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The Others in Europe
Réa Andrea ; Bonjour Saskia ; Jacobs Dirk
UNIV BRUXELLES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782800415062
In contemporary Europe, the social tensions and political passions produced by immigration are increasingly linked to issues of belonging and identity. The representation of the foreigner is no longer solely defined by his or her place on the labour market or in the social hierarchy. In light of EU-enlargement and due to immigration flows, European societies are increasingly questioning their cultural and "ethnic" identity. As a consequence, boundaries between "insiders" and "outsiders" are being redefined. The "others" in Europe are no longer merely those who do not have state citizenship of one of the member states of the Union. In the new European migration context, "otherness" increasingly refers to ethnocultural minority groups, regardless of their EU citizenship status. This edited volume addresses the construction of identity classifications underlying these new forms of inclusion and exclusion that are to be found in contemporary Europe. Its scope covers practices of categorization and of resistance, both by majority and minority groups. A mixed group of internationally established and younger scholars set out to investigate the categorisation of immigrants and their descendants as "Others" in Europe. They do so from their own disciplinary backgrounds ranging from Law, Anthropology, Sociology and Political Science to Social Psychology. This unique volume is hence trans-disciplinary in nature, shedding light from different angles on the issue of social and legal processes of categorization. The contributions analyse the continuities between the legal category of foreigner and the category of member of an "ethnicised" and discriminated minority, as apparent legal and social norms, public policies, institutional practices, social interactions and representations, as well as actors' mobilizations, on the European, national, and local level.
Les jeunes sont au centre de nombreuses attentions politiques et médiatiques. Il est vrai que divers événements tragiques en 2006 ont contribué à renforcer l'image du "péril jeune". A l'encontre de commentaires produits sous le coup de l'émotion, cet ouvrage propose une analyse approfondie de la jeunesse, dont les contours évoluent dans le temps et dans l'espace. Il retrace les évolutions principales des trente dernières années qui affectent les jeunes (scolarité, emploi, déviance), les institutions et les politiques publiques qui les encadrent. Une attention particulière est accordée à ceux qui sont communément admis comme "les jeunes à problèmes". Cet ouvrage cherche à montrer que tes jeunes, parfois impertinents et violents, sont surtout malmenés. Ils sont sommés d'être responsables de leurs actes et de leur destin, mais les adultes oublient un peu vite qu'ils ne s'acquittent pas toujours de leur obligation de leur fournir toutes les opportunités leur permettant de réaliser cette quête difficile. Traiter de la jeunesse revient en quelque sorte à différencier tes types de jeunes, à identifier la place que les adultes acceptent de leur accorder, à révéler les luttes de pouvoir existant entre générations. Biographie de l'auteur Caria Nagels, docteur en criminologie et licenciée en sociologie, est professeur à l'Ecole des sciences criminologiques de l'Université Libre de Bruxelles. Elle a publié Jeunes et violence: une rencontre programmée par la crise de solidarité, Bruylant, 2005. Andrea Rea, docteur en sociologie, est professeur à l'Université Libre de Bruxelles et directeur du Groupe d'étude sur l'Ethnicité, le Racisme, les Migrations et L'Exclusion (GERME). Il a publié Jeunes immigrés dans la Cité, Labor, 2001 et a coédité, avec M. Martiniello et F. Dassetto, Immigration et intégration en Belgique francophone. État des savoirs, Academia-Bruylant, 2007.
Medhoune Ahmed ; Réa Andrea ; Sokal Christophe ; Z
En 1964, en soutien à son essor économique, la Belgique signe avec le Maroc une convention pour l'envoi de travailleurs marocains. Celle-ci amène dans les charbonnages belges et dans d'autres secteurs industriels une population d'un pays jusque-là méconnu. Ces hommes, ces femmes et leurs enfants, de gré et parfois de force, doivent trouver leur place sur une terre éloignée de leurs repères. Trois, voire quatre générations plus tard, leur présence s'est transformée en citoyenneté active entre les deux rives. De la culture à la politique, du sport à l'économie, elle est riche d'apports et de questions et fait aujourd'hui de la Belgique un laboratoire singulier pour les sociétés interculturelles de demain. Belgica Biladi ("Belgique, ma patrie"), en réunissant les contributions de plus d'une vingtaine d'experts et de nombreux témoignages, propose un riche état des savoirs sur cette présence. Raconter une histoire belgo-marocaine, c'est rappeler des faits, analyser des situations et leurs évolutions, mais c'est aussi et surtout parler des vies, des expériences, des engagements et des rêves, du tajine à la frite.
