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Du métronome au gramophone. Musique et révolution industrielle
Reibel Emmanuel
FAYARD
24,10 €
Épuisé
EAN :9782213722252
Cet essai interroge la façon dont se sont articulées historiquement les relations entre la musique et la révolution industrielle, de façon générale, et entre les musiciens et les machines, de façon particulière. Du métronome au gramophone, en passant par les orchestres mécaniques ou par les premières diffusions téléphoniques de la musique, ce livre montre comment au xixe siècle les techniques issues de la révolution industrielle affectent tout à la fois les interprètes (incités à rationaliser leur technique tout en cultivant l'expression), les auditeurs (invités à être galvanisés par des expériences "électriques") et les compositeurs (qui, de Rossini à Wagner, en passant par Chopin ou Berlioz, ne cessent d'admirer et de redouter tout à la fois les mutations esthétiques nées du progrès technique). Emmanuel Reibel illustre ainsi comment les mutations technologiques du xixe siècle font évoluer la réflexion sur ce qu'est la musique, sa composition et son interprétation, tout en reconfigurant le champ des valeurs associées à l'art. Ce faisant, il propose de penser le romantisme comme le négatif (au sens photographique du terme) de la révolution industrielle. Emmanuel Reibel est professeur de musicologie à l'Ecole normale supérieure de Lyon. Il enseigne l'esthétique au Conservatoire national supérieur de Musique et de Danse de Paris.
De tous les grands mythes littéraires, Faust est celui qui paradoxalement a suscité le plus d'incarnations musicales. La génération romantique, de Berlioz à Gounod en passant par Schumann, puisa dans la magistrale tragédie de Goethe, notamment, la matière de quantité d'?uvres de genres et de formes très divers, portant sur le mystérieux alchimiste des regards parfois contradictoires.Mais le savant austère et damné n'avait pas dit alors son dernier mot: le XXe siècle le voit ressurgir et, après Busoni, il interpelle depuis une vingtaine d'années des compositeurs tels que l'Allemand York Höller, l'Italien Giacomo Manzoni, le Russe Alfred Schnittke, l'Américain John Adams, les Français Pascal Dusapin et Philippe Fénelon. Double défi que de s'affronter au plus métaphysique des mythes, tout en se mesurant à une lourde mémoire musicale!Dans une enquête qui éclaire la fécondation réciproque entre mythe et musique, Emmanuel Reibel interroge ce que devient, dans un monde en pleine crise de la modernité, la figure née de l'Allemagne luthérienne, par laquelle s'était exprimé l'esprit de conquête artistique du XIXe siècle.
Verdi est probablement l'un des compositeurs romantiques italiens les plus célèbres. Son oeuvre a surtout influencé l'histoire de l'opéra du fait de la multiplicité des morceaux qu'il a composés à cette fin. Cet ouvrage revient sur son parcours hors norme, et incontournable dans l'histoire de la musique.
Résumé : Son essence Mystérieuse semble faire de la musique le langage même de la nature. Rêvant de pouvoir agir sur elle à la façon d'Orphée, les compositeurs ne cessent de l'écouter pour intérioriser ses voix : ils s'emploient tour à tour à l'imiter, à reproduire ses mouvements, à peindre ses effets sur la sensibilité, à enregistrer et métamorphoser ses sons, ou à puiser en elle de puissants modèles formels. Des Quatre Saisons (Vivaldi) à La Mer (Debussy), de la Symphonie pastorale (Beethoven) au Catalogue d'oiseaux (Messiaen) et à l'écologie sonore, Emmanuel Reibel met ici en lumière la façon dont les représentations musicales de la nature se sont articulées à l'histoire de l'idée de nature. En traversant les saisons, les paysages et les jardins, parfois troublés par des tempêtes, nous découvrons ainsi comment la musique se nourrit de tout ce qui constitue notre environnement ? minéraux, végétaux, ou animaux, qui ont donné lieu à un foisonnant bestiaire musical - sans oublier les préoccupations les plus actuelles liées à la préservation de cette nature qui nous est chère.
