Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Régis Jauffret. Eclats de la fiction
Reig Christophe
SORBONNE PSN
22,50 €
Épuisé
EAN :9782878549133
Après un premier roman publié chez Denoël, Seule au milieu d'elle (1985), Régis Jauffret s'installe durablement dans le paysage littéraire contemporain français. Histoire d'amour rencontre (1998) ainsi un vif succès critique. Univers, univers reçoit le Prix Décembre (2003), Asiles de fous le Femina (2005). Microfictions consacre l'auteur avec le Prix France Culture/Télérama (2007). La publication de Sévère (2010) marque un tournant. Dans cette veine, Claustria (2012) fondé sur l'histoire d'Angelika Fritzl puis La Ballade de Rikers Island (2014) sur les péripéties judiciaires de DSK renouvellent le genre du "fait divers" littérarisé. Tout en affirmant son goût pour une poétique du malaise, qui dévoile la part maudite d'individus contemporains, les livres de Jauffret optent pour des formes sans cesse renouvelées. La subversion des genres et surtout l'entrechoc de fragments au sein de livres souvent denses et volumineux ouvrent des échappées imaginaires qui laissent briller des éclats de fiction. A travers ces études, on se propose de faire l'examen de cette poétique romanesque aussi unique que tranchante. L'ouvrage comprend un entretien accordé par Régis Jauffret.
Résumé : Le dictionnaire indispensable pour mieux maîtriser l'arabe Un dictionnaire très riche : 200 000 mots, expressions et traductions Un dictionnaire de langue arabe moderne, exhaustif et pratique Tout le vocabulaire courant et de très nombreux termes empruntés aux domaines spécialisés : Economie, politique, sciences et techniques, culture, etc. Les noms propres, les proverbes et de nombreuses expressions idiomatique Un guide d'utilisation pour se repérer plus facilement dans les deux parties Annexes : Un précis de grammaire Un index français-arabe La vocalisation complète des mots arabes.
Résumé : Dans l'orphelinat des religieuses réservé aux enfants des parias du régime, l'enfance de Pedrito Ochoa, le binoclard, n'a pas été facile. L'adulte qu'il est maintenant devenu est resté fidèle à ses camarades de dortoir, canailles, ironiques et roublards, même lorsque sa vie a brutalement changé quand, à la mort de Franco, ses grands-parents se sont souvenus de lui, le fils du communiste. Ils vont lui offrir un "Grand Avenir" au sein de la petite-bourgeoisie madrilène, là où pullulent les "gens charmants". Loin de ses amis, "les invisibles", mais toujours accompagné de la Vierge Marie qui lui apparaît régulièrement, parfois un peu dévêtue et toujours pressée, pour le conseiller et d'un nouvel allié, un jeune Sherlock Holmes en surpoids, Pedrito décide de devenir affreusement riche, malgré les risques que cela comporte. Son passé va resurgir et mettre en danger sa position respectable l'occasion d'une enquête policière.
Sur les hauteurs de Madrid, des "couples d'amis" boivent des cocktails et attendent leur ancien leader, Luis Lamana, alias le Gros, de retour des Etats-Unis. Ex-militants communistes, reconvertis en bourgeois de la transition espagnole, ils ont fondé des familles et remisé leurs utopies. Johnny, rejeton lucide de cette génération, cherche son père et enquête sans trop de conviction sur le meurtre jamais résolu d'un de ses amis d'enfance. Avec une acidité qui n'exclut pas la tendresse, il réécrit le passé et tire à boulets rouges sur cette petite société abonnée aux hypocrisies et aux renoncements. Rafael Reig est un narrateur impitoyable, cynique et pince-sans-rire : il convoque ses personnages au tribunal de l'histoire selon une mécanique précise de galerie des glaces - superposition des époques, vertige des destins individuels, puissance de l'ellipse. Ce qui pourrait n'être qu'un règlement de comptes générationnel devient alors une histoire universelle : peut-on vraiment demander des comptes à chaque génération ? Qui est coupable, dans l'histoire ?