Bien que l’immigration étudiante ne représente qu’une petite partie des flux migratoires contemporains, elle en constitue une part importante en raison de sa dimension historique et des objectifs politiques qui lui sont assignés. Cependant, l’immigration étudiante semble avoir changé dans le temps avec la libéralisation du marché de l’éducation. Conçue durant les années 1960 et 1970 comme un soutien à la politique de coopération et de développement, l’immigration étudiante multiplie ses formes dont la plus dominante est représentée actuellement par la mobilité des étudiants européens, notamment dans le cadre du programme Erasmus. La part des étudiants provenant des pays traditionnels (Maroc, Congo, Cameroun) diminue au profit d’un accroissement des étudiants venant de l’Europe de l’Est, de Chine et des Etats-Unis. Cet ouvrage propose un examen historique et sociologique de l’immigration étudiante en Belgique. Basée sur des données quantitatives et sur une enquête qualitative auprès d’étudiants étrangers provenant de pays tiers, ce livre offre une analyse de l’évolution de l’immigration des étudiants étrangers en Belgique et de leur expérience migratoire.
L'immigration et l'intégration des immigrés sont des objets de passions politiques. Depuis plus d'un siècle, de manière différente aux Etats-Unis et en Europe, et particulièrement en France, la sociologie a proposé des analyses et forgé des concepts pour rendre compte du processus d'installation des migrants et de leur inclusion dans l'espace social et national. Ce livre retrace ces résultats théoriques et empiriques, en les inscrivant dans le contexte dans lequel ils prennent forme. L'installation des migrants et leur inclusion sociale et politique ne correspondent pas à un modèle unique, universel et intemporel. Elles sont, au contraire, profondément inscrites historiquement. De même, l'installation n'est pas l'aboutissement de toutes les migrations. De nouvelles migrations apparaissent qui appellent de nouveaux modèles. Un regard croisé sur les sociologies américaine et européenne, surtout française, permet de constater la convergence des questions posées et la diversité des réponses concernant la manière dont les sociétés civiles et les Etats incorporent les immigrés et leurs descendants.
Il faut remonter au premier millénaire de notre ère, jusqu'à ce qu'on appelle l'Antiquité tardive, pour comprendre notre monde, ses traditions, ses déchirements : c'est ce que fait Peter Brown dans cet ouvrage passionnant où il nous montre comment, entre 150 et c. 750 de notre ère, l'univers antique, centré autour du Bassin méditerranéen et jouissant jusque-là d'une remarquable homogénéité, se divise en trois sociétés fermées les unes aux autres : l'Europe catholique, Byzance et l'Islam. En 476, l'Empire romain n'est plus ; en 655, l'Empire perse a vécu. Mais il s'agit moins de décadence que de dissolution. Pendant des siècles cohabitent des esprits classiques fidèles à la Rome éternelle et des nouveaux venus qui forgent le Moyen Age avec des outils hellénistiques. Les statues qu'on sculpte à l'image des nouveaux aristocrates portent encore la toge alors que ceux-ci ont déjà adopté la chemise de laine et la cape venues du Nord ; l'instruction garde son pouvoir mais les compagnons des muses de naguère ont pris les traits d'évêques méditant sur la Bible. Ainsi changea le monde : loin des champs de bataille, moins sous la pression des "barbares" que dans les esprits et les actes de ceux qui le vivaient au jour le jour. Tout un quotidien que fait revivre Le monde de l'Antiquité tardive.
