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Le bouclier de Marie
Rebour Marie
REY
18,00 €
Épuisé
EAN :9782848769905
Un récit intime et percutant qui décortique les mécanismes de l'amnésie traumatique à la suite de violences sexuelles Depuis son plus jeune âge, Marie attend avec impatience les étés chez sa grand-mère, des étés de jeux et de rires, entourée de ses nombreux cousins et cousines. Mais l'année de ses six ans, après que ses cousins C. et F. l'entraînent en secret dans la chambre commune, la vie de la fillette s'en trouve à jamais bouleversée. S'il est impossible pour la petite Marie d'arrêter le viol de ses cousins ce jour-là et pendant plusieurs vacances suivantes, la peur, la douleur, les souvenirs, eux, pourront être contenus car un mécanisme de défense imparable se met en place : un bouclier psychique. Sans en avoir conscience, la fillette assure ainsi sa survie - elle ne peut pas se rappeler, son bouclier bloque tout souvenir des événements. Pourtant elle n'est plus la même. A la maison, à l'école, à l'université, dans son premier emploi, Marie apprend à lire les trajectoires, à anticiper les mouvements des autres pour éviter tout contact physique. Elle s'isole, devient monolithe. Elle compte et recompte ; elle vérifie ; elle serre les dents, au sens propre. Car le traumatisme est là malgré l'oubli, il plane comme une ombre à chaque étape de la vie de Marie. Et plus elle grandit, plus son bouclier faiblit. Jusqu'à céder, laissant les souvenirs remonter... Marie Rebour signe un texte puissant, intime, à l'écriture économe mais incisive qui dit l'amnésie traumatique et les conséquences des violences subies durant l'enfance. En dépliant son passé, souvenir après souvenir, l'autrice raconte une histoire longtemps enfouie et s'interroge sur les possibilités d'une reconstruction.
Ce numéro des Carnets du Cediscor propose une approche du nom propre comme " mot du discours ". Prenant appui sur les réflexions et les acquis des sciences du langage, ainsi que ceux d'autres disciplines (philosophie du langage, sciences sociales, approches littéraires), les auteurs proposent de montrer en quoi le nom propre participe à la construction du sens dans les discours, mais aussi voit son sens se modeler et se configurer par les discours. Les contributions rassemblées ici s'attachent aux caractéristiques spécifiques du nom propre, mais en renouvellent l'approche en étendant le répertoire de ses fonctions discursives, de ses emplois contextuels et de ses variétés, tant formelles que sémantiques. Sont ainsi abordés des noms propres prototypiques comme l'anthroponyme et le toponyme, ou plus atypiques, comme le praxonyme (nom propre d'événement) ou le polémonyme (nom de bataille), tous contribuant en discours à la construction des identités, des mémoires et des sens.
La philosophie de l'éducation n'est pas une doctrine mais un questionnement qui remet radicalement en cause tout ce que nous croyons savoir en ce domaine. Elle s'interroge donc également sur le sens et les limites des sciences de l'éducation.Dans cet ouvrage, le lecteur trouvera une réflexion sur l'éducation, du point de vue de sa finalité et de ses institutions, ainsi qu'une interrogation sur les valeurs transmises par la pédagogie. Enfin, s'il se demande quel est le critère d'une éducation réussie, le philosophe lui répondra qu'on n'en finit jamais de devenir un homme.
