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War and Breakfast. Shoot/Great Tresure/Repeat Volume 1
Ravenhill Mark
SOLITAIRES INT
19,00 €
Épuisé
EAN :9782846814218
Je vous promets que le fusil, le tank et ce glaive flamboyant parcourront le globe jusqu'à ce que la bonté des gens bien se soit répandue partout. Le bien sera partout. Et ensuite, chaque jour, la paix sera la guerre. Protéger la paix par le fusil. Voilà mon destin. Je lance l'attaque. Je déclare la guerre. On commence. Ces neuf courtes pièces sont extraites de ShootlGet Treasurel Repeat, fresque montée au fil des jours, à l'heure du petit-déjeuner, pendant le Festival d'Edimbourg 2007 sous le titre Ravenhill for Breakfast. Jean-Pierre Vincent les a choisies parmi les dix-sept textes existants pour les créer en français en 2014 avec des étudiants de l'ENSATT. Ce sont des pièces d'agit-prop, des comédies grinçantes qui s'attaquent avec lucidité et insolence aux travers profonds d'une société sûre d'elle-même, aux violences cachées sous la bonne conscience.
Scène 1Un appartement-autrefois meublé avec style, presque vide à présent.Lulu et Robbie essayent défaire manger à Mark une barquette de nourriture toute préparée.LULU. - Allez. Goûte.(Un temps.)Allez. Il faut que tu manges.(Un temps.)S'il te plaît. C'est délicieux. Pas vrai?ROBBIE. - C'est vrai.LULU. - Nous devons tous manger.Là.Allez, allez.Une cuillerée pour maman.Mark vomit.ROBBIE. - Merde. Merde.LULU. - Pourquoi c'est touj...?Chéri - tu pourrais? On va nettoyer cette saleté.Qu'est-ce qui se passe?
Tom a quinze ans et se pose des questions sur ses orientations sexuelles. Il rêve d'embrasser quelqu'un en rêve, mais il ne sait pas si c'est un homme ou une femme. Ni son amitié avec Gary, que Ray et Stephen, deux petits machos en herbe, traitent de gay alors qu'il ne l'est pas, ni sa relation trouble avec Amy, une adolescente qui se taillade les veines, ne l'aident à savoir. Il lui faudra trouver la réponse en lui-même. Dans cette chronique douce-amère, où la mélancolie le dispute à l'humour et le réalisme au merveilleux, des adolescents explorent leur sexualité en même temps qu'ils font l'apprentissage de la citoyenneté. Confrontés à des adultes aussi incertains qu'eux, ils devront exercer leur propre liberté et en assumer les conséquences.
Alain est un universitaire français adepte de la cruauté envers soi et envers les autres. Il se heurte à la censure du politiquement correct et décide de quitter son université. Lors d'une soirée arrosée, il rencontre Pete, qui a dérobé à son père, un magnat de l'informatique, une précieuse disquette contenant la formule du chaos. Alain et Pete vivent une relation amoureuse complexe et rencontrent virtuellement un jeune homme, Donny, adepte de l'automutilation. Opus expérimental et technologique, où les acteurs se filment eux-mêmes et où la vidéo est partie intégrante de la dramaturgie, Faust Est Mort n'en est pas moins une fable morale, assez proche d'un conte de Voltaire. Mark Ravenhill prend acte du divorce d'avec le réel, consommé par une civilisation technologique et post-humaniste, où le simulacre est roi. Mais lui comme son binôme se heurtent à un fait réel qui échappe à toutes les spéculations abstraites : la mort de l'autre.
