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Régnault François
VERDIER
8,00 €
Épuisé
EAN :9782864323983
La question juive - ce qu'on appelle ainsi - tout le monde en parle. L'opinion pense spontanément qu'elle peut être abordée par les moyens de l'histoire, ou de la politique, ou de l'économie (Marx). Parfois, de la théologie, moins souvent, de la philosophie (Sartre)L'auteur ne s'est autorisé que de Lacan pour la traiter - au sens analytique. En vérité, il ne s'agit pas de psychanalyse appliquée à la question juive, mais de l'utilisation d'une écriture de Lacan, celle du fantasmeQuelques Axiomes, une Proposition. En cela réside son originalité, et, du même coup, sa rigueur, contrainte, ses limites, revendiquéesL'auteur, autrement dit, entend ainsi déjouer l'opinionLa question juive, tout le monde en parle, mais pas partout. Il est des lieux où elle ne fait peut-être pas question, sauf par emprunt aux lieux où elle fit, fait, fera question. L'ensemble des lieux où elle fait question, l'auteur l'appelle Occident. Ce terme hautement équivoque reçoit ici une salutaire univocitéL'exercice fut écrit en 1979. S'il est d'actualité - et il l'est - ce n'est par la grâce d'aucun prophétisme, encore moins par l'effet d'aucune pitié ni d'aucune passion triste. D'un désir, tout au plusDans son avant-propos, l'auteur se situe aujourd'hui par rapport à la question
Résumé : Ce jeune homme, qu'Ibsen emprunte à des contes norvégiens, plein d'imagination et de rêves, nous le trouvons oisif dans sa Norvège natale, racontant des contes à dormir debout, courant après les filles, ayant le coup de foudre pour la pieuse et sage Solveig, rencontrant des êtres fantastiques (les trolls, ce grand Courbe qui lui conseille de "faire le détour"), quittant son pays natal, faisant du trafic et des affaires douteuses, traversant l'Afrique d'Ouest en Est, jouant le prophète pour une fille du désert et côtoyant la folie, avant de revenir dans sa Norvège par tempête et naufrage, sans avoir rien acquis, et nous le retrouvons vieux, aux prises avec des créatures métaphysiques lui renvoyant la question de sa vie : a-t-il été soi-même ? Ni héros ni pécheur, mais, en un sens, tellement moderne : quelconque ! Toute sa vie, il a "fait le détour" : le fera-t-il encore lorsqu'il retrouve la femme qui l'attend ? Mais il reste de lui seulement ce poème.
Dans ce premier volume, Théâtre-Equinoxes, François Regnault se livre à quelques arguments philosophiques sur l'essence du théâtre, l'art du comédien, la fonction de " dramaturge ". Il insiste pour distinguer l'usage de l'allégorie, qu'il prône, de celui de l'utopie, qu'il réprouve. Il tire une grande partie de son inspiration théorique de la psychanalyse - celle de Lacan, mais aussi bien celle de Freud. L'auteur développe des considérations politiques sur l'idéologie du service public, sur la critique de théâtre. Il aborde également des questions posées par l'espace scénique et le vers alexandrin. Ecrits tous de circonstance et d'occasion, les articles recueillis ici se révèlent vite comme autant de fictions (théoriques).
Résumé : Après Théâtre - Equinoxes (Actes Sud, 2001), où François Regnault abordait le théâtre à partir d'analyses générales, de concepts spécifiques, de réflexions politiques, voici Théâtre - Solstices, entièrement consacré à des femmes ou à des hommes de théâtre, à des metteurs en scène, à des acteurs, à des ?uvres théâtrales, à des représentations singulières. Equinoxes vise le théâtre tel qu'il se pense, Solstices, le théâtre tel qu'il se fait, ou comme on l'écrit. Equinoxes regarde l'éternité du théâtre, Solstices, son caractère éphémère.
