Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La philosophie allemande depuis 1945
Raulet Gérard
ARMAND COLIN
50,50 €
Épuisé
EAN :9782200265182
De l'Allemagne d'avant 1945 nul n'ignore qu'elle fut la "patrie des poètes et des penseurs", parallèlement à un destin national singulier qui avait fini par faire de ce pays une manière d'objet philosophique en soi. Mais l'Allemagne, ou plutôt les Allemagnes, d'après 1945? Là où la France, cultivant un rapport mythologisé à elle-même et à sa continuité, s'est autorisé bien des cécités, tout porte à penser que la coupure subie par l'histoire allemande a favorisé une confrontation plus rude, plus réaliste et plus exigeante au passé comme à la contemporanéité. Un gigantesque chantier pour une épistémè en restructuration radicale: c'est ainsi qu'apparaît à Gérard Raulet le demi-siècle écoulé. De sa restauration dans les premières décennies de la RFA et dans la RDA jusqu'aux débats actuels sur le libéralisme et le communautarisme, la philosophie allemande a remis en question sa conception de la Bildung et d'une culture atemporelle. Le présent livre ne se résume pas à une série de monographies sur des systèmes de pensée. Il inscrit ces derniers dans le mouvement général des idées et dans les problématiques à la fois intellectuelles et politiques dont ils sont indissociables.
Esthétique, théologie et politique chez Walter Benjamin. "Le caractère destructeur ne connaît qu'une devise : faire de la place, qu'une activité : déblayer" (Benjamin, 1931). Le caractère destructeur s'approprie la barbarie de l'époque : celle de la modernité en général et celle du fascisme en particulier. Tout l'effort de Benjamin a consisté à transformer ce geste destructeur en stratégie esthétique et politique : en "barbarie positive".Gérard Raulet essaie ici de rendre compte de cette tentative, par une interprétation menée au plus près des textes de Benjamin. Car Benjamin, auteur mythique, est plus souvent invoqué que réellement lu. A la lumière de cette lecture, on constate que l'oeuvre de Benjamin est le document d'un échec : l'échec des forces productives esthétiques les plus avancées (les nouveaux médias de l'époque) dont la "barbarie positive" entendait affronter le fascisme sur son propre terrain et qui n'ont su que répéter l'échec des espoirs révolutionnaires du XIXe siècle. Si cet échec ne fait pas de doute, il n'est pas question pour autant de méconnaître l'apport de Benjamin : il a inauguré une interprétation nouvelle de la modernité à partir de ses mythologies. Mais c'est aussi une raison de plus pour démythifier Benjamin, tout en sachant que cet échec reste l'horizon de notre "modernité".Cet ouvrage est le premier, parmi ceux consacrés à Benjamin, qui s'attache à une lecture précise des textes. Il devrait s'imposer comme le livre de référence d'initiation à Walter Benjamin.
Résumé : Les textes qui forment ce recueil sont issus d'une Journée d'Etudes organisée en janvier 2000 dans les locaux de l'Ecole Normale Supérieure à Fontenay-aux-Roses, à l'initiative de l'UPRES-A 8004 du C.N.R.S. " Philosophie politique contemporaine ". Prenant l'occasion de l'ouvrage de Solange Mercier-Josa, Entre Hegel et Marx. Points cruciaux de la philosophie hégélienne du droit, L'Harmattan 1999, qui a renouvelé la compréhension du Manuscrit de 1843 ou Manuscrit de Kreutznach, elle se proposait d'explorer les richesses et les énigmes de cet écrit liminaire du corpus marxien. Depuis sa découverte au début des années 1930 et son utilisation intensive dans les années 1960 et 1970, le Manuscrit consacré par le jeune Marx au commentaire continu d'une grande partie de la section sur le " droit public interne " de la Philosophie du droit de Hegel, avait essentiellement servi à tenter de " régler " la question de l'héritage hégélien dans la dialectique marxiste ou à explorer les voies d'une démocratisation de la révolution communiste. Les commentateurs d'aujourd'hui ont entrepris de déployer toutes les couches d'écriture, les virtualités de lecture, les conflits immanents à un texte particulier, qui institue en acte la confrontation du constitutionnalisme, du libéralisme, du jacobinisme et du socialisme naissant, et qui en dégage les enjeux philosophiques : la souveraineté du peuple comme puissance réelle, la subjectivité politique individuelle et collective, l'antinomie de la propriété et de l'égalité juridiques, les paradoxes de la représentation du " social ". Bien loin de l'enfouir dans la poussière philologique, ils permettent ainsi d'en comprendre l'étonnante résonance critique dans notre actualité à la fois " post-hégélienne " et " post-marxiste ".
