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Les musiciens romantiques. Fascinations parisiennes
Reibel Emmanuel
FAYARD
17,95 €
Épuisé
EAN :9782213617275
Qualifié par Liszt de "centre intellectuel du monde", Paris concentre au XIXe siècle un faisceau de talents qui en fait un pôle mythique de l'Europe musicale. Foyer dans lequel se forgent les renommées, Paris attire la plupart des musiciens étrangers. Si les concerts et les salons permettent aux interprètes de briller, les compositeurs rêvent de la consécration que confère l'Opéra. Mais pour les succès qu'il assure (Rossini, Meyerbeer), que de déboires pour les impétrants malheureux (Wagner) Emmanuel Reibel fait. percevoir le foisonnement de, la "génération 1810" dans le tumulte de la capitale. Berlioz, Chopin, Liszt, Bellini oit Mendelssohn se côtoient dans les salons, les salles de spectacle, les cafés, sur les boulevards, dans les bureaux des journaux. Tableau animé par des têtes d'affiche prestigieuses, cet ouvrage fait découvrir également des acteurs moins illustres mais non moins valeureux: élaborant des stratégies de conquête ou animés d'un idéal, tous subissent la séduction de la ville à séduire Biographie de l'auteur Maître de conférences à l'université de Paris X Nanterre, Emmanuel Reibel est l'auteur d'ouvrages sur Verdi et sur les Concertos de Poulenc
Résumé : La Coop est une véritable institution en Alsace et s'inscrit plus largement dans un mouvement coopératif international. Dans la seconde moitié du 20e siècle, presque chaque village du territoire dispose de sa succursale de vente, identifiée par son enseigne aux couleurs vives. L'entreprise a su tisser un lien affectif avec la population au service de laquelle elle oeuvre durant plus d'un siècle. De fait, elle occupe une place particulière, fortement identitaire, dans l'imaginaire collectif. Pour alimenter son vaste réseau de points de vente, la Coop met en place une logistique de nature industrielle. L'entrepôt central du Port-du-Rhin à Strasbourg en constitue la figure de proue. A la fois gigantesque lieu de stockage, usine de production agroalimentaire et siège administratif de la société, le site revêt, au cours des années, une dimension mythique. Longtemps, il incarne, dans la pierre, l'insolente réussite de la Coop mais aussi les valeurs d'égalité et de fraternité qui président à sa constitution. Si la Coop a définitivement baissé le rideau en 2015, son héritage demeure vivant au Port-du-Rhin. Les constructions industrielles érigées au cours des années jalonnent le quartier et sont de puissants vecteurs de mémoire de cette histoire économique, industrielle et sociale. La vocation artistique des lieux dont la Coop a permis l'émergence, l'idéal de solidarité et d'entraide qu'elle a insufflé à ce territoire longtemps aux marges de la ville, inspirent et modèlent le projet de réinvention urbaine qui s'y déploie depuis quelques années. La "Coop nouvelle" en cours de construction doit ainsi beaucoup aux générations de femmes et d'hommes qui ont fait la Coop durant ses 112 années de présence sur place.
Le mot « romantique », si couramment employé aujourd?hui, évoque dans son acception la plus répandue l?effusion et la fièvre lyrique, dont la musique serait l?expression privilégiée. Voilà qui surprendrait bien des musiciens du XIXe siècle. Comment le mot « romantique », qui possédait au XVIIIe siècle une connotation visuelle (renvoyant à la dimension pittoresque des jardins à l?anglaise) et un sens poétique (lié aux romans de chevalerie médiévale), a-t-il pu progressivement qualifier des objets musicaux? Emmanuel Reibel considère ici le romantisme non plus comme une période, un style ou une mystérieuse essence déterminant les ?uvres, mais comme un mot polémique et contradictoire, témoignant d?une nouvelle façon d?entendre la musique.De Rousseau à Berlioz en passant par le style « troubadour », la mode ossianique, l?engouement pour les musiques populaires comme le « ranz des vaches », le rossinisme ou l?école « fantastique », cet essai explore les mutations picturales, mémorielles, nationales et idéologiques impliquées par la « romantisation » de la musique.L?ampleur de la documentation ? partitions, traités, correspondances de musiciens et textes littéraires ? et une belle élégance d?expression soutiennent une démonstration rigoureuse d?esthétique historique.Ancien élève de l?École normale supérieure, maître de conférences habilité à diriger des recherches à Paris Ouest Nanterre, Emmanuel Reibel est l?auteur entre autres des Musiciens romantiques, fascinations parisiennes (2003) et de Faust. La musique au défi du mythe (2008).
Résumé : En 1973, les ouvrières et ouvriers de l'entreprise horlogère Lip à Besançon se lancent dans une lutte active et collective pour sauver leurs emplois. Lip était alors la huitième entreprise horlogère mondiale et la première française : dix millions de Français possédaient une Lip. En 2023, 50 ans après un conflit social sans équivalent en France, les commémorations se succèdent, à Besançon et ailleurs. Concluant cette année anniversaire, le musée du Temps porte à son tour, avec l'exposition Lip.ologie, un regard sur l'histoire de cette entreprise emblématique. Emblématique, Lip l'est à bien des titres. Des montres précises et accessibles à toutes et tous, une communication inventive, des innovations techniques, des dirigeants atypiques, sans oublier une identité forte partagée par ses salariés. Car Lip parle à toutes et à tous : mémoires engagées des anciens Lip, de leurs enfants, amis, sympathisants ou opposants, mais souvenirs aussi d'une première montre, de celle de sa grand-mère, ou simplement goût des montres anciennes et d'aujourd'hui.... Tout ceci confère à la marque une place à part dans l'histoire de l'horlogerie française et dans le coeur des Français. Au-delà des faits, des chiffres, des montres, des distinctions et des combats, ce sont des vies, une ville et la société française qui ont été marquées par Lip, par ses succès et ses déboires.