L'essor des partis et des entrepreneurs " populistes " représente l'un des phénomènes politiques les plus notables de ces deux dernières décennies, en particulier à droite de l'échiquier politique. Ce populisme de droite radicale s'incarne dans une multiplicité d'acteurs en Europe, à l'image des succès récents de ces partis en Italie, en France ou en Autriche. Les thèmes populistes ont également dominé la campagne présidentielle de Donald Trump aux Etats-Unis et le référendum britannique sur le Brexit en 2016. Au travers d'un état des lieux de l'important volume de recherches internationales consacrées à la question, l'ouvrage propose une réflexion sur la nature du phénomène populiste tel qu'il se donne à voir. Quels en sont les contours idéologiques ? Peut-on dégager des facteurs explicatifs communs du succès de ce populisme de droite radicale sur les continents européen et américain ? Le développement des droites populiste radicales participe d'une évolution structurelle des sociétés contemporaines, sous l'effet de profondes transformations économiques, culturelles et politiques. A l'image de l'Italie, de la Hongrie et des Etats-Unis, nombre d'acteurs populistes occupent désormais une place centrale au sein du jeu politique national et constituent un défi croissant pour l'équilibre des démocraties libérales.
Ces dernières années, en Europe, dans le monde musulman, mais aussi en Afrique subsaharienne, les discours visant le pouvoir supposé des francs-maçons et leurs présumées collusions ont à nouveau fleuri. Ces discours s'en prennent au rôle politique ou économique que joueraient la franc-maçonnerie ou les francs-maçons, mais s'inscrivent aussi dans une parole plus large qui vise à dénoncer une conspiration mondiale, voire un principe maléfique transhistorique - mettant à jour des topoi de la rhétorique antimaçonnique classique. Cela s'inscrit dans des sociétés où la dialectique du secret et de la transparence est omniprésente, et où franc-maçonnerie est perçue comme l'expression par excellence d'une supposée culture du secret. S'entremêlent ainsi un antimaçonnisme catholique traditionnel, tantôt politique, tantôt religieux et diabolisateur, qui s'exprime aujourd'hui davantage en Afrique subsaharienne et en Amérique latine qu'en Europe, mais qui sur le vieux continent perpétue le fonds de commerce idéologique de milieux intégristes chrétiens ; un antimaçonnisme politique, porté par des courants populistes ou nationalistes, qui s'évertue à traquer les francs-maçons comme favorisant une domination étrangère (politique, financière) - c'est le cas en Italie et dans plusieurs pays d'Europe centrale, orientale et balkanique ; un antimaçonnisme islamique radical qui puise à l'antisémitisme et à l'antisionisme des différents courants qui le composent ; un antimaçonnisme complotiste enfin, qui s'abreuve au succès des théories conspirationnistes en vogue et se propage viralement sur Internet. Les actualisations de la rhétorique antimaçonnique comme les usages idéologiques qui en sont faits paraissaient dès lors devoir être réinterrogés, vingt-cinq ans après un premier volume consacré aux courants antimaçonniques dans la collection "Problèmes d'histoire des religions" (IV/1993). C'est la triple ambition du présent ouvrage : dresser un état des lieux de l'antimaçonnerie aujourd'hui, et de ses évolutions récentes ; analyser à la fois les accents nouveaux et les reformulations de condamnations anciennes ; examiner des situations peu mises en avant dans la littérature jusqu'ici, telles les formes de l'antimaçonnisme dans les courants émergents du christianisme contemporain ou de l'islam.
Dehon Catherine ; Hallin Marc ; Paindaveine Davy ;
Résumé : Ce livre a pour objectif de former à une utilisation active et pratique des méthodes statistiques inférentielles, tout en initiant les étudiants à la démarche théorique et mathématique sous-jacente. Il se veut accessible aux étudiants non mathématiciens de filières universitaires. Il présente les concepts et les techniques de base de l'inférence statistique en respectant un compromis équilibré entre un certain formalisme mathématique et un caractère plus appliqué au travers de nombreux exemples et exercices. L'ouvrage est constitué de deux parties. La première reprend les éléments de la théorie des probabilités indispensables au développement et à la bonne compréhension de l'inférence statistique. La seconde partie aborde, de manière systématique et rigoureuse, les problèmes d'estimation ponctuelle et par intervalle de confiance, les tests d'hypothèses, l'analyse de la variance et le modèle de régression linéaire, pour conclure par une introduction à la théorie de la décision.