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Mémoires de l'inachevé (1954-1993)
Réal Grisélidis
GALLIMARD
23,30 €
Épuisé
EAN :9782070135394
Ce recueil rassemble des textes inédits, retrouvés après la mort de Grisélidis Réal en 2005. Outrequelques précieux manuscrits et projets d?articles, la majeure partie de l?ouvrage puise dansl?abondante correspondance de l?auteur, conservée à la Bibliothèque Nationale de Berne.Parmi les destinataires retenus, quelques écrivains vaudois, dont son ami et protecteur MauriceChappaz, le peintre et journaliste Henri Noverraz, l?éditeur André Balland, le fondateur de larevue Le Fou Parle Jacques Vallet, le photographe Jacques Dominique Rouiller, sa soeur cadetteCorinne Réal, plusieurs amants mémorables, une consoeur prostituée, « Tania », un directeur deprison, les agents de la Police des moeurs genevoise?La masse de ces documents compose un ouvrage de près de 360 pages, organisé de manièrestrictement chronologique. En effet, en véritable écrivain épistolaire, Grisélidis Réal a pris trèstôt l?habitude d?élire parmi ses proches un ou deux confidents auxquels elle réserve un épisodeexclusif de sa tumultueuse existence. Au fur et à mesure des lettres se dessine ainsi une sorte derécit autobiographique en pointillés.Le livre rassemble également d?autres textes méconnus des années 1980, où l?on voit,notamment, la « catin révolutionnaire » nuancer son lyrisme scandaleux pour rendre unhommage ciselé aux putains et travestis qui peuplent désormais sa mémoire de femme publique.Cet ouvrage panoramique dévoile les recoins obscurs d?une existence riche en événements et encontradictions intimes. On y voit une artiste toujours en devenir, une mère aussi aimante quefuyante, une amoureuse jamais rassasiée, une pessimiste toujours prête au combat, uneiconoclaste au plus près de son miroir brisé.La sortie de cet ouvrage est accompagnée par la réédition du livre de Jean-Luc Hennig,Grisélidis, courtisane, initialement publié par Albin Michel en 1981
Olivier Real del Sarte met en perspective les ressources de l'épistémologie génétique de Jean Piaget, la théorie de l'évolution, la cybernétique avec la pensée et la pratique systémique. Dans ce cadre théorique intégrateur, il entame un dialogue à la fois constructif et critique avec les neurosciences et les sciences cognitives. Comment s'en inspirer tout en évitant de réduire la phénoménologie tant mentale que sensori-motrice de la conduite du sujet à la seule activation des circuits de neurones du cerveau ? La complexité du fonctionnement du sujet humain nous oblige à ouvrir " l'homme neuronal " sur une articulation esprit-cerveau-corps-monde. A travers des vignettes cliniques, l'auteur présente le travail thérapeutique comme un art, une science et une éthique où s'exercent les ressources et les compétences créatrices des patients. Il montre l'intérêt de l'utilisation de ce que les systémiciens appellent "la sculpture" pour susciter l'expression somatique de leur problématique et construire des récits de vie ou de survie à partager. Le cadre théorique et pratique proposé entend répondre aux défis actuels des nouveaux champs de savoir et de pratiques posés aux thérapeutes et aux formateurs.
La vie en prison continue. Dehors un merveilleux printemps, éblouissant, juteux, se déverse et nous n'en apercevons qu'une goutte à l'intérieur des cellules. Parfois un avion passe dans le carré de ciel et semble briser l'épine dorsale de la maison." En février 1963, Grisélidis Réal est incarcérée à la prison pour femmes de Munich où elle demeure sept longs mois. Elle y tient son journal, entre peinture d'une âme en peine et chronique de captivité. Ce document brut, découvert peu après sa mort, constitue le premier texte d'une jeune prostituée se révélant écrivain. Il ajoute un dernier épisode saisissant au récit autobiographique Le noir est une couleur. Biographie de l'auteur Grisélidis Réal (1929-2005), née à Lausanne, passe son enfance en Egypte et en Grèce avant de s'inscrire aux Arts décoratifs de Zurich. Divorcée, mère de quatre enfants, elle commence à se prostituer au début des années 60, en Allemagne, avant de devenir la fameuse "catin révolutionnaire" des mouvements de prostituées des années 70. Elle est l'auteur, aux Editions Verticales, outre Le noir est une couleur, de deux tomes épistolaires, La passe imaginaire et Les sphinx, et du Carnet de bal d'une courtisane.
