Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Moi, fardeau inhérent suivi de Incessants
Régis Guy
SOLITAIRES INT
13,00 €
Épuisé
EAN :9782846813044
Ici / Une femme attendN'allez pas vous demander ce que je fais là /N'allez même pas vous demander / Pourquoi perdre votre temps / Je suis seule à attendre là / Sans aucune lueur / Une flamme / Une lampe / Une bougie / Le feuNulle lune qui m'effleure / M'affleure / Dessinerait mes flancs / Dont la lumière surgissant de là-haut vaincrait le noir qui m'entoure / Pour me doucher / M'envelopper de sa robe blanche / M'éclairer / M'illuminer / M'empêcher d "être cette frêle / Incommode / Éphémère apparition pour vos yeuxJe suis seule avec moi-même / Dans cette rue des sauvages / Que les autres / Que tous les autres ont préféré laisser / FuirPersonne d'autre ne viendra / Pourquoi / Arrêtez de vous enquiquiner / Vous sécher la cervelle / Le temps vous fuit / Il n'y a que l'acte qui compte / N'est-ce pas que l'acte / Une femme debout qui attendJe n'ai nullement été abandonnée / Qu'allez-vous chercher de nouveau / Qu'allez-vous chercher / Âmes agitées / Tourmentés esprits / Intranquilles / Impatients / Que guettez-vous / Pourquoi fouiller / Esprits tortueux / Assoiffés / Rongeurs insatisfaits"
Avant-propos de Guy Régis JrLe Père fait partie du triptyque: Le Père, Le Fils, La Mère. Radiographie non moins réaliste de la famille, de ces familles caribéennes qui ne jurent que par leur départ définitif pour les USA. Ces gens: pères, mères désespérés; fils, filles désoeuvrés qui pour être plus proches de leur seul rêve escompté, de cette réalité future, s'employant à être prêts, parlent, vivent «américain», allant jusqu'à cesser toutes activités pour attendre le moment venu, tant attendu. Les enfants jusqu'à abandonner l'école. Primant une cessation de vie pour adopter celle neuve qu'ils se préparent. Des gens qui arrêtent leur vie; qui arrêtent le cours de celle qu'ils voudraient définitivement laisser derrière eux. Dans l'espoir de la revivre. Ces gens que j'ai côtoyés de près. Mon père qui vit depuis plus de vingt ans aux USA est devenu citoyen américain. Je l'ai vu partir j'avais douze ans. Quand je l'ai revu (à New York) j'en avais trente. Mais pendant toutes ces années (troublante histoire!), parce qu'on n'avait souvent aucune nouvelle de lui, il m'arrivait de penser qu'il était mort et que ma mère qui espérait fortement son retour (pour venir nous chercher), nous le cachait. C'est la raison pour laquelle dans cette histoire le père meurt. Il revient dans son cercueil. Et voilà, tout d'un coup, celui sur qui tout espoir reposait, meurt. Et tout cela: la quête incertaine de vivre mieux sur une terre jusque là inconnue, l'espérance après la traversée, se voient subitement estompées... Voilà, une bonne dose de douleur «encore», ceinturée par l'espoir impossible. Bref, ce que j'espère faire suer ces écrits.
Résumé : Dans le sillage d'Emile Ollivier (Mille eaux, 1999), la collection "Haute Enfance" fait entendre ici quelques voix contemporaines de la littérature haïtienne - nouvelles ou confirmées, rebelles ou apaisées, jamais résignées. Qu'ils remontent aux sources de leur histoire ou de leur imaginaire, ces dix écrivains caribéens nous content la force de la fratrie, une jeunesse en quête d'un avenir possible, le désamour d'une mère, l'absence d'un père, l'amour, la mer, la mort... Tout ne s'écrit-il pas depuis l'enfance ?
Nos nerfs se chauffent. Il y a eu donc cette altercation avec ce joueur sur son pays pas pays, il m'a traité de nazi. Je pensais qu'il avait juste mal entendu "Ti Nazon". Nazon, Nazi. J'ai fait le rapprochement. Mais les autres joueurs aussi disaient "Nazi". Ce fut ainsi que je n'ai plus ri de mon nom.
Grande salle. Ils entrent. Il dit:STAN. - je voulais te voir pour te dire que ça s'arrêteça va pas continueron va pas continuerça va s'arrêter làon peut pas continuer à toujours tu comprendstoi évidemment toi c'est quelque chose pour toi bienévidemmentde pasde ne pascomment direquelque chose quinon très clairement si tu ne vois pas tu vas le voir onva le voir très viteon le voit déjàtout cela saute aux yeuxça saute aux yeuxévidemment toi c'est quelque chose que tumais ontu ne vas pas pouvoir repousser éternellementc'est le genre de truc qui ne se repousse pason ne repousse pasbien sûr tu as beau diretu peux te camper
Résumé : La fécondité véritable d'Artaud est celle d'un discours qui porte en lui la force d'une pensée sur le théâtre visant à briser les frontières de ce qui est. Comme le rappelait Grotowski : " Artaud est un poète du théâtre, c'est-à-dire un poète des possibilités" . C'est cette ouverture des possibles qu'il faut chercher dans les textes d'Artaud, en n'oubliant pas de se rappeler sa vision de la force des mots, habités par une énergie capable de rejoindre la force des gestes. De cette fusion de moyens d'expression chargés de force naîtra, pour le théâtre, un pouvoir d'efficacité comparable à une authentique action magique. Une efficacité capable d'atteindre le spectateur dans son esprit mais aussi dans son corps. Peut-être pourrait-il en être ainsi pour certains lecteurs ... La beauté mais aussi la difficulté des textes d'Artaud vient aussi de l'importance de leur dimension poétique, de l'énergie d'une parole qui s'avance par métaphores et se charge de visions. Mais de visions dessinant pour le théâtre un horizon limite vers lequel se diriger, traçant ainsi un chemin vers la quête de réponses concrètes. En effet la pensée du théâtre qu'il propose n'en porte pas moins en elle, dans sa radicalité, l'ouverture aux enjeux concrets de la mise en scène dans son travail sur le langage, sur l'espace, sur le jeu de l'acteur, sur la relation au spectateur. Artaud n'ignore rien de la matérialité scénique, mais il la charge d'une signification qui doit dépasser cette simple matérialité. Les textes d'Artaud tracent le chemin vers un modèle rituel que les grandes expériences des années soixante (Brook, Grotowski, le Living theatre, Barba) se sont réapproprié et qui habite encore certaines expériences contemporaines comme celle de Romeo Castellucci.
Résumé : C'est ce jour-là, Devant ce nuage noir Que j'ai compris que tout était perdu C'en était fini de nous La démocratie était vaincue Tout Tous nos efforts Tout ce sang versé Toute cette fougue Cette jeunesse Nos espoirs Tout nous était volé. Dans une géographie éclatée entre l'Europe et l'Iran, Les Forteresses déroule le récit de trois destins hors du commun, à la fois conjoints et séparés, exemplaires et universels, où l'intime et le politique sont inextricablement mêlés. Des histoires de femmes, des portraits sous forme de miniatures persanes, qui font la grande histoire de l'humanité.