Au lendemain de la condamnation de Dreyfus, en 1894, les protestataires ne sont pas nombreux. Parmi eux Mathieu, le frère de Dreyfus, Bernard Lazare, journaliste, Auguste Scheurer-Kestner, Alsacien d'origine comme Dreyfus et vice-président du Sénat, Joseph Reinach, le frère aîné de Salomon, archéologue et conservateur du musée de Saint-Germain-en-Laye, et de Théodore, historien et numismate, professeur au Collège de France. Ils faisaient tous partie de cette communauté juive parfaitement assimilée qui découvrit avec stupeur les méfaits de l'antisémitisme. Joseph Reinach (1856-1921) entre en politique au lendemain de son baccalauréat. A vingt ans, il fait la connaissance de Gambetta, qui devient son mentor et fait de lui son chef de cabinet. De 1889 à 1898, il siège à l'Assemblée nationale. C'est à ce titre et comme membre de la commission de l'armée qu'il intervient dès 1894 auprès du président de la République, Casimir-Perier, pour demander un procès sans huis clos, car, dès le début, il a le sentiment qu'" un grand crime judiciaire " va être commis. Lorsque Mathieu Dreyfus et Bernard Lazare réussissent à faire rouvrir le dossier, Joseph Reinach est à leur côté et, dès avant la réhabilitation, qui n'interviendra qu'en 1906, il décide d'entreprendre une Histoire de l'affaire Dreyfus. Le premier volume paraît en 1901, le dernier en 1908, augmenté en 1911 d'un volume d'index et de corrections. Joseph Reinach a connu tous les acteurs du procès, il a interrogé tous les témoins. Aucun historien après lui n'a pu réunir une documentation aussi directe et aussi abondante. Il écrit l'histoire en témoin, mais à la manière d'un Tacite, soucieux à la fois de morale et de style. Robert Kopp.
Généralement cité pour mémoire, Francis Hutcheson (1694-1746) mérite d'être lu dans le texte. La question de la nature et des rapports du Beau, du Bien, du Vrai et du Juste se pose à lui dans un contexte renouvelé : il s'agit, dans le cadre de la théorie lockienne des idées, et contre la rationalité pratique d'un Hobbes ou d'un Mandeville, d'aller plus loin que Shaftesbury pour sauver la morale du relativisme. Identifier, au coeur de la vertu, la spécificité du sens et du sensible face aux calculs de la raison, telle est la tâche que Hutcheson s'est assignée. Sa postérité, de Hume et Kant, qui lui doivent beaucoup, s'étend jusqu'à la philosophie analytique, qui voit en lui l'initiateur original de questions actuelles.
Des religieux voués à la prédication peuvent-ils se reconnaître "une vocation universitaire" ? L'Université, de son côté, est-elle prête à recevoir et intégrer la collaboration de "frères prêcheurs" ? En 1907, quelques jeunes dominicains français, professeurs au "Saulchoir" , en Belgique, où ils étaient alors exilés par les lois anti-congréganistes, créaient la Revue des Sciences philosophiques et théologiques : ils se donnaient ainsi un instrument qui leur permettrait de communiquer au public savant non seulement les fruits de leurs propres travaux, mais aussi les résultats d'autres spécialistes engagés dans les mêmes disciplines et de nourrir par là un dialogue constant au sein de la recherche universitaire. En 2007, célébrant son centenaire par un colloque à l'Institut Catholique de Paris, la revue a voulu évaluer la pertinence des intuitions qui présidèrent à sa fondation et dresser un inventaire critique de ses principales réalisations. L'intérêt des contributions ici rassemblées dépasse celui de l'histoire d'un siècle d'études dans l'Ordre des Prêcheurs : on y trouve des ressources originales pour penser aujourd'hui la question du rapport entre culture universitaire et appartenances religieuses, raison et foi.