Qualifié par Liszt de "centre intellectuel du monde", Paris concentre au XIXe siècle un faisceau de talents qui en fait un pôle mythique de l'Europe musicale. Foyer dans lequel se forgent les renommées, Paris attire la plupart des musiciens étrangers. Si les concerts et les salons permettent aux interprètes de briller, les compositeurs rêvent de la consécration que confère l'Opéra. Mais pour les succès qu'il assure (Rossini, Meyerbeer), que de déboires pour les impétrants malheureux (Wagner) Emmanuel Reibel fait. percevoir le foisonnement de, la "génération 1810" dans le tumulte de la capitale. Berlioz, Chopin, Liszt, Bellini oit Mendelssohn se côtoient dans les salons, les salles de spectacle, les cafés, sur les boulevards, dans les bureaux des journaux. Tableau animé par des têtes d'affiche prestigieuses, cet ouvrage fait découvrir également des acteurs moins illustres mais non moins valeureux: élaborant des stratégies de conquête ou animés d'un idéal, tous subissent la séduction de la ville à séduire Biographie de l'auteur Maître de conférences à l'université de Paris X Nanterre, Emmanuel Reibel est l'auteur d'ouvrages sur Verdi et sur les Concertos de Poulenc
Résumé : Il s'appelle Sainte-Marie-du-Mont, village posé au bord de la Manche, à la base de la presqu'île du Cotentin. C'est le personnage de ce livre. La plage est commode. En l'an 900, le Viking Vieul Aux Epaules y jeta ses drakkars. Dix siècles plus tard, l'Américain Eisenhower lança sur elle ses barges ; depuis, on la nomme Utah Beach. Juché sur la colline, le bourg essuie depuis toujours les tempêtes magistrales : guerre de Cent Ans, guerres de religion, révolutions, occupations... Il n'est pratiquement pas d'événement majeur qui n'ait laissé sa trace sur ce coin de bocage enclavé dans ses haies, de sorte que la chronique communale ne cesse de renvoyer à l'histoire de France. Mais aujourd'hui comme hier, les gens d'ici vivent à leur pas, car l'Histoire est peu de chose, au bout du compte, auprès des histoires qui tissent la trame des jours ordinaires.
Josy Eisenberg est rabbin et anime "A bible ouverte" et "La source de vie" sur France 2. Il a notamment publié Le Judaïsme pour les nuls (First, 2009). Adin Steinsaltz, rabbin et mathématicien, a reçu le prix Israël pour son commentaire des deux Talmuds.
La maladie a-t-elle un sens? Voilà une question qui nous concerne tous. Pourtant la médecine ne se la pose plus. Elle soigne en effet le corps sans se soucier de l'intégralité de la personne humaine. Et, privilégiant la compréhension des détails, elle oublie les liens qui unissent les patients au monde dans lequel ils vivent. Tombons-nous malades comme par fatalité, ou bien la maladie est-elle le moyen pour notre corps de trouver, face à des situations perturbantes, un nouvel équilibre? Nos pathologies naissent-elles de causes extérieures à nous ou, au contraire, sont-elles le symptôme d'un malaise plus profond? Thierry Janssen se confronte à ces questions avec une audace remarquable. S'appuyant sur les découvertes scientifiques les plus récentes, il retrace l'histoire de la médecine psychosomatique - véritable donneuse de sens dont il analyse les apports mais aussi les dérives. Et, comparant les théories modernes avec les croyances de peuples traditionnels comme les Aborigènes, les Douala ou les Navajo, il nous montre que, face à la souffrance, nous avons le choix d'explorer plusieurs sens. "Sens biologique" défini par la science, ou "sens symbolique" exprimé par les malades? À travers le témoignage de nombreux patients, nous découvrons, en plus, le "sens collectif" de nos maux. Celui-ci fait appel à notre responsabilité afin de prévenir les pathologies au lieu de les guérir. Ainsi, tout au long de ce livre, Thierry Janssen nous invite à renouer avec des principes de bonne santé qui sont de précieux outils au service de la vie. Et sa réflexion, aussi brillante que passionnante, annonce une autre manière de penser la médecine. Biographie de l'auteur Chirurgien devenu psychothérapeute, Thierry Janssen enseigne les principes d "une" médecine humaniste et responsable "aux professionnels de la santé, dans divers hôpitaux et facultés de médecine. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages, dont La Solution intérieure: vers une nouvelle médecine du corps et de l'esprit, publié en 2006 chez Fayard et considéré comme une référence incontournable."
En 2014, la victoire électorale des nationalistes hindous, remportée en grande part grâce au populisme de leur leader, Narendra Modi, a fait basculer l'Inde dans la démocratie ethnique. Les tenants du sécularisme, des militants politiques aux universitaires en passant par les organisations non gouvernementales, ont été mis au pas. Cibles traditionnelles des nationalistes hindous, les membres des minorités religieuses - les chrétiens et les musulmans en particulier - ont été relégués au rang de citoyens de seconde zone. Non seulement leur mise à l'écart au sein des institutions indiennes - y compris les assemblées élues - est sans précédent, mais ils sont victimes de violences et d'une police culturelle visant tant leurs pratiques religieuses que leurs activités économiques. Cette transformation de la scène politique indienne s'explique par le pouvoir que le mouvement nationaliste hindou, fondé dans les années 1920, a acquis au fil du temps - au plan électoral comme sur le terrain, à travers l'infiltration systématique de l'appareil d'Etat et un dense réseau de militants actifs sur les réseaux sociaux. En retraçant la montée en puissance de Narendra Modi dans son Etat du Gujarat dès les années 2000, puis à l'échelle du pays, Christophe Jaffrelot livre une analyse saisissante de l'essor du national-populisme au sein de la plus grande démocratie du monde.