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MICHELE REVERDY COMPOSITRICE INTRANQUILLE
REIBEL / BALMER
VRIN
28,01 €
Épuisé
EAN :9782711624843
Née en 1943, Michèle Reverdy occupe une position singulière dans le panorama contemporain : éperdument éprise d'expression, mais revendiquant la continuité historique du langage atonal, cette admiratrice d'Alban Berg cultiva une indépendance d'esprit qui la fit se heurter parfois au goût dominant. Jouée néanmoins dans le monde entier et défendue par de prestigieux interprètes, cette compositrice, qui collabora avec l'écrivain Pascal Quignard ou avec le cinéaste Raoul Ruiz, s'illustra à travers tous les genres. Nourri de nombreuses archives inédites, ce livre lève le voile sur un univers créateur très attachant, enraciné dans un passé mystérieusement obsédant dont la table de travail de la musicienne constitue l'inlassable exutoire. Il ressort un portrait sensible, non seulement de la compositrice, qui façonne ses oeuvres tour à tour en architecte ou en peintre, mais aussi de la journaliste, de la pédagogue et de la femme "intranquille", livrée à une introspection continue. En contrepoint surgit alors une réflexion sur les relations qui peuvent s'établir entre un musicologue et un compositeur, et sur le sens qu'il y a à écrire un livre sur un artiste vivant.
La critique musicale connaît au XIX° siècle un formidable essor lié au développement sans précédent de la presse. Véritables sujets de société, à l'heure où les questions politiques, les querelles artistiques et les mariages mondains se règlent au foyer de l'Opéra, les comptes rendus musicaux s'affichent en première page des grands quotidiens français. Revers de cet engouement nouveau : l'anarchie apparente d'une activité qui manque de plumes compétentes, qui sacrifie au plagiat, à la complaisance, aux discours stéréotypés ou aux polémiques virulentes. A l'image de son plus illustre représentant, Hector Berlioz, la critique musicale est tour à tour partiale, humoristique ou lyrique : mais toujours haute en couleurs, passionnelle et passionnée.
Qualifié par Liszt de "centre intellectuel du monde", Paris concentre au XIXe siècle un faisceau de talents qui en fait un pôle mythique de l'Europe musicale. Foyer dans lequel se forgent les renommées, Paris attire la plupart des musiciens étrangers. Si les concerts et les salons permettent aux interprètes de briller, les compositeurs rêvent de la consécration que confère l'Opéra. Mais pour les succès qu'il assure (Rossini, Meyerbeer), que de déboires pour les impétrants malheureux (Wagner) Emmanuel Reibel fait. percevoir le foisonnement de, la "génération 1810" dans le tumulte de la capitale. Berlioz, Chopin, Liszt, Bellini oit Mendelssohn se côtoient dans les salons, les salles de spectacle, les cafés, sur les boulevards, dans les bureaux des journaux. Tableau animé par des têtes d'affiche prestigieuses, cet ouvrage fait découvrir également des acteurs moins illustres mais non moins valeureux: élaborant des stratégies de conquête ou animés d'un idéal, tous subissent la séduction de la ville à séduire Biographie de l'auteur Maître de conférences à l'université de Paris X Nanterre, Emmanuel Reibel est l'auteur d'ouvrages sur Verdi et sur les Concertos de Poulenc
Résumé : Son essence Mystérieuse semble faire de la musique le langage même de la nature. Rêvant de pouvoir agir sur elle à la façon d'Orphée, les compositeurs ne cessent de l'écouter pour intérioriser ses voix : ils s'emploient tour à tour à l'imiter, à reproduire ses mouvements, à peindre ses effets sur la sensibilité, à enregistrer et métamorphoser ses sons, ou à puiser en elle de puissants modèles formels. Des Quatre Saisons (Vivaldi) à La Mer (Debussy), de la Symphonie pastorale (Beethoven) au Catalogue d'oiseaux (Messiaen) et à l'écologie sonore, Emmanuel Reibel met ici en lumière la façon dont les représentations musicales de la nature se sont articulées à l'histoire de l'idée de nature. En traversant les saisons, les paysages et les jardins, parfois troublés par des tempêtes, nous découvrons ainsi comment la musique se nourrit de tout ce qui constitue notre environnement ? minéraux, végétaux, ou animaux, qui ont donné lieu à un foisonnant bestiaire musical - sans oublier les préoccupations les plus actuelles liées à la préservation de cette nature qui nous est chère.
Des centaines de Médée ont parcouru les détours de plus de deux millénaires, accusées de fratricide, régicide, infanticide, sorcellerie. Ce prénom hanté par le bruit et la fureur, les crises et les crimes, est devenu tabou. Or aujourd'hui des artistes qui sont souvent des femmes, le perpétuent au théâtre, à l'opéra, dans leurs peintures, romans, films, chorégraphies en restaurant son sens originel : "celle qui médite, invente, prend soin." La légende de la Colchidienne Médée et du Grec Jason brille d'un éclat sombre à la jointure entre la guerre des sexes, qui continue à tourmenter l'humanité, et la violence (néo)coloniale, qui n'en finit pas, avec ses dérives xénophobes et racistes : au XXe siècle Médée est gitane, africaine, immigrée clandestine, coréenne. Autrement dit, femme et étrangère, elle est l'Autre par excellence. Aussi les nouvelles Médée ne naissent-elles plus seulement en Europe, mais en Inde, en Afrique du Sud, au Brésil, à Cuba, au Japon. M.D.
Généralement cité pour mémoire, Francis Hutcheson (1694-1746) mérite d'être lu dans le texte. La question de la nature et des rapports du Beau, du Bien, du Vrai et du Juste se pose à lui dans un contexte renouvelé : il s'agit, dans le cadre de la théorie lockienne des idées, et contre la rationalité pratique d'un Hobbes ou d'un Mandeville, d'aller plus loin que Shaftesbury pour sauver la morale du relativisme. Identifier, au coeur de la vertu, la spécificité du sens et du sensible face aux calculs de la raison, telle est la tâche que Hutcheson s'est assignée. Sa postérité, de Hume et Kant, qui lui doivent beaucoup, s'étend jusqu'à la philosophie analytique, qui voit en lui l'initiateur original de questions actuelles.