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COMMUNAUTE ET MODERNITE
Raulet Gérard
L'HARMATTAN
31,50 €
Épuisé
EAN :9782738435033
La communauté n'est pas, contrairement à ce qui .est généralement admis, une notion pré- ou anti-moderne mais bien, comme cet ouvrage s'efforce de le montrer, un opérateur logique essentiel dans la manière dont la modernité se pense et du même coup un enjeu essentiel dans le débat actuel autour de la "condition post-moderne". La communauté est en effet l'un des idéologèmes mobilisés par la "modernité" pour se penser. En dépit de ses références pré-modernes et de sa détermination anti-moderniste, elle se révèle constitutive de la production de discours modernes et par conséquent inséparable des stratégies de modernisation des discours. Si l'on veut en finir avec les apories et les anathèmes dans lesquels semble s'enliser - surtout maintenant qu'il a commencé à (mal) vieillir - le débat "post-moderne", il importe de reconstituer une position critique par l'archéologie du couple idéologico-discursif de la communauté et de la modernité.
L'oeuvre de Walter Benjamin présente une cohérence beaucoup plus grande qu'on ne l'admet communément, sous le prétexte qu'elle est demeurée inachevée. Toute sa réflexion part, comme on essaie de le montrer dans cet essai, du « Programme d'une philosophie à venir » rédigé en 1917. La philosophie du langage qu'il requiert contient déjà in nuce la théorie de l'allégorie développée dans Origine du drame baroque allemand. Elle fonde également les essais sur la critique et sur l'oeuvre d'art, car l'art et la philosophie ont en commun la présentation de la vérité et il importe de comprendre les formes artistiques et les systèmes philosophiques comme des « langages », voire des « langues ». Quant aux « images dialectiques » du grand oeuvre inachevé, les Passages parisiens, elles appliquent la théorie de la critique et de l'allégorie aux mythologies modernes du XIXe siècle afin de détruire leur charme. L'intention politique de cette « théorie du réveil » prend toute sa portée en faisant de l'oeuvre d'art le médium du combat politique contre le fascisme, un combat qui devra aller au bout de la destruction de l'apparence esthétique afin de contrecarrer l'esthétisation de la politique.
De l'Allemagne d'avant 1945 nul n'ignore qu'elle fut la "patrie des poètes et des penseurs", parallèlement à un destin national singulier qui avait fini par faire de ce pays une manière d'objet philosophique en soi. Mais l'Allemagne, ou plutôt les Allemagnes, d'après 1945? Là où la France, cultivant un rapport mythologisé à elle-même et à sa continuité, s'est autorisé bien des cécités, tout porte à penser que la coupure subie par l'histoire allemande a favorisé une confrontation plus rude, plus réaliste et plus exigeante au passé comme à la contemporanéité. Un gigantesque chantier pour une épistémè en restructuration radicale: c'est ainsi qu'apparaît à Gérard Raulet le demi-siècle écoulé. De sa restauration dans les premières décennies de la RFA et dans la RDA jusqu'aux débats actuels sur le libéralisme et le communautarisme, la philosophie allemande a remis en question sa conception de la Bildung et d'une culture atemporelle. Le présent livre ne se résume pas à une série de monographies sur des systèmes de pensée. Il inscrit ces derniers dans le mouvement général des idées et dans les problématiques à la fois intellectuelles et politiques dont ils sont indissociables.
Contre l'enfermement de l'univers politique qui s'origine dans la conjonction historique de la "société administrée" et du totalitarisme bureaucratique, Jürgen Habermas pose la question "inactuelle" de l'émancipation. Théorie et pratique est avant tout une interrogation sur les conditions de possibilités d'une théorie sociale conçue à des fins pratiques. Quels doivent être le statut et la forme d'une théorie sociale qui permet la discussion publique des décisions pratiques concernant la communauté? Habermas propose de rompre avec la politique scientifisée pour réactiver, contre le modèle technocratique et contre le modèle décisionniste, la question du destin raisonnable de la communauté. De là découle une interrogation sur la nature du marxisme s'agit-il d'une théorie technique ou bien d'une théorie critique, en mesure de maintenir la dimension pratique et de viser la fin de la domination? Réouverture de la question de l'émancipation, Théorie et pratique est aussi une réouverture de l'espace d'une philosophie politique critique. Du sein d'une pensée attentive à la complexité des médiations naît l'exigence utopique: "Car au vu des catastrophes qui sont à portée de la main [.,.] il semble que certains projets utopiques soient devenus le minimum nécessaire à une conservation de la vie."
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.