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L'abolition de l'âme. L'hémorragie de la philosophie
Redeker Robert
CERF
24,00 €
Épuisé
EAN :9782204147644
Un événement important dans notre culture est passé quasi inaperçu : le mot " âme " a disparu de notre langage, de notre pensée, de notre quotidien. C'était pourtant le mot le plus décisif de notre civilisation. Quel est le sens de cette disparition ? Que nous dit-elle de l'homme contemporain ? L'" âme " de notre culture peut-elle encore être sauvée ? Longtemps un des mots les plus importants de la philosophie, et même de la civilisation occidentale, " âme " est aujourd'hui un mot perdu. Il faut lire Robert Redeker pour pouvoir pleinement comprendre ce lent effacement. La pensée et la culture modernes lui ont substitué progressivement d'autre mots, qui ont fini par le remplacer en se faisant passer d'abord pour ses compléments : l'ego, le moi, la conscience, le sujet, l'inconscient, si ce n'est, dernièrement, le cerveau. C'est avec Descartes que commença le long déclin de l'âme. Son fameux ego la vidait de sa substance spirituelle, et bientôt, il se séparera d'elle, occupant toute la place du psychisme, l'effacera. Les matérialismes, sans augmenter notre connaissance du réel, ont amputé l'homme d'une partie de lui-même. Notre philosophie, notre culture sont ainsi devenues des déserts de l'âme. Nous vivons dans une civilisation désanimée. Comment expliquer cette disparition ? La réalité qu'est l'âme, elle, n'a pourtant pas disparu, sinon de la pensée. Qu'est-ce que l'âme ? Ce qui est là quand tout le reste est brisé : l'indestructible autant que l'indéconstructible. La réalité intime contre laquelle toutes les tendances destructrices rebondissent. L'âme est ce quelque chose qui se découvre à la faveur d'une expérience intime, un événement. Comment sauver ce mot ? Comment sauver cette réalité que nous ne pouvons voir ? C'est ce que l'auteur nous invite ici à faire, car l'âme, au sens propre, n'est autre que la vie de chaque femme et de chaque homme. Elle ne saurait rester asphyxiée
Résumé : Egobody, l'homme qui confond son âme et son moi avec son corps, voilà ce que nous, humains du XXIe siècle, sommes en train de devenir. Les liens anciens qui nous encordaient les uns et les autres, nous rassuraient devant l'avenir et nous protégeaient devant l'inconnu et le vide du lendemain comme de la mort, se sont détricotés. C'est la radiographie d'une société à la dérive que dresse Robert Redeker avec le talent du polémiste et l'acuité du philosophe. De quoi est faite la chair de cet homme nouveau au temps de l'industrie alimentaire ? A quoi ressemble son corps quand la publicité et la communication ont évincé le volontarisme politique et idéologique ? Qu'est-ce qu'une société où l'exaltation du " mental " a remplacé celle de l'âme ou du moi ? A l'instar d'un Philippe Muray pour le XIXe siècle, Robert Redeker se fait l'archéologue de notre nouveau paysage mental.
Le 19 septembre 2006, Robert Redeker, professeur de philosophie dans un lycée près de Toulouse, signe une tribune libre publiée dans Le Figaro et intitulée : « Face aux intimidations islamistes, que doit faire le monde libre ? ».Dès le lendemain, sa vie bascule. Accusé d'avoir « offensé le Prophète », il reçoit des messages de menaces par e-mail, d'une violence inouïe. Plus grave, il est frappé d'une condamnation à mort sur Al-Hesbah, un site islamiste crypté, authentifié par la DST. Sa photo, son numéro de portable, son adresse, celle du lycée où il enseigne, des plans détaillés pour y arriver, tout cela figure sur ce site, où l'on appelle à lui trancher la tête.La menace est prise très au sérieux ; elle rappelle celle qui pesa sur Salman Rushdie pendant quinze ans, ou celle qui coûta la vie à Theo Van Gogh, assassiné en pleine rue le 2 novembre 2004 à Amsterdam.Depuis, Robert Redeker et les siens vivent cachés, dans la peur, sous protection policière permanente. Ils ont dû déménager, mettre en vente leur maison, trouver des points de chute, des caches dont il faut changer régulièrement. Tout cela sans le moindre soutien financier, alors qu'ils ont dû cesser leur activité professionnelle.Parce que sa vie est en danger, Robert Redeker est réduit au silence, à l'isolement le plus complet. Afin de rompre cet enfermement, afin de dire aussi combien il est inacceptable qu'en République française, un homme soit condamné à mort et de facto censuré pour avoir usé de sa liberté d'expression et d'opinion, voici son témoignage, écrit comme un journal.Un texte véritablement poignant, où l'on prend la mesure, précise, concrète, quotidienne, de ce qu'il a traversé et devra encore affronter, des années durant. Parce qu'il refuse tout simplement de capituler.
Le sport, l'empire du dérisoire ? Quoi de plus dérisoire au regard de l'histoire du monde, des causes premières et des fins dernières, de la destinée post mortem de l'âme, de la lutte cosmique entre le Bien et le Mal, de la guerre entre les empires, que la course folle d'un ailier de football le long de la ligne de touche, que la percée serpentine d'un demi de mêlée de rugby dans la forêt effrayante des avants adverses. Les noms mêmes de Platini, de Pelé, de Coppi, ne pèsent rien face à ceux de Platon, de Shakespeare, de Beethoven. Et pourtant, dans cet empire du dérisoire, la beauté du sport trouve sa place. Robert Redeker est un amoureux du sport, ce qui rend sa pensée critique radicale d'autant plus captivante. Le sport, dit-il, relève du phénomène culturel en fabriquant du consensus, et c'est en cela, ajoute-t-il, qu'il est antinomique avec la culture.
Résumé : La destruction de l'École peut se dire en quelques mots : notre École est devenue une École-méduse, une École gélatineuse, aux professeurs et instituteurs changés en animateurs socio-culturels et gentils organisateurs du vivre-ensemble, bref en urgentistes du libéralisme. Quel est le sens de ce désastre ? Il est un lieu commun de dire que la crise de l'École indexe une crise de la société. Mais il faut prendre au sérieux le propos de Péguy, qui se montre plus profond que les travaux des sociologues et les réflexions des journalistes, en la comprenant comme une crise de vie. C'est moins la société qui est en crise, que la vie. Nous traversons une crise de la vie humaine, une crise de l'homme. Non de la vie sociale, non de la vie biologique, qui à leur façon passent par une crise aussi, mais de la vie en tant que vie humaine. Autrement dit : c'est l'homme, dans l'humanité de sa vie, qui est en question dans la triple crise épinglée par ce livre, crise de l'enseignement, crise de l'École, crise de l'éducation. C'est parce qu'on ne sait plus ce qu'est un homme, ce qu'est la vie humaine, ni non plus ce qu'est la mort humaine, qu'on ne sait plus ce qu'est l'École, ce qu'est l'éducation.