Biographie de l'auteur Rafael Reig est né à Cangas de Onis (Asturies) en 1963. Il a passé son enfance en Colombie avant de revenir étudier à Madrid. Il a enseigné la littérature aux Etats-Unis et s'est récemment installé comme libraire. Ce roman a reçu le prix Pata Negra décerné par des libraires.
Le numéro 21 de la revue des études théâtrales Registres se compose de deux dossiers. Le premier dossier est consacré à la fiction théâtrale et ses pouvoirs. Il remet en question la place de la fiction, qui revient en force dans la pratique comme dans la théorie du théâtre. Cette réflexion présente une nouvelle théorie de la fiction théâtrale, tant au plan technique que pragmatique. Le second dossier est un hommage à Yves Bonnefoy, écrivain disparu récemment. Il aborde le pan théâtral, encore méconnu, de l'oeuvre de cet immense poète.
Le rapport que l'écrivain établit avec le monde est l'axe principal des études de ce volume consacré à des auteurs hispano-américains parmi les plus célèbres des dernières années du XIXe siècle et du XXe siècle. L'essai, la poésie et surtout le roman déploient un imaginaire d'une richesse exceptionnelle, que les études de ce volume analysent, tout en les reliant à la vision et à l'engagement personnel de chaque écrivain. L'histoire hispano-américaine, dans les essais de Manuel González Prada aussi bien que dans la poésie de Rubén Darío, revendique une volonté de destin. L'imaginaire de la culture hispano-américaine est abordé à travers le roman, au Mexique avec Carlos Fuentes, au Nicaragua avec Gioconda Belli et au Pérou, avec Isaac Goldemberg et les romans de Mario Vargas Llosa. La satire de la société au milieu du XXe siècle s'accompagne d'implications sociales et politiques magnifiquement servies par l'art d'écrire de chacun des auteurs. Des exemples sont donnés de la féconde tradition poétique et musicale des peuples sud-américains.
A l'image des cas psychanalytiques de Freud, les romans de May Sinclair sont des objets déconcertants placés sous le signe du singulier, du particulier et de l'inattendu. Souvent qualifiés de textes hybrides qui se tiendraient à mi-chemin entre les écritures victoriennes et modernistes, ils offrent un contrepoint intéressant aux modèles woolfiens de représentation du féminin en accordant une importance toute particulière aux discours théoriques. Esprit curieux au parcours atypique, Sinclair est en effet aussi une essayiste prolifique, dont les nombreuses publications sur le vote féminin et la condition des femmes, les articles de psychologie et de psychanalyse, les critiques littéraires et les essais philosophiques sont en dialogue constant avec les romans. Ceux-ci ne sont jamais pour autant des romans à thèses : bien au contraire, la prose sinclairienne s'attache systématiquement à remettre en question le cadre de référence, à prolonger le questionnement ou à affiner l'analyse. Explorant la complexité des épistémologies modernistes, cet ouvrage se penche ainsi sur l'influence de la pensée par cas sur la fiction sinclairienne, qui oscille entre l'énigme, le modèle, l'abstrait et l'inconnu.
Ce livre ouvre une réflexion, dans le champ de l'esthétique, sur les ressources de l'écriture pour mener une analyse de film. Il s'agit moins d'exposer une méthode que d'étudier les conditions et les processus permettant de rendre compte de l'expérience sensible des oeuvres dès lors que style, composition, fonction poétique du langage ne sont pas apparat ou ornement, mais, simultanément, conduite, pratique et manifestation de la pensée. D'autres écritures analytiques, qui mobilisent des outils sonores et visuels, sont également abordées. Essai filmique, expérimentation numérique ou carte interactive, leurs formes multiples et suggestives continuent de s'inventer, comme autant de propositions performatives et de cheminements à même la matière des sons et des images. C'est l'ensemble de ces gestes d'écriture de l'analyse que cet ouvrage explore.