Contre l'enfermement de l'univers politique qui s'origine dans la conjonction historique de la "société administrée" et du totalitarisme bureaucratique, Jürgen Habermas pose la question "inactuelle" de l'émancipation. Théorie et pratique est avant tout une interrogation sur les conditions de possibilités d'une théorie sociale conçue à des fins pratiques. Quels doivent être le statut et la forme d'une théorie sociale qui permet la discussion publique des décisions pratiques concernant la communauté? Habermas propose de rompre avec la politique scientifisée pour réactiver, contre le modèle technocratique et contre le modèle décisionniste, la question du destin raisonnable de la communauté. De là découle une interrogation sur la nature du marxisme s'agit-il d'une théorie technique ou bien d'une théorie critique, en mesure de maintenir la dimension pratique et de viser la fin de la domination? Réouverture de la question de l'émancipation, Théorie et pratique est aussi une réouverture de l'espace d'une philosophie politique critique. Du sein d'une pensée attentive à la complexité des médiations naît l'exigence utopique: "Car au vu des catastrophes qui sont à portée de la main [.,.] il semble que certains projets utopiques soient devenus le minimum nécessaire à une conservation de la vie."
La relecture des textes fondateurs de la notion moderne de citoyenneté permet de questionner l'articulation entre l'identité nationale moderne et l'altérité. Une lecture à nouveaux frais de Kant suppose un retour sur la validité du modèle français de l'intégration, c'est-à-dire sur la viabilité du respect des différences dans la perspective de leur résorption dans une identité républicaine : la citoyenneté, qui entend être dans un Etat particulier le symbole de la citoyenneté universelle.
Résumé : Cet ouvrage de synthèse sur les Mérovingiens propose aux étudiants un panorama du monde franc du Ve au VIIIe siècle. L'auteur s'est inspiré de sa pratique de cours sur ce sujet et a eu à coeur de replacer chaque analyse d'ensemble dans son contexte chronologique précis, afin que les grandes explications "sociétales" s'incarnent dans la réalité du temps et que les évènements deviennent intelligibles. Pour décrire une période riche et souvent mal connue, ce manuel s'appuie sur les sources, la cartographie et propose un tableau clair et concis de la spécificité mérovingienne. Il présente les grandes figures (Clovis, Dagobert, Charles Martel, Pépin le Bref...), les structures du pouvoir, l'organisation de la société, laïque et religieuse, la constitution du Regnum Francorum...
Résumé : Ce parcours de l'Antiquité à nos jours réussit le tour de force d'offrir un panorama assez complet de l'histoire de la philosophie depuis Platon. L'originalité de Jacqueline Russ est de considérer les idées à partir de leur contexte historique d'énonciation. Si elle établit un certain nombre de filiations perceptibles dans le temps, elle n'en délaisse jamais le contexte spécifique et essaie de retrouver la fraîcheur, la surprise de l'apparition des concepts dans leur nouveauté. Elle s'appuie tout au long de son parcours sur le binôme constitué par un individu, un penseur particulier et la situation historique dans laquelle il conçoit sa philosophie. Dans le jeu de va-et-vient entre passé et présent, Jacqueline Russ s'interroge aussi pour savoir en quoi cette longue histoire des idées depuis l'Antiquité peut être pour notre présent un riche gisement de sens. Le fil d'Ariane choisi par l'auteur est ici l'évolution de la "raison occidentale".
Résumé : Les institutions romaines présentent un paradoxe : elles appartiennent à un passé très ancien et qui nous paraît bien étranger, alors que rares sont les Etats et les organisations sociales, aujourd'hui encore, où n'existent pas des organes ou des fonctions, voire des pratiques, qui en sont directement issus. C'est la raison pour laquelle, sans doute, elles nous semblent si familières alors même qu'elles sont mal connues et souvent redoutées des étudiants. Ce manuel se propose de remédier à cette lacune en offrant une analyse claire, au fait des découvertes les plus récentes et inscrite dans la longue durée, afin de montrer en quoi l'histoire des institutions romaines se confond avec celle de Rome et de son Empire, et de comprendre la raison de leur remarquable postérité.
Résumé : L'ouvrage décrit les principales caractéristiques psychopathologiques des psychoses, puis dégage leurs spécificités : délires chroniques (paranoïa), schizophrénies, psychoses aiguës, "psychoses thymiques" (mélancolie, manie, folie maniaco-dépressive). L'approche psychopathologique, soutenue par les auteurs, comporte deux niveaux complémentaires : la description des maladies et de leurs aspects psychologiques, la formulation des théories explicatives psychologiques des troubles. Ce livre s'adresse aux étudiants de psychologie, mais aussi aux travailleurs sociaux et aux professionnels de santé.