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De toute la terre le grand effarement
Régis Guy
SOLITAIRES INT
11,00 €
Épuisé
EAN :9782846813235
PERSONNAGESLA JEUNE.LA PLUS ÂGÉE.LE NÉON: OMNIA MORS AEQUAT.Un arbre (planté dans la terre comme un défi face aux hommes, la verticalité qui persiste, reste encore debout malgré tout qui tombe). Un ciel (son infinité, un vide impossible à combler, l'humaine condition). Des étoiles filantes (la métaphysique, la métempsycose, les esprits). Un néon marquant omnia mors aequat. En égard à tous ces éléments, aucunement réels ni indispensables, l'effondrement demeure la figure, l'émanation la plus importante.Un chant ample porté par une multitude de voix remplit la nuit. Un long silence puis...LA JEUNE. - Eh! Eh!LA PLUS ÂGÉE. - Hm?LA JEUNE. - Eh! Tu dors?LA PLUS ÂGÉE. - Hm, hm!Pause. Noir.LA JEUNE. - Eh! Eh! Eh!LA PLUS ÂGÉE. - Hm?LA JEUNE. -...?LA PLUS ÂGÉE. - Hm?LA JEUNE. - Tu dors. Tu ne dors pas?LA PLUS ÂGÉE. - Non.Pause. Noir.LA JEUNE. - Non? Regarde. Alors regarde, s'il te plaît, regarde. Touche.LA PLUS ÂGÉE. - Hm? Quoi?LA JEUNE. - Touche. C'est important. Sens-tu mon sang battre dans ta main? Touche. Tu le sens?LA PLUS ÂGÉE, insensible. - Hm, hm!LA JEUNE, impérative. - Tu dors.LA PLUS ÂGÉE. - Non. Je ne dors pas.LA JEUNE. - Alors, nous pouvons recommencer?Pause. Noir.
Résumé : Pendant quelques mois Eddy fut un brillant stagiaire à la Direction générale des Impôts à Port-aux-Princes. Dans P endant quelques mois Eddy fut un brillant stagiaire à la Direction générale des Impôts à Port-aux-Princes. Dans un pays que les hommes espèrent quitter, il portait une veste, se tenait droit, rendait fier sa mère. Le tremblement de terre qui a ravagé sa part d'île a fait de lui un survivant. Il sombre peu à peu, boit, perd l'estime des autres. Il n'est plus qu'un homme qui marche et vomit sa vie. Une nuit, il tombe sur le corps d'un homme assassiné. Ce n'est pas la première fois dans cette ville où il n'y a rien de plus présent que la mort. Pour autant, ce corps-là compte plus que les autres, l'interroge, l'obsède. Il enquête, n'arrête pas de chercher la vérité : qui était cet homme et qui sont ceux qui tuent dans la ville ? C'est une déambulation, un chant obsédant, un roman puissant et anti-résilient sur Haïti, le portrait fiévreux d'un homme qui se bat contre les atrocités quotidiennes et ne veut pas renoncer.
Ici / Une femme attendN'allez pas vous demander ce que je fais là /N'allez même pas vous demander / Pourquoi perdre votre temps / Je suis seule à attendre là / Sans aucune lueur / Une flamme / Une lampe / Une bougie / Le feuNulle lune qui m'effleure / M'affleure / Dessinerait mes flancs / Dont la lumière surgissant de là-haut vaincrait le noir qui m'entoure / Pour me doucher / M'envelopper de sa robe blanche / M'éclairer / M'illuminer / M'empêcher d "être cette frêle / Incommode / Éphémère apparition pour vos yeuxJe suis seule avec moi-même / Dans cette rue des sauvages / Que les autres / Que tous les autres ont préféré laisser / FuirPersonne d'autre ne viendra / Pourquoi / Arrêtez de vous enquiquiner / Vous sécher la cervelle / Le temps vous fuit / Il n'y a que l'acte qui compte / N'est-ce pas que l'acte / Une femme debout qui attendJe n'ai nullement été abandonnée / Qu'allez-vous chercher de nouveau / Qu'allez-vous chercher / Âmes agitées / Tourmentés esprits / Intranquilles / Impatients / Que guettez-vous / Pourquoi fouiller / Esprits tortueux / Assoiffés / Rongeurs insatisfaits"
Biographie de l'auteur Régis Guyotat est journaliste au journal Le Monde. Il a publié avec Shah Bazgar Afghanistan, la résistance au cur (Denoël, 1987), et a effectué des reportages, notamment au Cambodge, pour France Culture.