Voici les lettres intimes que j'ai reçues, en dix ans, d'une des femmes les plus rares que j'aie eu à connaître. Ces lettres racontent sa vie du jour et de la nuit, ses clients (immigrés turcs ou arabes, pour la plupart), ses rêveries de vieillesse, ses amants imaginaires, ses coups de gueule, ses imprécations contre Dieu, ses verres de royal-kadir, ses maladies à répétition, ses usures. Même si Grisélidis se dit encore prête à tout pour les hommes, prête à tout pour l'amour. Et surtout si elle rit de tout. Férocement. Grisélidis a peut-être le bonheur de la désespérance. C'est en tout cas sa dignité. " J.-L. H. ?uvre maîtresse de Grisélidis Réal, La Passe imaginaire est le fruit d'une correspondance entretenue de l'été 1980 à l'hiver 1991 avec Jean-Luc Hennig. Ce document sur la prostitution au quotidien dévoile le panorama secret de la misère sexuelle masculine avec rage, crudité et tendresse. Au fil des lettres, l'autoportrait de cette P... irrespectueuse met à jour les autres femmes qui vivent en elle : la grande voyageuse, la lectrice éclectique, l'amoureuse passionnée, la sociologue amateur, l'altruiste libertaire et l'épicurienne raffinée.
Grisélidis Réal, prostituée genevoise, a tenu un carnet noir de 1977 à 1995, petit répertoire téléphonique où elle consignait par ordre alphabétique les prénoms de ses clients, agrémentés de leurs us, coutumes et petites manies ainsi que du prix de la passe. Outre ce document exceptionnel, Carnet de bal d'une courtisane comprend un choix de textes de Grisélidis Réal en "courtisane révolutionnaire" qui mettent en lumière son engagement dans les mouvements de prostituées initiés à partir des années 70. "Que tous les hommes qui viennent à nous,"fatigués et chargés", comme il est dit dans la Bible - ceux que nous sauvons du suicide et de la solitude, ceux qui retrouvent dans nos bras et dans nos vagins l'élan vital dont on les frustre ailleurs, ceux qui repartent, les couilles légères et le soleil au c?ur - cessent de nous emmerder, de nous juger, de nous renier, de nous taxer, de nous matraquer, de nous enfermer, de nous prendre nos gosses pour les mettre à l'Assistance Publique, d'enfermer nos amants et nos hommes de c?ur..." G.R.
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.
Résumé : A Vitry-sur-Seine, Sihem, jeune franco-algérienne de 23 ans, fait sa rentrée en première au microlycée, un établissement pour élèves décrocheurs. Elle loge à la résidence autonomie Auguste Blanqui, où elle fait la connaissance d'Emile, dit Zapata, un vieux révolutionnaire de 82 ans. Sihem ne croit pas en une société qui, pense-t-elle, ne lui offre pas d'avenir. Zapata cherche un sens à sa vie qui s'achève. Hélène, la professeure de français de Sihem, et Rose, la directrice de la résidence, sont les témoins complices de l'amitié naissante entre ces deux écorchés. A l'aube et au crépuscule de leur chemin, ils prendront ensemble leur envol. Sur l'autre rive de la Méditerranée, en Algérie, Achir rêve lui aussi de changement et de liberté... Un premier roman lumineux.
Résumé : A Pointe-Noire, dans le quartier Voungou, la vie suit son cours. Autour de la parcelle familiale où il habite avec Maman Pauline et Papa Roger, le jeune collégien Michel a une réputation de rêveur. Mais les tracas du quotidien (argent égaré, retards et distractions, humeur variable des parents, mesquineries des voisins) vont bientôt être emportés par le vent de l'Histoire. En ce mois de mars 1977 qui devrait marquer l'arrivée de la petite saison des pluies, le camarade président Marien Ngouabi est brutalement assassiné à Brazzaville. Et cela ne sera pas sans conséquences pour le jeune Michel, qui fera alors, entre autres, l'apprentissage du mensonge. Partant d'un univers familial, Alain Mabanckou élargit vite le cercle et nous fait entrer dans la grande fresque du colonialisme, de la décolonisation et des impasses du continent africain, dont le Congo est ici la métaphore puissante et douloureuse. Mêlant l'intimisme et la tragédie politique, il explore les nuances de l'âme humaine à travers le regard naïf d'un adolescent qui, d'un coup, apprend la vie et son prix.
Il était une fois, dans un grand bois, une pauvre bûcheronne et un pauvre bûcheron.Non non non non, rassurez-vous, ce n'est pas Le Petit Poucet ! Pas du tout. Moi-même, tout comme vous, je déteste cette histoire ridicule. Où et quand a-t-on vu des parents abandonner leurs enfants faute de pouvoir les nourrir ? Allons...Dans ce grand bois donc, régnaient grande faim et grand froid. Surtout en hiver. En été une chaleur accablante s'abattait sur ce bois et chassait le grand froid. La faim, elle, par contre, était constante, surtout en ces temps où sévissait, autour de ce bois, la guerre mondiale.La guerre mondiale, oui oui oui oui oui.J.-Cl. G.Prix spécial du jury du prix des Libraires 2019.Prix des lecteurs L'Express/BFMTV 2019.