Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Le Rhin. Vingt siècles d'art au coeur de l'Europe
Recht Roland
GALLIMARD
81,50 €
Épuisé
EAN :9782070116911
Ce livre traite pour la première fois de la richesse des paysages monumentaux du Rhin, depuis les Alpes centrales jusqu'au delta de la mer du Nord. Les frontières entre les pays qui bordent le fleuve s'effacent au profit des relations artistiques ou de la circulation intense des artistes et des oeuvres de part et d'autre de ses rives, depuis la conquête romaine jusqu'à l'éclectisme du XIXème siècle. Après une introduction consacrée à la structure physique et géographique des régions rhénanes et à leur histoire mouvementée, l'auteur retrace l'histoire de l'art qui se déploie le long des mille trois cent vingt kilomètres. Le corps de l'ouvrage est consacré à un itinéraire qui nous mène de Disentis à Delft, des basiliques ottoniennes aux résidences princières, des sculptures romaines aux reliquaires gothiques, des Primitifs de Cologne aux peintres baroques. Chaque oeuvre d'art - architecture, décor sculpté ou peint, peinture, orfèvrerie, tapisserie - est resituée dans son contexte historique et fait l'objet d'une présentation synthétique qui rend compte des recherches les plus récentes. Grâce aux illustrations en couleurs, pour la plupart inédites, réunies dans ce livre, se déploie un panorama d'une richesse exceptionnelle, qui nous fait accéder à la véritable mémoire culturelle et artistique de l'Europe.
Résumé : Cette publication accompagne l?exposition Un musée révolutionnaire Le musée des Monuments français d?Alexandre Lenoir au musée du Louvre du 7 Avril 2016 au 4 Juillet 2016. Journée-débat sur Alexandre Lenoir avec participation de l?auteur Roland Recht au musée du Louvre. Les ouvres d?art ne nous intéressent pas seulement en raison de leur valeur historique et artistique, mais aussi parce qu?elles ont pour ainsi dire une seconde histoire, celle de leur accession à un statut patrimonial. C?est cette histoire que l?historien de l?art se propose d?étudier. Dans la mesure où il procède à un transfert qui fait passer l?objet de sa destination cultuelle ou fonctionnelle primitive à une nouvelle vie, à la fois aux plans esthétique et historique, le musée constitue une mise en scène et un dispositif parfaitement réglés. A travers une série d?études ponctuelles, Roland Recht analyse les changements qui affectent notre relation aux objets esthétiques, depuis l?Elysée d?Alexandre Lenoir jusqu?au Grand Louvre ouvert en 1993. Il s?intéresse à ce moment décisif où l?oeuvre d?art et le monument qui l?abrite se trouvent sacralisés. L?auteur examine quelques cas de "réhabilitations", comme celle des primitifs ou de l?art roman, et montre ainsi comment l?histoire de l?art construit ses objets. Il s?interroge enfin sur la redoutable mutation qui gagne aujourd?hui les grandes institutions patrimoniales et sur les effets néfastes qu?elle exerce sur la vie de l?esprit. Cette nouvelle édition d?un livre qui fit date s?enrichit de trois études consacrées au rôle joué par Prosper Mérimée et par Viollet-le-Duc dans le sauvetage du patrimoine monumental. - Une nouvelle édition de l?ouvrage de Roland Recht, enrichie de trois études, à l?heure où le Louvre célèbre Alexandre Lenoir du 7 avril au 4 juillet 2016 ; - Une analyse des changements qui affectent notre relation aux objets esthétiques, depuis l?Elysée d?Alexandre Lenoir jusqu?au Grand Louvre ; - Une réflexion sur l?histoire de l?art et son objet ; - Une méditation sur l?avenir de nos musées et la conservation du patrimoine.
