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L'heure exacte
Redon Michel
L'HARMATTAN
14,50 €
Épuisé
EAN :9782343030524
Qui a tué la petite Cécile Combettes, dont le corps profané a été découvert un matin d'avril 1847 contre le mur du couvent des Frères des écoles du quartier Saint-Aubin à Toulouse ? Pourquoi a-t-on condamné l'un des moines, Louis Bonafous, en religion frère Léotade, qui meurt d'épuisement au bagne de Toulon ? C'est à travers l'étude des comptes-rendus des audiences de son procès criminel mené devant la cour d'assises de Toulouse sur fond de passions politiques, qu'un jeune magistrat tente après sa mort de démêler le vrai du faux. Ce qu'il découvre, c'est que la grande horloge de la justice ne donne pas toujours l'heure exacte et que le goût de l'injustice n'est ni amer ni âcre, il n'imprègne ni la bouche ni le palais, il ne remonte pas dans les renvois d'une digestion aussi lourde qu'un délibéré d'après déjeuner, encore des mots de la cuisine judiciaire : le goût de l'injustice imprègne lentement l'âme. L'âme qui se demande parfois en sortant de l'audience, si finalement, on a bien fait de juger ainsi...
Voici un recueil original de nouvelles parfois graves, parfois grinçantes, qui nous embarquent en douceur pour un voyage étrange depuis l'Amérique du Sud jusqu'aux rives du Tage. On y reconnaîtra à bord quelques écrivains que l'auteur affectionne, comme Jorge Amado et Antonio Tabucchi, ou encore Fernando Pessoa. Voyage à faire, pour ceux qui ont au coeur et au ventre de grands départs inassouvis...
Le cataclysme judiciaire d'Outreau pose inéluctablement la question du traitement des procédures d'abus sexuels. Les dysfonctionnements rencontrés au cours de ce procès doivent notamment amener une réflexion sur le recueil de la parole des enfants victimes d'abus sexuels ainsi que sur la formation des magistrats. Cet ouvrage, qui restitue la parole aux enfants, dresse un bilan très contrasté de six années d'application de la loi "Guigou" relative au traitement des procédures d'abus sexuels. A travers le recueil fidèle de nombreuses paroles d'enfants et de juges, mais aussi d'enquêteurs ou de travailleurs sociaux, il livre à la critique ces paroles parfois féroces mais toujours porteuses d'émotion qui révèlent les pratiques très inégales des acteurs sociaux et judiciaires confrontés à la révélation des violences sexuelles. Cet ouvrage est finalement un moyen de proposer une méthode d'approche et de traitement de leurs révélations.
Michel Redon a aimé Mahler, Fauré et Chausson. Non pas seulement à travers leur musique, qui au fond aurait pu n'être qu'un pretexte à l'écriture, mais bien pour eux mêmes. Ils se retrouvent tous les trois unis dans son écriture par le fil de leur insatiable mélancolie.
J'ai fait un art selon moi. Je l'ai fait avec les yeux ouverts sur les merveilles du monde visible, et, quoi qu'on en ait pu dire, avec le souci constant d'obéir aux lois du naturel et de la vie. Je l'ai fait aussi avec l'amour de quelques maîtres qui m'ont induit au culte de la beauté. L'art est la Portée Suprême, haute, salutaire et sacrée ; il fait éclore ; il ne produit chez le dilettante que la délectation seule et délicieuse, mais chez l'artiste, avec tourment, il fait le grain nouveau pour la semence nouvelle. Je crois avoir cédé docilement aux lois secrètes qui m'ont conduit à façonner tant bien que mal, comme j'ai pu et selon mon rêve, des choses où je me suis mis tout entier. Si cet art est venu à l'encontre de l'art des autres (ce que je ne crois pas), il m'a fait cependant un public que le temps maintient, et jusqu'à des amitiés de qualité et de bienfait qui me sont douces et me récompensent. Les notes que je formule ici aideront plus à la compréhension de cet art que tout ce que je pourrais dire de mes concepts et de ma technique. L'art participe aussi des événements de la vie. Ceci sera la seule excuse de parler uniquement de moi. Odilon Redon.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.