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La trilogie des dépeuplés. Etalé deux pieds devant ; L'amour telle une cathédrale ensevelie ; Et si
Régis Guy
SOLITAIRES INT
17,00 €
Épuisé
EAN :9782846816793
Dépeuplement en trois pièces : Une radiographie de familles haïtiennes entre allers et retours qui se déroulent durant une soixantaine d'années. Le Père. Les quelques membres de la famille se réunissent pour la veillée funèbre de celui qu'on appelle Le père, parti voilà des années aux Etats-Unis pour finalement revenir dans son cercueil. Attendant impatiemment Le Blagueur, comme il est de coutume dans les rites mortuaires haïtiens, qui viendra les dérider devant ce défunt sur qui tout espoir reposait. L'Amour telle une cathédrale ensevelie (Le Fils). Le Fils exauce le voeu de sa mère, en lui pêchant un mari, un retraité canadien, sur un site internet. A son tour, il embarque sur un boat-people pour retrouver La Mère à Montréal. Et si à la mort de notre mère (La Mère). Des années plus tard, malade, La Mère décide de rentrer au pays. A son chevet, le fils mal aimé, l'aîné, Le Grand Frère, de ses enfants l'unique à présent sur qui tout repose. Ce dernier est hanté par le rêve de partir ou de rester, devant le grand large, la mer des Caraïbes, grand témoin des traversées séculaires.
PERSONNAGESLA JEUNE.LA PLUS ÂGÉE.LE NÉON: OMNIA MORS AEQUAT.Un arbre (planté dans la terre comme un défi face aux hommes, la verticalité qui persiste, reste encore debout malgré tout qui tombe). Un ciel (son infinité, un vide impossible à combler, l'humaine condition). Des étoiles filantes (la métaphysique, la métempsycose, les esprits). Un néon marquant omnia mors aequat. En égard à tous ces éléments, aucunement réels ni indispensables, l'effondrement demeure la figure, l'émanation la plus importante.Un chant ample porté par une multitude de voix remplit la nuit. Un long silence puis...LA JEUNE. - Eh! Eh!LA PLUS ÂGÉE. - Hm?LA JEUNE. - Eh! Tu dors?LA PLUS ÂGÉE. - Hm, hm!Pause. Noir.LA JEUNE. - Eh! Eh! Eh!LA PLUS ÂGÉE. - Hm?LA JEUNE. -...?LA PLUS ÂGÉE. - Hm?LA JEUNE. - Tu dors. Tu ne dors pas?LA PLUS ÂGÉE. - Non.Pause. Noir.LA JEUNE. - Non? Regarde. Alors regarde, s'il te plaît, regarde. Touche.LA PLUS ÂGÉE. - Hm? Quoi?LA JEUNE. - Touche. C'est important. Sens-tu mon sang battre dans ta main? Touche. Tu le sens?LA PLUS ÂGÉE, insensible. - Hm, hm!LA JEUNE, impérative. - Tu dors.LA PLUS ÂGÉE. - Non. Je ne dors pas.LA JEUNE. - Alors, nous pouvons recommencer?Pause. Noir.
Biographie de l'auteur Régis Guyotat est journaliste au journal Le Monde. Il a publié avec Shah Bazgar Afghanistan, la résistance au cur (Denoël, 1987), et a effectué des reportages, notamment au Cambodge, pour France Culture.
Résumé : Le jour où l'enfant voit son père pour la première fois, il a trois ans. Il vit seul au village avec sa mère. Tous les villageois se sont massés autour de la maison. Ils veulent voir l'homme qui avait semé la honte dans la famille, qui avait emmené la fille, l'avait engrossée pour disparaître après. Maintenant, il était là le très attendu, fier de sa jeune beauté. Il avait pris l'enfant dans ses bras, l'avait fait virevolter dans les airs. Puis l'avait posé à terre. "Jouons. ? M'oui Pa-pa ! Pa-pa ! Pa-pa ! ? Attends. Tu sais jouer à l'ombre ? ? C'est quoi jouer à l'ombre ? ? Tu ne sais pas ? Ce n'est pas grave. Je vais te montrer. ? Mm... Pa-pa ! Pa-pa ! Pa-pa ! ? Tu fermes les yeux. Je disparais." Depuis l'enfant l'avait cherché partout, dans tous les visages, dans toutes les moustaches, dans tous les visages d'hommes. "Aujourd'hui à l'âge où je suis vieux, je me surprends à le chercher encore... je le cherche sans répit. "
Résumé : Quand un cri d'indignation traverse péniblement le brouhaha que le mal entretient, une meute d'experts s'empresse d'assourdir ce cri. Quand un citoyen met en évidence l'ignominie d'une pratique, on lui répond que cette pratique, bien qu'ignominieuse, est légale. Nous, les ligués, ne croyons pas que la loi justifie. Nous défendons une justice supérieure, et c'est l'oeil fixé sur les vérités éternelles que nous égorgeons un démon. C'est le coeur tranquille que nous poursuivons et punissons et purifions les cavaliers qui sèment la misère dans leur course effrénée. Après sept ans d'absence, Zarkariya de Sortes profite des funérailles de sa grand-mère pour revenir dans la maison de son enfance. Le jeune homme - membre d'une ligue religieuse meurtrière - fait son retour pour rétablir la justice au nom des innombrables victimes silencieuses du laboratoire pharmaceutique dont Adrien - son oncle, puis père adoptif - est l'actionnaire majoritaire.
Il y a du Bouvard et Pécuchet dans Pippo et Ricardo, les deux "savants" , protagonistes de cette Encyclopédie de phénomènes paranormaux. Le duo réinterroge les lois de l'univers, entre deux parties de ping-pong et la retransmission à la radio d'un match du Real Madrid. Radicalement pessimiste et fondamentalement drôle, l'écriture de Rodrigo García remue plus que jamais le fer dans les plaies du présent. Dans Désolé, mais là j'ai pas le temps, Rodrigo García revient sur la destinée de nos deux savants dont le génie fit même hésiter les membres de l'Académie suédoise : fallait-il leur accorder le prix Nobel de Chimie ou de Littérature ?
Résumé : C'est ce jour-là, Devant ce nuage noir Que j'ai compris que tout était perdu C'en était fini de nous La démocratie était vaincue Tout Tous nos efforts Tout ce sang versé Toute cette fougue Cette jeunesse Nos espoirs Tout nous était volé. Dans une géographie éclatée entre l'Europe et l'Iran, Les Forteresses déroule le récit de trois destins hors du commun, à la fois conjoints et séparés, exemplaires et universels, où l'intime et le politique sont inextricablement mêlés. Des histoires de femmes, des portraits sous forme de miniatures persanes, qui font la grande histoire de l'humanité.
Grande salle. Ils entrent. Il dit:STAN. - je voulais te voir pour te dire que ça s'arrêteça va pas continueron va pas continuerça va s'arrêter làon peut pas continuer à toujours tu comprendstoi évidemment toi c'est quelque chose pour toi bienévidemmentde pasde ne pascomment direquelque chose quinon très clairement si tu ne vois pas tu vas le voir onva le voir très viteon le voit déjàtout cela saute aux yeuxça saute aux yeuxévidemment toi c'est quelque chose que tumais ontu ne vas pas pouvoir repousser éternellementc'est le genre de truc qui ne se repousse pason ne repousse pasbien sûr tu as beau diretu peux te camper