Les différentes interprétations du gothique, vocable forgé par les Italiens de la Renaissance, ont attribué l'unité d'un style à l'essor de techniques architecturales comme l'ogive, l'arc-boutant, ou l'ont réduit à une esthétique de la lumière. C'était méconnaître la révolution en profondeur de la conception que l'homme du Moyen Age se faisait des images et du lieu de culte. Roland Recht propose donc une nouvelle définition de l'art des cathédrales, en montrant d'abord qu'il est contemporain d'un besoin de voir pour croire. En témoignent, entre la fin du XIIème siècle et le milieu du XIIIème, l'élévation de l'hostie au moment de la consécration, l'exposition et la multiplication des reliques, mais aussi la visibilité de l'activité évangélique de saint François ou les développements que connaît alors la science optique. L'architecture des cathédrales devient le support d'une profusion d'images qui rendent visibles les enseignements de l'Ecriture, tout en étant traitée elle-même comme une image. Elle sollicite incessamment le regard, à la faveur du pouvoir naissant des maîtres d'oeuvre qui se soucient d'en augmenter les valeurs visuelles, par exemple avec la polychromie. Ce changement affecte l'ensemble des oeuvres, la sculpture qui gagne en expressivité, l'orfèvrerie qui met en scène les reliques, la composition des vitraux et surtout la structure des grands édifices caractéristiques : Saint-Denis, Chartres, Bourges. L'analyse débouche sur une interprétation qui renouvelle entièrement notre appréhension de l'espace de la cathédrale.
Précieux et fragiles, les livres manuscrits demeurent protégés dans les réserves des bibliothèques, laissant méconnu tout un pan de l'histoire de l'art. En réunissant des exemples parfois célèbres, le plus souvent peu connus, allant du Ve au XVe siècle, Roland Recht nous révèle le monde de l'enluminure médiévale. Donnant la priorité aux oeuvres, restituées à l'aide de reproductions d'une grande qualité, Roland Recht les accompagne d'un texte à la fois informé et sensible. Les miniatures qui ornent les manuscrits sont non seulement considérées ici sous leur aspect "documentaire" - qui nous renseigne sur la mentalité et la spiritualité médiévales - mais surtout en tant qu'oeuvres d'art. Le parcours que propose l'auteur n'est pas chronologique. En premier lieu, il éclaire la signification du livre et des images, puis il insiste sur l'importance du couple commanditaire - peintre auquel on doit ces grandes créations de l'art de tous les temps. Roland Recht aborde ensuite les singularités de l'enluminure médiévale, successivement par l'étude de l'ornement, de l'expression et de l'espace. D'abord simple accompagnement du texte, la peinture dans le livre finit par occuper une place croissante sur la page, au point de mobiliser toujours davantage l'attention du lecteur sur elle, sur ses audaces colorées, sur l'inventivité dont elle témoigne, sur le sens qu'elle véhicule. Ce livre raconte comment, dans l'Occident médiéval, l'art visuel est né à partir de l'écrit, puis a rivalisé avec lui pour, en fin de compte, s'en émanciper.
Cet ouvrage obéit tout ensemble aux pratiques des sciences sociales et à l'exercice biographique. Il mixe l'aléatoire d'un parcours singulier et les jalons d'une trajectoire académique exemplaire, et prend le parti de la micro histoire pour tendre à la démonstration de problématiques générales, sous la forme d'une "conversation d'entre soi". Libre, elliptique, à l'écart des censures, spontané dans le flux ou le silence, adroit pour arpenter les champs personnels sans rien dévoiler d'une vie privée, l'opus s'engage dans un récit à deux voix où le témoignage cède devant une analyse historique et historiographique "grand angle" de l'Histoire de l'art. Conduit au coeur du bureau devenu atelier mais multiscalaire lorsque le JE fait valeur pour cette pratique spécifique de l'histoire, ce dialogue propose les lignes et les courbes d'une vie intellectuelle qui traverse un second XXe siècle autant qu'elle le modèle et s'en saisit pour l'étude.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.