Ecrivains et cinéastes ne cessent, depuis un quart de siècle, de convoquer dans leurs fictions la figure de l'artiste créateur. De Haruki Murakami à Patrick Grainville ou Michel Houellebecq, de Jacques Rivette à Carlos Saura ou Milos Forman, le déploiement est tel qu'il interpelle. Il rappelle aussi l'intérêt suscité au XIXe siècle chez des auteurs prestigieux comme Goethe, Balzac, les Frères Goncourt, Wilde, Zola, Blasco Ibanez ou Huysmans -pour n'en citer que quelques-uns- qui produirent des textes plus tard qualifiés de "romans de l'artiste" . Mais pourquoi, deux cents ans plus tard, le retour d'une thématique si galvaudée ? La place des oeuvres d'art devenues l'un des biens les plus cotisés de la société contemporaine est indubitablement liée au phénomène ; l'interrogation implicite des romanciers et cinéastes sur leur propre exercice créatif à travers l'oeuvre d'autrui est aussi un atout de premier ordre. Toutefois, le renouveau d'un engouement qui dépasse cette fois-ci les frontières occidentales reste à expliquer. Fruit d'une recherche ciblée et circonscrite à deux univers spécifiques, francophone et hispanophone, cet ouvrage collectif se penche sur la question à travers les mutations de l'Ut pictura poesis, propres au nouveau paradigme littéraire et artistique. Ainsi, nous sommes-nous intéressés à des auteurs emblématiques, de Rafaël Chirbes à Dany Laferrière (Yves Bonnefoy, Jean Echenoz, Pierre Michon...), à des oeuvres visuelles telles la bande dessinée, aux biopics de la chanson française et au cinéma d'auteur pour déterminer certaines motivations de ce retour thématique. Un regard élargi aux processus créatifs d'aujourd'hui et à la place réelle de l'anecdote dans l'histoire de l'art apporte le contrepoint du réel à la fiction littéraire et cinématographique.
Né en 1972 au Canada d'un père juif et d'une mère protestante, dès l'âge de quatre ans, Elijah Ary fait des " rêves-souvenirs ", à la suite desquels il cite des personnes, des noms, des lieux précis dans un Tibet lointain. Ces images et propos exceptionnels sont authentifiés par des maîtres bouddhistes et, à l'âge de huit ans, Elijah est reconnu par le Dalaï Lama comme la " renaissance " de l'érudit maître de méditation Guéshé Jatsé. Ces souvenirs seront vérifiés par Elijah lui-même lorsque, vingt-cinq ans plus tard, il effectuera un voyage au Tibet et apprendra des détails de la part de personnes ayant connu son " prédécesseur ". A l'âge de quatorze ans, il part dans un monastère en Inde où il demeure jusqu'à ses vingt ans. Il y suit un apprentissage très rapide de la langue tibétaine, reçoit une formation philosophique et spirituelle de très haut niveau en contexte traditionnel, ainsi qu'une initiation approfondie à la méditation. Il décide ensuite de regagner l'Occident, sur les encouragements du Dalaï Lama, afin de partager ses connaissances, et il intègre Harvard où il obtient un doctorat en sciences des religions. Il est aujourd'hui installé à Paris où il exerce comme psychothérapeute et comme maître de méditation. Son récit offre une plongée dans les complexités d'une époque charnière : celle qui a vu le bouddhisme s'enraciner en Europe et en Amérique. Pris entre plusieurs pays, langues, cultures, religions, Elijah Ary est devenu un " pont " vivant entre Orient et Occident, entre tradition et modernité. Il raconte ici son parcours remarquable, qu'il décrypte en expert du bouddhisme. Ponctuant son propos d'exercices de méditation, il initie le lecteur occidental à cette pratique prisée chez nous. Il éclaire aussi de l'intérieur certains aspects mal compris du bouddhisme : la réincarnation et le phénomène des tulkous, le caractère illusoire de l'ego, la loi du karma ou l'interdépendance universelle. Un témoignage sans précédent sur le vécu intime d'un " enfant-lama ", sur la vie d'un Little Buddha devenu grand.