Ils étaient le Groupe. Une bande d'artistes bohème, désargentés mais enthousiastes, adeptes du happening et de la performance. Et puis une artiste de la bande réussit : elle est reconnue au niveau international, devient riche et célèbre, suscitant l'envie et la jalousie de ses camarades qui demeurent dans la précarité. Un jour, elle les invite tous dans sa villa avec piscine, à l'autre bout du monde. Ils viennent tous et retrouvent, le temps d'une soirée, l'enthousiasme de leur jeunesse. Tout le monde se met à poils, pour un bain de minuit dans la piscine. Et elle plonge la première... Piscine (pas d'eau) est une pièce chorale et polyphonique, qui peut se jouer à un(e) ou à plusieurs. Avec une verve autocritique, l'artiste Mark Ravenhill fait le procès de l'art contemporain face à un capitalisme qu'il est censé combattre, mais dont il s'accommode parfaitement. Il brosse une satire au vitriol d'artistes qui prétendent oeuvrer contre les dogmes du libéralisme sauvage, alors que leurs actes envieux et mesquins en illustrent les pires travers.
Résumé : La fécondité véritable d'Artaud est celle d'un discours qui porte en lui la force d'une pensée sur le théâtre visant à briser les frontières de ce qui est. Comme le rappelait Grotowski : " Artaud est un poète du théâtre, c'est-à-dire un poète des possibilités" . C'est cette ouverture des possibles qu'il faut chercher dans les textes d'Artaud, en n'oubliant pas de se rappeler sa vision de la force des mots, habités par une énergie capable de rejoindre la force des gestes. De cette fusion de moyens d'expression chargés de force naîtra, pour le théâtre, un pouvoir d'efficacité comparable à une authentique action magique. Une efficacité capable d'atteindre le spectateur dans son esprit mais aussi dans son corps. Peut-être pourrait-il en être ainsi pour certains lecteurs ... La beauté mais aussi la difficulté des textes d'Artaud vient aussi de l'importance de leur dimension poétique, de l'énergie d'une parole qui s'avance par métaphores et se charge de visions. Mais de visions dessinant pour le théâtre un horizon limite vers lequel se diriger, traçant ainsi un chemin vers la quête de réponses concrètes. En effet la pensée du théâtre qu'il propose n'en porte pas moins en elle, dans sa radicalité, l'ouverture aux enjeux concrets de la mise en scène dans son travail sur le langage, sur l'espace, sur le jeu de l'acteur, sur la relation au spectateur. Artaud n'ignore rien de la matérialité scénique, mais il la charge d'une signification qui doit dépasser cette simple matérialité. Les textes d'Artaud tracent le chemin vers un modèle rituel que les grandes expériences des années soixante (Brook, Grotowski, le Living theatre, Barba) se sont réapproprié et qui habite encore certaines expériences contemporaines comme celle de Romeo Castellucci.
Résumé : Quand un cri d'indignation traverse péniblement le brouhaha que le mal entretient, une meute d'experts s'empresse d'assourdir ce cri. Quand un citoyen met en évidence l'ignominie d'une pratique, on lui répond que cette pratique, bien qu'ignominieuse, est légale. Nous, les ligués, ne croyons pas que la loi justifie. Nous défendons une justice supérieure, et c'est l'oeil fixé sur les vérités éternelles que nous égorgeons un démon. C'est le coeur tranquille que nous poursuivons et punissons et purifions les cavaliers qui sèment la misère dans leur course effrénée. Après sept ans d'absence, Zarkariya de Sortes profite des funérailles de sa grand-mère pour revenir dans la maison de son enfance. Le jeune homme - membre d'une ligue religieuse meurtrière - fait son retour pour rétablir la justice au nom des innombrables victimes silencieuses du laboratoire pharmaceutique dont Adrien - son oncle, puis père adoptif - est l'actionnaire majoritaire.
Il y a du Bouvard et Pécuchet dans Pippo et Ricardo, les deux "savants" , protagonistes de cette Encyclopédie de phénomènes paranormaux. Le duo réinterroge les lois de l'univers, entre deux parties de ping-pong et la retransmission à la radio d'un match du Real Madrid. Radicalement pessimiste et fondamentalement drôle, l'écriture de Rodrigo García remue plus que jamais le fer dans les plaies du présent. Dans Désolé, mais là j'ai pas le temps, Rodrigo García revient sur la destinée de nos deux savants dont le génie fit même hésiter les membres de l'Académie suédoise : fallait-il leur accorder le prix Nobel de Chimie ou de Littérature ?