Car nous sommes dans un temps où les vents soulevés charrient de la poussière des confins du désert, car nous sommes dans des villes où nos pas hésitants arpentent nos faillites, détaillent nos abandons, où nos regards brouillés par le sable d'Afrique semé par les grands vents ne discernent plus rien du chemin à tracer, des directions à prendre, car nous sommes en passe de devenir fantômes, frères de déréliction de ceux à qui hier nous tendions des aumônes, fantômes vivants pourtant, tributaires de nos tripes, de nos muscles, de nos désirs éteints, nos regrets murmurés, suspendus aux rumeurs nous n'avons plus de lieux où poser nos fardeaux." M. R. Nous avons souhaité accompagner la publication posthume du dernier livre de Mathieu Riboulet, Les Portes de Thèbes, Eclats de l'année deux mille quinze, d'un ensemble de textes d'écrivains que nous savons particulièrement sensibles à son oeuvre. Mathieu Riboulet est né en 1960 dans la région parisienne. Après des études de cinéma et de lettres, il a réalisé des films de fiction et des documentaires avant de se consacrer à l'écriture. Il est mort à Bordeaux le 5 février 2018. Suivi de A contretemps, décidément de Mathieu Riboulet.
Paul, ou Saül de Tarse, ou saint Paul ; par la puissance spéculative et la vigueur du verbe, le vrai fondateur du christianisme. A Jérusalem, il fut l'élève du plus grand des maîtres, Rabban Gamliel. Zélateur farouche, persécuteur des nazaréens, il cachait mal une inquiétude grandissante ; la crise éclata sur la route de Damas, ce fut la révélation. Paul avait vingt-cinq ans. De persécuteur, il devint apôtre. Nourri de culture hébraïque, parlant grec, Paul livre un texte souvent obscur, comme si l'hébreu, par une pression souterraine, en défigurait le sol. Son discours sur la Loi (Torah), crucial et si moderne, en est un exemple, mais encore ses doctrines de la mort et de la résurrection, et de la grâce. Dans notre essai, nous avons voulu, par-delà des siècles de théologie et d'études néotestamentaires, remonter à la source ; la source pharisienne, le Midrach et la Michna. Nous nous sommes gardés autant que possible des points de vue rétrospectifs et nous nous sommes, pour ainsi dire, transportés jusqu'à lui sans bagages. Là, nous avons découvert combien la question messianique agite l'histoire occidentale, et gît encore au coeur de tout véritable humanisme.
Bashõ est l'une des figures majeures de la poésie classique japonaise. Par la force de son oeuvre, il a imposé dans sa forme l'art du haiku, mais il en a surtout défini la manière, l'esprit : légèreté, recherche de la simplicité et du détachement vont de pair avec une extrême attention à la nature. Le haiku naît donc au bord du vide, de cette intuition soudaine, qui illumine le poème, c'est l'instant révélé dans sa pureté.La vie de ce fils de samourai, né près de Kyoto en 1644, fut exclusivement vouée à la poésie. Agé de treize ans, il apprend auprès d'un maître du haikai les premiers rudiments de ce genre. Plus tard, après avoir lui-même fondé une école et connu le succès à Edo (l'actuelle Tokyo), il renonce à la vie mondaine, prend l'habit de moine, et s'installe dans son premier ermitage. Devant sa retraite, il plante un bananier, un bashõ, offert par l'un de ses disciples - ce qui lui vaudra son pseudonyme. Sa vie est dès lors faite de pauvreté, d'amitiés littéraires et de voyages. Osaka sera le dernier. Après avoir dicté un ultime haiku à ses disciples éplorés, il cesse de s'alimenter, brûle de l'encens, dicte son testament, demande à ses élèves d'écrire des vers pour lui et de le laisser seul. Il meurt le 28 novembre 1694. Sur sa tombe, on plante un bashõ.
Voici l'histoire d'un homme sur une île déserte, élevé sans père ni mère, qui découvre par sa raison seule la vérité de l'univers entier, puis qui rencontre un autre homme, religieux mais sagace, venu d'une terre voisine. Une "sorte de Robinson psychologique", écrivait Ernest Renan à propos du livre. Ecrit en arabe au XIIe siècle par le penseur andalou Ibn Tufayl, né à Guadix, Vivant fils d'Eveillé est un chef-d'oeuvre de la philosophie. Il dévoile sous la forme d'un conte les secrets de la "sagesse orientale". Traduit en latin en 1671, il connaîtra un immense succès dans l'Europe des lettres. Jean-Baptiste Brenet en propose ici une adaptation qui donne la parole au personnage principal." Préface de Kamel Daoud.