Le périple bouleversant d'un adolescent migrant à la conquête de sa liberté. Enfant de Bonaloka, un bidonville de la banlieue de Douala au Cameroun, Petit Wat est un jeune homme haut en couleurs, qui fait les quatre cents coups avec ses copains de quartier. Mais le jour où ses parents ne peuvent plus payer sa scolarité, ses perspectives s'écroulent. Sans avenir chez lui, il décide de partir et de prendre la route de l'Europe pour accomplir ses rêves, malgré la douloureuse séparation et les pleurs de son frère. Avec un petit sac troué, une paire de Converse rose et une immense foi en lui-même, Petit Wat découvre la réalité de cette route migratoire avec ses yeux d'adolescent. Il tremble à chaque contrôle, effrayé par les frontières, tandis que les convoyeurs payent les policiers pour passer. Abandonné par un passeur aux portes du Niger, il doit affronter seul ghettos et déserts. Face aux violences et horreurs, il peut compter sur les mains tendues d'inconnus qui l'aident à traverser ces épreuves. Leurs mots, leur courage et leurs prières redonnent de l'humanité à une route qui en manque tant. Arrivé au Maroc, Petit Wat entre rapidement en forêt. Des centaines de jeunes déshérités se regroupent au Gourougou et s'organisent pour affronter le " monstre à trois-têtes " : des barrières massives séparant l'Afrique de l'Europe. Peuvent-ils vraiment vaincre le monstre et faire boza, soit passer en Europe ? Et de l'autre côté, quel sort les attend ? Dans Boza ! , Ulrich Cabrel et Etienne Chambron proposent un nouveau regard sur les réalités migratoires, sans cliché ni bien-pensance. L'entrain et la verve des personnages contrastent avec les enfers qu'ils traversent, offrant à ce texte initiatique une tonalité inattendue. Roman d'aventures du réel, il décrit pourtant l'une des plus violentes tragédies de notre époque. Ce roman présente la singularité d'avoir été co-écrit par un jeune expatrié et son hébergeur solidaire en Bretagne. Il parle de l'accueil et de l'intégration, il en est aussi un résultat - une rencontre des mots et des visions du monde. C'est pour mieux se connaître et se comprendre que Ulrich Cabrel confie à Etienne Chambron le " roman de sa vie ". Ses expressions désopilantes et son regard épicé sur la société française font rire et réfléchir.
Les peurs nous empêchent de vivre : peur de passer à côté de son existence et peur d'aller de l'avant, peur de ne pas rencontrer l'amour et peur d'aimer, peur de ne pas faire comme il faut et peur de réussir, peur de ne pas trouver sa voie et peur de s'imposer... Dans cet ouvrage, Catherine Bensaid partage sa longue pratique en nous racontant des histoires de patients. Elle montre comment il est possible de se libérer des peurs qui envahissent le quotidien, et donne de précieux conseils valables pour tous, dispensés avec la bienveillance qui caractérise son approche et qui en a fait le succès. Des poèmes ou des textes de sagesse viennent conclure chaque chapitre, offrant ainsi des paroles universelles de guérison. Par l'amour auquel Catherine Bensaid nous invite, par l'acceptation de ce que nous sommes, tels que nous sommes, la métamorphose s'accomplit, l'alchimie s'opère, le vivant prend forme. Au-delà des peurs.
Penser le continent africain est une tâche ardue tant sont tenaces poncifs, clichés, et pseudo-certitudes. Depuis les années 1960, à l'aube des indépendances, la vulgate afro pessimiste a qualifié l'Afrique de continent " mal parti ", " à la dérive ". Au plus fort de la pandémie du Sida, des augures ont même préconisé l'extinction pure et simple de la vie sur le continent. C'est peu dire la violence symbolique avec laquelle le destin de millions d'individus a été envisagé sous le mode de l'échec, du handicap, voire de la déficience et de la tare congénitale.Plus récemment, une rhétorique de l'euphorie et de l'optimisme a vu le jour. Le futur serait désormais africain. Le continent réalise des progrès en termes de croissance économique et les perspectives y sont bonnes. La disponibilité de ressources naturelles et des matières premières aidant, le continent africain serait le futur eldorado du capitalisme mondial. Là aussi, ce sont les rêves produits par d'autres qui s'expriment.Penser l'Afrique, c'est débroussailler une forêt dense et touffue, c'est redéfinir la vie autrement que sous le mode de la quantité et de l'avidité. En ces temps de crise de sens d'une civilisation technicienne ne sachant plus où donner de la tête, le défi consiste alors à scruter le politique, l'économique, le social, le symbolique, la créativité artistique. Il consiste également à penser un projet de civilisation qui met l'homme au cour de ses préoccupations en proposant un meilleur équilibre entre les ordres économique, culturel et spirituel.Cet essai passionnant opère une véritable décolonisation conceptuelle et appelle à une réinvention de soi du continent africain.Né en 1972 au Sénégal, Felwine Sarr est écrivain et universitaire. Agrégé d'économie, il enseigne à l'Université Gaston Berger de Saint-Louis du Sénégal. Il a publié Dahij (Gallimard, 2009), 105 rue Carnot et Méditations africaines (tous deux chez Mémoire d'encrier, Canada).