Avant-propos de Guy Régis JrLe Père fait partie du triptyque: Le Père, Le Fils, La Mère. Radiographie non moins réaliste de la famille, de ces familles caribéennes qui ne jurent que par leur départ définitif pour les USA. Ces gens: pères, mères désespérés; fils, filles désoeuvrés qui pour être plus proches de leur seul rêve escompté, de cette réalité future, s'employant à être prêts, parlent, vivent «américain», allant jusqu'à cesser toutes activités pour attendre le moment venu, tant attendu. Les enfants jusqu'à abandonner l'école. Primant une cessation de vie pour adopter celle neuve qu'ils se préparent. Des gens qui arrêtent leur vie; qui arrêtent le cours de celle qu'ils voudraient définitivement laisser derrière eux. Dans l'espoir de la revivre. Ces gens que j'ai côtoyés de près. Mon père qui vit depuis plus de vingt ans aux USA est devenu citoyen américain. Je l'ai vu partir j'avais douze ans. Quand je l'ai revu (à New York) j'en avais trente. Mais pendant toutes ces années (troublante histoire!), parce qu'on n'avait souvent aucune nouvelle de lui, il m'arrivait de penser qu'il était mort et que ma mère qui espérait fortement son retour (pour venir nous chercher), nous le cachait. C'est la raison pour laquelle dans cette histoire le père meurt. Il revient dans son cercueil. Et voilà, tout d'un coup, celui sur qui tout espoir reposait, meurt. Et tout cela: la quête incertaine de vivre mieux sur une terre jusque là inconnue, l'espérance après la traversée, se voient subitement estompées... Voilà, une bonne dose de douleur «encore», ceinturée par l'espoir impossible. Bref, ce que j'espère faire suer ces écrits.
Shakespeare William ; Bonnaud Irène ; Pauthe Célie
Quant à sa bonté, Elle ne connaissait pas d'hiver ; c'était un automne perpétuel ; Dont les fruits croissaient en mûrissant. Ses plaisirs ; Ressemblaient aux dauphins qui, en sautant, montrent leur dos ; Au-dessus de l'élément où ils vivent. Parmi ses domestiques ; Marchaient des rois, des princes ; îles, royaumes, Semblaient pièces d'argent tombées de sa poche.
Grande salle. Ils entrent. Il dit:STAN. - je voulais te voir pour te dire que ça s'arrêteça va pas continueron va pas continuerça va s'arrêter làon peut pas continuer à toujours tu comprendstoi évidemment toi c'est quelque chose pour toi bienévidemmentde pasde ne pascomment direquelque chose quinon très clairement si tu ne vois pas tu vas le voir onva le voir très viteon le voit déjàtout cela saute aux yeuxça saute aux yeuxévidemment toi c'est quelque chose que tumais ontu ne vas pas pouvoir repousser éternellementc'est le genre de truc qui ne se repousse pason ne repousse pasbien sûr tu as beau diretu peux te camper
Antigonon, une brigade héroïque : Cette pièce est un patchwork-cabaret qui pose un regard satirique, ironique et poétique sur les mythes et les héros de l'histoire de Cuba, de son indépendance à nos jours. La pièce se clôt sur une scène autour de laquelle les personnages s'appliquent à déconstruire un texte de José Martí : Abdala (1869), poème dramatique mettant en scène un jeune héros qui, contre l'avis de sa mère, décide de partir combattre pour défendre sa patrie face à une invasion étrangère. Réflexion sur l'histoire nationale mais aussi sur la façon dont elle est enseignée à Cuba. Ces affaires ne sont pas mes affaires : Cette pièce nous plonge au coeur de la " période spéciale " : la crise économique dans laquelle Cuba plongea à la suite de l'effondrement de l'Union soviétique. Les conséquences furent immédiatement visibles : magasin d'Etat vidés, pénuries d'essence, coupures d'électricité massives et à répétition. Une partie de la population cubaine choisit l'exil. Sur l'île, on cherche des solutions : pour parer au manque d'électricité, la population est sommée d'échanger ses vieux appareils électrodomestiques par d'autres, plus économiques. Les ampoules à incandescence, trop gourmandes en énergie, deviennent des pièces de musée. Tiens tes enfants à l'écart de l'alcool : Ce monologue a pour point de départ la mort du père, première étape d'une plongée dans un monde en putréfaction. De la merde, du sang, de la sueur, du sperme et des larmes, des descriptions glaçantes, une rage que rien n'apaise, cela serait vite irrespirable si ce n'était, aussi, formidablement drôle, grotesque, incongru comme ce poème en forme de chanson satirique sur les dangers d'une fellation en voiture... Ce jeu de massacre, où le fils fouille dans les entrailles du père agonisant pour en arracher la merde, a bien sûr valeur métaphorique : entre naufrage de la révolution et survie sordide.
Résumé : Cet amour est comme un poème ou une chanson c'est impossible de le résumer il faut le citer que peut-on dire pour résumer un poème ? c'est celui sur l'amour celui qui dit l'amour résiste à tout qu'il faut aimer à tout prix ? ça c'est le résumé de milliers de poèmes. En juxtaposant des versions légèrement différentes des mêmes événements, Tiago Rodrigues explore un moment de crise, comme une course contre la montre, où tout est menacé et où l'on retrouve la force vitale de l'amour.