Des centaines de Médée ont parcouru les détours de plus de deux millénaires, accusées de fratricide, régicide, infanticide, sorcellerie. Ce prénom hanté par le bruit et la fureur, les crises et les crimes, est devenu tabou. Or aujourd'hui des artistes qui sont souvent des femmes, le perpétuent au théâtre, à l'opéra, dans leurs peintures, romans, films, chorégraphies en restaurant son sens originel : "celle qui médite, invente, prend soin." La légende de la Colchidienne Médée et du Grec Jason brille d'un éclat sombre à la jointure entre la guerre des sexes, qui continue à tourmenter l'humanité, et la violence (néo)coloniale, qui n'en finit pas, avec ses dérives xénophobes et racistes : au XXe siècle Médée est gitane, africaine, immigrée clandestine, coréenne. Autrement dit, femme et étrangère, elle est l'Autre par excellence. Aussi les nouvelles Médée ne naissent-elles plus seulement en Europe, mais en Inde, en Afrique du Sud, au Brésil, à Cuba, au Japon. M.D.
Résumé : Il est grand temps de ne plus opposer les traitements conventionnels aux traitements à base de plantes, mais trouver la bonne harmonie entre les deux. Faire confiance au pouvoir thérapeutique de la nature vous permet de réduire l'option médicaments, dont les limites sont reconnues aujourd'hui. Si nos ancêtres, du paléo au XIXe siècle, choisissaient les plantes à partir d'un savoir empirique, les dernières analyses scientifiques ouvrent de nouvelles perspectives fascinantes pour soigner vos troubles ou vos maladies. Véritable guide pratique de la décroissance médicamenteuse, ce livre vous donne toutes les clés pour utiliser les plantes de manière rationnelle pour vous soigner et vous nourrir.
Résumé : C'était une ville étrange qui, pareille à une créature préhistorique, paraissait avoir surgi brusquement dans la vallée par une nuit d'hiver pour escalader avec peine le flanc de la montagne. Tout, dans cette ville, était ancien et de pierre, depuis les rues et les fontaines jusqu'aux toits des grandes maisons séculaires, couverts de plaques de pierre grise semblables à de gigantesques écailles. On avait de la peine à croire que sous cette puissante carapace subsistait et se reproduisait la chair tendre de la vie. Oui, c'était une ville tout ce qu'il y avait d'étrange. Quand on marchait dans la rue, on pouvait par endroits, en étendant un peu le bras, accrocher son chapeau à la pointe d'un minaret. Bien des choses y étaient singulières et beaucoup semblaient appartenir au royaume des songes. Préservant à grand mal la vie humaine dans ses membres et sous sa carapace de pierre, elle ne lui en causait pas moins bien des peines, des écorchures et des plaies, mais quoi de plus naturel, puisque c'était une ville de pierre et que son contact était rugueux et glacial. Non, ce n'était pas facile d'être enfant dans cette ville-là.
Le commissaire Gradenne prend froid dans l?hiver du Jura. A la manière de Maigret, enquête « grippée », gendarmes trop « pressés » comme ce corps broyé par la machine?Quelle idée aussi de confier à des officiers de marine à la retraite le renflouement d?une usine, dans ce « port de mer » sous la neige, au milieu des forêts!Vous reprendrez bien de cette Morteau, mijotée dans la potée de la veille, accompagnée d?un Poulsard?? Avec un Comté de plus de dix-huit mois, on vous recommande ce jeune lieutenant de 30 ans d?âge sans beaucoup d?affinage à la PJ, mais avec du? nez, avisé et goûteux!
En 2014, la victoire électorale des nationalistes hindous, remportée en grande part grâce au populisme de leur leader, Narendra Modi, a fait basculer l'Inde dans la démocratie ethnique. Les tenants du sécularisme, des militants politiques aux universitaires en passant par les organisations non gouvernementales, ont été mis au pas. Cibles traditionnelles des nationalistes hindous, les membres des minorités religieuses - les chrétiens et les musulmans en particulier - ont été relégués au rang de citoyens de seconde zone. Non seulement leur mise à l'écart au sein des institutions indiennes - y compris les assemblées élues - est sans précédent, mais ils sont victimes de violences et d'une police culturelle visant tant leurs pratiques religieuses que leurs activités économiques. Cette transformation de la scène politique indienne s'explique par le pouvoir que le mouvement nationaliste hindou, fondé dans les années 1920, a acquis au fil du temps - au plan électoral comme sur le terrain, à travers l'infiltration systématique de l'appareil d'Etat et un dense réseau de militants actifs sur les réseaux sociaux. En retraçant la montée en puissance de Narendra Modi dans son Etat du Gujarat dès les années 2000, puis à l'échelle du pays, Christophe Jaffrelot livre une analyse saisissante de l'essor du national-populisme au sein de la plus grande démocratie du monde.