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Comprendre la mise en abyme. Arts et médias au second degré
Raus Tonia ; Tore Gian Maria
PU RENNES
24,99 €
Épuisé
EAN :9782753577640
Qu'est-ce qu'une " mise en abyme " au juste ? Sait-on toujours déterminer, dans une image ou dans un texte, où elle commence et où elle finit ? Sait-on en mesurer la portée ? Quelle est, par ailleurs, sa place parmi les jeux de la représentation et plus généralement au sein de la grande famille des phénomènes réflexifs ? Jusqu'où, finalement, doit-on différencier les approches du visuel et du verbal, la mise en abyme dans tel art de la mise en abyme dans tel média, dans la littérature ou au cinéma, dans la bande dessinée ou le jeu vidéo ? Cet ouvrage collectif - inédit dans sa vocation ouvertement interdisciplinaire - croise non seulement des objets d'étude mais aussi des méthodes de penser la mise en abyme, pour cerner son procédé au-delà de la fausse évidence d'une définition scolaire et en deçà de l'embarrassante imprécision d'une étiquette dont on se sert trop facilement. A travers la diversité des contributions se révèle comment et pourquoi la mise en abyme semble guetter toute représentation et devenir ainsi un vecteur incontournable de notre expérience et entendement du monde.
Cet ouvrage entend lancer une réflexion sur la terminologie multilingue, en examinant notamment le cas d'un domaine spécifique, celui de l'égalité entre les hommes et les femmes, qui est loin d'épuiser les débats et les confrontations entre acteurs aussi bien nationaux qu'internationaux. L'auteure revient sur les principales approches en terminologie et propose une démarche discursive d'"archive" qui peut se révéler utile pour améliorer non seulement la flexibilité des ressources terminologiques électroniques multilingues, mais aussi pour repenser les critères de normalisation et pour relier la terminologie à la traduction. Les nombreux exemples, tirés des discours multilingues de plusieurs organisations et institutions internationales (OCDE, 0IF, ONU, UE, UNESCO...), permettent non seulement d'illustrer le propos de l'auteure, mais ils amènent aussi à repenser le rôle du terminologue/terminographe et à poser la question de la nécessité d'une éthique en terminologie. Outil incontournable pour tout traducteur et terminologue, cet ouvrage fournit une méthode raisonnée pour s'orienter à travers la prolifération des termes que les sources informatiques actuelles contribuent à accroître sans cesse.
Peut-on tout leur dire ? Pour répondre à cette question, les contributeurs du livre affirment la puissance de la littérature jeunesse contemporaine. Sous différents prismes, leurs travaux explorent l'audace créative des oeuvres qui s'adressent aux jeunes lecteurs. Organisé en cinq sections, l'ouvrage aborde dans un premier temps l'histoire éditoriale du champ littéraire jeunesse sous l'angle de la censure, dans une perspective comparatiste entre la France, les Etats-Unis et l'Allemagne. Puis, la discussion s'engage autour de l'enjeu actuel des désastres environnementaux : comment parler aux jeunes du monde en crise qui leur est légué ? Comment éviter le biais moralisateur si souvent associé aux livres jeunesse " écolos " ? Les contributions suivantes s'intéressent plus particulièrement aux voix adolescentes et aux parcours initiatiques qu'elles portent, tant dans le roman qu'au théâtre. A partir des représentations textuelles et imagées de la Shoah et de la guerre d'Algérie, la question de la transmission des événements historiques est ensuite étudiée à l'aune du concept de " mémoire collective ". Un dernier temps ouvre le débat sur les possibles implications sociétales de la littérature jeunesse, dans les luttes contre différentes formes d'invisibilisation, passées et actuelles.
Né en 1966, Le Langage et l'Homme est une revue aujourd'hui consacrée à la didactique du français. Elle entend promouvoir des innovations et des partenariats, et diffuser des recherches et des outils dans le domaine. Située au carrefour de plusieurs disciplines - sciences de l'éducation, psychologie, sciences du texte et du langage, anthropologie, ethnographie et sociologie -, elle tente de mettre un certain nombre de concepts en rapport avec des pratiques de terrain.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.